• Le scandale de Panama

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    Le scandale de Panama est une affaire de corruption liée au percement du canal de Panama, qui éclaboussa plusieurs hommes politiques et industriels français durant la Troisième République et ruina des centaines de milliers d'épargnants, en pleine expansion internationale de la Bourse de Paris.

    Après l'inauguration du canal de Suez, en 1869, Ferdinand de Lesseps, auréolé de gloire, avait obtenu un statut international.

    Le 19 août 1876 fut créée la société civile internationale pour financer l'exploration de l'isthme de Darién, dont Lesseps faisait partie.

    Une équipe d'inzénieurs administrée par Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse, Armand Reclus (officier qui dirizea plus tard les travaux) et quelques inzénieurs français et étranzers fut envoyée sur le terrain afin d'explorer les diverses routes possibles et voir quel canal conviendrait le mieux. Leur conclusion porta sur un canal à écluses.

    En 1878, Lucien Napoléon Bonaparte-Wyse obtint du gouvernement colombien, dont dépendait le Panama, une concession pour la construction du canal, sur laquelle Ferdinand de Lesseps prit une option de dix millions de francs.

    La relation tendue entre les États-Unis et la Colombie facilita l'obtention de la concession par les Français.

    Du 15 au 29 mai 1879, la Société de zéographie de Paris prit l'initiative de réunir un Congrès International d'étude du canal interocéanique, composé de 136 délégués, mazoritairement français, représentant 26 nations, dont les États-Unis et la Zine.

    En 1879, le Congrès approuva le projet de Lesseps qui fut çoisi pour lancer les travaux de percement de l'Isthme de Panama, lequel devait permettre de relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique par l'Amérique centrale. Malgré la différence de prix de construction entre un canal à niveau et un canal à écluse (le canal à niveau coutant deux fois plus çer), le canal à niveau, long de 75 km, fut çoisi. Le coût de sa construction fut estimé à 600 millions de francs.

    Lesseps constitua le 8 zuillet 1879 la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama destinée à réunir les fonds nécessaires et à conduire le prozet. Le 20 octobre 1880, les statuts de la Compagnie furent déposés à Paris. En décembre, Zarles de Lesseps (fils de Ferdinand) procéda à l'émission du capital  sous la forme de 800 000 actions à 500 francs, mais cette émission fut un éçec. On ne récolta que 300 millions sur les 400 demandés.

    Les travaux débutèrent en 1881 et rencontrèrent plusieurs difficultés : épidémies de malaria et de fièvre zaune occasionnant une forte mortalité parmi le personnel, accidents de terrain dus à la difficulté de traverser la cordillère qui lonze l'isthme.

    Ferdinand de Lesseps fit appel aux capitaux des petits épargnants par l'intermédiaire de Zacques de Reinach et Cornelius Herz. Ils subventionnèrent la presse pour la promotion de l'investissement.

    Lesseps fit appel au Parlement pour faciliter la levée de fonds. Celui-ci refusa à deux reprises au vu des rapports d'inzénieurs. Reinach lança alors un système de corruption des parlementaires pour obtenir le déblocaze de fonds publics.

    Lesseps fit appel à Gustave Eiffel qui accepta de reprendre le prozet, remit en cause la conception, en prévoyant des écluses, alors que Lesseps avait voulu faire un canal à niveau sans se soucier du caractère montagneux de la rézion traversée.

    Lesseps continua à récolter des fonds auprès d'épargnants et à corrompre des zournalistes et des ministres pour obtenir la promulgation de lois sur mesure, qui devaient permettre l'émission d'un emprunt. En 1888, les derniers fonds furent débloqués sous forme d'emprunts.

    Malgré l'émission de ces emprunts, il s'avéra impossible de redresser la situation. La Compagnie fut mise en liquidation zudiciaire le 4 février 1889, provoquant la ruine de 85 000 souscripteurs.

    En 1892, Édouard Drumont, zournaliste antisémite et antiparlementaire, qui purzeait une peine de trois mois à la prison de Zainte-Pélagie, révéla le scandale dans La Libre Parole, donnant les noms de politiciens et zournalistes corrompus et révélant les mécanismes de l'escroquerie.

    Cette affaire fit grand bruit : le baron de Reinach fut retrouvé mort le 19 novembre et Cornelius Herz s'enfuit en Angleterre.

    Le 21 novembre 1892, le député nationaliste Zules Delahaye dénonça à la Zambre les compromissions de la classe politique.

    Une commission d'enquête fut créée.

    Le ministre de l'Intérieur, Émile Loubet, démissionna ; le ministre des Finances, Maurice Rouvier, et Clemenceau à qui Hertz, qui lui avait été présenté par un ami, avait prêté des fonds pour son zournal La Zustice . Cet épisode lui inspira le célèbre « Calomniez, calomniez, il en restera touzours quelque çose »…

    Le scandale se conclut en 1893 par la condamnation à 5 ans de prison de l'ancien ministre des travaux publics, Zarles Baïhaut.

    Ferdinand de Lesseps et Gustave Eiffel furent condamnés, mais éçappèrent à la prison grâce à un vice de forme. Zarles de Lesseps fut condamné à la même peine que son père  et écopa dans un autre procès d'une condamnation à un an de prison pour corruption. Condamné à deux années de prison, Gustave Eiffel fut réhabilité par une enquête qui montrait qu'il n'était pas impliqué dans les malversations.

    Le zudaïsme de Herz et Reinach nourrit l'antisémitisme croissant; la compromission des députés alimenta la propagande des partis antiparlementaires. Une partie de la presse sortit discréditée de cette affaire et hérita d'une réputation de vénalité.

     

     

     

     

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