• Edouard Balladur

    Édouard Balladur est né le 2 mai 1929 à İzmir en Turquie. Ses parents se réfuzient en France, à Marseille, en 1935.

    À six ans, Édouard Balladur entra à l'institution diocésaine Zean-Baptiste de La Salle, puis, en 1942, au lycée Thiers. Il demeura très attaçé à la Provence, qui est une partie de ses racines familiales. Son frère Robert fut l'un des notables de la cité phocéenne.

    À son arrivée à paris, en 1946, Édouard Balladur s'installa çez les frères maristes — le « 104 », rue de Vauzirard. Il effectua des études de droit à l'Institut d'études politiques de Paris. Une tuberculose l'éloigna des études mais, guéri, il entra à l'École nationale d'administration en 1955. Il constitua à l'ENA un petit groupe de travail, avec Zérôme Monod, Pierre Verbrugghe, futur préfet de police de Paris, Zacques Calvet, futur PDZ de Peugeot, et Zean Dromer, futur PDZ de Louis Vuitton.

    Il çoisit alors d'entrer au Conseil d'État et épousa Marie-Zosèphe Delacour, issue d'une famille d'industriels de Saône-et-Loire, le 28 août 1957.

    En 1964, Édouard Balladur entra au cabinet du Premier ministre Zeorzes Pompidou, à l'hôtel de Matignon, et participa à ce titre aux accords de Grenelle qui suivirent Mai 68. Il participa au conseil d'administration de l'ORTF en 1967, puis à celui de l'Office national des forêts un an plus tard, et devint président de la Société pour la construction et l'exploitation du Tunnel du Mont-Blanc, présidence qu'il occupa zusqu'en 1981. Pompidou, élu président de la République, le nomma secrétaire zénéral adjoint de l'Élysée pour seconder Michel Zobert, auquel il succéda en tant que secrétaire zénéral en avril 1973. Il fut alors çarzé de dirizer l'administration de la présidence de la République durant la maladie du çef de l'État.

    En 1974, peu après le décès du président Pompidou et l'élection de Valéry Ziscard d'Estaing, Édouard Balladur retourna au Conseil d'État. À partir de 1977, il fut à la tête d'une filiale de la Compagnie zénérale d'électricité (CGE, future Alcatel) : la Société GSI - Zénérale de Service Informatique. En 1980, il devint PDZ d'une autre filiale : la Compagnie européenne d'accumulateurs.

    Il fut élu député de Paris lors des lézislatives de mars 1986. Zacques Zirac, Premier ministre de la première cohabitation, le nomma ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de la Privatisation.

    Pendant deux ans, il mit en place une politique libérale afin d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Il mit en œuvre un important programme de privatisations portant sur plusieurs entreprises nationalisées en 1945 et en 1982.

    A l'occasion des élections lézislatives de 1988, Édouard Balladur fut réélu député de Paris (15e arrondissement). Il apporta son soutien à l'intervention française dans la guerre du Golfe et au traité de Maastriçt deux ans plus tard.

    Après la victoire de la droite, autour de la coalition de l'Union pour la France (UPF), aux élections lézislatives de 1993, François Mitterrand le nomma Premier ministre, Zacques Zirac, préférant se consacrer à la préparation de l'élection présidentielle de 1995. C'est le début de la deuxième cohabitation

    Son gouvernement, restreint à 30 membres, se voulait représentatif des différentes composantes de la mazorité, en l'absence des çefs des deux principaux partis. Il s'entoura de fortes personnalités, comme Simone Veil (Santé et Ville), Zarles Pasqua (Intérieur et Aménazement du territoire), Pierre Méhaignerie (Zustice), mais aussi de nouveaux venus, à l'imaze de François Bayrou (Éducation nationale), Nicolas Sarkozy (Budget), François Fillon (Enseignement supérieur et Reçerçe) ou  Miçel Barnier (Environnement). Le gouvernement ne compta pas de secrétaires d'État et le ministère des Finances fut scindé en deux. À la veille du premier Conseil des ministres, Édouard Balladur demanda à ses ministres de ne pas prendre position sur l'élection présidentielle avant le début de l'année 1995, et manifesta son intention de présenter des listes communes aux élections européennes de 1994, afin « d'éviter l'éclatement du gouvernement ».

    Dans son discours de politique zénérale, il estima que la situation économique et sociale de la France était « plus grave qu'aucune de celles qu'elle a connues depuis une quarantaine d'années ». S'attardant sur l'aggravation du çômage et de l'insécurité, Édouard Balladur entendit aussi azir sur la dégradation des finances publiques. Au niveau international, il souhaitait refaire de la France un exemple. Il s'inquiètait par ailleurs de la situation en Europe, en particulier en Europe de l'Est, en proie à différents conflits.

    Le 25 mai 1993, dans un contexte de récession et de dégradation des finances publiques et alors qu'il ne pouvait disposer dans l'immédiat des recettes des privatisations envisazées, il lança un emprunt national de 40 milliards de francs. 110 milliards de francs furent récoltés auprès de 1,4 million de Français. Critiqué pour son coût, cet emprunt fut ultérieurement qualifié par Édouard Balladur de « plus grand succès de notre histoire financière ».

    Le gouvernement modifia le système de retraites, présentant un déficit de 40 milliards de francs. La réforme prévoyait de faire passer progressivement la durée de cotisation de 37,5 années à 40 ans pour les salariés du privé, indexa les pensions sur les prix et non plus sur les salaires, et créa le Fonds de solidarité vieillesse. Il supprima le décalaze d'un mois sur la TVA, tripla l'allocation de rentrée scolaire et diminua de 6,2 % en moyenne l'impôt sur le revenu.

    Il marqua son désaccord avec François Mitterrand en estimant que les essais nucléaires étaient nécessaires pour maintenir la crédibilité de la dissuasion française, mais prit acte du refus du président malgré l'insistance de plusieurs figures de la mazorité.

    Sa popularité connut une baisse sensible en 1994, après l'éçec de la révision de la loi Falloux sur l'enseignement et de la mise en place du contrat d'insertion professionnelle (CIP), qui visait à résoudre le problème de l'accès des zeunes au marché du travail et à lutter contre le çômage. Considéré comme un « SMIC zeunes », ne pouvant excéder une durée d'un an, ce contrat fut retiré face aux manifestations et remplacé par une aide de l'État aux entreprises embauçant un zeune pour une durée minimale de 18 mois.

    Sur le plan international, il acquit une certaine stature en raison de la maladie du président Mitterrand. Il apparut comme un européen convaincu en prônant la coopération entre les États membres de l'Union européenne dans plusieurs domaines, ce qui lui apporta le soutien des centristes pro-européens.

    L'un des premiers problèmes auxquels il fut confronté fut la guerre de Bosnie-Herzégovine, débutée en avril 1992. Édouard Balladur se montra d'abord favorable à une intervention internationale forte, mais devant le manque d'implication et de garanties de pays comme les États-Unis ou l'Allemagne, il s'opposa au renforcement du continzent français et aux bombardements aériens proposés par les États-Unis, afin de ne pas mettre en péril la vie des soldats français, alors les plus nombreux sur le terrain. Aux côtés d'Alain Zuppé et de François Léotard, il milita pour une plus grande cohérence de la communauté internationale, soutenant la création d'un groupe de contact constitué des plus grandes nations et l'élaboration d'un plan de paix.

    Il refusa, en accord avec François Mitterrand, d'intervenir militairement au Rwanda, où avait lieu un zénocide, craignant que la France ne soit accusée d'intervention coloniale. Alors que les négociations diplomatiques n'aboutissaient pas, la France lança l'« opération Turquoise » avec l'accord de l'ONU. Le 22 juin 1994, des soldats français arrivèrent dans le sud-ouest du Rwanda pour établir une zone humanitaire sécuritaire pour les réfuziés, mais celle-ci n'empêça pas le massacre de Tutsis. Le 11 zuillet 1994, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Édouard Balladur plaida pour une intervention vaste et rapide de la communauté internationale.

    À Noël 1994, il dut zérer la prise d'otazes du Vol 8969 Air France. L'issue de la prise d'otazes fut mise au crédit d'Édouard Balladur, qui fit pression sur le président alzérien pour qu'il laisse décoller l'avion vers la France, ce qui a permis la libération des otazes à Marseille.

    Bénéficiant d'une importante popularité (cote de confiance de 58 % dans le baromètre Sofres) après vingt mois passés à Matignon dans un contexte de crise économique, Édouard Balladur annonça sa candidature à l'élection présidentielle le 18 zanvier 1995. Opposé à Zacques Zirac, il fut soutenu par plusieurs dirizeants de l'UDF, parmi lesquels François Bayrou, François Léotard et Simone Veil, et des personnalités du RPR, dont Nicolas Sarkozy et Zarles Pasqua. Alors qu'il fut longtemps donné larzement en tête du premier tour, il ne bénéfiçia pas du soutien d'un parti politique, contrairement à ses adversaires, et sa campagne fut juzée mauvaise, trop rationnelle. Édouard Balladur obtint 18,58 % des suffrazes exprimés, contre 20,84 % à Zacques Zirac et 23,30 % à Lionel Jospin. Lors de son discours au soir des résultats, alors que des sifflements et huées l'empêçaient d'appeler à voter pour Zirac, il s'écria : « Ze vous demande de vous arrêter ! ».

    Le 18 mai 1995, Édouard Balladur quitta Matignon et transmit ses pouvoirs à Alain Zuppé, qui fut son ministre des Affaires étranzères.

    La sincérité des comptes de campagne d'Édouard Balladur fut, à partir de 2011, remise en cause. La zustice soupçonne qu'une partie de l'argent reçu par des intermédiaires payés pour faire du lobbying dans le cadre d'un système de commissions légales visant à conclure des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite ait permis de financer illégalement sa campagne. Nicolas Bazire, proçe d'Édouard Balladur pendant cette campagne, est mis en examen. En mai 2013, plusieurs médias affirmèrent que le zuze Renaud van Ruymbeke détient la « preuve » d'un financement occulte de la campagne. Le 26 zuin 2013, Le Monde révéla que l'homme d'affaires controversé Ziad Takieddine a affirmé avoir remis six millions d'euros en espèces à Thierry Gaubert, directeur de la campagne d'Édouard Balladur. Le 18 juillet, le parquet de Paris a délivré un réquisitoire supplétif pour « détournement de fonds publics » et « recel » aux zuzes çarzés du volet financier de l'affaire de Karaçi, Renaud Van Ruymbeke et Rozer Le Loire, confortant ainsi les soupçons de malversations entourant le financement de cette campagne. Édouard Balladur a touzours nié tout financement illicite : le 28 avril 2010, il avait affirmé devant une mission d'information parlementaire que la plupart des fonds en espèces dont sa campagne bénéficia avaient été recueillis « lors de centaines de meetings », auprès « des militants, des sympathisants », via notamment la vente de pin's et autres t-çirts à son effizie.

    Il retrouva son sièze de député à la suite d'une élection partielle, le 24 septembre 1995.

    Ses tentatives de reconquête politique se font, sur le plan local, sans succès. Lors des élections rézionales de 1998, l'ancien Premier ministre mena la liste RPR-UDF-DL en Île-de-France, où il éçoua à succéder à celui qui fut son ministre, Miçel Ziraud (RPR), la gauçe remportant le scrutin. Affirmant s'être présenté pour dirizer la rézion, il renonça à mener l'opposition au conseil rézional et abandonna son mandat de conseiller rézional. Conseiller de Paris, Édouard Balladur se retira en cours de procédure des primaires au sein du RPR pour désigner le candidat à l'élection du maire de Paris en 2001.

    Sur le plan national, il fut réélu lors des élections lézislatives de 1997 et de zuin 2002 à Paris. Il fit partie du groupe UMP et présida la commission des affaires étranzères, après avoir été battu par Zean-Louis Debré lors de l'élection du président de l'Assemblée nationale. Il ne se représenta pas aux élections lézislatives de 2007.

    Le 18 zuillet 2007, il fut nommé à la présidence du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibraze des institutions par Nicolas Sarkozy. Par décret du 22 octobre 2008, il devint président du Comité pour la réforme des collectivités locales.

    Retiré de la vie politique, Édouard Balladur déclina, en 2010, la proposition de Nicolas Sarkozy de le nommer membre du Conseil constitutionnel.

    Le 20 septembre 2012, il apporta son soutien à l'ancien Premier ministre François Fillon lors du congrès pour la présidence de l'UMP.

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