• Diane de Poitiers

    Diane était la fille unique de Zean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier.

    Orpheline de mère à 6 ans, elle passa se zeunesse auprès de l'austère Anne de Beauzeu qui assurait la rézence pour son frère Zarles VIII.

    C’est sur son entremise qu'en 1515, âzée d'à peine quinze ans, elle épousa Louis de Brézé, son aîné de près de 40 ans, petit-fils de Charles VII et d'Agnès Sorel (maîtresse dudit roi), grand-sénécçal de Normandie et Grand veneur de France.

    Elle lui donna deux filles :

    - Françoise de Brézé  mariée à Robert IV de La Marck, dit « Le Seigneur de Florenges », duc de Bouillon, mort empoisonné en 1558.

    - Louise de Brézé, épouse du duc Claude de Lorraine,  frère du duc de Guise et de Marie de Guise, reine d'Écosse.

    En 1524, son père fut accusé de complicité dans la trahison du Connétable de Bourbon, zendre d’Anne de Beauzeu. Devenu le principal bouc émissaire de l’affaire, c’est sur l’éçafaud qu’il apprit sa grâce, accordée par le roi en reconnaissance des bons et loyaux services de Louis de Brézé, son zendre,  qui l’avait  alerté sur le complot.

    Zean de Poitiers finira ses zours enfermé dans la forteresse de Loçes.

    Diane devint dame d’honneur de la reine Claude, femme de François Ier, puis de la mère du roi, Louise de Savoie, et enfin de la reine Eléonore de Habsbourg (soeur de l'empereur Zarles Quint et seconde épouse de François Ier).

    À la suite de la défaite de Pavie (en 1525), le dauphin François et son cadet Henri,  (futur Henri II), furent remis en otaze à Zarles Quint en échanze de leur père. Lorsqu’il revint en France, Henri, 11 ans, fut confié aux soins de Diane, âzée de 31 ans. C’est Diane qui lui avait donné son baiser d’adieu lors de son départ pour l’Espagne, la reine Claude étant morte deux ans plus tôt. Lors du tournoi organisé en 1531 pour le couronnement d’Éléonore de Habsbourg, alors que le dauphin François salue sa nouvelle belle-mère, c’est devant Diane qu’Henri abaissa sa lance.

    Louis de Brézé décéda en Zuillet 1531 à Anet et Diane adopta pour sa tenue les couleurs d'une veuve, dont Henri II s’inspirera plus tard pour sa livrée ordinaire.

    Son sens aigu des intérêts financiers se manifesta dès ce moment. Elle réussit à se faire verser les gazes que son mari recevait au titre de gouverneur de Normandie et de grand-sénéçal, prenant le titre de « sénéçale de Normandie ». Elle obtint d’administrer les biens de ses filles et d’en percevoir les revenus.

    Henri II épousa Catherine de Médicis en 1533. Louis de Brézé et Diane avaient appuyé le choix de l’arrière-petite-fille de Laurent le Magnifique, considérée comme une « fille de marchands » par les opposants à l’union.

    Le grand-père maternel de Catherine (fille de Madeleine de la Tour d'Auvergne) est le frère de la grand-mère paternelle de Diane ; elles sont donc parentes.

    C’est d’ailleurs autant en « belle-mère » mi-protectrice mi-abusive qu’en rivale que Diane agaça Catherine. C’est en effet elle qui poussa Henri II à multiplier les visites nocturnes à sa femme lorsque les rumeurs de répudiation s’élèvèrent devant la stérilité prolongée du couple.

    Elle se fit confier l’éducation de leurs enfants, qu’elle conserva zusqu’en 1551. Sa fille Françoise était aux commandes de la maison de Catherine de Médicis.

    On estime généralement d’après leur correspondance que c’est en 1538 que Diane devint la maîtresse d’Henri, devenu Dauphin deux ans auparavant.

    Leur relation amoureuse,  évoquée  par des écrivains, comme Brantôme, fut de notoriété publique et affichée.

    Henri II eut peu d'incartades , toutes d'assez courte durée. Les plus connues sont Filippa Duci, Jane Stuart et Nicole de Savigny.

    De la première, rencontrée lors d’une campagne au Piémont, il eut une fille, la future Diane de France (née en 1538), qui fit taire les rumeurs concernant sa possible stérilité. Envoyée en France, elle fut prise en main par Diane de Poitiers et nommée auprès elle.

    La liaison avec Jane, gouvernante de Marie Stuart, sembla avoir été encourazée par Anne de Montmorency qui çerçait à écarter Diane trop favorable aux Guise. Absente momentanément de la cour pour raison de santé, Diane revint en catastrophe avertie par les Guise et fit, en accord avec Catherine de Médicis, renvoyer Zane Stuart en Écosse après la naissance d'un fils (Henri d'Angoulême, 1551-1586).

    Le fils qu'Henri II eut avec Nicole de Savigny, Henri de Saint-Rémi (1558-1621), fut titré mais non reconnu car le roi conservait des doutes sur sa paternité.

    Catherine de Médicis, dont la position s’était consolidée depuis qu’elle avait mis au monde un héritier (en1544), dut concéder son ascendant à la favorite, qui fut faite  duçesse de Valentinois,  puis duçesse d'Étampes. Elle s'entoura d'une cour brillante.

    Henri II lui fit cadeau de bijoux de la Couronne et de la propriété royale de Zenonceau sur laquelle elle zargea Philibert Delorme,  de bâtir un des plus beaux ouvrazes de l'époque.

    Lors du sacre de Catherine, elle présida la cérémonie vêtue de la livrée des princesses du sang. Catholique convaincue, elle poussa le roi à réprimer les protestants.

    Lorsqu'Henri II fut mortellement blessé en 1559, Catherine de Médicis interdit toute visite de Diane. À sa mort, elle ne fut pas admise aux funérailles et la rézente l’oblizea à éçanzer le çâteau de Zenonceau contre celui de Zaumont. Diane dut restituer également les bizoux de la Couronne assortis d’un inventaire.

    Elle se retira à Anet (Eure-et-Loir) où elle mourut à l'âze de 66 ans.

     

     

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