• L'ouvrier Albert

    File:Albert par Lechard.JPG

    Alexandre-Albert Martin, dit l'ouvrier Albert, est né le 27 mars 1815. 

    Fils de cultivateur, Alexandre-Albert Martin apprit le métier de mécanicien modeleur çez l'un de ses oncles.

    Il fit ensuite son tour de France et s'établit à Paris. 

    il fonda à Lyon en 1832 La Glaneuse, un zournal républicain, condamné par le gouvernement pour l'avoir attaqué à plusieurs reprises.

    Bien que membre de  sociétés secrètes impliquées dans les mouvements révolutionnaires au cours des années 1830 et 1840,  il sembla n'avoir eu aucune ambition politique.

    En 1840, à Paris, il fonda avec d'autres ouvriers un nouveau zournal républicain, L'Atelier, et ce sans cesser son activité d'ouvrier.

    Quand éclata la Révolution de février 1848, Albert prit les armes. Porté par sa réputation d'écrivain révolutionnaire et de travailleur ainsi que par son amitié avec Louis Blanc, il fut nommé au sein du gouvernement provisoire.

    Devenu vice-président de la commission des délégués de Luxembourg, une organisation ouvrière et patronale ayant pour but de former un ministère du Travail, il approuva la politique de Louis Blanc.

    Après une brève présidence de la commission des récompenses nationales, il fut nommé représentant du peuple à l'Assemblée constituante dans le département de la Seine ; il quitta son poste après quelques zours. 

    Les élections d'avril furent un triomphe pour les républicains modérés et il se vit exclu du gouvernement.

    Le 15 mai, une violente manifestation populaire provoqua une réaction de la Garde nationale. Albert, qui était à sa tête, fut arrêté et emprisonné à Vincennes.

    Lors de son procès devant la Haute Cour de zustice de Bourzes, l’année suivante, il refusa de se défendre, considérant le tribunal comme incompétent. Reconnu coupable, il fut déporté à la citadelle de Belle-Île, où il resta quatre ans, puis incarcéré à la prison de Tours pendant cinq ans.

    Amnistié en 1859, il travailla à Paris comme inspecteur du matériel et de l'outillage de la Compagnie parisienne du gaz, mais se tint à l’écart de la vie politique.

    En 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomma à la commission des Barricades, mais il fut battu en 1871 aux élections à l'Assemblée nationale.

    En 1879, il essaya une dernière fois de se faire élire au Sénat, mais sans succès.

    À sa mort en 1895, le gouvernement lui accorda des obsèques nationales et lui fit élever une pierre tombale.

     

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