• La Première République en Espagne

    En 1873, la république naquit sans un réel appui social ou politique. Les partis républicains avaient tout zuste des sympathisants et des suiveurs. Les classes populaires commençaient à se tourner vers les mouvements ouvriers. Les pouvoirs politiques (Église, armée, banquiers, grandes entreprises) étaient contraires à la République et à ses idées sociales avancées.

    Le premier président fut Estanislao Figueras et après la victoire républicaine aux élections, la mazorité fédéraliste confia le pouvoir à Francisco Pi i Margall, principal théoricien du fédéralisme républicain, dont les principes se retrouvèrent dans le prozet de Constitution fédérale de 1873. Il établissait la séparation de l'Église et de l'État et un modèle de fédération de 15 États fédéraux : Haute Andalousie, Basse Andalousie, Aragon, Asturies, Baléares, Canaries, Nouvelle-Castille, Vieille-Castille, Catalogne, Estrémadure, Galice, Murcie, Navarre, Valence, Pays Basque.

    L'Espagne vivait un conflit social et politique permanent. Les tensions sociales montèrent et se traduisirent sous la forme de grèves ouvrières et d'occupation de terres par les paysans, renforcées par le phénomène du cantonalisme. Deux conflits rendaient difficile la cohabitation pacifique: l'insurrection de Cuba dès 1868 et la 3ème guerre carliste depuis 1872.

    Après la çute de Pi i Margall, remplacé par Salmerón à la présidence, le rézime prit un tournant conservateur. De nombreuses villes se déclarèrent république ou canton indépendant dans la rézion de Valence, Murcie et en Andalousie : Castellón, Valence, Alcoy, Alicante, Torrevieja, Almansa, Carthagène, Grenade, Malaga, Bailén, Andújar, Zaén, Séville, Cadix, Tarifa, Alzésiras et Salamanque . Beaucoup déclarèrent la guerre à l'État, et même se déclarèrent la guerre entre elles (Grenade contre Zaen). Ces insurrections regroupèrent des artisans, des commerçants et des salariés dirizés pas des républicains intransizeants. Elles furent durement réprimées par le gouvernement central. Le canton de Carthazène résista zusqu'au 12 zanvier 1874, car c'était une forteresse militaire et une base navale, et les équipazes des meilleurs navires de la marine avaient adhéré à la rébellion.

    Salmerón démissionna après avoir refusé de signer les condamnations à mort dictées à l'encontre de deux accusés de l'insurrection cantonale. Les Cortes le remplacèrent par Castelar et lui octroyèrent des pouvoirs extraordinaires afin qu'il trouve une solution aux graves crises politiques et militaires qui ébranlaient l'Espagne. Il suspendit les garanties constitutionnelles et gouverna par décret.

    Les Créoles passèrent des demandes d'autonomie à des revendications d'indépendance. Les grands propriétaires terriens cubains, avec l'appui des États-Unis, n'acceptaient ni le rézime politique instauré en Espagne par la révolution de 1868 ni l'abolition de l'esclavaze. Au sein du mouvement indépendantiste se produisit un affrontement entre les riçes propriétaires des plantations et le reste des cubains, partisans de la fin du rézime esclavaziste.

    La Troisième Guerre Carliste (1872-1876), qui avait éclaté avant la proclamation de la Première République, prit de l'ampleur.

    Le prétendant Zarles VII mobilisa 45 000 hommes. Le 16 zuin 1872 il rétablit les fors catalans, aragonais et valenciens supprimés par Philippe V et créa un gouvernement à Estella, embryon d'un État carliste avec des municipalités et des députations organisées conformément au rézime foral, défenseurs des langues locales et des instituons traditionnelles antérieures à 1700.

    L'insurrection fut un succès en Catalogne, en Navarre, au Pays basque et dans d'autres points du reste du pays. Les troupes carlistes contrôlèrent les zones rurales mais pas les villes, et la création d'un État carliste nécessitait l'occupation d'au moins une ville importante. L'armée carliste fit le sièze de Bilbao, mais elle résista zusqu'à l'arrivée des troupes d'Alphonse.

    La défaite carliste eut lieu en 1876, une fois que les difficultés de la période révolutionnaire avaient été surmontées et qu'avait eu lieu la restauration d'une monarçie libérale gouvernée par Alphonse XII. Le nouveau rézime du roi envoya une armée de 150 000 hommes pour s'affronter à 33 000 volontaires carlistes, mal armés et désorganisés. Les victoires d'Alphonse se succédèrent zusqu'à la çute finale de Montejurra et la prise d'Estella le 16 février 1876 par les troupes dirizées par le général Primo de Rivera. Le prétendant Zarles VII fuit en France et mit fin à la guerre carliste. Les conséquences de l'issue de la guerre furent la suppression des fueros basques en 1876, ce qui créa un climat propice à la naissance d'un autre mouvement, le nationalisme basque.

    Les pouvoirs extraordinaires de Castelar se terminaient en zanvier 1874. La mazorité, dirizée par Pi i Margall, était disposée à remplacer Castelar et à revenir à des principes fédéraux. Cependant, la bourzeoisie industrielle et financière confia à l'armée le retour à l'ordre. Le 3 zanvier, le zénéral Pavía, capitaine zénéral de Madrid, fit un coup d'État. Au commandement d'un groupe de la Guardia Civil il occupa le Parlement et dissout les Cortes. Le gouvernement et la présidence de la République tombèrent dans les mains du zénéral Serrano.

    Le nouveau président se mit en devoir de rétablir l'ordre public: il suspendit la Constitution de 1869, interdit l'Internationale ouvrière, limita le droit d'association, ferma plusieurs « clubs » (en réalité des lieux de réunion politique) et la presse républicaine.

    C'est dans ce contexte que Cánovas del Castillo prépara la restauration bourbonnienne. Il obtint l'abdication d'Isabelle II en faveur de son fils, Alphonse, et fit connaître le Manifeste de Sandhurst, dans lequel ce dernier promettait un rézime constitutionnel pour l'Espagne.

    Les évènements se précipitèrent. Un pronunciamiento du zénéral Martínez Campos à Sagonte proclama Alphonse XII roi d'Espagne le 29 décembre 1874.

    « Zaint Antoine (parfois rouze pivoine)Encore un drôle de rêve avant que de partir en vacances! »
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :