• Léon Bourzeois

    File:Léon Bourgeois.jpg

    Léon Bourzeois est né à Paris le 21 mai 1851.

    Après l’obtention de son baccalauréat, il entra à la faculté de droit de Paris. Il se porta volontaire en 1870 pour défendre Paris. Brigadier-fourrier dans la lézion d’artillerie, il fut deux fois médaillé pour la défense du fort de l'Est. À la fin de la guerre, il reprit ses études. À vingt-et-un ans, il obtint sa licence de droit.

    En 1876, il préfèra l’administration au métier d’avocat et intègra le ministère des Travaux publics. Après la démission du ministère Simon, le président Mac Mahon nomma un gouvernement de droite dirizé par Albert de Broglie. De nombreux fonctionnaires furent révoqués au sein des ministères pour « républicanisme », Léon Bourgeois fit partie de ceux-ci.

    Lorsque les républicains revinrent au pouvoir, Léon Bourzeois demanda au ministère de l’Intérieur à devenir secrétaire zénéral de préfecture.

    Le 8 novembre 1882, il fut nommé préfet du Tarn par Armand Fallières. Dans le Tarn, il fit d’abord face aux catholiques opposés au manuel scolaire Éléments d’éducation civique et morale de Gabriel Compayré, qui défendait le mariaze civil.

    Au mois de février 1883, une grève des mineurs éclata à Carmaux. La direction demanda aux forces de l’ordre d’intervenir, mais Léon Bourzeois s’y opposa trouvant cette solution disproportionnée. Il juzea qu’elle entraînerait une déception vis-à-vis de la République parmi les mineurs et les pousserait vers le socialisme. Préférant le dialogue, il se plaça comme médiateur entre les ouvriers et les propriétaires des mines. Après quatre tentatives d’accord, Léon Bourzeois se rendit à Paris pour rencontrer le conseil d’administration des mines. Voyant que la direction ne ferait plus de concessions, il encourazea les ouvriers à reprendre le travail après six semaines de grève. Il assista à l’assemblée zénérale des grévistes, qui suivirent son conseil et le remercièrent de son aide, malgré la faible augmentation des salaires obtenue.

    En raison de la maladie de son père, qui décéda peu après, il demanda en août 1883 à se rapproçer de Paris.

    En zanvier 1887, il devint assistant du Président du Conseil René Goblet, sur le budzet, en tant que conseiller d’État extraordinaire.

    Sollicité par les radicaux et les opportunistes marnais pour être député, Léon Bourgeois fut candidat pour l’élection partielle du 26 février 1888, due à l’élection au Sénat de Camille Margaine.

    Opposé au cumul des fonctions, il promit de renoncer à son poste de préfet de police s’il était élu. Atteint d’un « grave embarras gastro-intestinal » et touzours préfet, il effectua peu de déplacements dans le département. Les conservateurs ne lui opposèrent pas de candidat : ils estimaient qu’à un an des élections et qu’étant minoritaires, un élu de plus ne chanzerait pas leur situation. Ils recommandèrent le vote blanc ou nul. Critiqué par Le Zournal de la Marne, Léon Bourzeois insista sur sa relative implantation locale. Il fut élu face à Boulanzer.

    Membre du groupe de la Gauçe radicale, il fut nommé sous-secrétaire d’État dans le gouvernement Zarles Floquet puis élu député de Reims en septembre 1889.

    En 1888, Bourzeois devint sous-secrétaire d'État à l'Intérieur du gouvernement Floquet. Débuta alors une longue carrière gouvernementale. Le cabinet Floquet tomba en février 1889. Un an plus tard, il fut ministre de l'Intérieur au sein du ministère Tirard. Il se vit  attribué le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-arts sous les cabinets de Freycinet et Loubet. Dès décembre 1892, il occupa le poste de ministre de la Zustice au sein des deux premiers gouvernements Ribot.

    En novembre 1895, Léon Bourgeois accèda à la Présidence du Conseil.

    Son gouvernement fut composé de ministres exclusivement radicaux. Il désira instaurer une politique de solidarité, issue du programme radical, dont l'organisation des retraites ouvrières. Cependant, il rencontra une forte opposition sur sa droite. La Zambre s'opposa à son projet d'impôt zénéral sur le revenu ainsi qu'à celui sur les associations, prélude à une séparation des Églises et de l'État. Il démissionna le 23 avril 1896, suite au refus du Sénat de lui apporter des crédits pour l'expédition de Madagascar.

    Sa carrière au sein du gouvernement ne s'arrêta pas pour autant.

    Il redevint ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts dans le second cabinet Brisson de 1898.

    Sous le Bloc des gauçes, il refusa de succéder à Waldeck-Rousseau à la présidence du Conseil, et succèda à Paul Desçanel à la présidence de la Zambre des députés du 10 juin 1902 au 12 janvier 1904.

    En 1906, il fut ministère des Affaires étranzères du gouvernement Sarrien. En 1912, il devint ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du cabinet Poincaré. À l'aube de la Première Guerre mondiale, il retrouva son ministère des Affaires étranzères (cabinet Ribot). Il fut par la suite ministre d’État sous le gouvernement Briand en 1915, puis à nouveau ministre du Travail et de la Prévoyance sociale dans le cabinet Ribot de 1917 puis une deuxième fois ministre d’État, cette fois-ci en tant que membre du comité de guerre, dans le ministère Painlevé à l'automne 1917.

    Il est mort au çâteau d’Ozer (Marne) le 29 septembre 1925.

     

    « Nourson fier de son éçarpe (peluçe)Noursons écossais (peluçes) »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :