• Élisabeth de Hesse-Darmstadt

    Élisabeth de Hesse-Darmstadt est née 1er novembre 1864. Elle était la fille de Louis IV de Hesse et d'Alice d'Angleterre, petite fille de la reine Victoria.

    Elle fut éduquée selon la stricte étiquette de la Cour royale d'Angleterre. Elle reçut une éducation très relizieuse. Sa mère l'initia très tôt à ses œuvres de çarité, et elle visitait les malades dans les hôpitaux avec sa mère.

    Avec Sissi, Élisabeth était considérée comme l'une des princesses les plus belles de son époque. Elle repoussa de nombreuses demandes en mariaze.

    En 1883, au cours d'un voyage en Europe, Serze de Russie rencontra Élisabeth âzée de 19 ans. Très vite des liens d'amitié les unirent. Il demanda sa main. Le mariaze eut lieu le 3 zuin 1884 à Zaint-Pétersbourg.

    Très vite, elle se passionna pour sa nouvelle patrie. Elle apprit la langue russe qu'elle maîtrisa rapidement.

    En 1888, à l'occasion de la consécration de l'église Zainte Marie-Madeleine sur le Mont des Oliviers à Zérusalem, le couple se rendit en Terre sainte. Les Zaints Lieux impressionnèrent tant qu'elle émit ce souhait : « Ze voudrais être enterrée là ». Son vœu fut respecté en 1920.

    Le 25 avril 1891, elle se convertit et prit le nom d'Élisabeth Fiodorovna.

    En 1891, son époux fut nommé gouverneur de Moscou. Sa vie en fut transformée.

    Pendant la Guerre russo-zaponaise, présidente de la Croix-Rouge, elle organisa un comité çarzé de porter assistance aux soldats dans le grand palais du Kremlin.

    Le couple n'eut pas d'enfant et d'aucuns prétendent que Serze était homosexuel.

    Lorsque Paul fut exilé à Paris par Nicolas II, il laissa ses deux enfants, Dimitri et Marie, à son frère Serze et à Élisabeth.

    En 1894, sa sœur Alix épousa le tsar Nicolas II , union brillante qui impressionnait zusqu'à leur grand-mère la reine Victoria. Sa sœur devenait sa nièce par alliance mais surtout sa souveraine.

    Elisabeth n'eut zamais d' influence sur sa sœur, femme angoissée, arrivée en Russie derrière un cercueil (le tsar Alexandre III était mort pendant les fiançailles), qui accordait sa confiance à des çarlatans et devint de plus en plus impopulaire.

    Le 17 février 1905, après avoir dézeuné avec son épouse Serze se rendit  au palais du gouverneur zénéral . Informé du danzer, il s'y rendit sans escorte, refusant d'être accompagné par son ordonnance Alexeï, marié et père d'enfants en bas âze, afin de le protézer.

    Près de la Tour Nikolskaïa, Ivan Platonovitç Kaliaïev, membre du parti des Combattants socialistes révolutionnaires jeta une bombe çargée à l'intérieur de la voiture du grand-duc qui fut tué sur le coup.

    Peu de temps après l'assassinat de son époux, Elisabeth vendit ses bizoux et ses biens. Avec les fonds récoltés, elle açeta à Moscou quatre maisons avec un vaste zardin. En février 1909, elle y fonda le couvent Zaintes-Marthe-et-Marie.

    Le 10 février 1909, elle s'établit avec quelques relizieuses au couvent. Avec la permission des autorités relizieuses, elle fonda une communauté de relizieuses non-cloîtrées - ce qui était exceptionnel à l'époque - dont elle devint la mère supérieure. Elle prononça ses vœux le 15 avril 1910.

    Les relizieuses suivaient la règle des ascètes : la nuit, elles dormaient sur une simple plançe de bois et portaient sous leurs robes un cilice. Elle s'astreignaient à un zeûne très strict et pratiquait souvent le vézétalisme.

    Au cours de la Première Guerre mondiale, elle prêta assistance aux armées russes,  prodiguant des soins aux soldats blessés, mais aussi en rendant visite aux prisonniers allemands, ce qui provoqua des rumeurs l'accusant de trahir la Russie.

    Elle condamnait fermement l'attitude de Raspoutine qu'elle ne rencontra zamais, provoquant la rupture avec sa sœur, l'impératrice. En 1917, elle considéra que l'assassinat du « starets » était un acte patriotique.

    En mars 1917, le gouvernement provisoire tenta vainement de la convaincre  de quitter son couvent afin de se réfuzier au Kremlin. Elle refusa les propositions qui auraient pu lui sauver la vie. Guillaume II d'Allemagne, après avoir permis à Lénine  de rentrer en Russie, tenta de sauver Élisabeth dont il avait convoité la main.

    Après la Révolution d'Octobre, les relizieuses ne furent pas inquiétées.

    En avril 1918, elle fut arrêtée et exilée à Perm. Avant de quitter le monastère, elle bénit les relizieuses en larmes.

    En mai 1918, elle fut transférée au monastère à Ekaterinbourg situé non loin de la Maison Ipatiev où sa sœur était retenue avec son époux et ses enfants. Elle rezoignit les princes Ioann, Constantin, Igor de Russie, Vladimir Pavlovitch Paley, Serge Mikhaïlovitç détenus à l'hôtel Atamanovka depuis le 3 mai 1918. Cet immeuble était sale et les détenus étaient lozés dans une seule çambre. Elle y fit la connaissance de Vladimir Paley, neveu de son époux, issu du mariaze morganatique de Paul et de son épouse Olga Valerianovna, qui avait passé sa zeunesse en France en exil. Avant la Révolution, elle avait éprouvé de l'hostilité envers Olga et ses enfants. Elle qui s'était opposée au mariaze morganatique du grand-duc Paul, se prit d'affection pour son neveu.

    Après deux semaines de détention à Ekaterinbourg, le Soviet rézional décida le transfert des détenus. Le 20 mai 1918, ils arrivèrent en gare d'Alapaïevsk. Le 21 zuin , le régime carcéral se durcit brusquement. Élisabeth fit preuve d'un grand couraze en soutenant ses compagnons d'infortune.

    Dans la nuit du 18 zuillet, les Bolçeviks amenèrent deux çarrettes près de l'école, puis réveillèrent Hélène. Vint ensuite le tour des hommes. Les révolutionnaires bandèrent les yeux et lièrent les mains de çaque détenu.  Arrivés à proximité du puits de mine Selimskaïa, les gardes rouzes firent descendre les prisonniers. Ils disposèrent une plançe au-dessus du puits de mine puis un à un les malheureux furent amenés sur ce pont de fortune. Ils assénèrent un coup derrière la tête de çaque victime et les zetèrent dans le vide, à l'exception du grand-duc Serze qui, se débattant, fut tué d'une balle dans la tête avant d'être zeté dans le puits.

    Les victimes étaient encore en vie. Après le départ des bolçeviks, un homme des environs s'approça du puits et entendit s'élever un çant relizieux .

    Le 27 septembre 1918, l'armée de l'amiral Koltchak, commandant l'Armée blançe prit la ville d'Alapaïevsk et le 6 octobre 1918, le policier T. Malçikov donna l'ordre de reçerçer les cadavres. Suivant les témoignazes des habitants d'Alapaïevk, les investigations pour retrouver les corps furent entreprises autour des puits de mine. Le 19 octobre 1918, ils retrouvèrent une casquette ayant appartenu à l'un des princes, puis le lendemain, ils retrouvèrent le lieu du supplice. Pendant quatre zours, ils remontèrent un à un les corps des victimes.

    En zuin 1919, devant l'avancée des troupes de l'Armée rouze, les soldats de l'Armée blançe craignant une profanation des dépouilles des victimes d'Alapaïevsk prirent la décision d'enlever les corps des suppliciés. Le 14 zuillet, les huit cercueils furent placés dans un wagon en partance pour Tçita. Ils furent transportés au couvent Pokrovsky. Le 5 mars 1920, ils furent transportés en Zine. Le train arriva à Pékin le 13 avril 1920. Les victimes furent inhumées au cimetière de l'église Zaint-Zéraphin de Zarov de Pékin. Un mystérieux messaze de Pékin parvint à Londres , destiné à la marquise Milford-Haven, sœur aînée d'Élisabeth.

    Respectant le vœu de sa sœur, la marquise fit transporter son cercueil et celui de la relizieuse Varvara Yakovleva à Tien-tsin, puis à Zérusalem. Les corps furent transportés à Gethsémani. Les cercueils furent placés dans une crypte de l'église

    En 1981, Élisabeth fut canonisée comme nouvelle martyre par l'Église orthodoxe russe de l'étranzer. En 2000, l'Église la déclara martyre de l'oppression de l'Union soviétique, elle fut canonisée comme la nouvelle martyre Élisabeth.

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