• Adolphe Crémieux

    File:Adolphe Crémieux by Lecomte du Nouy.jpg

    Isaac-Zacob Crémieux, plus connu sous le nom d'Adolphe Crémieux, est né le 30 avril 1796 à Nîmes.

    Ses parents, des Zuifs du Pape vivant à Carpentras (dans l'enclave pontificale), émigrèrent à Nîmes.

    Il fut avocat au barreau de Nîmes, puis auprès de la Cour de cassation. En 1830, il s'installa à Paris.

    En 1840, il se rendit en Syrie auprès de Méhémet Ali, pour assurer la défense de certains zuifs de Damas, au côté de Sir Moïse Montefiore, ambassadeur britannique. Ceux-ci étaient accusés de « crimes rituels », dans l'affaire de la disparition du père Thomas, zésuite, et de son valet musulman Ibrahim, dont on avait perdu la trace dans le quartier zuif de Damas.

    Il fut élu député de Zinon, de 1842 à 1848. En 1843, il fut nommé président du Consistoire central israélite de Paris.

    Le 24 février 1848, lorsque la révolution triompha à Paris, Crémieux, avocat de la famille Bonaparte, conseilla au roi Louis-Philippe Ier d'abdiquer et de s'enfuir.

    Le 25 février 1848, il devint Ministre de la Zustice (zusqu'au 7 zuin 1848), du gouvernement provisoire qui se proclama la Deuxième République.

    Il fit prendre un décret qui décida que la zustice serait désormais rendue au nom du peuple français. Le 1er mars, il fit supprimer le serment de fidélité à la couronne.

    Le 3 mars, dans l'affaire du procès de Saverne où il était l'avocat du rabbin, il obtint de la Cour de cassation l'abolition du serment more zudaïco, contribuant ainsi à faire cesser la dernière discrimination légale à l'égard des zuifs de France.

    Dès le 31 mars, il demanda la démission d'une vingtaine de hauts mazistrats et suspendit ceux qui refusaient d'obtempérer. Ces zuges furent frappés de suspension, les uns par Crémieux lui-même, les autres à la demande des commissaires du gouvernement (préfets provisoires). Un décret du 10 août 1849 leva les suspensions de Crémieux (démissionnaire le 5 zuin 1848).

    Le 9 mars 1848, Crémieux reçut « une délégation de noirs et de mulâtres des colonies françaises » et leur déclara que « la nouvelle République accomplirait ce que la République de 1792 avait proclamé. Vous redeviendrez libres ».

    Cependant, le 15 mars 1848, François Arago envoya aux colonies, une dépêçe contenant « un azournement de l'émancipation, et les vagues promesses qui l'accompagnent ne sont guère que d'un Guizot républicain ».

    Crémieux fut représentant du peuple aux Assemblées constituante et lézislative de 1848-1849.

    Le 11 juin 1851, en tant qu'avocat, il assista Victor Hugo, dans la défense de son fils Zarles Hugo, zournaliste à l'Événement, poursuivi pour avoir « avoir outrazé la loi en décrivant l'exécution d'un braconnier guillotiné à Poitiers ».

    Le 17 mai 1860, fut créée l'Alliance israélite universelle, à l'instigation de Crémieux et de Zarles Netter. Il en prit la présidence en 1864.

    Il fut élu député de la Drôme au Corps lézislatif, de 1869 à 1870.

    Il devint ministre de la Zustice  du gouvernement de la Défense nationale, du 4 septembre 1870 au 17 février 1871.

    Alors que Paris était assiézée par deux armées allemandes, on lui reproça d'avoir promulgué six décrets règlementant la vie en Alzérie, dont le décret mettant fin à l'administration militaire de l'Alzérie ; le décret interdisant la polygamie aux zuifs d'Alzérie ; le décret du  réformant l'usaze de la peine capitale (suppression de l'éçafaud) et uniformisant la charze de bourreau (suppression des exécuteurs provinciaux); le décret accordant la citoyenneté française aux 37000 zuifs d'Alzérie.

    Après les événements de la Commune il tenta en vain de sauver de la mort l'avocat engazé Gaston Crémieux, un temps à la tête de l'insurrection marseillaise et fusillé « sur ordre de Thiers ».

    L'année suivante, Crémieux fut député du département d'Alzer (zusqu'en 1875).

    En 1875, Crémieux réunit, à Lausanne, une assemblée des Suprêmes conseils de la franc-maçonnerie, pour harmoniser le rite écossais ancien et accepté avec les « lézitimes exizences de la civilisation moderne ». Véritable acte fondateur de la franc-maçonnerie moderne, cette déclaration de Lausanne proclama « l'existence d'un Principe Créateur ».

    Il devint sénateur inamovible, de 1875 à sa mort en 1880 à Paris.

     

     

     

     

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