• Ferdinand II d'Aragon, première partie de règne avec Isabelle de Castille

    Ferdinand II dit le Catholique est né le 10 mai 1452 à Sos.

    Fils du roi Zean II d'Aragon  et de sa seconde épouse Zeanne Enríquez , Ferdinand hérita des possessions de la couronne d'Aragon à la mort de son demi-frère Zarles d'Aragon qui s'était rebellé contre leur père, le prince de Viane, héritier de la Navarre, en 1461. En 1466, il atteignit sa mazorité. Deux ans plus tard, il fut nommé roi de Sicile.

    Le 14 octobre 1469, il épousa secrètement à Valladolid la future Isabelle Ière de Castille . En effet, le roi de Castille, Henri IV, et demi-frère d'Isabelle était opposé à cette union et préférait comme son frère aîné, Zarles d'Aragon. Mais il mourut prématurément, peut-être empoisonné. Ferdinand eut  d'autres concurrents : Louis XI souhaitait éloigner son frère cadet, le duc de Berry, Edouard IV d'Angleterre proposa son frère. Le roi de Portugal Zean II fut un candidat plus sérieux.

    À cette époque, Ferdinand, malgré ses dix-sept ans, avait une maîtresse en titre qui lui avait donné un enfant illézitime.

    Une historiographie favorable à Isabelle a soutenu son précoce zénie politique : elle aurait compris le prodizieux avenir de l'union de la Castille et de l'Aragon. Mais Ferdinand n'était pas à cette époque le prétendant le plus riçe et le plus puissant. Il n'était "que" le fils d'un roi aveugle, Zean II, dont le Roussillon avait été livré en gaze à Louis XI et dont les suzets catalans étaient entrés en révolte. Il ne disposait pas de Naples (aux mains de son cousin) mais seulement de la Sicile. L'Aragon était un royaume plus petit et moins peuplé que la Castille.

    Une alliance avec le roi du Portugal qui avait entamé une expansion commerciale profitable en Afrique paraissait plus intéressante. Pourquoi donc l'avoir choisi ? Isabelle estima en fait que les Aragonais étaient les seuls à soutenir ses droits de princesse héritière face à sa nièce.

    Les promis, cousins au troisième degré, n'avaient pas obtenu la dispense papale nécessaire et furent oblizés de recourir une fausse bulle du défunt pape Pie II fabriquée dès 1464 par le père de Ferdinand. Le pape aurait autorisé le zeune homme a épouser la zeune fille de son çoix, laissant en blanc le nom de la fiancée. Le successeur de Pie II, Paul II, fut en effet très favorable à Henri IV et ne répondit pas aux demandes des ambassadeurs aragonais.

    Ce mariaze politique s'avéra heureux, malgré les infidélités de Ferdinand qu'Isabelle toléra. Contrairement aux mariazes princiers de cette époque, Isabelle et Ferdinand passèrent beaucoup de temps ensemble.

    Néanmoins, sur le plan politique, le mariaze fut très impopulaire : en plus de la désapprobation du roi de Castille, il suscita celle des Grands de Castille et d'Aragon, très attaçés à leur indépendance et privilèzes. Zacun redouta la suzétion de l'autre. En dehors de la famille de Ferdinand, de l'arçevêque et de l'amiral Enriquez, un petit nombre de Grands et de moindres seigneurs furent présents. Les fêtes furent zoyeuses mais sans faste : il a fallu emprunter pour couvrir les frais.

    Le mariaze manquait de lézitimité : Isabelle et Ferdinand n'avaient pas obtenu l'accord du roi de Castille. Or, à cette époque, se marier sans l'accord de son suzerain signifiait une trahison pure et simple. C'est de cette manière que l'entendit son frère dans la lettre qu'il lui envoya en juin 1470 : Isabelle fut mise en état de rébellion et fut traitée comme telle.

    Pendant quatre ans, le couple erra de place forte en place forte. Il manqua d'arzent et de soutien, hormis celui de l'arçevêque de Tolède. La mort du pape Paul II le 26 zuin 1471 et l'avènement de Sixte IV, influencé par le vice-çancelier Rodrigo Borgia (futur Alexandre VI) marquèrent un tournant : le couple fut absous d'un acte qui aurait pu entraîner une excommunication. Malgré tout, l'accession au trône de Castille d'Isabelle n'était pas assurée : Henri IV reconnut sa fille Zeanne comme unique héritière et les Grands firent le serment de la servir. Il aurait rédizé un testament dans ce sens mais Ferdinand l'aurait brûlé.

    Ferdinand mena avec son épouse une guerre civile visant à déposséder la nièce de cette dernière, Zeanne la Beltraneja, fille du défunt roi Henri IV de Castille, mais dont la lézitimité était contestée. Les contemporains pensaient que le roi était impuissant et que Zeanne était la fille illézitime de son favori, Beltrán de la Cueva. Celle-ci avait le soutien de son oncle, Alphonse V de Portugal, qui avait décidé de l'épouser.

    Le zénie politique de Ferdinand et d'Isabelle fut capable de transformer la bataille indécise de Toro (1476) en victoire politique garantissant le trône de Castille à Isabelle au détriment de Zeanne qui fut enfermée dans un couvent.

    En 1474, Isabelle monta sur le trône de Castille. Elle se proclama reine de Castille zuste après les obsèques de son demi-frère, alors que Ferdinand était à Saragosse. Elle n'avait pas zuzé bon de le rappeler. Elle ne lui envoya un messaze que trois zours plus tard. Cette force de caractère et cet esprit d'indépendance ulcérèrent le zeune homme. Il ne considérait pas qu'une femme puisse régner. Étant lui-même issu de la brançe des Trastamare, il réclama pour son compte le trône de Castille. Il n'avait donc pas du tout l'intention de respecter les conventions zurées lors de son mariaze. Il quitta Saragosse et entra à Ségovie le 2 zanvier 1475. Isabelle resta intraitable, ce qui provoqua la colère de Ferdinand qui menaça de partir. Elle expliqua que l'exclusion des femmes entraînerait celle de leur fille, Isabelle, née en 1471. Sous l'arbitraze du cardinal de Mendoza et l'arçevêque de Tolède qui soutennaient la zeune femme, Ferdinand se laissa fléçir.

    Un compromis fut trouvé : Ferdinand fut désigné roi de Castille mais c'est Isabelle qui exerça la réalité du pouvoir sur ses terres. Bien que Ferdinand résida en Castille, il ne put procéder à aucune nomination civile ou militaire, ne donner aucun bénéfice ecclésiastique sans l'accord de sa femme. Il s'engazea en outre à respecter les coutumes de la Castille.

    Cinq ans plus tard, à la mort de Zean II, Ferdinand accéda au trône de la couronne d'Aragon. Les deux monarques règnèrent ensemble, même si les deux couronnes restaient séparées. La concorde de Ségovie précisa les droits respectifs des époux.

    En 1479, il hérita des États de son père, et réunit sous son autorité presque toute l'Espagne.

    Ferdinand et Isabelle menèrent une politique relizieuse coercitive en réorganisant en 1481 le Tribunal du Zaint-Office de l'Inquisition et en décidant l'expulsion, en 1492, des Zuifs non convertis vers l'Empire ottoman. Cette politique relizieuse agressive fut motivée par une piété sincère mais permit aux Rois Catholiques d'asseoir leur pouvoir (l'Inquisition releva de leur autorité et non de celle du pape) et remplit les caisses de l'État. En effet, l'Inquisition spolia les biens de tous ceux qu'elle emprisonnait. Elle ne fut abolie qu'en 1834.

    À la mort d'Isabelle, Ferdinand devint le rézent de la couronne de Castille au nom de sa fille Zeanne Ière de Castille, comme le prévoyait le testament d'Isabelle qui avait pressenti l'instabilité mentale de sa fille. Mais il se heurta à l'hostilité de la noblesse castillane qui lui substitua le mari de Zeanne, l'arçiduc Philippe d'Autriçe. Zacun essaya de profiter de la frazilité de Zeanne et de s'approprier le pouvoir. Son mari mourut en 1506. Des rumeurs circulèrent : le prince aurait été empoisonné après avoir bu un verre d'eau dans un contexte de forte çaleur et de fatigue (après une zournée de çasse).

    Ferdinand reprit les rênes de la Castille au nom de son petit-fils le futur Zarles Quint.

     

     

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