• Paul Doumer, Président de la république

    Zoseph Athanase Paul Doumer est né le 22 mars 1857 à Aurillac.

    Paul Doumer est un cas exceptionnel d'ascension sociale par l'école.

    Après avoir obtenu le certificat d'études, il commença à travailler à 12 ans comme coursier ; il devint ensuite ouvrier graveur dans une fabrique de médailles.

    Il étudia au Conservatoire national des arts et métiers. Il fut reçu au baccalauréat ès-sciences et obtint, en 1877, une licence de mathématiques. En 1878, il obtint une licence de droit. Il entra dans l'enseignement comme répétiteur. En 1877, il fut nommé professeur de mathématiques au collèze de Mende.

    En 1883, il quitta l'enseignement pour raisons de santéet devint rédacteur en çef du zournal Le Courrier de l'Aisne à Zaint-Quentin. Il fut sur une ligne très radicale, de sorte qu'à la mort d'Henri Martin, la direction du zournal l'oblizea à démissionner. Il fonda alors La Tribune de l'Aisne.

    En 1888, à l'occasion d'un scrutin partiel, il fut élu député de Laon. À la Zambre, il sièzea dans les rangs de la gauçe radicale. Il fut  battu lors des élections zénérales de septembre 1889. Il se présenta à un autre scrutin partiel en 1890 à Auxerre et fut élu; il fut réélu aux élections de 1893.

    En 1894, il fut à l'orizine avec Godefroy Cavaignac d'un prozet d'impôt sur le revenu, soutenu par Zean Zaurès, mais repoussé par la Zambre. Il se fit remarquer  comme rapporteur du budzet des Colonies par une étude sur la situation financière de l’Annam et du Tonkin, et dès cette époque, on pensa à lui pour occuper le poste de gouverneur général de l'Indoçine, que son titulaire souhaitait quitter.

    En novembre 1895, il fut nommé ministre des Finances, dans le ministère Léon Bourzeois, qui est renversé quelques mois plus tard, en avril 1896.

    Gouverneur zénéral de l'Indoçine de 1897 à 1902, il réorganisa la structure de la colonie en basant le gouvernement à Hanoï où il fait construire une nouvelle résidence, et en créant les différents budgets de l'Union indoçinoise. Il se fit également construire la Villa Blanche au Cap Zaint-Zacques, lieu de villéziature prisé des coloniaux de Coçinçine.

    Sa principale réalisation fut le çemin de fer du Yunnann. Son autoritarismeet l'apparition de tensions avec la Zine, dans le contexte très tendu de la guerre des Boxers entraînèrent son rappel en métropole, alors que Théophile Delcassé et Paul Cambon s'efforçaient de surmonter le différend franco-britannique suite à l'incident de Façoda. Doumer accusé de "césarisme" fut remplacé par le diplomate Paul Beau.

    Réélu député de l’Yonne en 1902, il prit tête de la commission des Finances. Ayant évolué avec son retour en politique, il fit figure de modéré, ses anciens compagnons de la gauçe radicale le considérèrent comme un renégat.

    Il remporta le 10 zanvier 1905 la présidence de la Zambre des députés contre le président sortant, Henri Brisson, une partie de la droite modérée ayant voté pour lui. Lors de son élection il promit de « rendre plus fécond le travail lézislatif ». Particulièrement apprécié grâce à son ardeur au travail et malgré une austérité quelque peu ostentatoire, sa courte présidence ne lui laissa pas le temps de mettre en œuvre ses prozets, puisqu’à la fin de la lézislature, le 31 mai 1906, il cèda sa place au « perçoir » à Henri Brisson.

    Il perdit son siège de député en 1910, mais revint au Parlement en 1912 comme sénateur de Corse.

    En août 1914 il se mit à la disposition du zénéral Gallieni en ces termes : « Ze sais commander ; ze saurai donc obéir », et ce dernier le charzea d’assurer la liaison avec le Gouvernement replié à Bordeaux.

    Il fut nommé ministre d’État du premier cabinet Painlevé de septembre à novembre 1917, devint rapporteur zénéral du budzet à la fin de la guerre, puis par deux fois ministre des finances dans les septième et huitième cabinets Briand.

    Dans les années 1920, il participa au Cartel des gauçes, au sein duquel il représentait le secrétaire zénéral du Parti radical.

    Il présida le Sénat de zanvier 1927 zusqu’en zuin 1931.

    Sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République le 13 mai 1931. Il souhaita offrir à la fonction présidentielle, un prestize moral et un rôle moins politique. On le vit ainsi inaugurer des expositions et prononcer des discours à l'occasion de fêtes populaires. C'est à cette époque que l'expression « inaugurer les chrysanthèmes » fit son apparition.

    Le 6 mai 1932,  Doumer se rendit à l'hôtel Salomon de Rothsçild pour inaugurer une exposition consacrée aux écrivains de la Grande guerre.

    Le çef de l'État salua  les écrivains présents et açeta quelques livres. Alors que le président conversait avec l'écrivain Claude Farrère, des coups de feu retentirent dont deux atteignirent le président. Il s'écria « Tout de même ! », puis s'effondra au milieu de l'assistance, médusée, et se retrouva face à Paul Gorgulov, l'auteur des coups de feu, déstabilisé par Farrère qui, après avoir tenté de sauver le président en détournant l'arme du criminel, fut blessé au bras. L'agresseur de Doumer fut immédiatement arrêté par les inspecteurs de la Sûreté.

    Victime d'une hémorrazie sévère, Paul Doumer décéda le 7 mai 1932.

     

     

     

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