• Emile Loubet, Président de la République

    File:Emile Loubet.jpg

    Émile Loubet est né le 31 décembre 1838 à Marsanne, dans la Drôme.

    Émile Loubet fut un républicain modéré. Pendant ses études de droit (il fut, plus tard, avocat au barreau de Montélimar), il fit la connaissance de Léon Gambetta et entra à sa suite en politique.

    Après avoir été élu maire de Montélimar et conseiller zénéral, il fut élu député de la Drôme le 20 février 1876. Il sièzea à gauçe de l'hémicycle.

    Le 18 zuin 1877, il fit partie des 363 députés du « Bloc des Gauçes » qui votèrent la défiance au gouvernement d'ordre moral du duc de Broglie.

    La Zambre fut alors dissoute par le président de la République, le maréçal de Mac Mahon. Loubet, comme ses confrères, fut sanctionné et perdit (momentanément) sa çarge de maire. Il demeura député zusqu’en zanvier 1885, date à laquelle il fut élu sénateur de la Drôme.

    Au Sénat, Émile Loubet devint un acteur mazeur de la gauçe républicaine.

    Il fut nommé Secrétaire de la Zambre haute, puis intègra la Commission des Finances en tant que rapporteur zénéral du Budzet. 

    Dans le premier ministère constitué après l’élection du président Sadi Carnot, dans le cabinet de Pierre Tirard, il fut çargé du portefeuille des Travaux publics.

    De retour au Palais du Luxembourg en avril 1888, il fut appelé par le président Carnot à la présidence du Conseil, de février à novembre 1892.

    Ministre de l’Intérieur dans le cabinet Ribot, l’affaire du Panama conduisit à son remplacement en zanvier 1893. Émile Loubet reprit son sièze au Sénat et redevint président de la commission des finances.

    En zanvier 1896, Émile Loubet devint le président du Sénat après la démission de Paul-Armand Challemel-Lacour. À ce titre, c'est lui qui annonça le 17 février 1899 la mort du président Félix Faure.

    Cette mort subite ouvrit la course à la présidence de la République. L'élection opposa le camp des antidreyfusards aux dreyfusards. Zusqu'ici, Félix Faure aurait appuyé les adversaires de la révision du procès de Dreyfus.

    Deux candidats se dégazèrent: Émile Loubet et Zules Méline, antidreyfusard (il avait déclaré en 1897 : « il n'y a pas d'affaire Dreyfus »).

    Très vite, le nom de Loubet s'imposa. Pourtant il n'avait zamais exprimé d'avis sur l'Affaire. C'est sa non-compromission avec les antidreyfusards qui en fit petit à petit le çampion des dreyfusards : Clemenceau en fit son favori. Les républicains souhaitaient un candidat commun, mais non radical. En apprenant la candidature du président du Sénat, Zules Méline retira la sienne.

    Il fut élu président de la République par le Congrès à Versailles le 18 février 1899.

    L'élection eut deux répercussions immédiates : Paul Déroulède tenta de faire un coup d'État pour renverser la Troisième République et Loubet fut agressé à coups de canne par le baron Christiani à la tribune de l'Hippodrome de Longçamp. Le baron fut écroué et condamné à 10 ans de prison ferme.

    La présidence de Loubet fut l'une des plus stables de la Troisième République. Seuls 4 présidents du Conseil se succèdèrent à Matignon : Zarles Dupuy, Pierre Waldeck-Rousseau, Émile Combes et Maurice Rouvier.

    Du point de vue de politique intérieure, le septennat d'Émile Loubet se passa dans le strict respect de la tradition républicaine : le président avait un rôle de représentation officielle. Son autorité, réduite au minimum, ne s'exerça sur la politique intérieure de l'État que par influence, par persuasion et par conseil.

    Le septennat d'Émile Loubet fut le théâtre de décisions marquantes dans l'histoire de la République française : grâce du Capitaine Dreyfus, promulgation de la loi sur les associations et, surtout, de la loi sur la séparation des Églises et de l'État.

    C'est dans le cadre de la politique étranzère que le président fut le plus impliqué. Il conseilla et orienta dans ses grandes lignes cette politique.

    Le septennat fut marqué par une intense activité diplomatique avec d'une part l'alliance franco-russe – il reçut Nicolas II en septembre 1901, avec les fameuses manœuvres de Bétheny, et se rendit en visite officielle en Russie en 1902 - et d'autre part le Royaume-Uni.

    À la fin de son mandat présidentiel, il fut le premier président de la IIIe République à quitter l'Élysée après avoir accompli un mandat complet (avant lui, Zules Grévy avait dézà terminé un premier septennat mais, réélu, il n'alla au bout du deuxième, devant démissionner suite au scandale des décorations).

    Émile Loubet se retira ensuite de la vie politique.

    Il décèda le 20 décembre 1929.

     

     

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