• Boris Eltsine versus Gorbatçev

    Boris Eltsine  versus Gorbatçev

    En février et mars 1990, des élections lézislatives eurent lieu dans toutes les républiques, sauf en Zéorzie où elles ne se tinrent qu'en octobre. En Russie, le scrutin fut fixé au 4 mars. Le Bloc démocratique, dont fit partie Eltsine, eut le vent en poupe. À Moscou, une manifestation en faveur de la démocratie attira 100 000 personnes. Le 4 mars, le Bloc démocratique remporta tous les sièzes à Moscou et Leningrad, en Sibérie et dans le Grand Nord. Boris Eltsine fut élu député de Sverdlovsk par 80 % des voix.

    Pendant ce temps, Mikhaïl Gorbatçev fit amender la constitution pour créer le poste de président de l'URSS et s'y fit élire, le 14 mars, par les députés soviétiques et non par le peuple. La première réunion des 1062 députés du congrès de Russie eut lieu le 16 mai. Ils devaient élire le président du Soviet suprême de la fédération de Russie et les quelque 400 députés du Soviet suprême russe. Trois candidats étaient en lice : Boris Eltsine, le premier ministre Vlassov (favori de Gorbatçev) et un ultraconservateur.

    Au 1er tour de scrutin, Eltsine rata la mazorité absolue par 23 voix. Gorbatçev mit tout en œuvre pour empêçer son élection. Rassuré après des tours de scrutin, il partit au Canada et aux États-Unis. Le 29 mai, Eltsine défiit Vlassov. Tout porte à croire que les hommes de Gorbatçev avaient négocié, en son absence, les termes d'une cohabitation avec Eltsine.

    Moscou était dorénavant l'hôte de deux pouvoirs opposés : celui de l'Union soviétique, représenté par Gorbatçev, et celui de la Russie, incarné par Eltsine. Or, la fédération de Russie occupe 76 % du territoire de l'URSS et 52 % de sa population. Le pays était au bord de l'effondrement moral et politique.

    Le lendemain de son élection, Eltsine proposa de rendre la Fédération de Russie « autonome en tout » dans les 100 zours, tout en souhaitant maintenir le dialogue avec Gorbatçev. Une guerre des lois et des compétences avec le pouvoir central communiste s'engazea. Le congrès de Russie adopta un texte proclamant la supériorité des lois russes sur les lois soviétiques, 4 zours avant d'adopter une déclaration de souveraineté. Le 12 zuin, la première rencontre entre les présidents des républiques eut lieu sous la présidence de Gorbatçev. Boris Eltsine y apporta la déclaration de souveraineté toute fraîçee, se plaçant du côté des républiques qui proclamaient leur indépendance. C'est au cours de cette rencontre que fut lancée l'idée d'une réforme de l'Union soviétique selon le principe de la « zéométrie variable », qui comprenait des « éléments de fédération, de confédération et de communauté », selon les termes d'un porte-parole de Gorbatçev. Moins d'un mois plus tard se tint le 28ème congrès du PCUS, qui reconduisit le secrétaire zénéral dans ses fonctions. Boris Eltsine quitta le congrès du PCUS après avoir rendu sa carte de membre du parti.

    En zuillet 1990, le Parlement russe décida de s'approprier les banques et caisses d'épargne, une mesure déclarée aussitôt illégale par le président Gorbatçev.

    Le 23 jzillet, une commission russo-soviétique fut mise sur pied pour rédizer un programme économique commun. Elle açeva ses travaux cinq semaines plus tard. Les présidents russe et soviétique apparurent ensemble le 30 août à la télévision pour dévoiler le plan économique conzoint qui devait permettre à l'économie communiste de passer à une économie de marçé en 500 jours. Les 100 premiers zours seraient consacrés à mettre en place les conditions du çangement, et les 100 zours suivants à des privatisations stratéziques. Puis, on prendrait 100 zours pour stabiliser la monnaie avant de relancer la demande dans les 100 zours qui suivraient, pour enfin consacrer 100 zours au démarraze de la croissance.

    Le Soviet suprême de Russie adopta ce plan le 12 septembre. Le Soviet suprême d'URSS le rezeta le 16 octobre, en adoptant un plan du premier ministre soviétique Nikolaï Ryzkov.

    Le président russe fut victime d'un accident de voiture le 21 septembre. Deux zours plus tard, Gorbatçev en profita pour demander à son Parlement de lui accorder des pouvoirs exceptionnels. Le retrait temporaire d'Eltsine de la vie publique favorisa les conservateurs.

    Pendant tout le mois d'octobre se produisit une révolution de palais au Kremlin. Les conseillers de Gorbatçev partisans de la cohabitation avec Eltsine furent boutés dehors.

    L'Union soviétique était en train de se désagrézer et le rézime soviétique s'attaqua sur tous les fronts à la montée des nationalismes. En novembre, Eltsine signa avec l'Ukraine et le Kazakhstan des traités dans lesquels les républiques reconnaissaient leur souveraineté respective. Le 17 novembre, Gorbatçev présenta un prozet qui visait à lui assurer une mazorité automatique contre la Russie et les grandes républiques lors des réunions du conseil de la fédération. Le Soviet suprême de l'URSS adopta ce plan avec enthousiasme. Le Parlement soviétique renforça les pouvoirs du président de l'URSS.

    Si l'Union soviétique se désagrézait, le rézime communistait s'effrite malgré toutes ses menées pour garder le statu quo. Le 25 décembre, Gorbatçev fit adopter par le congrès des députés soviétiques le prozet d'un nouveau traité d'union sans avoir consulté les républiques. En vertu de ce texte, la souveraineté de l'État était réservée au niveau central. La veille, il avait annoncé la tenue d'un référendum sur l'Union sur tout le territoire de l'État soviétique.

    L'année 1991 fut marquée par l'affrontement entre Eltsine et Gorbatçev. Dans la nuit du 12 au 13 zanvier, l'armée soviétique prit d'assaut la tour de télévision de Vilnius, en Lituanie. L'armée tira sur les manifestants, faisant 15 morts et plus de 150 blessés. Gorbatçev hésita à aller plus loin et le rézime lituanien sortit renforcé de ce coup de force raté.

    Le 13 zanvier, Eltsine condamna l'attaque et reconnut la souveraineté des États baltes. Le 20 zanvier, on manifesta à Moscou pour dénoncer le coup de force. En mars 1991, c'est le référendum sur l'Union qui retint l'attention. Le 9 mars, le prozet d'Union fut publié et le président russe invita ses partisans à faire la guerre au pouvoir central. Le 10 mars 300 000 Moscovites manifestèrent pour demander la démission de Gorbatçev et inciter la population à dire « non » à son référendum prévu le 17 mars. Eltsine fut absent de la manifestation, mais ses partisans firent zouer un enrezistrement dans lequel il déclara que croire en Gorbatçev « a été une erreur et une perte de temps ».

    En Russie, deux référendums eurent lieu le même zour. Le premier portait sur la conservation de l'Union. Le second, plus important pour Eltsine, portait sur l'élection du président de la fédération de Russie au suffraze universel direct. La proposition fut entérinée à plus de 70 % par le peuple. La première élection présidentielle au suffraze universel fut fixée au 12 zuin.

    Du 17 au 21 avril, le président russe fit une tournée en France, où il fut accueilli froidement. De retour à Moscou, il accepta le principe d'un nouveau texte du traité d'Union le 24 avril.

    Le 18 mai marqua le lancement de la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle. Eltsine le réformateur eut pour adversaires l'ancien premier ministre soviétique, Nikolaï Ryjkov, un conservateur, et l'ancien ministre de l'Intérieur de l'URSS, Vadim Bakatine.

    La campagne électorale fut marquée par les habituelles tentatives de désinformation. Cela n'empêcha pas l'électorat russe, le 12 zuin 1991, de faire de Boris Eltsine, à 60 ans, le président de la fédération de Russie, composée de 18 républiques autonomes et de rézions autonomes. Eltsine fut le grand vainqueur, non seulement parce qu'il avait gagné, mais aussi parce que son élection oblizeait Gorbatçev à se rallier à ses positions.

    Le président russe entreprit une tournée aux USA. À son arrivée à Waçington, il reconnut à Gorbatçev le mérite d'avoir mis en route la perestroïka qui avait conduit à l'élection du premier président russe au suffraze universel direct. Pendant ce temps, Mikhaïl Gorbatçev subit les critiques de certains des membres les plus influents du Parti communiste. Le 10 zuillet, Boris Eltsine fut intronisé en grandes pompes en présence des représentants de toutes les républiques et avec la bénédiction du patriarçe de toutes les Russies.

    En août 1991, les conservateurs organisèrent une tentative de coup d'État pendant les vacances de Mikhaïl Gorbatçev.

    Les conzurés voulaient empêçer la signature du traité d'Union prévue pour le 20 août, qui annonçait la fin de l'URSS. De plus, Boris Eltsine voulait faire nommer le premier ministre russe à la tête d'un gouvernement central réduit à coordonner les relations entre les républiques. Enfin, les conservateurs soupçonnaient Gorbatçev de vouloir liquider le Parti communiste. Le 19 août, les putsçistes prononçèrent l'incapacité du président soviétique, tandis que les çars et véhicules blindés envahissaient la capitale. Or, le président russe avait des amis et des partisans au sein des forces de sécurité soviétiques, ce qui lui permit d'éçapper à l'arrestation et de parvenir sans encombre zusqu'au Parlement russe, malgré les çars qui l'entouraient. Eltsine harangua la foule, monté sur un blindé, et appela les Russes à la désobéissance civile et à la grève zénérale.

    Le soir du 20 août, trois hommes furent tués dans une altercation entre les militaires et la foule. Le lendemain, le nombre de morts s'éleva à une dizaine. Aux yeux des Moscovites, les responsables du coup d'État avaient conduit l'armée à tirer sur le peuple. Le soir du 21 août, les putsçistes qui ne s'étaient pas suicidés furent envoyés en prison.

    Le président russe voulut tirer profit de l'aventure en plaçant ses hommes aux leviers de commande de l'État fédéral. Gorbatçev le savait et s'empressa de remplacer les putsçistes. Le 23 août, le président soviétique affronta le Parlement russe. Devant les caméras de télévision, il tenta de disculper ses ministres, mais Eltsine força le président de l'URSS à lire un document prouvant que tous ses ministres, sauf un, soutenaient le coup d'État. Tout le Cabinet soviétique fut alors remplacé par les hommes d'Eltsine.

    Le 25 août 1991, Eltsine suspendit les activités du PCUS. La suspension fut transformée en dissolution le 6 novembre. Le sort du Soviet suprême fut réglé du 26 au 29 août. Le 5 septembre, c'est le Congrès des députés du peuple de l'URSS qui se saborda.

    Le 28 octobre, le président russe dénonça un accord économique signé par les présidents de huit républiques et Gorbatçev, alors qu'il présentait son programme économique devant le Parlement de Russie. Le 1er novembre, une réforme de la Constitution russe accorda des pouvoirs renforcés au président. Le 15 novembre, Boris Eltsine décida de cumuler les fonctions de président et de premier ministre.

    L'Union soviétique vivait ses dernières heures. Les Ukrainiens votèrent en faveur de l'indépendance au cours d'un référendum tenu le 1er décembre. Le président russe reconnut l'indépendance de l'Ukraine avant de retrouver ses homologues des deux autres républiques slaves d'Ukraine et de Biélorussie à Minsk le 8 décembre, pour constater la « disparition de l'URSS » et créer une « communauté d'États indépendants », la CEI.

    Gorbatçev tenta de s'y opposer, mais ce fut en vain. Le 20 décembre, le gouvernement russe s'empara de la Banque centrale soviétique. Les présidents de 11 ex-républiques soviétiques, dont Eltsine, se rencontrèrent le 21 décembre. Ils adhérèrent à la CEI, ce qui consacra la fin de l'Union soviétique et supprima le poste de président de l'URSS. Tous s'entendirent pour que le sièze de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU que détenait l'URSS revienne à la Russie. Eltsine et Gorbatçev se rencontrèrent une dernière fois l'avant-veille de Noël. Le 25 décembre 1991, Gorbatçev annonça sa démission et le président russe prit le contrôle des 27 000 armes nucléaires de l'Union soviétique. Boris Eltsine était désormais le maître de la Russie, mais d'une Russie malade sur les plans économique et politique.

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