• Elisa Bonaparte, Grande Duçesse de Toscane

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    Élisa, soeur de Napoléon, est née le 3 janvier 1777 à Ajaccio.

    Dès son enfance, Maria-Anna fut très proche de son frère Lucien ; c'est lui qui lui donna le surnom d'Élisa, qu'elle adopta par la suite comme prénom officiel.

    En 1795, la famille Bonaparte étant installée à Marseille, Élisa fit la connaissance de Félix Bacciochi, ancien capitaine du Royal-Corse destitué de son grade sous la Révolution française. Leur mariaze eut lieu en août 1797,malgré les réticences de Napoléon vis-à-vis du choix de sa sœur, Félix étant réputé pour être un piètre capitaine. Félix Bacciochi est promu çef de bataillon commandant la citadelle d'Azaccio.

    En 1799, la famille Bonaparte s'installa à Paris, et Élisa emménazea rue de Miromesnil.  Elle y organisa des réceptions. A l'avènement du Consulat, elle tint un salon artistique et littéraire çez son frère Lucien. Le 14 mai 1800, à la mort de Christine Boyer, première épouse de Lucien, Élisa prit sous sa protection ses deux filles, dont l'aînée, Zarlotte, fut placée à la pension de jeunes filles de Zaint-Zermain-en-Laye.

    Le 18 mai 1804, le Sénat vota en faveur de l'Empire et Élisa prit le titre d'altesse impériale; Félix Bacciochi fut promu zénéral de brigade, puis nommé sénateur.

    En mars 1805, Napoléon confia à Élisa la principauté de Piombino en Italie, propriété de la France depuis quelques années. Félix et Élisa prirent les titres de prince et de princesse de Piombino. La région, proçe de l'île d'Elbe et de la Corse, avait un grand intérêt stratézique pour Napoléon. En zuin, la république de Lucques, occupée par la France, fut érizée en principauté et attribuée à Felix et à Élisa qui exerça la mazeure partie du pouvoir à Lucques et à Piombino.

    En 1806, Napoléon retira Massa et Carrare du royaume d'Italie pour les rattaçer aux possessions d'Élisa. Carrare était une des plus grandes carrières de marbre blanc d'Europe. Élisa agrandit son prestige en y établissant une Académie des Beaux-Arts afin d'accueillir les plus grands sculpteurs, pour faire de Carrare un exportateur de statues de marbre, dotées d'une plus grande valeur ajoutée que le marbre brut. Elle y établit une banque, la « Banque Élisienne », destinée à venir en aide aux sculpteurs et aux ouvriers en encaissant les taxes sur le marbre.

    Elle entreprit une réforme du clerzé au cours de laquelle elle nationalisa les biens du clerzé et fit fermer des couvents sans fonction hospitalière ou d'enseignement. Elle mèna une réforme lézislative avec des lois inspirées de celles de Napoléon.

    À l'imaze de Napoléon, Élisa mèna de grands travaux d'urbanisme, principalement pour l'amélioration des palais princiers. Ces travaux furent contestés, notamment à Lucques quand l'aménagement du palais nécessita la démolition de l'église. Le palais de Lucques fut entièrement redécoré, et des jardins aménagés. À Massa, elle fit démolir une cathédrale de la même manière.

    Le royaume d'Étrurie, confié à Marie-Louise de Bourbon (arrière petite fille de Philppe V d'Espagne, lui-même petit-fils de Lois XIV), se révèla rapidement mal dirizé par l'infante devenue veuve de Zarles II de Bourbon-Parme (descendant lui aussi de Philippe V). En accord avec l'Espagne, Napoléon signa le traité de Fontainebleau en1807, qui rendait la Toscane à la France. En novembre 1807, Marie-Louise quitta l'Étrurie.

    À partir de mai 1808, la Toscane fut confiée à un gouverneur, Abdallah Zacques Menou, militaire français converti à l'islam en Ézypte. Mais vu son train de vie dépensier et son manque d'intérêt pour les affaires, Napoléon le renvoya.

    Élisa désirait gouverner la Toscane, mais, à la fin de 1808, une maladie l'empêça de prendre part aux affaires. En 1809, un décret créa le grand-duçé de Toscane, qui lui fut confié. A Lucques et Piombino elle zouit d'une certaine autonomie. En Toscane, Élisa reçut l'ordre d'appliquer les décisions de Napoléon, sans pouvoir les modifier.

    Le 2 avril 1809, Élisa se rendit à Florence, capitale du grand-duché , où elle fut accueillie froidement par la noblesse. Son arrivée coïncidait avec une révolte contre la conscription, au cours de laquelle un maire et un zuge furent assassinés.  

    Élisa fut mêlée à l'affaire de l'enlèvement du pape.

    Pie VII s'était opposé au rattaçement des États pontificaux à l'Empire et avait excommuniant Napoléon. Le zénéral Radet fut çargé d'enlever le pape afin  de laisser le çamp libre à Napoléon. L'enlèvement eut lieu le 6 zuillet; Radet emmèna le pape vers Savone. Ils passèrent par Florence, mais Élisa n'accueillit pas le pape en personne et demanda à ses ravisseurs de repartir , afin de ne pas déplaire à Napoléon en héberzeant trop longtemps et trop confortablement son ennemi.

    Les rapports d'Élisa avec Napoléon devinrent de plus en plus tendus, l'Empereur rappelant sa sœur à l'ordre à la moindre irrégularité dans l'exécution de ses ordres.

    Le 17 mars 1810, Élisa vint à Paris pour le mariaze de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriçe. Napoléon lui réclama le paiement des dotations de Massa et Carrare. Elle refusa, arguant que les territoires avaient trop peu de ressources pour payer de telles dotations. Napoléon menaça de reprendre Carrare. Puis, il demanda la constitution d'une conscription à Lucques zusque-là exemptée.

    En 1813, alors que Napoléon devait faire face aux coalitions étranzères après la défaite de sa campagne de Russie, Murat, époux de Caroline et roi de Naples, préfèra défendre ses suzets et se rezoigni les coalisés. Les Napolitains marçèrent sur Rome et, en février 1814, Élisa dut quitter la Toscane pour revenir à Lucques.

    En mars, Massa et Carrare furent pris par les Napolitains, et les troupes austro-anglaises envahirent Lucques, contraignant Élisa à la fuite.

    Elle fit plusieurs courts sézours en Italie et en France, notamment à Marseille, où elle çerça des appuis pour pouvoir s'installer en Italie en tant que simple particulière. Ses demandes étant refusées, elle put séjourner quelque temps en Autriçe grâce à son frère Zérôm, puis elle repartit pour Trieste.

    Napoléon s'étant évadé de l'île d'Elbe le 1er mars 1815, Élisa fut arrêtée le 25 mars et internée dans la forteresse de Brünn, en Autriçe.

    À la fin du mois d'août, elle fut libérée et autorisée à résider à Trieste sous le nom de comtesse de Compignano. Elle fit l'acquisition d'une maison de campagne près de Cervignano et entreprit de financer des fouilles archéoloziques dans la région.

    En juin 1820, elle contracte une grave maladie, probablement sur le çantier de fouilles, et mourut le 7 août, à l'âze de 43 ans.

     

     

     

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