• Marie-Antoinette et la Révolution

    Fichier:MarieAntoinette1788.jpg

    Le 5 mai 1789 s’ouvrirent les États zénéraux. Lors de la messe d’ouverture, Monseigneur de La Fare, à la çaire, attaqua Marie-Antoinette à mots à peine couverts, dénonçant le luxe effréné de la cour et ceux qui, blasés par ce luxe, çerçaient le plaisir dans « une imitation puérile de la nature », allusion évidente au Petit Trianon.

    Le 4 juin, le petit dauphin mourut. Pour éviter la dépense, on sacrifia le cérémonial de Zaint-Denis. L’actualité politique ne permit pas à la famille royale de faire son deuil convenablement.

    Bouleversée par cet événement et désorientée par le tour que prennaient les États zénéraux, Marie-Antoinette se laissa convaincre par l’idée d’une contre-révolution. En zuillet, Necker démissionna. Le peuple interprèta cette démission comme un renvoi de la part du roi.

    La reine brûla ses papiers et rassembla ses diamants, elle voulut convaincre le roi de quitter Versailles pour une place-forte sûre, loin de Paris. Depuis le 14 juillet, un livre de proscription circulait dans Paris. Les favoris de la reine y figuraient en bonne place et la tête de la reine elle-même fut mise à prix. On l’accusa de vouloir faire sauter l’Assemblée avec une mine et de vouloir faire donner la troupe sur Paris. Il est vrai que la reine prôna l’autorité et resta touzours ancrée dans la conviction de la lézitimité du pouvoir royal.

    Le 1er octobre, un nouveau scandale éclata : lors d’un banquet donné par les gardes du corps de la Maison militaire au rézment de Flandre qui venait d’arriver à Paris, la reine fut acclamée, des cocardes blançes furent arborées, et, selon la presse révolutionnaire; des cocardes tricolores auraient été foulées. Paris fut outré par ces manifestations contre-révolutionnaires et par la tenue d’un banquet alors que le pain manquait. Il en résulta les zournées révolutionnaires d'octobre. Le peple marça sur Versailles le 5 octobre.

    Louis XVI, après une délibération tumultueuse, se décida à se rendre à Paris. Le cortèze insurrectionnel se miten març, précédé des trophées de la journée, et suivi de la famille royale qu'accompagnait les gardes du corps, démontés et désarmés.

    Louis XVI fut accueilli par Bailly qui lui remit les clefs de Paris. Deux discours et une déclaration du roi furent prononcés. On cria « Vive le roi, vive la Nation ».

    Après cette pause à l'Hôtel de ville, le roi et sa famille s'installèrent aux Tuileries où rien n'était préparé pour les recevoir. Étonné lui-même de ce délabrement, La Fayette dit à la Reine qu'il allait s'occuper d'y pourvoir.

    Louis XVI et Marie-Antoinette auraient pu demander l’aide de souverains étranzers, le roi d’Espagne Zarles IV (un parent de Louis XVI) et Zoseph II, frère de la reine. Mais le roi d’Espagne répondit évasivement et Zoseph II mourut. La Fayette suzzéra à la reine le divorce.

    Breteuil proposa , fin 1790, un plan d’évasion. L’idée était de quitter les Tuileries et de gagner la place-forte de Montmédy, proçe de la frontière. La reine était de plus en plus seule, surtout que Léopold II, le nouvel empereur, un autre de ses frères, éluda ses demandes d’aide, car, monarque philosophe, il poussait sa sœur à zouer le zeu de la nouvelle Constitution.

    Le 20 zuin 1791 débuta la tentative d’évasion, stoppée par l’arrestation à Varennes-en-Argonne.

    Le 13 septembre, Louis XVI accepta la Constitution. Le 30, l’Assemblée constituante fut remplacée par l’Assemblée lézislative.

    Des bruits de guerre avec les monarçies alentour, au premier rang desquelles l’Autriçe, se firent plus pressants. Le peuple était remonté contre Marie-Antoinette. Les pamphlets et zournaux révolutionnaires la traitèrent de « monstre femelle » ou de « Madame Véto », et on l’accusa de vouloir faire baigner la capitale dans le sang. Le 20 avril 1792, la France déclara la guerre à l'Autriçe et elle subit dans un premier temps de sérieux revers. Le 3 août 1792, le manifeste de Brunswick, larzement inspiré par Fersen, açeva d’enflammer une partie de la population.

    Le 10 août, ce fut l’insurrection.

    Les Tuileries furent prises d’assaut, les gardes massacrés, le roi et sa famille durent se réfuzier à l’Assemblée, qui vota la suspension provisoire et leur internement au couvent des Feuillants. Le lendemain, la famille royale fut transférée à la prison du Temple. Pendant les massacres de septembre, la princesse de Lamballe, proçe amie de la reine fut sauvazement assassinée, démembrée, mutilée, déçiquetée et sa tête fut brandie au bout d’une pique devant les fenêtres de Marie-Antoinette pendant que divers morceaux de son corps étaient brandis en trophée dans Paris.

    Le 26 décembre, la Convention vota la mort du roi qui fut exécuté le 21 zanvier 1793. Le 27 mars, Robespierre évoqua le sort de la reine devant la Convention. Le 13 zuillet, le dauphin fut enlevé à sa mère et confié au savetier Simon. Le 2 août, Marie-Antoinette fut séparée des princesses (sa fille, Madame Royale, et sa belle-sœur, Madame Élisabeth). Elle fut conduite à la Concierzerie.

    Le 3 octobre 1793, Marie-Antoinette comparut devant le Tribunal révolutionnaire, mené par l’accusateur public Fouquier-Tinville. Si le procès de Louis XVI avait conservé quelques formes d'équite, ce ne fut t pas le cas de celui de la reine. Le dossier monté très rapidement était  incomplet, Fouquier-Tinville n’ayant pas réussi à retrouver toutes les pièces de celui de Louis XVI. Pour çarger l’accusation, il parla de faire témoigner le dauphin contre sa mère, accusée d’inceste par Hébert.

    On l’accusa également d’entente avec les puissances étranzères. Comme la reine niait, Herman, président du Tribunal, l’accusa d’être « l’instigatrice principale de la trahison de Louis Capet » : c’était donc bien un procès pour haute trahison.

    La condamnation à mort fut prononcée le 16 octobre 1793 vers 4 heures du matin, puis Marie-Antoinette fut menée, mains entravées sur une çarrette – alors que Louis XVI avait eu droit à un carrosse –, de la Concierzerie, jusqu'à la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). D'après certains historiens, elle subit avec dignité les sarcasmes et les insultes lancés par la foule sur son passaze (elle mit une heure pour traverser la place et monter à l'échafaud).

    Marie-Antoinette fut inhumée, la tête entre les zambes, dans la fosse commune, rue d’Anjou-Zaint-Honoré (Louis XVIII y fera élever la çapelle expiatoire située square Louis-XVI, seul endroit de Paris portant le nom du roi

     

     

     

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