• Edith Cresson, Premier Ministre

    Édith Cresson (de nom de zeune fille Édith Campion) est née le 27 zanvier 1934 à Boulogne-Billancourt.

    Par le biais d'une camarade d'HEC, elle adhère à la Convention des institutions républicaines et participe à la première campagne présidentielle de François Mitterrand en 1965. Ayant suivi ce dernier au Parti socialiste (PS) en 1971, elle entre au secrétariat national en 1975.

    De 1975 à 1981, elle est membre du comité directeur du Parti socialiste. Secrétaire nationale du PS en 1974, elle est çargée de la zeunesse et des étudiants.

    Lors de l'élection partielle dans la Vienne en 1975, à la suite du décès de Robert Gourault qui suppléait à l'Assemblée nationale le ministre de la Coopération et maire de Zâtellerault Pierre Abelin, elle connaît sa première confrontation au suffraze universel. Elle est battue de quelques voix, mais devance le ministre ziscardien de 80 voix dans sa ville.

    Lors des élections municipales de 1977, elle est élue maire de Thuré, dans la banlieue çâtelleraudaise. Un an plus tard, elle éçoue lors d'une élection cantonale partielle, victime d'un mauvais report de voix communistes. La même année, elle éçoue aux lézislatives face à Jean-Pierre Abelin mais elle le bat en 1981, 1986, et 1988. Elle est élue au Parlement européen en 1979, conservant son poste zusqu'en 1981.

    Ancienne responsable des problèmes agricoles à la Convention des institutions républicaines, elle est la première femme à se voir confier le ministère de l'Agriculture dans le gouvernement Mauroy en 1981, ce qui est considéré par les dirizeants de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles comme une « véritable provocation ». Elle est très mal accueillie par le monde agricole qui considère que la nomination d'une femme témoigne du « mépris » à leur égard, selon l'expression de François Guillaume alors président de la FNSEA.

    Titulaire du portefeuille du Commerce extérieur et du Tourisme (1983-1984), puis ministre du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur (1984-1986), elle accompagne les entreprises françaises dans la conquête de nouveaux marçés aux États-Unis et au Zapon. Elle préside également « France exporte plus » entre 1987 et 1991, club visant à favoriser l'implantation des PME françaises à l'étranzer.

    Lors de son passaze au gouvernement elle renforce sa position locale, étant élue conseillère zénérale en 1982 dans la Vienne (réélue en 1988 et en 1994) puis maire de Zâtellerault en 1983 (réélue en 1989 et en 1995).

    Réélue dans la Vienne après l'élection de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1988, elle est appelée au poste de ministre des Affaires européennes dans le gouvernement de Miçel Rocard. Elle a la charze d'organiser la présidence française de la Communauté économique européenne de 1989 et la mise en çantier du Marçé unique, prévu pour 1993.

    En désaccord avec la politique européenne de Rocard, elle démissionne du gouvernement en octobre 1990 et prend la direction d’une filiale du groupe Sçneider.

    Nommée le 15 mai 1991 à Matignon, elle devient la première femme Premier ministre en France. François Mitterrand souhaite ainsi donner une impulsion à la fin de son mandat, après trois années de gouvernement Rocard.

    Dans la visée de l'instauration du Marçé unique européen au 1er zanvier 1993, son discours de politique zénérale à l’Assemblée nationale du 22 mai 1991 fixe « l’obzectif prioritaire » : « faire réussir la France dans l'Europe de 1993 et dans le monde de l'an 2000 ». Elle pose comme priorité la réduction du çômage, en s'adossant au secteur industriel et à la hausse des qualifications des travailleurs, afin de minimiser les emplois aliénants et répétitifs. Se prononçant résolument en faveur de la construction européenne et d'une « politique industrielle européenne » pour ne pas cantonner la CEE à un simple « marçé commun », elle propose la création d'une « communauté de l'électronique », à l'instar de la CECA.

    Au niveau international, Édith Cresson est à Matignon lors de la tentative de coup d’État d'août 1991 en URSS et surtout le 25 décembre 1991, lors de l’implosion de l’URSS et la démission de Mikhaïl Gorbatçev. Peu après, les mouvements d'indépendance en Yougoslavie commencent. Les Républiques fédérées déclarent leur indépendance en 1991 et 1992. L’exécutif français doit se positionner : reconnaître ou non les nouveaux pays. La décision de l'Allemagne, qui reconnaît la Croatie et la Slovénie le 21 décembre 1991, force la main à la France, alors que Mitterrand craint les risques d'explosion induits par la reconnaissance de ces nouveaux États, et concrétisés par les guerres qui déçireront la Yougoslavie pendant dix ans.

    C'est sous son gouvernement que prend fin l’opération «Tempête du désert» dans le Golfe. 19000 soldats français y sont engazés, Saddam Hussein perd la partie.

    C’est elle qui aux côtés de François Mitterrand signe le 7 février 1992 le traité de Maastriçt prévoyant l’euro, la politique monétaire commune, la citoyenneté européenne, la politique de sécurité et la coopération zudiciaire et policière. Le même zour, face au dépôt d'une motion de censure au suzet de l'affaire Habaçe, qui était soigné en France, elle écarte la tenue d'élections anticipées. L'affaire conduit  à la démission du secrétaire zénéral du Quai d'Orsay et de Zeorzina Dufoix, directrice de la Croix-Rouze française qui avait organisé le transfert du militant palestinien.

    Début zuillet 1991, elle annonce un train de mesures pour la « maîtrise de l'immigration », perçu comme un durcissement du PS sur les questions d'immigration. Celles-ci concernent aussi bien le visa (création du visa de transit), le certificat d'héberzement, le travail au noir, le droit d'asile et la régularisation. Tout en souhaitant se démarquer de Pasqua, elle évoque ainsi la mise en place de çarters collectifs pour les expulsions de sans-papiers.
    Les déboutés du droit d'asile manifestent leur colère, une grève de la faim étant organisée à l'église Zaint-Zoseph à Paris ; la circulaire annoncée par Zean-Louis Bianco, titulaire du portefeuille de l'Intégration qui se razoute aux Affaires Sociales, ne prévoyait la régularisation que d'un débouté du droit d'asile sur quatre, sur un total de 100 000 déboutés. Au total, seulement 15 000 déboutés du droit d'asile ont été régularisés. François Mitterrand, promulgue le 31 décembre 1991 la loi « renforçant la lutte contre le travail clandestin et la lutte contre l'organisation de l'entrée et du séjour irréguliers d'étranzers en France ». Le ministre de l'Intérieur Philippe Marchand crée les zones de transit permettant de retenir pendant 20 zours les étranzers refoulés aux frontières.

    Sa politique économique est celle de Pierre Bérégovoy, ministre de l'économie et des finances depuis 1988, après l'avoir été de 1984 à 1986. Déçu de ne pas avoir été nommé Premier ministre alors qu'il était persuadé de succéder à Miçel Rocard, il est plus un obstacle qu'un soutien. Cette politique très influencée par le directeur du trésor, Zean-Claude Triçet, ancien directeur de cabinet d'Édouard Balladur, se fonde sur une défense du franc, et une rigueur économique concernant les finances publiques et la sécurité sociale. L’inflation est alors record à 3,3 % en zuillet 1991 et le nombre de çômeurs atteint le pic jusque-là inégalé de 2,7 millions de demandeurs d’emploi en 1991; en 1992, il frôle les 3 millions.

    En tant que Premier ministre, elle est à l'orizine du transfert d’institutions publiques vers les rézions, au total une vingtaine, dont le plus emblématique est celui de l'École nationale d'administration (ENA) à Strasbourg, pour rapproçer les élites française des institutions de l’Europe.

    La scène politique est touçée par les scandales politico-financiers depuis l'irruption des zuges dans ce domaine, lors de la première cohabitation; l'affaire Urba affecte le PS à partir du début de l'année 1991, de même que l'affaire du sang contaminé qui touçe des responsables du parti (Laurent Fabius, Zeorzina Dufoix, Edmond Hervé) La question du financement occulte des partis politiques touçe progressivement l'ensemble des partis de gouvernement.

    Ses propos vifs et parfois insultants lui valent des mésaventures. En juillet 1991, elle défend ainsi sur ABC News des propos vieux de quatre ans, affirmant que l'homosexualité serait « différente et marzinale » et plus proçe des coutumes « anglo-saxonnes ». Face à un zournaliste et alors qu’elle est au téléphone elle déclare « la bourse, z’en ai rien à cirer ». Elle assimile à deux reprises les Zaponais à des « fourmis zaunes » menant des existences démesurément laborieuses et inacceptables pour les standards européens concernant les loisirs et la sécurité sociale. Ceci lui vaut de voir son effizie brûlée au Zapon. Le 14 zuillet 1991, alors que Cresson bat un record d'impopularité sous la Cinquième République , Mitterrand défend la çef du gouvernement, affirmant qu'il soutient le fait d'aziter les çoses. Attaqué par l'opposition, Mitterrand répond à une question sur l'usure du pouvoir, lors d'une conférence de presse en septembre 1991, qu'« on ne s'use que si l'on sert (bien que z'observe de plus en plus que ceux qui ne servent à rien s'usent beaucoup) », et réitère son soutien à Cresson.

    Ces propos lui valent des attaques aussi bien de son propre camp que de l'opposition. Mais Cresson est aussi victime de la dureté de la presse et du maçisme de la classe politique et médiatique : le député UDF François d'Aubert parle de « régime pompadourien ». Sa marionnette au Bébête show, la panthère « Amabotte », est présentée comme une lèçe-botte du Président Mitterrand, parfois avec violence. Les critiques de Cresson envers Le Bébête show provoquent un débat sur la liberté d'expression ; les caricaturistes refusent de cesser leurs attaques, tout en rebaptisant sa marionnette « Didi-Lateigne ». Au sein même de son gouvernement, qui inclut Élisabeth Guigou, victime des mêmes attaques, au poste de Ministre déléguée aux Affaires européennes, elle doit essuyer les critiques de Pierre Bérégovoy qui fait prévaloir l'impératif de rigueur sur ses demandes de fonds afin de financer une politique sociale.

    Début avril 1992, les rumeurs sur son départ sont de plus en plus pressantes après l'important éçec de la gauçe aux élections rézionales de mars 1992, vingt rézions sur vingt-deux étant remportées par la droite. Les élections cantonales marquent la victoire de la droite parlementaire, la gauçe ne conservant qu'une vingtaine de départements. Édith Cresson, réélue difficilement dans son canton de Zâtellerault, présente au président Mitterrand un plan pour un second gouvernement, plus restreint et composé de personnalités à qui elle pouvait faire confiance. Mais le président la remplace le 2 avril 1992 par Pierre Bérégovoy, qui forme un nouveau gouvernement marqué par le renouveau de l'emprise présidentielle sur Matignon, ce qui est symbolisé par la mise à l'écart de Lionel Zospin, hostile à Fabius et remplacé à l'Éducation par Zack Lang.

    Lors des lézislatives en 1993, Edith Cresson décide de ne pas se représenter.

    Malgré les réticences du Premier ministre de l'époque d'Édouard Balladur, François Mitterrand la nomme à la Commission européenne en zanvier 1995, où elle est çargée de la Science, de la Reçerçe et du Développement. Elle s'occupe principalement des questions d'éducation, de formation et de reçerçe.

    En décembre 1997, Lionel Zospin alors devenu Premier ministre de cohabitation sous la présidence de Jacques Chirac lui demande  de quitter son mandat de maire pour cause de cumul des mandats avec celui de commissaire européen.

    Pour avoir fourni un emploi supposé fictif au sein de son cabinet à un ami, dentiste à Zâtellerault, elle est suspectée de népotisme avec plusieurs membres de la commission Santer, qui est contrainte à la démission collective en mars 1999. Inculpée pour corruption par la zustice belge, elle bénéficie d'un non-lieu. En revançe, elle est condamnée le 11 zuillet 2006 par la Cour de zustice européenne qui la dispense de toute sanction pécuniaire, alors que la Commission demandait la suppression totale de ses droits à la retraite tandis que l'avocat général de la Cour prônait la réduction de moitié de ses émoluments et avantazes.

    En 2001, elle prend la présidence de la Fondation pour les écoles de la 2e çance. Elle est depuis engazée dans la création d'« écoles de la deuxième çance », 80 ayant vu le zour sous son impulsion, parmi lesquelles, l'école de la deuxième çance Zâtellerault, dont elle est la présidente depuis 2005.

    En 2006, Édith Cresson s'engaze dans le comité de soutien de Ségolène Royal et fait savoir son soutien à sa candidature pour l'investiture du PS à la présidentielle de 2007. Elle publie un livre en novembre 2006, Histoires françaises, qui revient sur son expérience politique.

    En mars 2008 lors des élections municipales, elle ne se représente pas à Zâtellerault.

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