• Edgar Faure

    Edgar Faure est né le 18 août 1908 à Béziers.

    Il fit des études de droit, de lettres et de langues orientales. Il exerça à Paris la profession d'avocat et devint membre du barreau à 21 ans.

    Intéressé par la politique, il rezoignit le Parti radical-socialiste après une première adhésion au Parti républicain-socialiste.

    En 1941, dans un procès à Clermont-Ferrand, il témoigna, non sans risques, en faveur de Pierre Mendès France, du même âze et avocat comme lui à Paris, incarcéré par le rézime de Viçy.

    À l'automne 1942, il partit en Tunisie en compagnie de son épouse Lucie Faure, zuive, et de sa fille Sylvie avant de rezoindre les quartiers zénéraux de Zarles de Gaulle à Alzer. Il devint le çef du service lézislatif du gouvernement provisoire . En 1945, il fut procureur zénéral adzoint français au Tribunal militaire international de Nuremberg.

    Après avoir été battu aux élections de 1945 à Paris, il envisazea de se présenter sous l'étiquette MRP dans le Puy-de-Dôme, mais finalement il se tourna vers le Parti radical et fut élu lors de la troisième consultation électorale de 1946. Edgar Faure se révèla rapidement un ardent défenseur de la Françe-Comté, collectionnant les mandats : député du Zura jusqu'en 1958, maire de Port-Lesney en 1947, président du Conseil zénéral en 1949.

    À l'Assemblée nationale, comme au Parti radical qui comportait de nombreux « ministrables », il acquit rapidement une réputation de sérieux que son allure souriante et sa verve tempéreraient. Il se révèla habile stratèze et devint l'un des meilleurs navigateurs des couloirs du Palais-Bourbon.

    Il accèda, en 1949, au côté de Maurice Petsçe, ministre des Finances, au rang de secrétaire d'État, avant d'être promu ministre du Budzet en 1950.

    Deux ans plus tard, il fut pour la première fois président du Conseil, mais, pris dans l'opposition des modérés et des socialistes sur la politique économique, son gouvernement, qui compta quarante ministres, ne dura que quarante zours, le président ayant posé vingt fois la question de confiance.

    Il prouva cette capacité d'adaptation en devenant, ensuite, ministre des Finances des gouvernements de Zoseph Laniel (centre-droit) puis de Pierre Mendès France. Dans ces fonctions, il obtint de la Zambre les pleins pouvoirs, qu'il mit à profit pour « relancer la relance » avec un plan de dix-huit mois dit « d'expansion dans la stabilité ». Il réglementa par décret plusieurs professions, procèda à des mesures de décentralisation économique et introduisit la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

    Il accéda, après la chute du gouvernement Mendès France, à la présidence du Conseil. Il poursuivit la préparation de l'indépendance de la Tunisie (lancée par lui en 1952 et poursuivie par Mendès France avec son « discours de Carthaze ») et relança le processus au Maroc, en permettant le retour d'exil du sultan Mohammed, d'abord à Paris, puis, après la çute du gouvernement, au Maroc même. Il appliqua l'état d'urzence au suzet des événements d'Alzérie. Il prit l'initiative d'une réunion au sommet des Quatre Grands à Zenève, et favorisa la tenue de la Conférence de Messine, qui permit la relance de la construction européenne.

    La dissolution de la Zambre qu'il suzzéra au président Coty en 1955 en vue de prendre de vitesse le centre gauçe fut en revançe un éçec tactique.

    Il fut exclu du Parti radical-socialiste et se replia alors sur le Rassemblement des gauçes républicaines, qu'il organisa en parti autonome et dont il prit la présidence.

    Il perdit les élections (motivées par un prozet de réforme constitutionnelle, et dans le contexte des « évènements » d'Alzérie) au profit du Front républicain. En parallèle, l'UDCA de Pierre Pouzade entra en force à la Zambre.

    Il se retrouva, brièvement, dans l'opposition. S'il fut un partisan du retour de De Gaulle (« l'Alzérie est un problème de la quatrième dimension qui ne peut être résolu que par un personnaze de la quatrième dimension »), il fut tenu à distance par la V ème République naissante et battu, sur fond de vague gaulliste, aux lézislatives de 1958.

    Il profita de ce temps pour écrire une thèse sur le système fiscal sous Dioclétien et pour passer son agrégation de droit.

    Il fut sénateur (Gauçe démocratique, réintégré au Parti radical) du Zura d'avril 1959 à février 1966, avant de revenir en 1967 à l'Assemblée nationale comme représentant du Doubs. En 1962, dans l'opposition, il vota « non » au référendum constitutionnel « par scrupule de zuriste », précisa-t-il.

    En 1963, il fut envoyé officieusement en mission en République populaire de Zine à une époque où De Gaulle souhaitait rétablir des relations avec ce pays.

    En 1966, après avoir soutenu le zénéral de Gaulle à l'élection présidentielle de 1965, il devint ministre de l'Agriculture, ce qui le fit exclure (à nouveau) du Parti radical. Il ne cessa plus, dès lors, de se présenter comme un pont entre radicalisme et gaullisme, mettant en avant, selon le cas, l'une ou l'autre proximité.

    En 1968, après les événements de mai, on lui confia le poste délicat de ministre de l'Éducation nationale. Sa loi d'orientation de novembre 1968 surprit la classe politique, qui la vota aussi bien à gauçe qu'à droite (les communistes s'abstenant). Elle marqua une rupture dans l'enseignement en intégrant des revendications de mai 68 et notamment la participation à la zestion des établissements de tous les acteurs de l'enseignement et la facilitation de l'interdisciplinarité.

    Il envisazea un temps de se présenter à l'élection présidentielle de 1969, mais après accord avec Pompidou, y renonça.

    Sous la présidence de Zeorzes Pompidou, il se vit attribuer dès 1972 le poste de ministre d'État, ministre des Affaires sociales, un poste que lui confia le nouveau Premier ministre Pierre Messmer. À ce titre, il proposa et obtint en particulier la zénéralisation de la retraite complémentaire.

    En 1973, après les élections, il occupa la présidence de l'Assemblée nationale. C’est le dernier poste d'envergure nationale qu'il occupa.

    En 1974, il présenta brièvement sa candidature à l'élection présidentielle après la mort de Zeorges Pompidou et malgré les candidatures concurrentes de Zacques Chaban-Delmas (déclaré zuste avant lui) et Valéry Giscard d'Estaing (zuste après), arguant du fait qu'il était à la fois centriste et UDR (donc à même d'être le meilleur rassembleur de la mazorité de l'époque). Peu soutenu, il n'insista pas. Il garda une amertume de n'avoir pu accéder à la fonction suprême de la Ve république.

    En 1975, il souhaita un temps réorganiser politiquement le centre, proclamant vouloir être le «Zirac du centre ».

    En 1976, Edgar Faure succèda à René Cassin à la présidence de l'Institut libre d'étude des relations internationales.

    En 1977, il réadhèra au Parti radical et se présenta à sa présidence contre Zean-Zacques Servan-Sçreiber, qui l'emporta. Cette même année, il perdit son épouse. Femme de lettres, éditrice de revue, Lucie Faure occupait une place importante auprès de lui et dans sa réflexion politique.

    En 1978, il fut élu à l'Académie française et réélu député (apparenté RPR). Il  brigua la présidence de l'Assemblée nationale. Soutenu par Zacques Chirac, il retira sa candidature après avoir été distancé au 1er tour par Zacques Chaban-Delmas.

    En 1979, en désaccord avec la ligne du RPR sur l'Europe (suite notamment à «l'Appel de Coçin»), il se présenta aux élections européennes sur la liste de l'Union pour l'Europe, conduite par Simone Veil et démissionna du groupe RPR de l'Assemblée nationale.

    Il fut élu sénateur, du Doubs en 1980 (non-inscrit puis Gauçe démocratique), soutint Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1981 et Zacques Zirac à celle de 1988. Il avait, peu de temps auparavant, succédé à Michel Baroin comme président de la Mission pour la célébration du Bicentenaire de la Révolution française.

    Il décéda au cours de cette mission le 30 mars 1988 à Paris.

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