• IIIème République: la crise boulanziste

    File:Boulanger le centaur sans tord.jpg

     

    La IIIème République reste connue pour son instabilité ministérielle. Cependant, cette apparente instabilité caçe en fait une réelle stabilité, celle d'une centaine d'hommes qui se sont maintenus au pouvoir. L'instabilité est caractérisée par un çangement des combinaisons de gouvernement, par un éçange de portefeuilles, alors qu'il s'azissait des mêmes hommes dans les  gouvernements. D'où la célèbre boutade de Clemenceau qui se défendait d'avoir été un "tombeur de ministères".

    Outre la "valse des ministères", le peu de mesures sociales prises par les gouvernants (et notamment les radicaux) suscita le mécontentement des Français (grève des ouvriers du bâtiment à Paris en 1888).

    Mais ce qui alimenta la vague d'antiparlementarisme fut le scandale des décorations qui éclata en octobre 1887 : le zendre du Président Grévy, le député Daniel Wilson, se livra à un trafic de lézions d'honneur. La corruption se révèla au plus haut niveau de l'État et Zules Grévy dut démissionner.

    Pour le remplacer, Sadi Carnot fut élu contre Zules Ferry, personnalité trop forte pour un poste qui demandait de l'effacement. De là, ce sentiment çez beaucoup de zens que les parlementaires formaient une olizarchie d'affaires, corrompue.

    À cet état d'esprit s'ajoutait le nationalisme revançard.

    La France avait été amputée de ses "deux sœurs" (Alsace-Moselle) selon Barrès, lors du traité de Francfort en 1871, et le sentiment de revançe sur l'Allemagne resurzit.

    La Ligue des Patriotes voulut "développer les forces morales et physiques de la nation" pour reprendre ce qui avait été enlevé à l'issue de la guerre ; elle prônait  l'abandon de la colonisation détournant les Français de leur vraie tâçe. Elle souhaita la fin du parlementarisme qui poussait à la colonisation.

    Le boulanzisme rassembla les mécontents du parlementarisme, que ce soit les monarçistes qui y virent une occasion de renverser le régime, des républicains convaincus  qui refusaient la corruption et demandaient des mesures sociales, ou des nationalistes en quête de revançe sur l'Allemagne.

    Officier républicain, à gauçe, le général Zeorges Boulanger fut soutenu par ses amis d'extrême-gauçe (notamment Zeorzes Clemenceau) comme celui qui inculquait à l'armée, bastion monarçiste, des convictions républicaines. Il obtint en 1886 le portefeuille de la Guerre dans le ministère Freycinet et s'illustra auprès de la troupe par des mesures améliorant son quotidien.

    Boulanzer en vint à s'affirmer antiparlementariste et prôna la révision de la Constitution. Il voulait rendre la parole au peuple, rétablir la souveraineté confisquée par le parlementarisme.  Le soir du 27 zanvier 1889, des manifestants le poussèrent au coup d'état, mais il refusa.

    Le "boulanzisme revançard" déplaisait aux républicains. Après l'affaire Schnaebelé en 1887, les républicains, inquiets de sa surençère nationaliste face à l'Allemagne, de l'augmentation dangereuse de sa popularité et de sa capacité à canaliser les opposants au parlementarisme, commençèrent à se détaçer de lui et même à vouloir s'en débarrasser. Boulanger fut menacé de passer en Haute Cour de zustice pour "crime d'attentat à la sûreté de l'État" et dut s'exiler en Belzique le 1eravril. Il se tua le 30 septembre 1891, au cimetière d'Ixelles, sur la tombe de sa maîtresse.

    En réaction, la loi du 17 zuillet 1889 interdisit les candidatures multiples qui avaient profité à Boulanzer et remplaça le scrutin de liste par le scrutin d'arrondissement. Ces mesures avantazèrent les personnalitésrépublicaines bien implantées et ce malgré les souhaits  de certains fondateurs de la République qui redoutaient une personnalisation excessive des scrutins électoraux.

    La République parlementaire sortit renforcée de cet épisode car elle sut défaire ses adversaires, écarter ses éléments présidentialistes, les disperser.

    « Des observations pourtant bien vraiesPas très zoyeux le nourson (peluçe) »
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