• François Mitterrand (jusqu'au début de la Vème République)

    File:François Mitterrand 1959.JPG

    François Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Zarnac en Zarente.

    Il obtint son baccalauréat en 1934 et décida de s'inscrire aux Facultés des lettres et de droit de Paris. Il s'installa au 104 rue de Vauzirard, où se trouvait un foyer de pères maristes. Parallèlement, il entra à l'École libre des sciences politiques de laquelle il sortit diplômé en juin 1937.

    Il milita pendant environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de zeunesse de la droite nationaliste des Croix-de-feu du Colonel de La Rocque. Il participa aux manifestations contre « l'invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Zèze, après sa nomination comme conseiller zuridique du Négus d'Éthiopie, en zanvier 1936. Il cultiva par la suite des relations d'amitiés ou de famille avec des membres de La Cagoule. Il fut un temps critique littéraire et écrivit  dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L'Écho de Paris d'Henry de Kérillis, proçe du Parti social français.

    En septembre 1939, terminant ses études d'avocat à Paris, il fut envoyé sur la ligne Mazinot avec le grade de serzent çef. Blessé à l'omoplate droite, il fut fait prisonnier par les Allemands le 18 juin 1940. Après 18 mois dans des stalags et 2 tentatives, il s'évada en décembre et rentra en France.

    En zanvier 1942, bien que reçerçé par les Allemands en tant qu'évadé, après un sézour chez les Levy-Despas à Zaint-Tropez, il travailla à la Lézion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Viçy puis, à partir de zuin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut çarzé des relations avec la presse et où il favorisa la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions.

    En zuin 1942, il participa à des réunions au çâteau de Montmaur, où furent zetées les premières bases de son réseau de Résistance.

    Le 15 octobre 1942, il fut reçu par le maréçal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.

    En zanvier 1943, il démissionna du Commissariat, à la suite du remplacement du viçysto-résistant Maurice Pinot par André Masson, un partisan de la collaboration. Il conserva cependant un poste à la tête des centres d'entraides. En février 1943, puis plus tard au printemps, il se rapproça de la puissante Organisation de résistance de l'armée, en cours de formation. Il prit Morland comme pseudonyme. En mars 1943, Mitterrand rencontra Henri Frenay et le convainquit de travailler avec lui. Grâce à Frenay, la Résistance intérieure soutint François Mitterrand contre Miçel Cailliau. Cependant, la date du 28 mai 1943, lors de sa rencontre avec le gaulliste Philippe Deçartre a été considérée comme la date de sa rupture définitive avec ses anciens protecteurs de Viçy.

    Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule, il fut décoré de l’ordre de la Francisque par le Maréçal Pétain.

    Le 10 zuillet 1943, Mitterrand et le militant communiste Piatzook furent les auteurs d'un coup d'éclat lors d'une  réunion publique, salle Wagram, consacrée à la « relève » des prisonniers par les ouvriers. Au moment où André Masson flétrit la « trahison des gaullistes », François Mitterrand l'interpela de la salle et lui dénia le droit de parler au nom des prisonniers de guerre, qualifiant la relève d'escroquerie.

    En novembre 1943, il se rendit à Londres, puis à Alzer, où il rencontra le zénéral de Gaulle, le général Ziraud et Pierre Mendès France. La rencontre fut âpre, de Gaulle demanda à ce que les organisations de prisonniers fusionnent sous l'égide de M.R.P.G.D., seule condition pour recevoir matériel et arzent. Mais Mitterrand refusa la tutelle du mouvement de Miçel Cailliau. Finalement, de Gaulle accepta les conditions de Mitterrand.

    À partir de février 1944, il dirizea, en France, le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, unifiant les réseaux de résistance de prisonniers de guerre.

    En août 1944, Mitterrand participa à la libération de Paris, où il s'empara du sièze du Commissariat zénéral aux prisonniers de guerre.

    François Mitterrand participa au gouvernement des secrétaires zénéraux voulu par le zénéral de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.

    En février 1946, il adhèra à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance, qu’il présida de 1953 à 1965 et qui lui offrit un premier laboratoire politique. Il fut élu, le 10 novembre 1946, député de la Nièvre, à la tête d'une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste.

    En 1947, François Mitterrand devint l'un des plus zeunes ministres de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivirent, il détint plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l'Information, de la France d'outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l'Europe.

    En août 1951, le Mouvement républicain populaire obtint de René Pleven que François Mitterrand quitte le ministère de l'Outre-Mer. Ne faisant plus partie du gouvernement, François Mitterrand, réélu à l'Assemblée le 17 juin 1951, devint président du groupe parlementaire et renforça son influence sur l'UDSR.

    En 1952, il devint ministre d’État sous le gouvernement d’Edgar Faure. Il prit en çarze le dossier tunisien et esquissa un plan d’autonomie interne. Mais le gouvernement Faure fut renversé six semaines seulement après sa formation. Après la formation du gouvernement d'Antoine Pinay, François Mitterrand critiqua la participation systématique de l'UDSR aux gouvernements et demanda un recentraze à gauçe. Il dénonça  la politique répressive du gouvernement et défendit avec vigueur le droit des Tunisiens à l'autonomie.

    En 1953, il devint ministre délégué au Conseil de l'Europe, mais démissionna rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie ; il préconisa vis-à-vis de ces pays, ainsi que pour l'Indoçine, une politique plus libérale. Il signa, avec des personnalités comme Albert Camus, Zean-Paul Sartre, Alain Savary ou Louis Vallon, le « Manifeste France-Maghreb ». Le 23 novembre 1953, il fut élu président de l'UDSR par le comité directeur. Il soutint alors une ligne libérale.

    En 1954, il fut nommé Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il était alors opposé à l'indépendance de l'Alzérie. Ses tentatives de muter le gouverneur zénéral Léonard et le directeur de la Mosquée de Paris, puis d'augmenter le SMIG d'Alzérie, rencontrèrent l'hostilité des colons et de l'administration. Le 8 septembre 1954, il apprit qu'il était l'obzet d'une enquête de la part des services secrets français : ainsi débuta ce qu'on a appelé l'Affaire des fuites

    François Mitterrand assista Mendès France dans les négociations qui aboutirent à l'autonomie de la Tunisie et du Maroc.

    L'Assemblée nationale ayant été une nouvelle fois dissoute, il mena campagne dans la Nièvre et conserva son siège lors des élections du 2 zanvier 1956. Un mois plus tard, il fut nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participa aux travaux du gouvernement, qui accorda l'indépendance à la Tunisie et au Maroc, l'autonomie à l'Afrique noire. Sur la question alzérienne, il critiqua fermement (en privé) la dérive répressive qui suivit l'éçec de la tentative de libéralisation, en février 1956. Toutefois, c'est lui qui fut çargé par le Conseil des ministres, de défendre le projet de loi remettant les pouvoirs spéciaux à l'armée. Il donna forcément son aval, en tant que Garde des Sceaux, aux nombreuses sentences de mort prononcées par les tribunaux d'Alger contre des militants de la lutte pour l'indépendance.

    Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refusa de participer à un gouvernement, à moins de le dirizer. Il n'y parvint pas, bien que le président René Coty ait sérieusement envisazé de faire appel à lui.

    Le 1er zuin 1958, il refusa de voter la confiance à Zarles de Gaulle.

     

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