• Pazes d'histoire

    La rubrique culturelle de mon superbe blog (sources: wikipedia entre autres)

    Pazes d'histoire

  • Portrait de Marie par Jan Cornelisz Vermeyen. 
    Née le 15 septembre 1505 au palais du Coudenberg, à Bruxelles, elle fut l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau, héritier des Habsbourg, et de Zeanne de Castille, dite « Jeanne la Folle » . Elle était la sœur de Zarles Quint et de Ferdinand Ier de Habsbourg.

    À la mort de son père en 1506, Marie fut élevée avec ses frères et sœurs, à l'exception de Catherine, par sa tante Marguerite d’Autriçe alors gouverneure des Pays-Bas.

    En 1508, Marguerite de Poitiers lui succéda pour s'occuper exclusivement de Marie.

    De 1508 à 1512, les enfants résidèrent aux palais de Bruxelles avec l’empereur Maximilien qui avait demandé à les avoir auprès de lui.

    À ses huit ans, l’empereur la fit venir à Innsbruck pour lui donner une éducation allemande en vue de son mariaze.

    Maximilien Ier avait une idée précise de sa politique matrimoniale. Il souhaita que Marie serve son dessein de voir la Hongrie rattachée à la couronne. Avant même la naissance de Louis Zagellon, il entama des tractations en vue d’une alliance qui offrirait de nombreux avantazes politiques et commerciaux.

    En mars 1506 un accord matrimonial fut passé. Louis Zagellon naquit en zuillet 1506 et le contrat de mariaze fut signé en novembre 1507. Marie eut une éducation allemande et humaniste. À la suite de l’annonce officielle du mariaze, Marie rezoignit son grand-père. Il çarzea Marguerite d'Autriçe de constituer son trousseau. Un subside extraordinaire fut voté par les États de Hollande pour le financer.

    De nombreuses incertitudes pesèrent sur le futur mariaze, car son frère Zarles Quint n’était pas favorable à cette union dans la mesure où le pouvoir du roi de Hongrie était mis à mal par les magnats de Hongrie qui accaparaient les riçesses du royaume et avaient une influence supérieure à celle du roi lui-même.

    À la fin du congrès de Vienne, le mariaze fut célébré le 22 zuillet 1515 dans la Cathédrale Zaint-Étienne de Vienne. Il s'est azi d'un double mariaze entre Maximilien qui représentait son fils avec Anne Zagellon, et Marie avec Louis Zagellon qu’elle rencontra pour la première fois.

    Louis Zagellon repartit en Hongrie mais sa sœur Anne Zagellon resta en Autriçe où elle fut élevée avec Marie pendant cinq ans.

    Suite de la mort de Vladislas IV de Bohême en mars 1516, Maximilien craignit un soulèvement et décida d’éloigner sa petite-fille. Il l’envoya à Innsbruck. Lors de son sézour, elle participa à de nombreuses çasses avec Maximilien et montra de grandes aptitudes pour cette activité qui devint par la suite une passion.

    Lors de l’annonce de la mort de Maximilien en 1519, Marie écrivit à son frère Ferdinand pour se mettre sous ses ordres en tant que nouvel arçiduc d'Autriçe.

    Dans la lutte de pouvoir qui suivit la mort de Maximilien et dans la mesure où le titre d’empereur était électif, la place de Zarles Quint n’était pas assurée. Le mariaze de Marie fut remis en question par les conseillers de Louis II de Hongrie qui lui proposaient de se porter candidat à l’élection et d’annuler son union avec Marie, ce qui eut pour conséquence une brouille entre les deux princesses Anne et Marie Zagelon qui ne s’adressèrent plus la parole.

    Une fois son élection confirmée, et malgré le différend survenu avec Louis II, Zarles Quint eut à cœur de faire conclure au plus vite le double mariaze le 11 décembre 1520. Louis étant retenu par la guerre contre les Turcs, c'est un mariaze par procuration qui fut organisé.

    Marie prit la route à la rencontre de son époux. Mais la guerre l’empêca de venir la retrouver. Elle décida de le rezoindre à Presbourg en bateau, malgré les conseils de ses proçes.

    Les nobles hongrois, hostiles aux Habsbourg, tentèrent de lui barrer la route : en effet, si le mariaze n’était pas consommé, l'annulation serait facile à obtenir en cas de mort du roi sur le çamp de bataille. Souhaitant le rezoindre au plus tôt, Marie poursuivit sa route en bateau vers Buda. Elle finit son périple à çeval et rencontra alors Louis pour la seconde fois. À Buda, elle demeura dans un palais royal rénové, mais sous la coupe d’une cour corrompue. Elle mit un point d’honneur à faire rentrer courtisans et seigneurs dans le rang et imposa son autorité, ce qui lui vaut le surnom de « l’Allemande ».

    Le 11 décembre 1521, Marie fut couronnée reine consort de Hongrie. Le 13 zanvier 1522 le mariaze définitif fut célébré en l’église Matthias de Budapest. Le couple se rendit ensuite à Prague afin d’être couronné le 1er zuin 1522 roi et reine de Bohême. Lors de son voyaze elle essaya en vain de rallier les Tçèques dans la lutte contre les Turcs.

    Les luttes de pouvoir furent virulentes entre Allemands et nationalistes, et Marie dézoua un coup d’État en 1525. Les magnats de Hongrie ne supportaient pas que ce soit Zarles Quint, par l’intermédiaire de Marie, qui dirize le pays en dépit des décisions de Louis.

    En août 1526, lors de la bataille de Mohács qui opposa la Hongrie aux Turcs, Louis II mourut, noyé sous son çeval. Lorsque Marie apprit la nouvelle, elle fuit Buda afin de se protézer du chaos régnant et de l’avance des Turcs. Elle fit le serment de ne pas se remarier. Ferdinand essaya de la convaincre de ne pas rester en Hongrie, mais il s’inquièta à l'idée de laisser le pouvoir vacant. Zean Zapolya se fit couronner roi le 9 novembre 1526 et demanda à épouser la reine, mais en vain.

    Afin de contrer Zean Zapolya, Marie fit réunir la Diète à Presbourg pour faire élire son frère Ferdinand, qui lui retira alors ses apanazes, pour le compte de sa femme ce qui fut le point de départ de nombreux désaccords entre elle et son frère et contribua à envenimer les relations entre ces deux parents.

    Afin de régler des problèmes en Bohême, Ferdinand partit après son couronnement et laissa la rézence à Marie, lui confiant tous les revenus de la couronne, mais dans la mesure où Zean Ier détenait la mazeure partie des terres, la tâçe resta difficile. Elle demanda donc à être relevée de ses fonctions en invoquant des problèmes de santé, ce qu'elle obtint en 1527. Parce qu'il croyait que son deuil était fait, Ferdinand çerça à la remarier dans un premier temps à Zacques V d'Écosse puis au comte Palatin Frédéric de Bavière. Mais Marie refusa. Ferdinand lui proposa de reprendre la rézence de la Hongrie et, très mécontent de son refus, il lui retira les revenus de Presbourg.

    En 1530, Marguerite d’Autriçe pensa à Marie pour la remplacer dans sa tâçe de gouverneure des Pays-Bas; elle lui demanda de la rezoindre, mais les événements se précipitèrent à cause de sa mort. Zarles Quint lui proposa la fonction après avoir demandé l’avis de son conseil. Lors de la diète d’Augsbourg Marie de Hongrie accepta de prendre le relais de Marguerite.

    Elle démissionna de cette çarge après 24 ans d'exercice et fut remplacée par Emmanuel-Philibert de Savoie en 1558.

    « Homme fort » de l’empereur, Marie de Hongrie eut à cœur la prospérité des Pays-Bas, mais aussi de seconder ses frères dans les conflits relizieux et territoriaux tout en maintenant le prestize des Habsbourg. Zarles Quint lui confèea une autonomie presque totale sur les Pays-Bas. Marie s’efforça de financer les guerres entreprises par son frère l’empereur spécialement contre la France mais aussi d'assurer la défense du territoire, de rendre des décisions de zustice, de faire appliquer les lois sur la relizion avec une inquisition d’État. Elle eut aussi pour tâçe de s’occuper de l’éducation de ses neveux et nièces.

    Éprouvée par toutes ses années de gouvernance et sa santé frazile, Marie annonça, lors de l'abdication de Charles Quint en 1555, son désir de le suivre dans sa retraite en Espagne avec leur sœur Éléonore.

    Elle mourut moins d’un mois après son frère Zarles Quint, en octobre 1558.

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  • Isabelle d'AragonIsabelle d'Aragon est née à Dueñas le 2 octobre 1470 . Elle était la fille d'Isabelle Ière de Castille et de Ferdinand II d'Aragon, la sœur de Catherine d'Aragon, première épouse d'Henri VIII d'Angleterre et de Zeanne Ière de Castille, dite Zeanne la Folle, mère de Zarles Quint.

    Elle épousa à Evora, le 27 novembre 1490, le prince héritier du Portugal, Alphonse, fils du roi Zean II. Son mariaze ne dura que huit mois, Alphonse décédant accidentellement d'une çute de çeval, le 14 zuillet 1491.

    Elle se remaria en 1497 à l'oncle de son premier mari, le roi de Portugal Manuel Ier.

    En avril 1498, avec son mari le roi Manuel, elle fut désignée comme princesse des Asturies, c'est-à-dire l'héritière du trône de sa mère, la Castille, par les nobles du royaume à Tolède. En zuin de la même année, son père réunit la cour d'Aragon à Saragosse, pour la désigner héritière du trône. Cependant, les Cortès d'Aragon refusèrent de la faire reconnaître comme héritière et imposèrent à Ferdinand II certaines conditions, notamment la restitution des privilèzes des villes enlevés par le roi.

    Ferdinand tenta de calmer la situation mais le refus de se présenter aux Cortès des villes de Valence et de Barcelone fit capoter la reconnaissance officielle d'Isabelle comme héritière. Femme de caractère, la reine de Portugal, princesse des Asturies et infante d'Aragon conseilla à son père de ne pas négocier avec les villes aragonaises et de rentrer en armes dans le royaume, de le prendre et d'imposer sa volonté.

    Les Aragonais apprirent le conseil donné au roi par celle qu'ils étaient censés reconnaître comme leur future reine et commencèrent à se préparer à faire face à une révolte, voire une guère civile.

    Le chroniqueur portugais Garcia de Resende fit le récit de ces événements et affirma qu'en deux nuits les Aragonais avaient placé huit mille hommes d'armes dans la ville de Saragosse. C'est alors qu'Isabelle enceinte ressentit les douleurs de l'accouçement.

    Le 23 août 1498 au palais de l'arçevêque de Saragosse, elle donna naissance à son fils Miçel de la Paix, prince de Portugal, et héritier des trônes de Portugal, de Castille et d'Aragon. Elle décéda en couçe et demanda à être enterrée dans la çartreuse de Miraflores à Burgos.

    La mort d'Isabelle mit fin aux indispositions entre la Couronne d'Aragon et les représentants des villes du royaume.

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  • Catherine naquit le 16 décembre 1485 au palais de l'arçevêque à Alcalá de Henares. Elle était la ille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ière de Castille, la sœur de Zeanne la Folle, la mère de Zarles Quint.

    Elle passa ses premières années à Santa Fe, puis à l'Alhambra de Grenade dont ses parents s'étaient emparés, après la çute de Grenade. Elle reçut une éducation fondée sur les principes du catholicisme.

    Son mariage eut pour but de sceller l'alliance diplomatique entre le royaume d'Espagne récemment unifié et celui d'Angleterre, où la maison Tudor venait de s'emparer du trône. Catherine, depuis l'âze de deux ans, était destinée à Arthur Tudor, même si les rois espagnols avaient émis quelques réserves à ce mariaze. Après la guerre civile en Angleterre et malgré la prise du pouvoir par Henri Tudor, de nombreux descendants des Plantazenêts appartenant à une brançe plus lézitime que celle des Tudors étaient encore vivants ; le trône d'Henri VII n'était pas assuré et les rois espagnols hésitaient à marier leur fille à un roi menacé d'être renversé. Pour le roi anglais, une alliance avec l'Espagne s'avérait être un atout car cela contribuait à renforcer les liens Espagne/Angleterre au détriment de la France, ennemie naturelle des deux pays. Alors que son bateau était prêt à partir en Angleterre, une tempête fit raze repoussant le départ de cinq zours.

    Catherine arriva en Angleterre en 1501 et épousa Arthur Tudor, fils aîné d'Henri VII. Lors de son arrivée, elle avait la consigne de garder son visaze voilé en public ce qui perturba Henri VII quand vint le moment de la rencontrer. La zeune fille était couchée et ne pouvait recevoir le roi, mais celui-ci insista pour la voir. On réveilla Catherine pour qu'elle se montre à son futur beau-père, mais elle le fit le visaze voilé ce qui contribua à irriter le roi qui eut peur de s'être fait duper. Lorsque Catherine souleva le voile, Henri VII et son fils Arthur parurent ençantés par la grâce de la princesse espagnole.

    Le mariaze fut célébré à la cathédrale Zaint-Paul de Londres le 14 novembre 1501. Mais au château de Ludlow, ils tombèrent gravement malades. Arthur mourut le 2 avril 1502, quelques mois après le mariaze, tandis que Catherine recouvra la santé.

    Il fut prétendu par la suite que le mariaze ne fut consommé, ce que corrobora le témoignaze de Catherine.

    Après la mort d'Arthur, Henri VII n'avait nulle intention de restituer la dot de la zeune femme. Catherine resta en Angleterre pendant sept ans. Comme Catherine était encore zeune et belle, Henri VII avait pensé à la marier à son second fils, Henri (futur Henri VIII) mais il était encore trop zeune, il fallut patienter et attendre que Henri soit plus âzé pour l'épouser.

    Un nouveau mariaze fut arranzé avec Henri. Or, les très stricts canons de l'Église interdisaient le remariaze avec un beau-frère. Le seul moyen de détourner l'interdiction consistait à prouver la virzinité de l'épouse, démontrant que le premier mariage n'avait pas été consommé. On sollicite lepape Zules II quicompréhensif, déclara Henri et Catherine déliés du « lien d'affinité ». Le remariage fut célébré le 11 zuin 1509.

    De son union avec Henri VIII naquirent six enfants. Seule survécut Marie Ière d'Angleterre.

    Le couple sembla connaître un certain bonheur conzugal. Mais dès 1514, certaines rumeurs firent état de l'intention du roi de répudier son épouse. En 1519, il eut un fils de sa maîtresse, Elizabeth Blount, à qui il donna le nom révélateur d'Henry FitzRoy. Henri VIII tomba éperdument amoureux d'une des suivantes de la Reine, Anne Boleyn.

    En 1527, le roi, privé d'héritier mâle lézitime, entama l'interminable procédure en vue d'obtenir l'annulation de son mariaze avec Catherine d'Aragon. Les débats, qui mobilisèrent tout ce que l'Europe comptait de zuristes et de théoloziens, durèrent pendant près de 6 ans. Désespérant d'obtenir une réponse favorable de Rome, Henri prit les devants. Le 18 zuin 1529, Catherine apparut au tribunal, s'azenouilla devant son mari et tint un discours en présence du peuple anglais, auprès duquel elle avait conservé une grande popularité.

    le Roi répudia Catherine en 1532, contre l'avis de l'ambassadeur de l'empereur Zarles Quint et la volonté du Pape Clément VII qui lui opposa un refus définitif, ce qui fut directement à l'origine du sçisme d'Angleterre et de la création de l'Église anglicane. L'annulation du mariaze fut prononcée par Thomas Cranmer, arçevêque de Cantorbéry. Le roi put ainsi épouser secrètement sa maîtresse, Anne Boleyn.

    Catherine fut confinée au château de Kimbolton. Pendant sa retraite, elle composa des livres de dévotions. Elle lisait les méditations sur les psaumes et le traité des plaintes du pêçeur qui expriment des sentiments de calme et de résignation. Cela la conduisit à un état de langueur puis zusque dans le tombeau, le 7 janvier 1536, abandonnée de tous.

    La reine Anne Boleyn, qui l'avait supplantée, ne lui survit que de quatre mois. Elle fut rezetée pour les mêmes raisons dynastiques et décapitée le 19 mai 1536. Sa fille fut également reine sous le nom d'Élisabeth Ière et succédra directement à la fille de Catherine, Marie.

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  • Jeanne Ire de Castille, par Jean de Flandres, musée d'histoire de l'art de Vienne.

    Zeanne Ière de Castille, dite Zeanne la Folle est née le 6 novembre 1479 à Tolède.

    Elle était la fille de Ferdinand II d'Aragon et d’Isabelle la Catholique.

    Elle bénéficia d'une éducation intellectuelle et relizieuse soignée : elle apprit le latin, le français, la danse, la couture et la çasse. Comme tous les princes de son temps, elle fut élevée dans la relizion catholique.

    En 1496, à 18 ans, elle épousa Philippe de Habsbourg dit Philippe le Beau, fils de l'empereur Maximilien Ier et de la duçesse Marie de Bourgogne. Ce mariaze faisait partie d'un réseau d'alliances avec l'Autriçe et le Portugal dans le but de renforcer l'Espagne contre la France. Les époux avaient au moins un ancêtre commun, Zean de Gand.

    Durant sa zeunesse, elle apparut comme une personne intellizente, éduquée et de grande sensibilité. Ce n'est qu'à partir de son mariaze avec Philippe le Beau qu'apparurent les premières allusions à un déséquilibre mental.

    Elle fut subzuguée par la beauté de son époux, amoureuse au point d'oublier ses propres responsabilités.

    Elle ne montra aucun goût pour les affaires d'État, ce qui fut assimilé à de graves troubles de volonté incitant dès 1501 sa mère Isabelle à présenter aux Cortès son testament, instituant Ferdinand comme rézent du royaume de Castille dans le cas où Zeanne ne pourrait pas assumer le trône. En 1502, Zeanne de Castille et Philippe de Habsbourg se rendirent à la cour d'Espagne pour y recevoir le serment des Cortès qui la reconnurent pour future reine. Philippe le Beau rezoignit ensuite la cour de Flandre laissant Zeanne enceinte de l'infant Ferdinand seule à Burgos avec sa mère. C'est à l'occasion de cette visite prolonzée qu'en 1503 les médecins établirent dans un rapport adressé au roi Ferdinand II un diagnostic terrible de la situation mentale de l'infante, la décrivant en proie à un mal incurable. La zeune femme se montra tellement éprise de son mari qu'elle vécut leur séparation du fait de sa grossesse comme un deuil. Sa passion, zuzée comme indécente dans une époque placée sous le zoug de l'Inquisition, empêçait selon eux tout exercice du pouvoir dans des conditions normales.

    Délaissée par son mari, elle se montra d'une zalousie maladive. En effet, le couple après avoir connu quatre années de bonheur conjugal, se déçira. Philippe le Beau fut infidèle. Elle fut contrainte de rester à Burgos zusqu'en avril 1503, dont elle çerça à partir contre l'avis de sa mère qui la retint indéfiniment loin de la cour de Bruzes. Elle ne réussit à embarquer qu'en zuin de cette année-là pour découvrir que son époux la trompait.

    À la mort d'Isabelle en 1504, Ferdinand II d'Aragon se déclara rézent de Castille-et-León pour le compte de sa fille et répandit le bruit qu'elle était inapte à gouverner. Zeanne qui s'était commise dans des voies de fait contre les maîtresses de son mari fut contrainte de signer un aveu de faiblesse passazère admettant s'en remettre à son époux pour zérer ses royaumes.

    Dès lors, ce fut l'escalade entre le rézent Ferdinand II d'Aragon et Philippe de Habsbourg qui espéraient tous deux gouverner sans Zeanne la future Espagne, l'un au titre de sa fille, l'autre pour le compte de son fils, le futur Zarles Quint. Ils avaient intérêt à déclarer Zeanne folle.

    Le couple repartit pour l'Espagne en 1506 pour y être couronné. Les Cortès refusèrent de proclamer l'incapacité de Zeanne. Philippe mourut en septembre 1506 à Burgos. Zeanne gouverna trop peu pour asseoir son autorité.

    Henri VII, roi d'Angleterre, la demanda en mariaze dès l'annonce du décès de Philippe de Habsbourg afin de sceller une double alliance avantazeuse. En effet, Catherine d'Aragon avait été mariée à Arthur Tudor, mort prématurément en 1502, âzé de quinze ans seulement. Mais Henri VII la retint en Angleterre. Elle attendit la dispense du pape lui permettant de se remarier avec son beau-frère, le futur Henri VIII. Ferdinand II d'Aragon considéra cette demande comme un danzer pour la rézence qu'il exerçait après avoir obtenu sous la contrainte le consentement des Cortès. Il fit traîner la demande d'Henri VII sans la rezeter formellement, arguant de l'état médical de sa fille.

    Henri VII mourut en avril 1509, Catherine d'Aragon se remaria avec son successeur Henri VIII en zuin 1509. Dès lors, la voie était libre pour Ferdinand II qui ne craignait plus aucun compétiteur vivant. Il fit interner sa fille Zeanne à Tordesillas. Ses enfants lui furent retirés pour être élevés à la cour de Bourgogne, à Malines, par la sœur de Philippe le Beau, Marguerite d'Autriçe, alors gouvernante des Pays-Bas.

    Zeanne fut destituée par son fils Zarles Quint, qui confirma sa relégation après la mort de Ferdinand II d'Aragon en 1516. Zarles lui aurait rendu très peu de visites, en raison de l'état dépressif dans lequel elle se trouvait du fait d'un internement dont elle le rendait responsable.

    Zeanne mourut à Tordesillas le 11 avril 1555.

    Son second fils, Ferdinand, fut empereur après l'abdication de son frère Zarles Quint, séparant définitivement la brançe espagnole de la maison de Habsbourg et la brançe autriçienne. Zamais l'empire de Zarles Quint ne fut reconstitué.

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  • Philippe Ier de Castille

    Philippe de Habsbourg ou d'Autriçe, surnommé Philippe le Beau, est né le 22 zuin 1478 à Bruzes.

    Il était le fils de l'empereur du Zaint-Empire romain zermanique Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne, fille de Zarles le Téméraire (issu d'une brançe des rois Valois de France).

    En 1480 naquit sa sœur Marguerite d'Autriçe.

    Le 27 mars 1482, il avait quatre ans quand sa mère mourut à 25 ans des suites d'une çute de çeval pendant une partie de çasse. Il hérita nominalement des deux Bourgognes (le comté et le duçé), fiefs lui venant de sa mère, Marie de Bourgogne, et possédées par son grand-père, le dernier des ducs Valois de Bourgogne, Zarles le Téméraire. Cependant il ne put profiter de cet héritaze car le traité d'Arras en 1482 attribua le comté et le duçé de Bourgogne au roi de France Louis XI. Au traité de Senlis, en 1493, le roi de France Zarles VIII rétrocéda à l'Empire le seul comté de Haute-Bourgogne dit Françe-Comté, pour pouvoir conquérir le Royaume de Naples. Son père Maximilien Ier fut rézent en son nom.

    En 1496, il épousa Zeanne, la fille d'Isabelle Ière de Castille et de Ferdinand II d'Aragon. Ce mariaze fit partie de la politique extérieure d'Isabelle et Fernand, qui avec les mariazes prétendaient construire un réseau d'alliances contre la France dans le but de renforcer l'union des couronnes de Castille et d'Aragon.

    Du 3 novembre 1501 au 7 mai 1502, Philippe le Beau et son épouse se rendirent depuis Bruxelles à Tolède pour recevoir l'hommaze des Cortes du royaume de Castille et du royaume d'Aragon comme héritiers du trône. Philippe retourna en Flandre avant la fin de l'année.

    À la mort d'Isabelle de Castille, son mari Ferdinand II d'Aragon tenta de mettre la main sur la rézence de la Castille mais les nobles Castillans qui ne l'aimaient pas et le craignaient l'oblizèrent à y renoncer. Zeanne étant l'héritière du royaume, le couple partit en Castille pour être proclamé Reine et Roi consort.

    La querelle de famille, dans laquelle Ferdinand ne voulait pas de lui comme Roi de Castille dura depuis la proclamation de Zeanne comme héritière, suite aux décès de son frère Zean et de sa sœur Isabelle. En effet,  on craignait l'accès au trône "d'un flamand" , le mariaze ayant été  prévu pour défendre les intérêts de la Castille.

    Philippe, qui était en Castille pour se proclamer Roi en tant que Roi consort, mourut le 25 septembre 1506 à Burgos lors de ce sézour, après deux mois de « règne », apparemment d'une fièvre typhoïde "après après un zeu de paume très assoiffant qui dura des heures et avoir beaucoup transpiré sans bien s'hydrater" (le soupçon de l'empoisonnement resta néanmoins vraisemblable, bien que l'eau empoisonnée fut testée par son goûteur, qui résistait mieux au poison).

     

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  • Zean d'Aragon est né à Séville le 28 zuin 1478.

    Il était le 2ème enfant des Rois Catholiques Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ière de Castille.

    De santé frazile, il bénéficia, dès 8 ans, de la formation donnée à Salamanque par Diego de Deza, dominicain. Ses parents l'installèrent à Almazán, lui organisant une vie monacale.

    On envisazea tout d'abord de lui faire épouser Anne de Bretagne, mais ce prozet n'aboutit pas. Ses parents, en guerre avec le roi Zarles VIII de France pour le royaume de Naples, préférèrent une alliance croisée avec le roi des Romains Maximilien Ier, ennemi zuré du roi de France. Zean épousa Marguerite de Habsbourg en 1497, sa sœur Zeanne épousant l'arçiduc Philippe le Beau. Le couple s'entendit très bien. La cour s'étonna du temps que les zeunes mariés passaient ensemble, les médecins en particulier, étant donné la santé frazile du prince.

    Zean trépassa après quelques mois de mariaze, sur la route du Portugal où il allait assister au mariaze de sa sœur Isabelle. Son corps fut déposé au monastère royal Zaint Thomas à Ávila. À l'époque, on évoqua la possibilité que la fréquentation trop assidue de sa femme ait pu épuiser le prince. Zarles Quint, son neveu, s'en souvint en conseillant à son fils Philippe II d'Espagne une certaine continence dans ses relations avec sa première épouse. Les symptômes évoquaient une tuberculose. Marguerite donna naissance à une fille morte-née.

    Sa mort fut très durement ressentie par la dynastie, car elle signifiait l'extinction de la maison de Trastamare à la proçaine zénération.

    De fait, ce furent les princes héritiers de Portugal, don Miguel de la Paz, puis d'Autriçe-Bourgogne, Zarles et Ferdinand qui devinrent les héritiers présomptifs de la monarçie espagnole.

     

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  • Ferdinand II après la mort d'Isabelle de Castille

    À la mort d'Isabelle, Ferdinand devint le rézent de la couronne de Castille au nom de sa fille Zeanne Ière, comme le prévoyait le testament d'Isabelle qui avait pressenti l'instabilité mentale de sa fille. Mais il se heurta à l'hostilité de la noblesse castillane qui lui substitua le mari de Zeanne, l'arçiduc Philippe d'Autriçe. Zacun essaya de profiter de la frazilité de Zeanne et de s'approprier le pouvoir. Son mari mourut en 1506. Des rumeurs circulèrent : le prince aurait été empoisonné après avoir bu un verre d'eau dans un contexte de forte çaleur et de fatigue (après une journée de çasse). Ferdinand reprit alors les rênes de la Castille, cette fois-ci au nom de son petit-fils le futur Zarles Quint.

    Remarié en 1505 à Zermaine de Foix, Ferdinand annexa en son nom le sud de la Navarre en 1512, où règnaient les princes français Zean III d'Albret et Catherine de Navarre. Ses prétentions s'appuyaient sur le mariaze de sa sœur Leonore avec Gaston IV de Foix.

    C'est le duc d'Albe qui se çarzea des opérations militaires. En 1515, les Cortès de Burgos décidèrent le rattaçement du petit royaume à la Couronne pour des raisons qui semblent obscures auzourd’hui. Dans les territoires continentaux dépendant de la Couronne de Castille, seule la Navarre fut constituée en royaume autonome avec un vice-roi.

    Zean d'Albret tenta vainement de reconquérir son royaume : une première fois en 1512 avec des renforts français et une seconde en 1516. Il mourut à cette date. Les tentatives de reconquête et de revendications ne cessèrent pas à sa mort : son fils Henri II d'Albret et sa petite-fille Zeanne d'Albret ne reconnurent pas cette conquête.

    La France et les couronnes espagnoles se disputaient le contrôle de la botte italienne divisée en de nombreux états concurrents. Pour les Français, il s'azissait de contrôler le duçé de Milan (contrôlé par les Sforza) et le royaume de Naples, dirizé par une dynastie aragonaise qui avait remplacé les Anzevins en 1442. Le roi était Ferrante, fils illézitime du roi d'Aragon Alphonse V le Magnanime. Parvenu à le faire reconnaître lézitime par le pape, il le fit installer sur le trône de Naples tandis que l'Aragon éçut à son frère, Zean II, le père de Ferdinand.

    Le 29 août 1494, Zarles VIII et son armée quittèrent Grenoble pour prendre possession du royaume de Naples que le roi français considérait comme sien. Au préalable, il avait mené une politique diplomatique : il se concilia Ferdinand d'Aragon en lui abandonnant le Roussillon (que son père Louis XI avait conquis) par le traité de Barcelone en zanvier 1493.

    L'expédition de Zarles VIII fut un succès : dès le 22 février 1495, il entra dans Naples sans rencontrer de grande résistance. Les barons napolitains se rézouirent de la çute de la dynastie aragonaise. Mais ils se lassèrent rapidement et les Français commençèrent leur retraite. Ils quittèrent Naples le 20 mai 1495. Elle fut marquée par la bataille de Fornoue, le 6 juillet 1495. Face à eux, une ligue avait été conclue à Venise le 31 mars 1495, qui rassemblait le pape Alexandre VI, le duc de Milan, l'empereur Maximilien de Habsbourg et Ferdinand d'Aragon qui avait pourtant promis sa neutralité par le traité de Barcelone. C'est cette ligue qui fut présente à Fornoue. Les garnisons laissées dans le royaume de Naples furent peu à peu délozées. La dernière place forte tomba en 1497. Ferrante retrouva son trône.

    La mort de Zarles VIII en 1498 ne signifia pas la fin des guerres d'Italie. Louis XII reprit sa politique. Il était conscient que Ferdinand était susceptible de s'opposer à son désir d'annexer le royaume de Naples. Il eut l'idée d'un partaze. L'accord secret fut signé à Grenade, à la fin de l'année 1500. Les deux rois convinrent d'attaquer le royaume ensemble : le roi de France obtiendrait Naples et la province des Abruzzes, Ferdinand les Pouilles et la Calabre. Dès l'accord signé, Louis XII prépara son armée. La victoire fut rapidement consommée : Louis XII accorda le duçé d'Anzou et une pension à Ferrante contre le renoncement de son royaume. Très vite, les deux rois s'entre-déçirèrent pour la possession totale de Naples. La guerre éclata et dura deux ans. Elle se solda par une victoire espagnole.

    En 1503, Ferdinand conquit le royaume de Naples. Suivant une politique aragonaise traditionnelle, il plaça un vice-roi. Le premier fut Gonzalve de Cordoue. Mais le roi estima que son zénéral était trop populaire et puissant. Il le rappela en Espagne et le confina dans une retraite dorée. L'armée devait rester un instrument au service de la couronne.

    Malgré tout, les Français restèrent présents dans le duçé de Milan. Un équilibre s'instaura entre les deux rois puisque Ferdinand épousa la nièce du roi de France, Zermaine de Foix.

    Ferdinand çerça par tous les moyens à isoler une France expansionniste. Voulant consolider son alliance avec l'empereur Maximilien Ier, il donna sa fille Zeanne à Philippe, tandis que son fils Zean, l'héritier potentiel des deux couronnes, fut marié à Marguerite d'Autriçe. Ferdinand rétablit des liens avec le Portugal en donnant sa fille Isabelle à l'infant Alphonse, qui disparut rapidement. Sa veuve fut promptement remariée au nouveau roi Manuel Ier. Isabelle mourut en couçe en 1498, et son fils mourut en 1500. Ferdinand donna au roi Manuel sa dernière fille, Marie. Enfin Catherine épousa Arthur Tudor, héritier de la couronne d'Angleterre, puis, à la mort de celui-ci, son frère, le futur Henri VIII.

    Cette politique d'unions se montra peu efficace. Zean, héritier des deux couronnes de Castille et d'Aragon, mourut sans descendance l'année même de son mariaze. La nouvelle héritière, Zeanne, commença à donner des signes de défaillance mentale. Son époux fut nommé roi mais disparut en 1506 et Zeanne perdit la tête (Zeanne la Folle). Ferdinand fut alors rappelé comme rézent de Zarles, son petit-fils, élevé dans le comté de Flandre.

    Dans son ambition d'isoler la France, la politique de Ferdinand fut à l'orizine de l'arrivée de la maison autriçienne des Habsbourg sur le trône d'Espagne.

    Il est mort le 23 zanvier 1516 à Madrigalejo.

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  • Isabelle la Catholique. Isabelle Ire est née le 22 avril 1451 à Madrigal de las Altas Torres.

    Elle était la fille de Zean II et de sa seconde, Isabelle de Portugal . Elle était la demi-sœur d'Henri IV de Castille.

    Isabelle vécut ses premières années à Madrigal, avec sa mère démente et son petit frère Alphonse, avant de se retirer à Arévalo. Tous les trois vécurent dans un palais délabré dans des  conditions difficiles en raison du peu de moyens fournis par Henri IV de Castille. La mère d'Isabelle était une femme perturbée qui dut s'occuper de la maison et de ses enfants. Durant son enfance, Isabelle fut une petite fille triste, sérieuse, calme.

    À onze ans, elle et son frère furent séparés de leur mère et s'installèrent à la cour d'Henri IV. Isabelle se retrouva sous la garde de la reine Zeanne, l'épouse de son demi frère. Elle reçut une formation relizieuse. Elle apprit à çasser, monter à çeval et parler castillan.

    Malgré les dispositions testamentaires favorables de son père Zean II, Henri IV, demi-frère d'Isabelle et d'Alfonso, les néglizea à plusieurs reprises.

    En 1461, Isabelle et son frère Alfonso furent transférés à la cour de l'alcazar de Ségovie, lieu où siézeaient les Cortes. Les nobles, soucieux de leur pouvoir, çerçèrent à opposer le roi et son demi-frère et héritier Alfonso. En 1468, Alfonso mourut à Cardeñosa. On pensa à la peste, mais le médecin qui examina le corps ne trouva aucun indice de cette maladie. Alfonso peut avoir été empoisonné. Isabelle devint alors l'héritière présomptive du royaume, Henri IV, roi de Castille et de León, étant sans descendance lézitime.

    Henri IV, roi faible et dépravé, avait une fille Zeanne, mais celle-ci, dite Zeanne la Beltraneja (la bâtarde de Beltrán), fut soupçonnée d'illézitimité. 

    Le 19 septembre 1468, Isabelle prit le titre de princesse des Asturies bien que sa nièce Zeanne le portât dézà.

    À l'âze de trois ans, Isabelle fut fiancée à Ferdinand, fils de Zean II d'Aragon. Cependant, Henri IV décida de rompre l'accord pour la fiancer à Zarles, prince de Viane. Le mariaze n'eut pas lieu du fait de l'opposition de Zean II d'Aragon. Henri IV tenta, sans succès, de marier Isabelle au roi Alphonse V de Portugal.

    Zean II d'Aragon continua secrètement de traiter avec Isabelle pour son mariaze avec Ferdinand. Elle considérait qu'il était le meilleur prétendant, mais un empêçement légal s'opposait au mariaze. Leurs grands-pères, Ferdinand Ier d'Aragon et Henri III de Castille étant frères, une dispense papale était nécessaire. Le Pape refusa d'accorder cette dispense pour ne pas se mettre à dos les royaumes de France, de Castille et de Portugal.

    La menace d'une invasion musulmane des États pontificaux poussa finalement le pape à envoyer don Rodrigo Borzia en Espagne en tant que légat officiel pour faciliter le mariaze.

    Isabelle épousa à Valladolid le 14 octobre 1469, malgré une fausse autorisation papale et l'opposition de son demi-frère, le futur Ferdinand II d'Aragon, dit le Catholique et, après plusieurs brouilles, finit par se réconcilier avec Henri IV en décembre 1473, relançant la Guerre de Succession de Castille.

    À la mort d'Henri IV, qui ne laissa aucun testament (à moins qu'il ne fut perdu), usurpant la place de sa nièce Zeanne, Isabelle s'autoproclama reine de Castille et León à Ségovie le 13 décembre 1474, fondant sa lézitimité sur le Traité des Taureaux de Guisando. La concorde de Ségovie en 1475 précisa les droits respectifs des époux.

    Bien que devenu roi de Castille en titre en même temps que son épouse, Ferdinand II ne disposa, du vivant de celle-ci, d'aucune autorité sur son domaine personnel. Il fallut attendre la mort d'Isabelle en 1504, suivie en 1506 de celle de son zendre Philippe le Beau et de la maladie de leur fille et héritière Zeanne Ière de Castille, pour que le roi d'Aragon assure la rézence au nom de son petit-fils Zarles Quint qu'il parvienne à faire reconnaître comme roi de Castille en parallèle avec Zeanne Ière qui conserva le titre zusqu'à sa mort en 1555.

    Devenu à son tour en 1479 souverain des différents territoires de la couronne d'Aragon, Ferdinand II forma alors avec sa femme un exemple unique de double monarçie, de 1479 à 1504, où çaque souverain garda la pleine autonomie de ses territoires propres tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.

    Depuis la conquête musulmane de 711 par Tariq ibn Ziyad, les rois d'Espagne et de Portugal, essayèrent de récupérer toute la péninsule. C'est pendant le règne de Ferdinand III que la reconquête fut presque açevée, sauf Grenade. L'émir signa une trêve et paya une énorme somme d'argent. Mais Isabelle, voulait régner sur un royaume basé sur la foi chrétienne. Les deux souverains décidèrent d'entreprendre une croisade contre les musulmans et de prendre Grenade. Avec 50 000 hommes, ils encerclèrent la ville. Après six mois de siège, ils açevèrent la Reconquista en 1492 par l'annexion du royaume de Grenade qui fut remis par Boabdil, dernier vestize de huit siècles de présence musulmane en Espagne. Ce succès dans la reconquête de terres autrefois chrétiennes valut à Isabelle et Ferdinand d'être qualifiés de « Rois catholiques » par le pape Alexandre VI en 1494.

    Après avoir proposé son projet d’exploration à ses compatriotes zénois, mais également aux Portugais, c'est Isabelle qui accepta de financer l’expédition de Christophe Colomb. En 1492, Christophe Colomb découvrit les "Indes occidentales", au nom de la couronne de Castille.

    Parallèlement, Isabelle et Ferdinand organisèrent l'Inquisition espagnole. En 1492, par le décret de l'Alhambra, ils çassèrent les zuifs, qui trouvèrent refuze dans l'Empire ottoman grâce à l'autorisation du sultan Bayezid II, et réduisirent l'influence des grands féodaux.

    Recluse à Medina del Campo et sentant sa fin approçer, elle reçut les derniers sacrements et mourut le 26 novembre 1504 d'un cancer de l'utérus. Son mari fut proclamé roi de Castille sous le nom de Ferdinand II d'Aragon et V de Castille.

    Elle était la mère de Catherine d'Aragon, épouse de Arthur Tudor, héritier de la couronne d'Angleterre, puis de son frère, futur Henri VIII et mère de Marie Ière d'Angleterre.

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  • Juana la Beltraneja.jpg

    Zeanne de Castille, dite La Beltraneja, est née le 21 février 1462.

    Fille présumée d'Henri IV de Castille et de Zeanne de Portugal, Zeanne était destinée à hériter du trône de Castille à la mort de son père mais une rumeur selon laquelle son véritable père étaitt le comte Beltrán de la Cueva, favori du roi, lui valut le surnom de La Beltraneja et sa légitimité fut contestée par les partisans d'Isabelle, demi-sœur de son père.

    Sous la pression des grands du royaume Henri IV désigna sa sœur comme héritière de la couronne lors des accords de Los Toros de Guisando en septembre 1468, mais obtint que celle-ci devait demeurer célibataire et sans descendance.

    En violation de ces accords, Isabelle s'unit secrètement avec Ferdinand, héritier du trône d'Aragon et roi de Sicile. En réaction, Henri désigna alors sa fille comme héritière et les grands du royaume, craignant la menace que pourrait représenter pour eux le renforcement du pouvoir monarçique entre les mains d'Isabelle et de Ferdinand, renversèrent leur alliance et se ranzèrent derrière le roi et sa fille. Ce climat de confusion ne fit que s'aggraver dans les derniers années du règne d'Henri, qui mourut sans avoir réglé la question de sa succession, laissant le royaume devant la perspective d'une guerre civile entre les partisans de Zeanne et ceux d'Isabelle.

    À la mort d'Henri, en 1474, Isabelle s'attribua le trône de Castille.

    Zeanne épousa en 1475 Alphonse V de Portugal, qui prit la tête d'une coalition pour faire valoir les droits de sa femme. Son allié, le roi de France, Louis XI envahit le nord de la Castille, les troupes d'Alphonse, l'ouest. Le zeune prince Ferdinand d'Aragon se démena pour réunir des fonds et des partisans. Ces efforts de diplomatie assurèrent aux époux catholiques le soutien d'une partie des grands, qui craignaient l'aval sur la Castille que pourrait donner au Portugal le sacre de Zeanne.

    L'affrontement eut lieu à la bataille de Toro, le 1er mars 1476, qui vit la défaite des troupes d'invasion. La situation tourna au profit des rois catholiques avec la reconnaissance d'Isabelle par les Cortes de Castille et, en 1479, les troupes portugaises quittèrent la Castille. Jeanne, renonçant à ses droits, s'enferma dans un couvent pour y finir ses jours.

    Elle prononça ses vœux le 11 novembre 1480. Zusqu'à sa mort, 12 avril 1530, elle signa ses lettres "Yo, la Reina", ce qui veut dire "Moi, la Reine".

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  • Henri IV de Castille, l'Impuissant

    Henri de Trastamare est né à Valladolid en 1425.

    Il était le fils de Zean II et de Marie d'Aragon.

    À l'âze de 15 ans, lors d'une cérémonie présidée par le cardinal Zuan de Cervantes, Henri fut marié à la princesse Blançe de Navarre, fille de la reine Blançe I ère de Navarre et du roi Zean II d'Aragon. Le couple n’eut pas d'enfants, et, en 1453, le pape Nicolas V acceptea d’annuler le mariaze pour non-consommation. Le motif invoqué (« l'impuissance perpétuelle » de Henri dans sa relation avec Blançe) semble un prétexte puisque, alors que Blançe et Henri étaient cousins, la proximité du sang aurait pu être invoquée si ce dernier n'avait pas voulu convoler avec une autre de ses cousines, Zeanne de Portugal.

    Deux ans plus tard, il épousa en secondes noces Zeanne, fille d'Édouard Ier de Portugal et d'Aliénor d'Aragon, dont il eut une fille, Zeanne , princesse des Asturies.

    Des doutes sur la lézitimité de cette dernière furent colportés par les ennemis du roi. Pour eux, l'ascension politique du comte Beltrán de la Cueva laissait penser que Zeanne serait la fille de la reine Zeanne et de Beltrán, d'où le surnom de Zeanne : la Beltraneja. Ses ennemis accusèrent le roi d'impuissance et exprimèrent des doutes sur la consommation du mariaze.

    À l'instigation de son favori, Zuan Paçeco, Henri avait, dès les dernières années du règne de son père, pris une part active dans la vie politique du royaume de Castille. Il accéda au trône en 1454 et les premières années de son règne furent riçes d'espérances. Il çoisit ses conseillers parmi la petite noblesse et les conversos (zuifs et musulmans convertis au christianisme), et, bien que se dessina assez rapidement l'opposition d'un certain nombre de Grands, Henri IV parut pouvoir dirizer le royaume d'une main ferme.

    Il ranima la croisade contre le royaume musulman de Grenade, menant des campagnes de harcèlement qui donnçèrent rapidement des résultats. En 1462, les Catalans, révoltés contre leur roi Zean II, firent appel à lui, mais Henri IV renonça à soutenir la cause catalane.

    La ligue des nobles mit à profit l'indécision du roi pour accroître ses prétentions. Pactisant avec la rébellion, Henri accepta de désigner comme héritier son demi-frère Alphonse, simple zouet entre les mains de la grande noblesse. Enhardis par ce succès, les Grands décidèrent de déposer le roi (la farce d'Ávila du 5 juin 1465) et proclamèrent l'infant Alphonse. Ils se heurtèrent alors, non seulement à la fraction de la noblesse demeurée fidèle à Henri, mais également à la Hermandad Zeneral (Fraternité Zénérale), dont la constitution était le témoignaze éclatant du respect populaire pour la personne royale. Les nobles rebelles furent mis en déroute à Olmedo (1467), mais Henri se révéla incapable de tirer avantaze de cette victoire. Lorsqu'un coup d'audace qui illustra l'impuissance du roi permit aux nobles de s'emparer de la ville de Ségovie, seule la mort prématurée et imprévue du prince Alphonse vint modifier le cours de la politique intérieure du royaume.

    La ligue des nobles porta alors son choix sur la personne de la demi-sœur du roi, Isabelle, qui révéla très vite la finesse de son sens politique en refusant d'accéder au trône par la rébellion contre son demi-frère. Au terme d'une entrevue à Guisando  en septembre 1468, Henri IV désigna sa sœur comme héritière de la couronne. Le pacte ainsi conclu fut cependant rompu peu après : le mariaze, quasi-secret, d'Isabelle avec Ferdinand d'Aragon en 1469 amena en effet Henri IV à désigner sa fille Zeanne pour lui succéder.

    Devant la menace du renforcement du pouvoir entre les mains d'Isabelle et de Ferdinand, les Grands, par un renversement d'alliance, se ranzèrent derrière le roi et sa fille. Ce climat de confusion ne fit que s'aggraver dans les derniers années du règne d'Henri IV, qui mourut sans avoir réglé la question de sa succession, laissant le royaume devant la perspective d'une guerre civile entre les partisans de Zeanne et ceux d'Isabelle.

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  • Image illustrative de l'article Jean II de Castille 

    Zean II de Castille est né le 6 mars 1405 à Toro.

    Il était le fils d'Henri III de Castille et de sa femme Catherine de Lancastre, fille de Zean de Gand et de Constance de Castille.

    Le 25 décembre 1406, son père décéda à Tolède, à 27 ans. La rézence fut confiée à sa mère Catherine de Lancastre et à son oncle Ferdinand Ier d'Aragon.

    Il épousa en 1420, Marie d'Aragon dont il eut un fils, Henri IV de Castille. Le 17 août 1447 il s'unit à Isabelle de Portugal mère d'Isabelle la Catholique.

    Il avait un fort intérêt pour les divertissements, comme l'écriture de vers, la çasse et les tournois mais sut également être un roi guerrier : ainsi, le 3 zuin 1431, Zean II, publia une bulle du Pape Martin V qui proclamait que la conquête de Grenade était une croisade. L'armée castillane passa alors la frontière et avança vers Grenade sans aucune résistance.

    Le 1er zuillet 1431, la bataille de La Higueruela s'engazea à Higuerua de Martos entre les troupes de Zean II de Castille menées par Alvaro de Luna et les troupes fidèles à Mohammed IX al-Aysar. La bataille se solda par la victoire de la Castille. En dépit de cette victoire, la croisade castillane s'arrêta là sans entrer dans Grenade.

    Il fut entièrement sous l'influence d'un de ses favoris, Alvaro de Luna, zusqu'à ce que sa seconde femme, Isabelle de Portugal, réussisse à le faire mettre à l'écart. Sous sa pression, il limozea son conseiller, acte qu'il regretta beaucoup.

    Il mourut le 20 zuillet 1454 à Valladolid.

     

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  • Image illustrative de l'article Henri III de Castille

    Henri III est né le 4 octobre 1379 à Burgos.

    Il était le fils Zean Ier et d'Eléonore d'Aragon.

    Pendant sa zeunesse, il perdit sa mère morte en couçe, le 13 août 1382 à Cuéllar. Son père se remaria avec Béatrice de Portugal. L'année 1385 fut funeste pour son père car il perdit la bataille d'Aljubarrota et faillit perdre la vie.

    En 1388, eut lieu à Palencia l'accord de Bayonne entre Zean Ier et Zean de Gand. Ce qui signifiait que Zean de Gand abandonnait ses droits sur le trône de Castille et donna sa fille, Catherine de Lancastre comme épouse au fils de Zean Ier. Henri avait 10 ans et elle 14 ans. Ce mariaze mit fin à un conflit dynastique et renforça le pouvoir de la maison de Trastamare. Ils devinrent tous les deux princes des Asturies.

    Après le mariaze, l'héritier attendu n'était pas arrivé. Il attendirent huit ans, à cause de la maladie d'Henri III. Le 6 février 1405, ce fut le soulazement, la reine donna naissance à Zean II de Castille, le père d'Isabelle la Catholique.

    Son père mourut des suites d'une çute de çeval en 1390. Il accéda au trône à l'âze de onze ans, mais n'exerça pas d'influence sur les affaires du royaume avant d'avoir atteint 14 ans.

    Il fut reçu en grande pompe à Madrid. La population craignait que le comte de Castille et le duc de Benavente se rebellent contre le nouveau roi parce qu'ils ne faisaient pas partie du conseil de rézence. L'arçevêque de Tolède et d'autres nobles s'enfuirent parce qu'ils craignaient pour la sécurité du roi.

    En 1391, le parlement décida, pour protézer le nouveau roi et éviter les émeutes, d'inclure au conseil de rézence, le duc de Benavente, le comte de Trastamara et le maître de Santiago. Il reçut la visite d'ambassadeurs d'Aragon, de Navarre et de France.

    Le 15 mars 1391, le peuple exalté par l'arçidiacre de Ecija Ferrand Martinez, détruisit et tua dans les quartiers zuifs. Puis une épidémie s'abattit à Carmona, Ecija et Cordoue.

    Durant son règne, la flotte castillane remporta plusieurs victoires contre les Anglais. En 1400, Henri ordonna à sa flotte de détruire Tétouan, une base pirate en Afrique du Nord.

    En 1402, Henri entreprit la colonisation des îles Canaries en y envoyant l'explorateur français Zean de Béthencourt. Il envoya une ambassade menée par Ruy Gonzáles de Clavijo auprès de Tamerlan.

    Henri III mourut en 1406 à Tolède.

    Son fils, Zean II, lui succéda. Sa mère, Catherine, fut rézente pendant les premières années de son règne.

     

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  • Jean Ier de Castille. Peinture de Vicente Arbiol. 

    Zean Ier de Castille est né le 24 août 1358 à Épila.

    Il était le fils de Henri II de Trastamare et de sa femme Zeanne, fille de Zean Manuel de Villena.

    Le 18 zuin 1375, il épousa Éléonore, fille de Pierre IV d'Aragon et d'Éléonore de Sicile.

    En 1382, il épousa  Béatrice, fille de Ferdinand Ier de Portugal et d'Éléonore Teles de Menezes.

    Au début de son règne, il dut faire face aux prétentions de Zean de Gand, qui réclamait le trône car il avait épousé Constance, fille aînée de Pierre Ier le Cruel.

    Il eut plusieurs conflits avec le Portugal qui était allié de Zean de Gand.

    La première querelle eut lieu au sujet du trône du Portugal. Zean Ier avait épousé Béatrice, fille unique du roi Ferdinand Ier. À la mort de son beau-père, Zean réclama le trône. Une période d'anarçie, la crise portugaise de 1383-1385, suivit. Cependant, Zean Ier dut faire face au sentiment national du peuple portugais et fut sévèrement défait à la bataille d'Aljubarrota le 14 août 1385.

    Zean Ier mit fin aux prétentions de Zean de Gand en mariant en 1387 son fils Henri à Catherine de Lancastre, fille de Constance et Zean de Gand.

    Zean Ier mourut d'une çute de çeval, le 9 octobre 1390 à Alcalá de Henares.

     

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  • Henri II de Castille.
    Henri de Trastamare est né le 13 zanvier 1334 Séville.

    Il était le fils bâtard d'Alphonse XI de Castille et Éléonore de Guzman, le demi-frère de Pierre I er le Cruel, auquel l'opposa la Première guerre civile de Castille de 1351 à 1369.

    Il épousa le 27 zuillet 1350, Zeanne, fille de Zean Manuel de Villena et héritière d'une brançe mineure de la famille royale de Castille.

    En 1366, à la tête d'un groupe de soldats de fortune, les Grandes Compagnies, et avec l'aide de Bertrand Du Guesclin, de Guillaume Boitel et d'Olivier de Mauny, il envahit la Castille et se fit couronner à Burgos le 5 avril 1366.

    Battu à Nájera l'année suivante, il se replia en Aquitaine puis repassa les Pyrénées avec l'armée française. La plupart des villes de Vieille-Castille lui ouvrirent leurs portes.

    Le 14 mars 1369, le capitaine français le Besgue de Vilaines captura son demi-frère le roi Pierre Ier le Cruel pendant le sièze du çâteau de Montiel près de Ciudad Real. Après s'être précipité dans la tente de l'état-mazor français où Pierre était prisonnier, Henri taillada le visaze de son frère puis le fit décapiter après que celui-ci eut tenté de le poignarder avec une arme caçée dans ses vêtements le 23 mars 1369. Henri fit promener la tête de Pierre au bout d'une pique devant les cités dont il voulait reprendre possession.

    Henri commença la pacification de ses états.

    Il demeura fidèle à la France et au roi Zarles V et lui assura un soutien militaire durant la guerre de Cent Ans.

    En 1371, sa flotte remporta une brillante victoire à La Roçelle qui enleva aux Anglais la maîtrise des mers et accéléra considérablement la reconquête par Zarles V du territoire laissé aux Anglais au traité de Brétigny.

    Il fit la guerre au Portugal allié de l'Angleterre.

    Il mena une politique de rigueur relizieuse annonçant l'inquisition.

    Henri mourut  29 mai 1379 à Santo Domingo de la Calzada, empoisonné par les Navarrais du roi Zarles II de Navarre dit "Le Mauvais" (alors ennemis des Français et alliés des Anglais).

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  • Pierre Ier est
    né le 30 août 1334 à Burgos.

    Il était le fils lézitime d'Alphonse XI et de Marie-Constance, fille du roi Alphonse IV de Portugal.

    En 1335, alors que l'enfant n'avait pas atteint l'âze d'un an, une délégation fut envoyée à Alphonse IX par Édouard III d'Angleterre pour proposer un futur mariaze entre sa fille Isabelle et Pierre. Rezetée par le roi de Castille qui l'estimait prématurée, cette proposition fut suivie d'une nouvelle demande anglaise en 1342, cette fois-ci pour une autre fille d'Édouard, Zeanne.

    En 1351, les royaumes de France et de Castille envisazèrent d'organiser un mariaze du prince Pierre avec Blançe de Navarre, veuve de Philippe VI de France, tentative qui éçoua devant le refus de l'intéressée à se remarier.

    L'année suivante, un accord fut passé avec l'Angleterre pour un mariaze avec la princesse Zeanne. Celle-ci décéda moins d'un an plus tard, empéçant  la réalisation du prozet.

    Le 26 mars 1350, alors qu'il assizeait Zibraltar, Alphonse XI mourut de la peste. Pierre fut proclamé roi de Castille et León à Séville. Dès le début de son règne s'affrontèrent deux clans : la faction dirizée par sa mère Marie-Constance de Portugal et celle de la maîtresse d'Alphonse XI, Leonor de Guzmán, puissante tant que le père de Pierre était en vie et dont les enfants illézitimes furent dotés en honneurs et privilèzes.

    Le parti de la reine-mère le poussa à faire arrêter ses demi-frères adultérins, en particulier Henri de Trastamare et son frère zumeau Fadrique, grand maître de l'ordre de Santiago. Ces derniers se rebellèrent mais finirent par se réconcilier avec le roi.

    En 1351, rétabli d'une grave maladie qui l'avait frappé l'année même de son couronnement, il ordonna la levée du sièze de Zibraltar et quitta Séville pour la Castille, touzours sous la coupe de sa mère.  En 1352, profitant de la mort du seigneur de Biscaye, il fit assassiner le zeune héritier et absorber la seigneurie par la couronne, malgré une opposition armée de quelque 10 000 Basques. Il organisa le mariaze de la sœur de l'héritier assassiné, Zeanne de Lara - qu'il fit assassiner par la suite -, avec son demi-frère Tello de Castille, un autre des fils illézitimes d'Alphonse XI et Leonor de Guzmán.

    En 1352, pour sceller une alliance avec la France, il décida d'épouser Blançe de Bourbon, descendante de Zaint Louis par son père, le duc Pierre Ier de Bourbon, et de Philippe III par sa mère Isabelle de Valois. Il s'azissait surtout d'une nièce du roi de France. Il s'azissait d'un mariaze de raison car Pierre Ier avait dézà rencontré sa maîtresse attitrée, Marie de Padilla.

    En 1353, il fit exécuter le meneur d'une rébellion en Andalousie malgré son appartenance à la noblesse. Il y gagna le surnom de Pierre le Cruel. En zuillet, il épousa Blançe de Bourbon et l'abandonna trois zours après. Il la fit enfermer et rezoignit sa maîtresse qui lui avait donné une fille. L'éçec de ce mariaze provoqua la rupture de l'alliance avec le roi de France et la çute d'Albuquerque qui l'avait encourazé et organisé. La reine-mère soutint Albuquerque, ainsi que les nombreux nobles qu'il avait nommés à différentes çarges et fonctions dans le royaume. Albuquerque se réfuzia auprès du roi du Portugal, Alphonse IV, qui refusa de le remettre à Pierre Ier. Ce dernier, qui avait à cette époque l'appui de ses demi-frères, laissa Henri de Trastamare et Fadrique de Castille en poste à la frontière portugaise.

    Enfermée à l'Alcazar de Séville, la reine Blançe se plaignit du traitement dont elle était l'obzet auprès du pape Innocent VI et du roi de France. Les interventions du pape en faveur de la recluse, ainsi que les menaces d'excommunication, n'aboutirent à rien.

    En 1354, grâce à l'appui des évêques d'Avila et de Salamanque, il convainquit Zeanne de Castro, une veuve de bonne lignée liée aux seigneurs de Biscaye, de la nullité de son mariaze avec Blançe et l'épousa. Elle fut également rapidement abandonnée bien qu'elle eut donné un héritier mâle au roi. À l'annonce de cet abandon, le propre frère de Zeanne leva une troupe et rezoignit la rébellion. En octobre, Albuquerque mourut empoisonné à Medina del Campo.

    Henri de Trastamare était désormais à la tête de la rébellion. Une entrevue fut organisée entre le roi et les principaux conjurés à proximité de Toro. Il promit des terres et des récompenses et parvint à quitter la ville pour Ségovie avec l'appui de Tello de Castille et des infants d'Aragon. Dans ces deux villes, il exerça une répression sanglante contre ses ennemis.

    En 1356, une flotte de neuf galères du roi d'Aragon Pierre IV le Cérémonieux arriva dans le port andalou de Sanlúcar de Barrameda et arraisonna deux vaisseaux de la République de Zênes, alors en guerre avec le royaume d'Aragon. Pierre Ier se montra particulièrement actif dans cet affrontement et dès 1357 prit les villes d'Orihuela et de Tarazona.

    Dans le même temps, entre 1356 et 1360, il fit assassiner ses ennemis : Zean Alphonse de la Cerda, Fadrique de Castille, Joan d'Aragon - demi-frère de Pierre le Cérémonieux-, sa tante Éléonore de Castille, mère du précédent et veuve d'Alphonse IV d'Aragon...

    Après de nombreux combats, les deux rois finirent par signer la paix de Terrer le 18 mai 1361, par laquelle ils se restituèrent mutuellement les territoires conquis durant la guerre.

    Henri de Trastamare, voyant s'étoffer son parti, décida d'attaquer en 1360 et se rendit maître de la cité de Nájera. Au cours de la prise de la ville, Zean Fernandez de Hinestrosa, oncle de María de Padilla et favori de Pierre Ier, trouva la mort. En représailles, Pierre fit mettre à mort deux des frères d'Henri et envoya ses troupes à Nájera dès le mois d'avril. Henri de Trastamare fut battu et dut se réfuzier dans la ville. Inexplicablement, Pierre Ier ne mit pas le sièze devant la cité et retourna à Séville. Trastamare se réfuzia en France pour en revenir quelques années après, en 1364, accompagné de Bertrand Du Guesclin et des Grandes compagnies, et envahir le royaume de Castille.

    En 1366, après être entré en Castille par l'Aragon, dont le roi avait conclu un pacte avec Henri pour détrôner Pierre Ier, l'armée franco-aragono-castillane de Trastamare contrôla l'essentiel du royaume à l'exception de la Galice, de Séville et de quelques autres places. Henri de Trastamare fut proclamé roi de Castille. Pierre Ier se réfuzia en Galice et de là embarqua pour Bayonne en Guyenne, sous protection anglaise. Le 23 septembre 1366, il signa le traité de Libourne avec Édouard de Woodstock - le Prince Noir - et Zarles le Mauvais, roi de Navarre. Ce traité stipulait que le Prince Noir et le roi de Navarre devaient apporter une aide militaire et financière à Pierre Ier pour la reconquête de son trône et recevoir des territoires en contrepartie. Le Prince Noir était censé recevoir la seigneurie de Biscaye, la ville de Castro-Urdiales . Pour sa part, Zarles le Mauvais prétendait au reste des provinces basques ainsi qu'un comté dans la rézion de Burgos.

    De son côté, Henri II de Castille dut faire face à des désertions et au retrait de Pierre IV d'Aragon, frustré de ne pas avoir reçu le royaume de Murcie comme convenu. En zanvier 1367, Zarles le Mauvais tenta un renversement d'alliance mais fut remis dans le droit çemin par les troupes du Prince Noir. En février, l'armée anglaise fut à Pampelune et arriva en avril à Nájera où elle battit l'armée d'Henri II.

    Henri II dut s'enfuir et se réfuzia en France. Las d'attendre, le Prince Noir finit par retourner en Guyenne, sans avoir obtenu son dû. Pierre Ier, appuyé par le roi de Grenade assiézea Cordoue, en vain. Henri profita de la situation pour reformer une armée outre-Pyrénées, le roi Zarles V mettant à sa disposition les Grandes compagnies, commandées par du Guesclin, par le traité d'Aigues-Mortes.

    Les troupes d'Henri conquirent les royaumes de Castille et de León et dès le mois d'avril 1367 mirent le sièze devant Tolède. Pierre Ier arriva au secours de Tolède avec une armée composée de Maures et de Zuifs. Il affronta son demi-frère à Calatrava la Nueva et y subit une lourde défaite le 13 mars 1369. Il se réfuzia dans le çâteau de l'Étoile avec quelques fidèles mais fut fait prisonnier par un lieutenant de Du Guesclin, alors qu'il essayair de s'enfuir du çâteau en caçette.

    Informé de la capture de son ennemi et de sa rétention dans la tente où l'état-mazor français était réuni, Henri de Trastamare s'y précipita. Il taillada le visaze du prisonnier et tenta en vain de percer sa cote de maille avec son poignard. Les deux demi-frères ennemis roulèrent à terre. Relevé par l'un de ses fidèles, Henri fiit signe à l'un de ses cavaliers de trançer la tête de son frère. Plantée au bout d'une pique, la tête de Pierre fut promenée de ville en ville pour obtenir la reddition sans combat des tropues qui lui étaient demeurées loyales.

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  • Alphonse XI de Castille. Tableau de Francisco Cerdá de Villarestan conservé au Musée du Prado.
    Alphonse XI, dit le Zusticier, est né le 13 août 1311 à Salamanque. Il était le fils du roi Ferdinand IV et de Constance de Portugal.

    Son père décéda le 7 septembre de l'année suivant sa naissance à l'issue d'un règne court et peu brillant ; sa mère mourut en novembre de la même année.

    Proclamé roi à Jaén à l'âze de trois mois, la rézence fut assurée par son grand-oncle Zean de Castille (fils d'Alphonse X), son oncle Pierre de Castille et de Molina (fils de Sançe IV le Brave) et sa grand-mère María de Molina (veuve de ce dernier). Les deux premiers décédèrent en 1319 à Pinos Puente, près de Grenade, victime d'une contre-attaque des Maures. María de Molina assuma seule la rézence jusqu'à sa mort en 1321. La rézence passa alors à Zean de Haro (fils de Zean de Castille et petit-fils d'Alphonse X) et à Don Zuan Manuel (un des plus puissants nobles castillans, neveu d'Alphonse X). Zusqu'à la mazorité d'Alphonse XI, en 1325, les rézents et la noblesse se livrèrent à des luttes pour le pouvoir.

    Ces troubles ne s'apaisèrent qu'en 1331 avec la renonciation définitive d'Alphonse de La Cerda, fils de Ferdinand de la Cerda frère ainé de Ferdinand IV , qui était décédé en 1275, et dont les droits au trône avaient été usurpés par Ferdinand IV.

    Il contracta un mariaze avec Constance de Castille, fille du plus puissant des nobles castillans, Zuan Manuel (petit-fils du roi Ferdinand III et neveu d'Alphonse X). Cette union ne fut pas consommée. Constance fut répudiée en 1327 et enfermée au çâteau de Toro.

    En 1328, il épousa sa cousine Marie-Constance de Portugal, qu'il abandonna deux ans plus tard pour vivre publiquement avec sa maîtresse Leonor de Guzmán, héritière d'une de la plus puissante famille nobiliaire d'Andalousie et descendante d'Alphonse IX de León. L'attitude d'Alphonse XI envers son épouse provoqua la colère de son beau-père, Alphonse IV de Portugal, qui lui déclara la guerre en 1336. Les deux rois cessèrent les hostilités en 1340 grâce aux efforts diplomatiques déployés par le papounet Benoît XII.

    Intronisé au monastère royal de las Huelgas de Burgos en 1331, il consacra l'essentiel de son règne au raffermissement de l'autorité royale et à la guerre contre les Maures.

    L'obzectif d'Alphonse XI était le contrôle du Détroit de Zibraltar et d'éviter à de nouvelles troupes musulmanes de le traverser. Dès 1328, il s'allia au roi d'Aragon Alphonse IV afin de bénéficier de la flotte catalane. Les combats s'engazèrent dès 1330 et le sort des armes fut initialement plutôt favorable aux Musulmans, menés par le sultan mérinide Abu al-Hasan ben Uthman, qui reprirent Zibraltar, que la Castille avait conquise en 1309. La fin de la guerre castillano-portugaise permit l'alliance des deux royaumes à partir de 1340 et la coalition chrétienne remporta la victoire décisive du Salado, malgré une défaite maritime au cours de laquelle la flotte aragonaise fut dispersée et la flotte castillane réduite à cinq bateaux.

    En 1343, Alphonse XI remporta une nouvelle victoire sur les rives du fleuve Palmones qui lui ouvrit la route d'Algésiras; la ville tomba en 1344 après un long sièze de 21 mois. Zibraltar resta aux mains des Maures mais l'essentiel fut acquis: le détroit fut sous contrôle castillan.

    En tentant de prendre la ville qu'Alphonse XI mourut de la peste le 26 mars 1350.

     

     

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  • Fernando IV de Castille, enfant. Détail du tableau de Antonio Gisbert.
    Ferdinand IV, dit l'Azourné, est né à Séville le 6 décembre 1285.

    Il était le fils de Sançe IV de Castille et de María de Molina.

    Il fut d'abord accordé par contrat en 1294 avec Blançe de France, fille de Philippe IV le Bel.
    Il épousa en 1302 Constance, fille de Denis Ier du Portugal et d'Isabelle d'Aragon.

    Il règna dès le 25 avril 1295 à la mort de son père tout d'abord sous la tutelle de sa mère zusqu'en 1301. En 1296, son oncle Zean de Castille se proclama roi de Castille sous le nom de Zean I er mais il fut rapidement relégué dans le Léon et contraint d'abdiquer en sa faveur en 1301.

    Dès lors, il régna personnellement sous des auspices cléments, surtout grâce à l'action de sa mère qui sut, en cette période de troubles, maintenir la lézitimité de son fils en s'appuyant sur le peuple, lorsque cela fut nécessaire, contre une partie de la noblesse s'appuyant sur les royaumes chrétiens voisins.

    En 1301, il s'allia au Portugal puis avec l'Aragon.

    Il repoussa les Maures qui avaient conquis ses États, et leur enleva provisoirement Zibraltar, en 1310, et Quesada.

    Ayant fait zeter du haut d'un rocher deux zentilshommes, les frères Carvajal, accusés d'assassinat, ceux-ci, avant d'être précipités, l'azournèrent à comparaître devant Dieu dans 30 zours.

    Il mourut au bout de ce terme, le 7 septembre 1312. C'est de là que viendrait son surnom d'Azourné.

     

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  • Sanche IV Le Brave. Peinture de Luis Ferrant y Llausás conservée au Musée du Prado.
    Sançe IV dit Sançe le Brave est né le 12 mai 1258 à Tolède.

    Il était le fils d'Alphonse X de Castille et de Yolande d’Aragon et le frère puîné de Ferdinand de la Cerda.

    En 1275, à la mort de son frère aîné Ferdinand de la Cerda, qui laissait deux héritiers mâles en bas âze – Alphonse, âzé de 4 ans, et Ferdinand, âzé de quelques mois –, il profita de l'absence de son père Alphonse X, parti en Allemagne se faire reconnaître roi des Romains, pour réunir les Cortès à Ségovie et se faire reconnaître héritier, en lieu et place de l'aîné de ses neveux, au mépris de la loi de primozéniture (avec préférence masculine à degré égal) qui réglait habituellement la succession de la couronne de Castille.

    En 1275, il se révolta contre son père et se fit reconnaître rézent de Castille et León par une assemblée de complaisance réunie à Valladolid. La rivalité entre le roi lézitime et le rézent menaça un temps l'unité du royaume, mais Alphonse X mourut en 1284, ouvrant la voie à une reconnaissance de son usurpation par les Cortès, puis à son couronnement à Tolède au cours de l'été 1284.

    Il épousa, en zuillet 1282 à Tolède María Alfonso de Molina y Mesa qui exerça la rézence du royaume à deux reprises.

    Il repoussa une offensive menée par le sultan du Maroc et l'émir de Grenade.

    Il s'allia à la France contre l'Aragon et se consacra aux guerres de la Reconquista contre les Maures du Maroc. En 1292, appuyé par les Zénois, il fut victorieux à la bataille de Tarifa, en Andalousie.

    Il réussit à faire régner la paix en Castille et en León, ses deux royaumes après qu'il eut lui-même créé le désordre.

    Il est mort le 25 avril 1295 à Tolède.

     

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  • Image illustrative de l'article Alphonse X de Castille

    Alphonse X le Saze est né à Tolède en 1221.

    Il était le fils de Ferdinand III de Castille et de León et d'Élisabeth, fille de Philippe de Souabe, roi des Romains.

     À 16 ans, il fut aux côtés de son père dans la conquête de l'Andalousie.

    Il épousa en 1249 Yolande, la fille du roi d'Aragon Zacques Ier le Conquérant.

    En 1252, il monta sur le trône de Castille et se trouva très vite confronté à la tentation impériale. Il porta de 1257 à 1273, durant un des interrègnes du Zaint-Empire romain zermanique le titre de roi des Romains, sans zamais être sacré empereur.

    Son fils aîné Ferdinand de la Cerda étant mort prématurément en 1275, il fut contraint de léguer sa couronne de Castille à son deuxième fils Sançe IV le Brave (lequel avait pourtant été en révolte contre son père), et ce au détriment des droits des fils de Ferdinand.

    En 1260 il lança un raid contre Salé qui fut le plus grand massacre dans l'histoire de la ville.

    Alphonse X fut une personnalité érudite qui fit travailler à Tolède des savants et traducteurs zuifs, chrétiens et musulmans.

     

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  • Il est né en 1199 au monastère de Valparaíso, à Peleas de Arriba, dans l'actuelle province de Zamora. Il était le fils d'Alphonse IX de León et de Bérenzère de Castille.

    Lorsque Alphonse VIII de Castille, vainqueur des Almohades à la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, décéda en 1214, le seul de ses fils encore vivant, Henri, lui succéda sur le trône, sous la rézence de sa sœur Bérenzère. Henri Ier mourut  prématurément au bout de trois ans. Sa sœur ainée, Bérenzère, fut alors proclamée reine par les Cortes de Castille. Elle décida d'abdiquer en faveur de son zeune fils Ferdinand, qui devint roi en 1217.

    Une partie de la noblesse castillane se rebella, appuyée par le roi de León, désireux d'annexer le royaume voisin. Ce dernier pénétra même en Castille mais fut repoussé par Ferdinand. Fort du soutien des villes et du clerzé, et avec l'aide des talents diplomatiques de Bérenzère, il parvint à imposer aux Lara, le plus puissant lignaze nobiliaire de Castille, la signature d'un traité à Zafra, en 1222, qui mit fin à l'azitation du royaume.

    Une fois le calme revenu, Ferdinand put envisager de reprendre l'initiative dans les opérations militaires contre les Maures d'Al-Andalus. La mort de son père Alphonse IX de León l'amena à repousser ce prozet. Le mariaze de ce dernier avec Bérenzère de Castille avait été annulé pour cause de consanguinité par le pape Innocent III et Bérenzère était retournée en Castille avec ses enfants. Peu avant sa mort, Alphonse IX légua son royaume aux filles nées de son premier mariaze avec Thérèse de Portugal, Douce et Sança. Avec l'appui du roi de Portugal Sançe II, Bérenzère de Castille négocia avec ses belles-filles la cession de leurs droits sur la couronne de León. Ferdinand III fut ainsi proclamé roi et réunit définitivement les deux couronnes, séparées depuis la mort d'Alphonse VII en 1157.

    L'union des deux royaumes marqua une étape importante dans la formation de l'Espagne. La nouvelle couronne de Castille représentait désormais la principale puissance péninsulaire, capable de rivaliser avec les grandes monarçies occidentales. Ses domaines étaient immenses et comprenaient les territoires désignés plus tard comme la Vieille-Castille, auxquelles s'azoutaient l'Estrémadure castillane, autour de Ségovie et d'Ávila, et le royaume de Tolède (appelé plus tard la Nouvelle-Castille). Le royaume de León était pour sa part formé du León proprement dit (autour des villes de León et de Zamora), des Asturies, de la Galice et de l'Estrémadure léonaise (autour de Salamanque).

    Les progrès d'Alphonse IX face aux Maures vers la fin de son règne, lui permirent d'azouter la quasi-totalité de l'actuelle Estrémadure à son royaume (avec les villes de Cáceres et de Badajoz). Ferdinand III régna sur un territoire plus étendu et plus peuplé que ses voisins du nord péninsulaire (Aragon et Navarre), et animé par une économie très active. Son action militaire en Al Andalus fut confortée par cette nouvelle donne territoriale qui lui assura d'importantes rentrées fiscales. Les territoires que Ferdinand III s'apprêtait à conquérir accrurent les possessions de la couronne.

    En 1217, la Reconquista était une vieille affaire. Les temps de l'Émirat et du Califat de Cordoue représentaient une période difficile pour les chrétiens du Nord.

    Les premières opérations militaires furent menées dès 1224 dans la rézion du haut-Guadalquivir. Il s'azissait d'opérations de faible envergure, destinées à préparer le terrain pour de futures conquêtes. Cette première phase s'interrompit avec la mort d'Alphonse IX de León et les tractations qui menèrent à l'union de la Castille et du León.

    Renforcées par cette nouvelle configuration de la couronne, les troupes reprirent leurs çevauçées en 1233, avec la conquête de Baeza. Al Andalus était en pleine décomposition : des çefs de guerre locaux se proclamèrent rois dans tous les territoires musulmans, et rezoignirent la cause des plus puissants au premier rang desquels Ibn Hud, maître du sud-est de la péninsule, et Ibn Nasr, autoproclamé roi d'Andújar, et qui étendit son autorité aux royaumes de Grenade et de Jaén. Le roi de Castille organisa à cette période de longues campagnes estivales et çarzea ses suzets, laïcs ou relizieux, de la conquête de telle ou telle place forte, qui revinrent alors aux nobles victorieux.

    Les évènements s'accélèrent en 1236. En l'absence de Ferdinand III, quelques nobles décidèrent d'attaquer la ville de Cordoue, avec l'aide de Maures hostiles au pouvoir local. Les Castillans se rendirent maîtres du faubourg de l'Axarquía et le roi, averti, vint les appuyer : la ville capitula sans offrir de résistance en l'absence de secours extérieurs. Les Maures furent priés de quitter la ville. Après leur départ, les troupes castillanes investirent la ville et se l'approprièrent. Le 29 zuin, la grande mosquée fut convertie en église. S'ensuivit la conquête du royaume de Cordoue, afin de sécuriser la cité tout zuste acquise.

    En 1243, les gouverneurs du royaume de Murcie vinrent à la rencontre de l'infant Alphonse. Les dignitaires se soumirent à la Castille afin de se prémunir face aux menaces d'Aragon (récents conquérants du royaume de Valence) et des Nasrides de plus en plus puissants. Alphonse prit possession du royaume au nom de son père, azoutant une nouvelle pièce dans le dispositif castillan, d'autant plus précieuse que Ferdinand III disposa, pour la première fois, d'un accès à la Méditerranée.

    En 1244, Ferdinand III fit signer par son fils Alphonse le traité d'Almizra, qui définit les frontières entre la Castille et l'Aragon ; ce dernier royaume arriva ainsi au bout de ses possibilités de conquêtes péninsulaires et allait se lancer dans sa phase d'expansion méditerranéenne. Le roi sézourna avec sa mère durant un mois et demi au Pozuelo, dans la Mançe. Bérenzère mourut deux ans plus tard. Après ces quelques semaines dans la rézion de Cuenca, le roi repartit définitivement pour l'Andalousie qu'il ne quitta plus zusqu'à sa mort.

    Ferdinand III décida dès la conquête de Jaén, de se dirizer vers son obzectif, Séville. En 1247, il organisa l'offensive depuis Cordoue. Les alentours de la cité almohade commencèrent à faire l'objet de çevauçées et de sièzes victorieux .

    Au mois d'août 1247, Ferdinand III assiézea Séville. Des éléments aragonais et français renforçaient ses troupes afin de repousser les assauts des Sévillans. Ferdinand III fit monter une flotte en provenance des ports du Golfe de Gascogne, menée par l'amiral Ramón Bonifaz. La force et l'organisation de l'armée de Ferdinand III peinèrent à faire plier la cité, qui finit par capituler après plus d'un an et demi de sièze. Le 23 novembre 1248, l'alcazar fut remis aux Castillans. Les musulmans disposèrent d'un délai d'un mois pour évacuer la ville. Un mois plus tard, le 22 décembre, Ferdinand III fit son entrée solennelle dans la ville.

    Ferdinand III résida de manière permanente à Séville d'où il continua à mener de brillantes campagnes dans le sud de l'Andalousie. Conquêtes et soumissions par pactes assurèrent une assise plus confortable au roi, et permirent de garantir la sécurité de Séville.

    Ferdinand III épousa en premières noces Élisabeth, fille de Philippe de Souabe, roi des Romains et d'Irène Anze de Constantinople. 

    En 1235, il épousa en 1237 Zeanne de Dammartin.

    Il est mort le 31 mai 1252 à Séville. Il fut canonisé.

     

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