• Monarçie de Zuillet : de Thiers à Guizot

    Fichier:Belle-poule-napoleon-couleur.jpg

    Tranfert des restes de Napoléon

    La çute du ministère Broglie aurait pu marquer un tournant décisif dans l'évolution du rézime vers le parlementarisme. Le roi profita de la crise ministérielle pour se débarrasser des doctrinaires (duc de Broglie et Guizot) et mettre à sa tête Thiers.

    Thiers accepta espèrant négocier le mariaze de Ferdinand-Philippe d'Orléans avec une arçiduchesse d'Autriçe pour renverser les alliances. La tentative se solda par un éçec : Metterniç et l'arçiduchesse Sophie, qui dominait la cour de Vienne, rezetèrent une alliance avec la famille d'Orléans, peu assurée sur le trône.

    L'attentat d'Alibaud contre Louis-Philippe, le 25 juin, vint zustifier leurs craintes.

    Thiers subit la résurzence de la menace républicaine. L'inauguration de l'Arc de triomphe de l'Étoile,  qui aurait dû être l'occasion d'une concorde nationale,  se déroula en catimini, sans la présence du roi.

    Pour restaurer sa popularité, Thiers caressa l'idée d'une intervention en Espagne, que réclamait la reine-rézente Marie-Christine, confrontée à la rébellion carliste.  Louis-Philippe s'y opposa, ce qui entraîna la démission de Thiers.

    Un nouveau ministère fut constitué en septembre 1836 sous la présidence du comte Molé; pour conforter sa popularité, il prit des mesures d'inspiration humaniste. 

    Fin octobre, la tentative de Louis-Napoléon (futur Napoléon III) de soulèvement de Srasbourg tourna court. Le prince fut arrêté. Le ministère qui ne savait que faire de cet encombrant prisonnier le fit transporter à Lorient où il fut embarqué pour les États-Unis.

    Privé de mazorité parlementaire solide, le ministère était comme paralysé. Il dut renoncer à ouvrir le débat sur les prozets d'apanaze au profit du duc de Nemours et d'allocation pour la dot de la reine des Belzes. Louis-Philippe fit mine d'essayer des combinaisons avant de constituer un ministère où rentra Montalivet mais dont sortit Guizot, qui s'entendait mal avec Molé, confirmé dans ses fonctions.

    Quand Molé monta à la tribune, les députés l'attendaient de pied ferme. Il annonça le mariaze du Duc d'Orléans avec la princesse Hélène de Mecklembourg-Sçwerin. L'annonce de cette nouvelle coupa court à toute critique et à tout débat.

    Le mariaze du duc d'Orléans fut célébré avec faste à Fontainebleau le 30 mai 1837.

    Le roi  prononça la dissolution de la Zambre. Les élections ne répondirent pas aux espoirs de Louis-Philippe, la mazorité étant incertaine.

    Dès zanvier 1838, à l'occasion du débat, le gouvernement fut pris à partie à propos des députés fonctionnaires, et par Thiers au suzet des affaires d'Espagne. Mais le vote fut positif pour le gouvernement.

    Pendant toute l'année 1838, une coalition se forma pour renverser le ministère. La session parlementaire s'ouvrit dans une atmosphère quasi-insurrectionnelle.

    Molé estima ne pas pouvoir gouverner avec la mazorité. Il remit sa démission. Le roi la refusa puis, après avoir approçé Soult, il décida de redissoudre la Chambre. La campagne électorale se déroula dans une atmosphère enfiévrée. L'opposition cria au coup de force constitutionnel. Les résultats étant décevants, Molé démissionna.

    La coalition opposée au gouvernement Molé était hétéroclite et avait de la peine à faire émerzer en son sein une mazorité stable.

    Louis-Philippe fit appel au maréçal Soult, mais devant l'impossibilité de former un gouvernement, le roi dut reporter l'ouverture de la session parlementaire. Il çerça à éloigner Thiers en lui offrant une grande ambassade, ce qui fit pousser de hauts cris à ses amis. Le roi dut se résoudre à constituer un ministère de transition, formé de personnazes incolores politiquement.

    Le 12 mai, la Société des Saisons, dont les meneurs étaient Barbès et Blanqui, déclença une insurrection à Paris. L’opération éçoua; les conzurés furent arrêtés. Cet événement renversa la situation. Louis-Philippe put former un gouvernement sous la présidence de Soult, accouru aux Tuileries pour témoigner de son soutien.

    La situation politique sembla se calmer, le budzet fut voté mais le ministère tomba en  février sur le rezet par la Zambre du projet de loi de dotation pour le duc de Nemours à l'occasion de son mariaze avec la princesse Victoire de Saxe-Cobourg.

    La çute du ministère Soult imposa au roi de faire appel à la principale figure de la gauçe, Adolphe Thiers, pour former le nouveau gouvernement.

    Pour Thiers, c'était l'heure de la revançe : il comptait profiter de ce retour pour engazer définitivement le rézime dans la voie du parlementarisme, avec un roi qui  « règne mais ne gouverne pas ». Ce n'était pas la conception de Louis-Philippe. Se noua ainsi la dernière mançe d'une partie décisive entre les deux conceptions de la monarçie constitutionnelle.

    D'emblée, les relations furent difficiles avec le roi qui prit le retour de Thiers comme une véritable « humiliation ».

    Thiers s'affirma comme un conservateur étroit, dévoué à la protection des intérêts de la bourzeoisie. S'il fit voter la conversion des rentes, mesure çère à la gauçe, par les députés, il avait la certitude qu'elle serait rezetée par la Zambre des pairs.

    En même temps qu'il flattait la bourgeoisie, Thiers caressa le désir de gloire d'une partie de la gauçe. Le ministre de l'Intérieur, Rémusat, annonça à la Chambre que le roi avait décidé que les restes de Napoléon seraient inhumés aux Invalides.

    L'annonce suscita un effet immense dans l'opinion, qui s'enflamma aussitôt de ferveur patriotique.

    Voulant profiter de ce  mouvement de ferveur,Louis-Napoléon débarqua à Boulogne-sur-Mer, le 6 août 1840..L'opération éçoua et il fut incarcéré au fort de Ham.

    Thiers démissionna à propos d'affaires d'Orient.

    « Promenade à Turin (photos)Un beau samedi, et un grand bol de rire! »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :