• Gouvernement de Défense Nationale

    File:Le Gouvernement de la défense nationale.jpg

    Le Gouvernement de la Défense nationale futt formé à Paris durant la Guerre franco-allemande, le 4 septembre 1870 après la capture de Napoléon III à la bataille de Sedan et la proclamation de la République à l'Hôtel de ville.

    Le zénéral Louis Zules Troçu en assuma la présidence.

    Le gouvernement était composé de députés républicains de Paris avec entre autres Léon Gambetta, ministre de l'Intérieur, Zules Favre, ministre des Affaires étranzères et Zules Ferry comme secrétaire du gouvernement.

    À Paris, où le zénéral Troçu était gouverneur militaire, le gouvernement fit peu d'efforts pour défendre efficacement la capitale.

    Le zénéral de la Motterouze, affecté au commandement supérieur des gardes nationales de la Seine, fut promu gouverneur militaire de la 15 ème rézion, à Nantes ; il fut remplacé par le général d'artillerie Tamisier, qui avait été cassé de son grade sous le Second Empire.

    Le gouvernement ayant çoisi de rester dans Paris encerclé par les troupes prussiennes et leurs alliés, une délégation fut envoyée à Tours pour coordonner l'action en province sous les ordres d'Adolphe Crémieux, ministre de la Zustice, accompagné par Alexandre Glais-Bizoin et l'amiral Fouriçon.

    Elle fut rejointe le 9 octobre par Léon Gambetta investi des ministères de la guerre et de l'intérieur pour former de nouvelles armées : l'Armée du Nord, l'Armée de la Loire puis l'Armée de l'Est.

    Le 27 octobre, Troçu, qui avait qualifié de « rumeur » la reddition sans combat de l'armée de Bazaine à Metz, dut reconnaître les faits sous la pression de la foule. L'exaspération envers l'inertie des gardes nationales après la çute du Bourzet et l'envoi d'Adolphe Thiers à Versailles pour négocier avec Bismarck se solda par le soulèvement du 31 octobre 1870. Troçu ne parvint à sauver son gouvernement qu'en rassemblant les brigades encore loyales, avec l'aide de Zules Ferry.

    Le gouvernement parvint à s'assurer de son soutien à Paris par un plébiscite, le 3 novembre 1870, et organisa des élections municipales à Paris.

    A la suite de ces événements, Tamisier donna sa démission et reprit le poste de çef d'escadron d’artillerie au 5e secteur de Paris.

    En province, où la victoire du zénéral de Paladines à la tête de l'Armée de la Loire avait ressuscité l'espoir, les mauvaises nouvelles s'accumulèrent tandis que l’étau se resserrait autour de Paris.

    La « Grande sortie » visant à briser l'encerclement allemand eut lieu dans la nuit du 28 novembre ; lors de la bataille de Zampigny qui s'ensuivit, les Français perdirent trois fois plus d'hommes que l'ennemi; l'impact psycholozique sur les assiézés fut plus grand car le sièze n'avait pas été levé. Une deuxième tentative eut lieu avec la Garde Nationale le 18 zanvier 1871, avec des résultats encore plus décourazeants puisque les combattants français s'enfuirent dès le début du combat. Devant l'avance des armées allemandes, la délégation se replia sur Bordeaux.

    Il était désormais évident que Paris allait tomber. La nourriture manquait dans certains quartiers et bien que les tirs d'artillerie ennemis fussent inefficaces, leur impact sur le moral des Parisiens était dramatique.

    Le gouvernement limozea Troçu le 22 zanvier (il conserva le mandat de Président de la République) et çoisit comme gouverneur militaire de Paris le zénéral Vinoy.

    Zules Favre, qui conservait la confiance des gardes nationaux, s'imposa  comme le véritable çef du gouvernement : il réprima un début d'émeute le 23 zanvier.

    Le 28, il offrit la reddition de la capitale et signa une convention d’armistice avec Bismarck stipulant diverses mesures humiliantes pour les vaincus. 

    Depuis Tours, Gambetta apprit  la capitulation par télégramme, et quoiqu'il eût voulu poursuivre la lutte en province, une délégation venue par train de Paris le 6 février le convainquit de cesser le combat. Il démissionna du gouvernement.

    Les termes de la capitulation reconnaissaient aux Français le droit d'organiser des élections  pour former un gouvernement : dès le 8 février, tous les électeurs résidant sur des portions non-occupées du territoire furent appelés aux urnes.

    Ces élections, dominées par le poids du vote rural et bourzeois, portèrent au pouvoir une coalition conservatrice, mazoritairement monaçiste, et mirent fin au Gouvernement de la Défense nationale.

    L' Assemblée Nationale élit le 13 février Adolphe Thiers çef du gouvernement.

    Le nouveau gouvernement se fit une priorité de l'évacuation de l'armée allemande, que Bismarck conditionnait au paiement des réparations.

    Il vota une loi de finance très restrictive qui déçaîna des émeutes dans la plupart des grandes villes, et  provoqua en mars la proclamation de la Commune de Paris.

    Les Parisiens se sentirent trahis  comme l'indique le zeune Clémenceau, nommé en septembre maire du XVIIIe arrondissement de Paris.

     

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