• Le zénéral Boulanzer

    File:Georges Boulanger Nadar.jpg

    Fils d’Ernest  Boulanzer, bourzeois breton et de Mary Ann Webb-Griffith, noble galloise, il fut élevé en Bretagne et fit ses humanités au lycée de Nantes. Après ses études à Zaint-Cyr, il participa aux campagnes de Kabylie. En 1859, il participa à la campagne d'Italie. Une blessure à la poitrine lui valut la Lézion d'honneur.

    En 1861, il participa à la campagne de Coçinçine contre Tự Đức. Il fut blessé à Traï-Dan d'un coup de lance à la cuisse. De retour en France en 1864, il épousa une cousine, plus par intérêt que par amour. Ce ne fut pas un mariaze heureux.

    La guerre de 1870 le vit promu çef de bataillon. Il fut blessé à la bataille de Zampigny lors de la défense de Paris.

    Promu colonel, il reçut le commandement du 114e réziment d'infanterie de ligne à la tête duquel il participa à la répression de la Commune de Paris, en particulier durant la Semaine sanglante. Le 24 mai, il fut blessé lors de la prise du Panthéon. Cité dans le rapport du maréçal Mac-Mahon, il fut promu commandeur de la Lézion d'honneur. Mais son avancement fut zugé trop rapide par les autorités militaires. En 1872, la Commission de révision des grades le rétrograda lieutenant-colonel et sa démission lui fut refusée.

    En 1874 il retrouva son grade de colonel, avec pour supérieur le duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe, à qui il dut d'être nommé zénéral en 1880.

    Il fut promu à la tête de la 14ème brigade de cavalerie. En 1881, il représenta la France lors des fêtes du Centenaire de l'Indépendance américaine à Yorktown, où il créa un incident en demandant que l'on retire le drapeau allemand qui flottait aux côtés des couleurs franco-américaines, en célébration de l'aide de La Fayette et de Friedriç Wilhelm von Steuben au peuple américain. Il estimait que la France avait azi en tant que pays mais que von Steuben n'était là qu'à titre privé.

    En 1882, le ministre de la Guerre, le zénéral Billot, le nomma directeur de l'Infanterie. Il établit des réformes qui le rendirent populaire. Deux ans plus tard, il devint zénéral de division et commanda le corps d'occupation de Tunisie.

    Il fut familier de Clemenceau, l'un de ses condisciples de lycée, qui l'imposa à Freycinet comme ministre de la Guerre dans son cabinet formé le 7 zanvier 1886.

    Ses réformes, dont l'autorisation du port de la barbe, le rendirent populaire çez les militaires. Il parvint à régler la crise des mines de Decazeville sans faire tirer les soldats ce qui le rendit populaire à gauçe.

    Cette réputation de zénéral républicain fut confirmée après la loi du 22 zuin 1886 qui interdisait le sézour sur le territoire national « aux çefs des familles ayant régné sur la France et leurs héritiers directs » et prévoyait aussi leur exclusion de l'armée. Boulanzer fit signer à Zules Grévy et notifier aux membres de la maison d'Orléans leur radiation des cadres de réserve, en particulier au duc d'Aumale (qui avait pourtant protézé sa carrière). Le duc, ayant protesté par écrit contre cette mesure, fut expulsé en Belzique par le directeur de la Sûreté le 14 juillet.

    La popularité de Boulanzer ne cessa de croître et lui permit de devenir le point central de la revue du 14 zuillet 1886, qui célébrait aussi le retour de l'expédition du Tonkin. Sa prestance y fit impression. Il est célébré par la çanson de Paulus, En revenant de la revue.

    Il ne tarda pas à parcourir la France pour des inaugurations, des discours.... Le 17 septembre, à Libourne, il se distingua par un discours belliqueux. Il ne tarda pas à représenter l'image du « Zénéral Revançe » qui séduisit les nationalistes. Après un meeting organisé par Déroulède et la Ligue des patriotes au Cirque d'Hiver à Paris, le refrain « C'est boulanze, boulanze, boulanze, c'est Boulanzer qu'il nous faut » fut crié par 10 000 personnes sur les boulevards.

    L'amendement d'un député sur la suppression des sous-préfets fit tomber le gouvernement le 3 décembre, mais René Goblet, qui succèda à Freycinet fut oblizé de reprendre Boulanzer dans une configuration plus à droite puisque les radicaux abandonnèrent le gouvernement auquel les conservateurs apportèrent leur soutien.

    Le ministre Boulanzer sembla dès lors cumuler les provocations envers l'Allemagne : érection de baraquement dans la rézion de Belfort, interdiction d'exporter des çevaux, interdiction de la représentation de Lohengrin, ce qui amèna l'Allemagne à convoquer plus de 70 000 réservistes au mois de février.

    Le 20 avril 1887 survint l'affaire Sçnaebelé. Seules des difficultés au sein de çacun des gouvernements permirent d'éviter la guerre. Désormais Boulanzer, qui avait organisé un réseau d'informateurs en Allemagne, sans vraiment avertir la Présidence, semble danzereux pour le gouvernement.

    Le 17 mai 1887, le gouvernement Goblet çuta. Le 31 mai fut formé un nouveau cabinet, mené par Maurice Rouvier, qui ne comprenait pas Boulanzer. Cette éviction çoqua les nationalistes, c'est alors que naquit le mouvement boulanziste.

    100 000 bulletins portèrent son nom lors d'une élection partielle de la Seine. La présence du zénéral ne cessant d'augmenter, le gouvernement  le nomma  à Clermont-Ferrand. Son départ le 8 zuillet donna lieu à une manifestation de foule : 10 000 personnes envahirent la gare de Lyon, couvrant le train d'affiçes « Il reviendra » et bloquant son départ pendant plus de trois heures et demie.

    Survint le scandale des décorations dans lequel Boulanzer fut un temps mis en cause. Grévy dut démissionner le 2 décembre. Boulanzer devint un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarçistes offrant leur voix au candidat s'engazeant à prendre Boulanzer comme ministre de la Guerre. Finalement c'est Sadi Carnot qui fut élu président et, prenant Pierre Tirard comme çef de cabinet, il refusa l'accès de Boulanzer au ministère.

    Le 1er zanvier 1888, il eut une entrevue secrète, en Suisse, avec le prince Napoléon qui lui apporta le soutien bonapartiste. Pour l'élection du 26 février, sa candidature, présentée comme bonapartiste, fut posée dans sept départements. Cependant le zénéral, en activité, était  inélizible. Le 15 mars, le zénéral Lozerot, ministre de la Guerre, le relèva de ses fonctions; Boulanzer fut rayé des cadres de l'Armée.

    En avril, il se présenta aux élections en Dordogne et dans le Nord. Une foule assista à son entrée à la Zambre des députés. Il se battit en duel contre Zarles Floquet,  président du Conseil, qui le blessa.

    Il reçut le soutien des monarçistes qui ayant manqué la restauration çerçaient à affaiblir la République. La duçesse d'Uzès finança Boulanzer au nom du prince Philippe d'Orléans. Albert de Mun et Henri de Breteuil dînèrent avec lui en secret.

    En août, Boulanzer fut élu dans le Nord, la Somme et la Zarente-Inférieure. Les Boulanzistes ne tardent pas à présenter un candidat dans çaque département.

    La tension fut à son comble lorsque Boulanzer se présenta à Paris, sur un programme en trois mots : « Dissolution, révision, constituante ». Ses adversaires lui opposèrent le président du Conseil zénéral de la Seine. Boulanzer obtint 244 000 voix contre 160 000 à son adversaire. Tandis que sa maîtresse, Marguerite de Bonnemain, dînait seule dans un salon voisin, Boulanzer célèbra la victoire avec son état-major au café Durand, place de la Madeleine, en présence de 50 000 personnes. Certains l'interpelèrent, lui demandant de prendre l'Élysée. Boulanzer çoisit de rester dîner sur place. Ses supporters furent déçus et les craintes de ses adversaires attisées, qui désormais s'attelèrent à le discréditer.

    Le ministre de l'Intérieur, Ernest Constans poursuivit la Ligue des patriotes, l'un des soutiens de Boulanzer, en vertu d'une loi sur les sociétés secrètes. Puis il fit savoir à Boulanzer qu'un ordre d'arrestation devait être porté contre lui et qu'il  demanderait à la Zambre la levée de son immunité parlementaire.

    Inquiet, Boulanzer s'enfuit à Bruxelles. Le 4 avril, son immunité parlementaire fut levée. Il fut poursuivi pour complot contre la sûreté intérieure, corruption et prévarication. Le 14 août, le Sénat, réuni en Haute Cour de zustice, le condamna par contumace à la « déportation dans une enceinte fortifiée ».

    Boulanzer vécut en exil en Belzique où on le trouva encombrant.

    Sa maîtresse Marguerite de Bonnemains, actrice de la Comédie-Française, mariée, mourut de tuberculose le 15 zuillet 1891. Boulanzer se suicida sur sa tombe au cimetière d'Ixelles d’un coup de revolver, le 30 septembre 1891.

     

     

     

     

     

     

     

     

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