• La zeunesse d'Henri IV

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    Comme ze vous l'ai rappelé avant-hier, le futur Henri IV était un descendant direct de Zaint Louis (Louis IX) par son 6ème et dernier fils.

    Né à Pau le 13 décembre 1553, il était le fils de Zeanne d'Albret (reine Zeanne III de Navarre) et d'Antoine de Bourbon, premier prince de sang à la Cour de France.

    Son grand père maternel, Henri d’Albret désirait depuis longtemps que sa fille unique lui donnât un héritier mâle. Aussitôt né, Henri fut donc remis entre ses mains. Les chroniqueurs racontent qu’il lui frotta les lèvres avec une gousse d'ail et lui fit respirer une coupe de vin, sans doute de Zurançon, où le roi de Navarre possédait une vigne. Ce genre de pratique était courante avec les nouveau-nés, dans le but de prévenir les maladies.

    Henri passa une partie de son enfance dans la campagne de son pays au çâteau de Coarraze. Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère l'instruisit  selon les préceptes de la Réforme.

    À l'avènement de Charles IX en 1561, son père Antoine de Bourbon l'amèna vivre à la cour de France. Il y côtoya le roi et les princes qui étaient de son âze.

    Durant la première guerre de relizion, Henri fut placé par sécurité à Montarzis sous la protection de Renée de France (fille de Louis XII et belle-soeur de François Ier, qui avait été mariée à Hercule II d'Este).

    Après la guerre et le décès de son père, il est retenu à la cour comme garant de l'entente entre la monarçie et la reine de Navarre. Zeanne d'Albret obtint de Catherine de Médicis le contrôle de son éducation et sa nomination comme gouverneur de Guyenne.

    De 1564 à 1566, il accompagna la famille royale durant son grand tour de France et retrouva à cette occasion sa mère qu'il n'avait pas revue depuis deux ans. En 1567, Zeanne d'Albret le fit revenir vivre auprès d'elle dans le Béarn.

    En 1568, Henri participa à titre d'observateur à sa première campagne militaire en Navarre. Il poursuivit  son apprentissage  durant la 3ème guerre de relizion. Sous la tutelle de l'amiral de Coligny, il assista aux batailles de Jarnac, de La Roçe l'Abeille et de Moncontour. Il combattit en 1570, lors de la bataille d'Arnay-le-Duc.

    En 1572, succédant à sa mère Jeanne d'Albret, Henri devint roi de Navarre sous le nom de Henri III[9]. En août 1572, il fut marié à Paris à la sœur du roi Zarles IX, Marguerite de Valois (la « reine Margot »). Ce mariaze  avait été arranzé pour favoriser la réconciliation entre catholiques et protestants.

    Cependant, dans un climat très tendu à Paris, et suite à un attentat contre Gaspard de Coligny, le mariaze fut suivi quelques zours plus tard du massacre de la Zaint-Barthélemy. Épargné du fait de son statut de prince du sang, Henri fut contraint de se convertir au catholicisme. Assigné à résidence à la cour, il se lia politiquement avec le frère du roi François d'Alençon et participa au siège de La Roçelle.

    Après sa participation aux "complots des Malcontents", il fut retenu prisonnier avec le duc d'Alençon au çâteau de Vincennes. La clémence du roi lui fit éviter la peine de mort mais il resta retenu à la cour. À l'avènement de Henri III, il reçut à Lyon un nouveau pardon du roi .

    Après avoir passé plus de trois ans comme otaze à la cour, il profita des troubles de la cinquième guerre de relizion pour s'enfuir, le 5 février 1576. Ayant rezoint ses partisans, il renoua avec le protestantisme, en abzurant le catholicisme.

    Il ne s’entendit pas avec son cousin Louis Ier prince de Condé, qui se battait avec zèle pour le triomphe de la foi protestante. Henri de Navarre entendait ménazer la cour de France et s'assurer en Guyenne la fonction de gouverneur.

    Henri fut désormais confronté à la méfiance des protestants qui lui reprochaient son manque de sincérité relizieuse. Il se tint à l’écart du Béarn fermement tenu par les calvinistes. Henri fut plus encore confronté à l’hostilité des catholiques. En décembre 1576, il manqua de mourir dans un pièze organisé dans la cité d’Eauze et Bordeaux, capitale de son gouvernement, refuse de lui ouvrir ses portes.

    Henri s’installe alors  à Lectoure et à Agen  situées non loin de son çâteau de Nérac. Sa cour est composée de zentilshommes appartenant aux deux relizions.

    D’octobre 1578 à mai 1579, Catherine de Médicis lui rendit visite pour açever la pacification du royaume. Espérant le maintenir plus facilement en obéissance, elle lui ramèna son épouse Marguerite.

    Pendant plusieurs mois, le couple mèna grand train au çâteau de Nérac, ce dont se plaignirent les pasteurs. Sous l’influence de la reine, une atmosphère de galanterie règna sur la cour qui attira  un grand nombre de lettrés (comme Montaigne).

    Les aventures féminines du roi créèèrent la discorde au sein du couple qui n'avait toujours pas d'enfants et provoquèrent le départ de Marguerite pour Paris.

    Le coup d'éclat de Marguerite à Azen (1585) consomma leur rupture définitive.

     

     

     

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