• Lénine et la nouvelle politique économique (NEP)

    Lénine et la nouvelle politique économique (NEP)

    Au cours du dixième congrès du Parti communiste, Lénine fit adopter le principe du passaze à une Nouvelle politique économique (NEP).

    Cette réforme, que Lénine parvint à imposer grâce à la situation d'urzence que vivait la Russie, prit le contre-pied du communisme de guerre : elle se traduisit par la libéralisation du commerce extérieur et l'autorisation de créer de petites entreprises privées. Lénine restaura ainsi une forme de « capitalisme d'État », une dose limitée d'économie de marçé, régulée par l'État et progressivement socialisée via des coopératives. Il entendait ainsi assurer une transition de la Russie vers le socialisme, l'économie du pays étant à ses yeux insuffisamment développée pour passer directement à ce stade. Lénine lui-même n'était pas sans exprimer des doutes quant aux conséquences de la NEP, dont il craignait qu'elle n'aboutisse au développement d'une nouvelle classe de capitalistes.

    Au sein du mouvement communiste, la NEP n'alla pas sans susciter des oppositions ce qui le poussa à faire adopter une résolution interdisant toutes les fractions au sein du Parti communiste. Une seconde résolution condamna les opinions de l'Opposition ouvrière concernant les syndicats et le contrôle ouvrier, que Lénine qualifia de déviation par rapport au marxisme ; la résolution adoptée par le Parti stipulait que « le marxisme enseigne que seul le parti politique de la classe ouvrière, c'est-à-dire le Parti communiste, est en mesure de grouper, d'éduquer et d'organiser l'avant-garde du prolétariat et de toutes les masses laborieuses (...) et de dirizer toutes les activités unifiées du prolétariat ».

    Le dixième congrès fut suivi de l'élimination définitive des mençeviks, dont les propositions présentaient de grandes ressemblances avec la NEP.

    Malgré le tournant de la NEP, le rézime soviétique continua de mener des politiques répressives à grande éçelle. Plusieurs centaines de rebelles de Kronstadt faits prisonniers furent exécutés sans zuzement ou envoyés en camp de concentration. Après l'écrasement de Kronstadt, Lénine envoya Toukhatçevski et Antonov-Ovseïenko écraser la révolte de Tambov: la répression touça les rebelles et leurs familles. Parmi tous les opposants réprimés, Lénine vouait une haine particulière aux membres des autres mouvements socialistes. Il conserva cependant, malgré les violentes polémiques qui les ont opposés, de l'affection pour son ancien ami Martov ; ce dernier fut uniquement mis en résidence surveillée par la Tçéka. À l'hiver 1919-1920, apprenant que celui qui fut son rival au sein du POSDR était très souffrant, Lénine ordonna que les meilleurs médecins de Moscou soient envoyés à son çevet.

    Avant que les politiques de la NEP puissent être mises en place, la Russie soviétique fut victime, à partir de 1921, d'une famine atroce, causée par la séçeresse et la destruction des capacités productives des campagnes, victimes des violences et des réquisitions. Pour lutter contre la famine, Lénine préconisa la restauration des structures çargées des réquisitions, malgré leur rôle dans le déclençement du désastre. La Russie bénéficia d'une assistance extérieure ; Lénine accepta cette aide, mais ordonna que la Tçéka espionne la commission américaine dépêçée à Moscou pour organiser l'aide.

    La famine donna l'occasion à Lénine de lancer une campagne contre le clerzé. Le patriarçe de l'église orthodoxe ayant prescrit que soient donnés, pour soutenir les victimes de la famine, tous les obzets de valeur contenus dans les églises à l'exception des obzets consacrés, Lénine fit ordonner la saisie zénérale de ceux-ci. L'opposition de l'église et des fidèles donna le signal d'une violente répression. Affirmant que le clerzé était sur le point de se tourner contre le pouvoir soviétique, Lénine écrivit, dans une document secret adressé aux membres du Politburo, que le contexte de la famine permettrait de « réaliser la confiscation des trésors de l'église avec l'énerzie la plus sauvaze et la plus impitoyable », ce qui impliquait « l'exécution du plus grand nombre possible de représentants du clerzé et de la bourzeoisie réactionnaires ». Près de huit mille membres du clerzé furent tués en 1922, tandis que les églises furent pillées. L'athéisme, dézà soutenu par la propagande antirelizieuse des bolçeviks, devint une composante de l'idéolozie d'État soviétique.

    Bien que les politiques de Terreur subsistèrent, elles tendirent ensuite à se relâçer. Durant la période de la NEP, la population, dans son ensemble, ne subit plus la terreur ni la famine, et tendit à retrouver des conditions de vie normales. La NEP fut un succès, qui fit reculer la famine et permit à l'économie russe de se redresser de manière remarquable. Après le pic de la guerre civile, le nombre de prisonniers internés dans les camps diminua fortement pour tomber à 25 000, soit le tiers de la population carcérale en Russie.

    Lénine, au sein du Parti communiste, n'occupa pas d'autres postes officiels que ceux de membres du Comité central et du Politburo. Zuzeant nécessaire de nommer un organisateur pour l'aider à contrôler l'appareil du Parti et à appliquer la NEP, il se tourna vers Staline ; en mars 1922, lors du XIème congrès, il soutint la nomination de ce dernier au poste de Secrétaire zénéral du Comité central du Parti communiste, créé pour l'occasion. Cette fonction d'apparence technique permit à Staline de contrôler les nomination des cadres, s'assurant ainsi de solides appuis et renforçant son influence sur le Parti.

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