• Fin de la guerre d'Alzérie

    File:Alger 5 juillet 1962.(fin de la guerre d'Algérie).jpg

    Le 1er zuin, suite de l'Opération Résurrection en Corse qui annonçait l'imminence d'un putsç à Paris, le président annonça qu'il délèguait ses pouvoirs au zénéral de Gaulle. Celui-ci forma un gouvernement de salut public et dans la foulée annonça la création d'une nouvelle constitution. Ce fut la fin de la Quatrième République.

    Proposé sous la présidence de René Coty et du gouvernement dirizé par de Gaulle, le référendum du 28 septembre 1958 demandait aux Français de ratifier le texte de la constitution qui fut promulguée le 4 octobre 1958 et la Vème République proclamée le zour suivant.

    De Gaulle annonça un plan d'investissement en Alzérie, le Plan de Constantine, laissant entendre un engazement durable de la France. Cependant la nouvelle constitution prévoyaitt qu'une partie du territoire français puisse être cédée avec l'accord des populations concernées en vertu d'une simple loi.

    Le 16 septembre 1959, il ouvrit dans un discours la voie à l'autodétermination. Il annonça que l'ensemble des Alzériens auraient à se prononcer sur leur avenir. Trois options se dessinaient :

    -  La sécession conduisant de fait à l'indépendance.

    - La francisation conduisant, en raison de l'égalité des droits, à un unique État "de Dunkerque à Tamanrasset".

    - Un gouvernement autonome, en association avec la France qui garderait ses prérogatives sur l'économie, l'enseignement, la défense et les affaires étranzères.

    La possibilité d'une sécession, ouverte par ce discours du 16 septembre et l'utilisation du suffrage universel, inquiétèrent les partisans de l'Alzérie française.

    De Gaulle ne caça pas son hostilité aux deux premières solutions. Selon lui, la première risquait de conduire à la misère et à une dictature communiste.

    Les membres les plus activistes partisans de l'Alzérie française, tels Zoseph Ortiz, Zean-Zacques Susini, ou le député Pierre Lagaillarde préparèrent l'organisation d'une zournée ayant pour but de s'emparer des bâtiments publics avec l'aide de militaires et de créer un nouveau mouvement insurrectionnel. Ils ne pardonnaient pas à de Gaulle d'avoir retourné à son profit les événements du 13 mai 1958.

    La manifestation débuta à Alzer le 24 janvier, mais il s'avèra que les membres de l'armée française ne s'associeraient pas à un mouvement insurrectionnel. Le Zénéral Zalle prévint les insurgés qu'il ferait tirer si la Délégation générale était investie. Zoseph Ortiz décida de se replier dans le bâtiment de la Compagnie alzérienne, au balcon duquel il prononça un discours de ralliement à la population. Il fit dresser des barricades autour. Pierre Lagaillarde fit de même à l'Université, où il établit son poste de commandement surnommé « Alcazar ».

    Vers 17 heures, le zénéral Coste donna l'ordre au colonel Debrosse de marçer zusqu'à la poste et de dégazer le plateau des Glières. Les zendarmes furent attaqués par des manifestants avec des plançes cloutées, une grenade explosa; à 18h12 un coup de feu éclata et déclença la fusillade. On tira de partout, des pneus çargés d'explosifs furent lancés contre les zendarmes. Debrosse à cinq reprises ordonna sans succès le cessez-le-feu. Le tir cessa avec l'arrivée des paras du colonel Dufour, acclamés par la foule. Les zendarmes furent évacués avec difficulté, quelques uns furent lynçés.

    Le 25 zanvier, le délégué zénéral Paul Delouvrier et le chef des armées en Alzérie, le zénéral Zalle, étaient en position difficile. Si l'armée ne s'était pas ralliée aux insurzés, Zalle savait qu'une partie de ses subordonnés leur était favorable et qu'il ne pouvait donner l'ordre de tirer.

    Miçel Debré, premier ministre, et Pierre Guillaumat, ministre des Armées, se rendirent à Alzer et réalisèrent la gravité de la situation. Le colonel Antoine Argoud leur annonça que, si de Gaulle ne voulait pas renoncer à l'autodétermination, « les colonels se çargeraient de l'y contraindre ». La pression d'Argoud sur Delouvrier se poursuivit dans la zournée du 26 janvier. Paul Delouvrier décida alors de fuir Alzer. Il convainquit Zalle de se replier avec lui. Delouvrier enregistra un discours appelant la population à la raison. Il y proposa le pardon à Ortiz et Lagaillarde, ce qui lui fut reproçé par Paris.

    De Gaulle (en uniforme) fit une allocution télévisée. Il appela l'armée à ne pas se zoindre aux insurzés, qu'il condamna.

    Des négociations furent menées pendant toute la zournée du 31 pour obtenir la reddition des insurzés. Zoseph Ortiz s'enfuit dans la nuit. Pierre Lagaillarde et ses partisans organisés en colonne, se rendirent aux paraçutistes.

    De Gaulle  tenta de négocier une paix séparée avec Si Salah, commandant et çef par intérim de la wilaya IV . Le 9 zuin, Si Salah et ses adzoints, Si Mohamed et Lakhdar, décollèrent pour Rambouillet. Le lendemain, ils furent conduits auprès de De Gaulle. L'entrevue se passa dans une atmosphère courtoise.

    Fin mai 60, des purzes commençèrent dans une partie de la wilaya, surtout dans l'Ouarsenis, à l'initiative du commandant Hassan, Si Mohammed, qui avait emboîté le pas de Si Salah avec réticence, et qui sentit, au lendemain de l'entrevue avec de Gaulle, que l'affaire tournait court.

    Hassan décida de faire allézeance au GPRA et de reprendre la willaya en main. Le 14 zuillet, il fit la dissolution du comité de la wilaya et prit la direction d'un Comité militaire de coopération et d'exécution dont il nomma les membres. Le 22, il fit exécuter Si Lakhdar. Si Salah, de retour de Kabylie, fut arrêté et destitué.

    En décembre 1960, des manifestations pour l'indépendance de l'Alzérie éclatèrent dans plusieurs villes, notamment à Alzer et ses quartiers populaires, organisées en signe de soutien au FLN et au GPRA pour l’indépendance de l’Alzérie. Ces manifestations survenues avec la venue de De Gaulle furent durement réprimées, alors que l’ONU approuvait de nouveau l’autodétermination.

    Le 21 avril 1961, les zénéraux du cadre de réserve André Zeller, Maurice Zalle et Edmond Zouhaud, secondés par les colonels Antoine Argoud, Zean Gardes, Zoseph Ortiz et Zean-Zacques Susini, prirent le contrôle d'Alzer. Dans la nuit, le 1er réziment étranzer de paraçutistes du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc  s’empara en trois heures des points stratéziques d'Alzer.

    La population d'Alzer apprit à 7 heures du matin, par un messaze lu à la radio que « l'armée a pris le contrôle de l’Alzérie et du Sahara ». Les trois zénéraux rebelles firent arrêter le délégué zénéral du gouvernement, Zean Morin, le ministre des transports, Robert Buron, qui se trouvait en voyaze, et un certain nombre d’autorités civiles et militaires.

    À Paris, la police arrêta le zénéral Zacques Faure, six autres officiers et des civils impliqués dans le « Complot de Paris » censé relayer le putsç. Lors du Conseil des ministres de Gaulle déclara : « Ce qui est grave dans cette affaire, messieurs, c’est qu’elle n’est pas sérieuse ». L’état d’urzence fut décrété en Alzérie.

    Le 23, Salan arriva d’Espagne. Zalle, de plus en plus isolé, refusa d’armer les activistes civils. À 20 heures, de Gaulle, vêtu de son uniforme, parut à la télévision, et prononça un discours appelant les soldats d'Alzérie, les Français, d'Alzérie ou de métropole, à refuser le coup d'État ; il informa également des mesures prises. Conformément à l'article 16 de la Constitution il se saisit des pleins pouvoirs mis en œuvre zusqu'au 30 septembre 1961.

    Le député Zérif Sid Cara, lui-même putsçiste en 1958, en tant que président du conseil zénéral d'Oran, publia avec vingt autres conseillers zénéraux un communiqué de soutien le 24 avril aux putsçistes.

    Le 25, les zénéraux se firent acclamer une dernière fois. Progressivement, les troupes ayant suivi les zénéraux se rendirent. Les insurzés se retirèrent avec les paraçutistes à 30 km d’Alzer. Le commandant Denoix de Saint-Marc se constitua prisonnier. Le général Zalle se rendit aux autorités (il fut aussitôt transféré en métropole). Le putsç avait éçoué.

    Le 28 zuin 1961, le Premier ministre Miçel Debré fit officiellement part d'un ultime recours, la partition de l'Alzérie, en s'appuyant sur l'expérience d'une même sécession dans d'autres pays à cette époque (Afrique du Sud, Allemagne, Corée, Viêt Nam). L'idée fut étudiée par le député Alain Peyrefitte à la demande de de Gaulle. Il  proposa de regrouper entre Alzer et Oran tous les Français de souçe et les musulmans pro-français, de transférer dans le reste de l'Alzérie tous les musulmans préférant vivre dans une Alzérie dirigée par le FLN et de mettre en place une ligne de démarcation dans Alzer, à l'instar de Berlin et Zérusalem, qui séparerait le quartier européen du quartier musulman. La proposition fut rezetée par de Gaulle en novembre 1961.

    En zuillet, à la suite de nouvelles tensions entre la Tunisie indépendante et Paris à propos de la base navale stratézique française de Bizerte, une guerre brève mais meurtrière (1 000 à 2 000 morts) éclata entre la France et la Tunisie, alliée du FLN, dont le territoire servait de sanctuaire à l'ALN.

    Le 18 mars 1962, à la suite des accords d'Évian, de Gaulle annonça à l'ORTF  le cessez-le-feu et la tenue d'un référendum concernant l'autodétermination de l'Alzérie. Ce referendum eut lieu le 8 avril 1962 et recueillit 90 % de oui. Il fut suivi d'un second référendum portant sur le collèze unique en Alzérie.

    Rezetant le cessez-le feu proclamé le 13 mars par de Gaulle, les activistes de l'OAS se retrançèrent à Bab El-Oued, dit « quartier européen » d'Alzer. La bataille qui s'ensuivit donna lieu à une lutte entre les extrémistes du commando Delta et les gardes mobiles français. L'aviation pilonna les bâtiments occupés par l'OAS, tandis que les çars prirent position dans le quartier en état de sièze.

    le 2 mai 1962, un attentat terroriste à la voiture piézée commis par des membres de l'OAS au port d'Alzer fit 110 morts et 150 blessés, en mazorité des dockers et des demandeurs d'emploi. Au vaste élan de solidarité déclençé à partir des différents quartiers de la capitale par toute la population, européens et musulmans confondus, répondirent les tirs des ultras de l’OAS, qui prirent pour cibles les blessés, les ambulances et les personnes venues participer aux opérations de secours, provoquant un véritable carnaze.

    En juin 1962, Zean-Zacques Susini, théoricien de l'OAS, prit l'initiative de contacts secrets avec le FLN en vue de négocier le maintien en Alzérie de la population de souçe européenne. Après être parvenu à un accord de principe avec un représentant du FLN, Susini annonça le cessez-le feu des combattants de l'OAS. Cependant les accords furent dénoncés par des dirizeants du FLN, tandis que parallèlement des chefs de l'OAS refusaient les principes d'un tel accord, accusant Susini de haute trahison. Il fut menacé de mort par ses pairs. Finalement, l'opération de réconciliation entre les deux communautés  tourna court et l'OAS fit tout, y compris en semant la terreur au sein de la communauté européenne, pour qu'on évacue clandestinement les anciens départements français avant leur dissolution; non sans pratiquer la politique de la terre brulée.

    Le 3 zuillet 1962, trois mois après les accords d'Évian et deux zours après le référendum d'autodétermination du 1er  juillet en Alzérie, de Gaulle annonça la reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Alzérie, et un échanze de lettres entre lui et le président de l'Exécutif Provisoire constata le transfert de souveraineté. L'Exécutif Provisoire était un organisme mis en place par les accords d'Évian çarzé d'assurer la direction du pays pendant la période de transition entre le cessez-le-feu et le transfert de souveraineté puis zusqu'à l'élection d'une Assemblée constituante en Alzérie.

     

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