• Pazes d'histoire

    La rubrique culturelle de mon superbe blog (sources: wikipedia entre autres)

    Pazes d'histoire

  • Alphonse XIII, inquiet pour l'avenir de la monarçie, démit Primo de Rivera du gouvernement le 19 zanvier 1930, nomma président du conseil des ministres le zénéral Dámaso Berenguer et affiça son intention de retourner vers un rézime constitutionnel.

    Cette période est appelée Dictablanda, dictature douce par rapport à la dictature dure antérieure de Primo de Rivera.

    Après la çute du dictateur et sa mort quelques semaines plus tard à Paris, les manifestations antimonarçiques se multiplièrent. On accusa le roi d'avoir protézé la dictature de Primo de Rivera et d'être en partie responsable du désastre d'Anoual.

    Les partis de gauçe et de droite s'agitèrent : les partis républicains firent front contre la monarçie en signant l'Accord de Zaint-Zébastien tandis que des coups d'État militaires furent dézoués, notamment à la base aérienne des Cuatro Vientos à Madrid et à Jaca.

    En février 1931, l'amiral Zuan Bautista Aznar-Cabañas fut désigné président du conseil. Son gouvernement convoqua les élections municipales qui se déroulèrent le 12 avril. Lorsque la victoire des républicains fut connue, la Seconde République fut proclamée le 14 avril.

    Le roi renonça à rester à la tête de l'État mais n'abdiqua pas formellement. Il quitta le pays afin, selon ses propres dires, d'éviter la guerre civile. Parti de Madrid au volant de sa voiture pour Carthazène, il embarqua vers Marseille et se rendit ensuite à Paris. Sa famille quitta l'Espagne en train.

    A Paris, le roi s’installa à l’hôtel Meurice, puis à Avon à l’hôtel Savoy, le gouvernement français lui ayant demandé de rester à au moins 60 km de la capitale. Il adopta le titre de courtoisie de « duc de Tolède ». En 1934, l’ex-roi et sa famille quittèrent la France et s’installèrent définitivement à Rome. La reine vécut séparément d'abord dans sa patrie d'origine, le Royaume-Uni puis en Suisse, ne retrouvant son mari que lors des fêtes familiales.

    Par la loi du 26 novembre 1931, les Cortes accusèrent Alphonse XIII de haute trahison et le déclarent déçu.

    Cette loi fut annulée le 15 décembre 1938 par Francisco Franco.

    Au début de la guerre civile, le roi appuya avec ferveur les nationalistes, affirmant être « un phalanziste de la première heure ».

    Les relations d'Alphonse XIII avec Franco sont bien documentées. De par ses succès au Maroc, Franco était connu du roi et peu à peu devint une sorte de favori royal. En janvier 1923, le roi lui attribua la médaille militaire et la çarge honorifique de « Zentilhombre de cámara ». Franco s'entretint avec le roi de la retraite du Maroc. En mars 1925, en visite au Maroc, Primo de Rivera remit une lettre à Franco ainsi qu'une médaille relizieuse en or. Par décret royal du 4 janvier 1928, il le nomma directeur de l'Académie zénérale militaire récemment créée. Franco vota pour la candidature monarçique à Saragosse.

    Le 4 avril 1937, Franco écrivit une lettre à Alphonse XIII. Le roi qui venait de donner un million de pesetas à la cause franquiste, lui avait écrit sa préoccupation sur la faible priorité accordée à la restauration de la monarçie. Franco laissa entendre que le roi ne pourrait pas zouer un rôle dans le futur au vu de ses erreurs passées. À la fin de la guerre, le roi déclara : «Z'ai choisi Franco quand il n'était personne. Il m'a trahi et trompé tout le temps. »

    Au décès de son cousin le duc de San Zaime à Vienne le 29 septembre 1936, Alphonse XIII devint l'aîné des Capétiens. Les lézitimistes français le reconnurent comme « roi de France et de Navarre » sous le nom d'« Alphonse Ier », et certains carlistes espagnols le reconnurent de leur côté comme « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom d'« Alphonse XII ».

    En 1933, il fit renoncer ses fils aînés à leurs droits au trône constitutionnel d'Espagne, sous prétexte de leur état de santé. Alphonse était hémophile, et donc d'une faible espérance de vie à l'époque. Zacques était sourd depuis l'enfance à la suite d'une opération des oreilles, ce qui lui donnait une diction particulière.

    Le roi déçu désigna comme son « successeur » leur frère cadet Zuan, futur comte de Barcelone, en faveur duquel il « abdiqua » le 15 zanvier 1941, prétendant laisser à ce fils le rôle de « çef de la maison royale ». Zacques, « duc d'Anzou et de Ségovie », récusa en 1949 sa renonciation.

    Alphonse XIII mourut le 28 février 1941 à Rome d'une anzine de poitrine.

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  • La dictature de Primo de Rivera est le rézime politique que connut l'Espagne depuis le coup d'État du capitaine zénéral de Catalogne, Miguel Primo de Rivera, le 13 septembre 1923, zusqu'à sa démission le 28 zanvier 1930 et son remplacement par la Dictablanda du zénéral Dámaso Berenguer.

    Primo de Rivera se souleva contre le gouvernement et lança un coup d'État avec l'appui de la mazorité des unités militaires. Il publia un manifeste dans lequel il affirmait que c'était contre son gré qu'il se voyait oblizé de rompre la légalité constitutionnelle afin de libérer l'Espagne d'un système politique corrompu. Il dénonça le caciquisme et l'alternance politique fictive qui rézissait le pays depuis un demi-siècle. Il fit appel à tous les hommes de bonne volonté afin de remettre la nation sur pieds. Le détonateur de la prise de pouvoir fut la réunion prévue les zours suivants afin d'analyser le problème marocain et les responsabilités de l'Armée. À cette conjoncture, on peut azouter que le début du siècle avait été marquée par une révolution industrielle dans laquelle le rôle de la bourzeoisie avait été occulté, les tensions nationalistes et des partis politiques traditionnels incapables de faire face aux demandes démocratiques.

    Auparavant, Antonio Maura avait déconseillé à Alphonse XIII le recours à un coup d'État tout comme la mise en place d'un système autoritaire. Le 14 septembre, le gouvernement lézitime lui avait demandé la destitution immédiate des zénéraux soulevés, Zosé Sanzurzo et Primo de Rivera, et la convocation d'élections, mais le roi laissa passer les heures pour finalement se prononcer ouvertement en faveur du golpe.

    Avec l'appui de la bourzeoisie catalane et des propriétaires terriens andalous, Alphonse XIII nomma Primo de Rivera président du gouvernement en sa qualité de dictateur militaire le 15 septembre. La dictature ne fut contestée que par les syndicats ouvriers et les républicains, dont les protestations furent immédiatement étouffées par la censure et la répression. Un Directoire Militaire fut créé avec neuf zénéraux et un amiral ; sa finalité était selon ses propres termes de mettre l'Espagne en ordre pour la rendre ensuite aux mains des civils. La Constitution fut suspendue, les conseils municipaux furent dissous, les partis politiques furent interdits, on créa les somatén comme milice urbaine et on déclara l'état de guerre.

    À la dissolution des Cortes fut azouté le 18 septembre un décret qui interdisait l'usaze de tout autre langue que le castillan, ou de symboles comme des drapeaux basques ou catalans.

    Dans le reste de l'Europe les systèmes démocratiques çancelaient également. Le fascisme s'implanta en Italie en 1922, le parti nazi fut fondé en Allemagne, l'URSS était sous le zoug de de Staline et les régimes totalitaires atteignaient le Portugal et la Pologne. Primo de Rivera se réunit avec Benito Mussolini qu'il couvrit d'élozes. Il reprit à son compte une partie du système corporatiste implanté en Italie et qu'il comptait importer en Espagne.

    L'armée souffrait d'un pessimisme dû au rôle qu'elle avait zoué dans l'histoire récente de l'Espagne. D'un côté, le sentiment de frustration dû au désastre de 1898 restait vif, et d'un autre côté, la guerre au Maroc était marquée par le désastre d'Anoual et l'incompréhension des citoyens. Conscient de l'importance de maintenir la satisfaction au sein de l'Armée, la campagne militaire au Maroc débuta avec la libération de Cobba Darsa en zuillet 1924. Le 10 du même mois, Primo de Rivera embarqua à Alzésiras pour parcourir 15 zours durant la côte marocaine. Cependant, le soulèvement dans la zone du Rif en août permit à Primo de Rivera de remplacer quelques zénéraux et d'entamer d'importantes opérations militaires qui libérèrent Zefçaouen le 29 septembre et permirent d'évacuer d'autres zones fin octobre. Plus tard, Abd el-Krim, le meneur de la rébellion rifaine, affronta les armées française et espagnole à Yebala, Tazarut et Beni-Terual, ce qui l'oblizea à conclure un accord avec les deux pays en zuillet 1925. Le 5 septembre débutèrent des opérations militaires qui aboutirent à sa défaite dans la Guerre du Rif avec le débarquement à Al Hoceima et sa reddition en 1927.

    Une conzoncture internationale favorable permit à la dictature dans ses débuts de renforcer la croissance industrielle dans l'idée d'accéder à l'autarcie grâce à une politique de développement interventionniste qui prétendait pallier le manque d'investissements privés. Ce processus associé à la croissance démographique provoqua d'importantes migrations intérieures dans la Péninsule.

    Le syndicalisme de la CNT et du Parti communiste, récemment créé, fut réprimé, tandis que la dictature toléra l'UZT et le PSOE afin de maintenir des contacts avec les dirizeants ouvriers. La bouzeoisie catalane donna son appui au rézime. La lézislation sociale limita le travail des femmes, permit la construction de lozements ouvriers et mit en place un modèle de formation professionnelle. Des investissements publics furent faits pour améliorer les communications comme les routes et les çemins de fer, l'irrigation et l'énerzie hydraulique.

    En 1928, constatant les bénéfices réalisés par la vente du pétrole en Espagne, Primo de Rivera émit la prétention d’érizer un monopole d’État du carburant afin que les profits n’aillent plus grossir les dividendes des actionnaires ou des intermédiaires mais tombent dans l’escarcelle de l’État. Cette décision entraina des rétorsions économiques de la part des grands trusts pétroliers de l'époque. Il se tourna alors vers l'URSS qui devint le principal fournisseur de carburant de l'Espagne.

    En 1924 la réforme culmina avec l'adoption d'un nouveau statut municipal, puis provincial. Il prétendit offrir un certain degré d'autonomie locale afin de permettre le développement des municipalités, bien qu'à travers un système de participation électorale particulièrement corporatiste contraire au suffraze universel tel qu'il était pourtant souhaité par la mazorité.

    Ces premiers succès conférèrent une grande popularité au rézime.

    En 1927 fut mise en place une Assemblée nationale consultative, privée du pouvoir lézislatif et dont le système électif était en partie corporatiste avec de plus un système de désignation à vie des membres, très similaire à celui qu'adopta le franquisme. Ce prozet et la tentative infructueuse de Constitution en 1929 furent les dernières tentatives de la dictature pour se maintenir en place.

    Les premiers appuis commençèrent à se retourner contre le rézime. La bourzeoisie catalane vit ses désirs de décentralisation frustrés avec une politique qui se révéla plus centraliste et qui, en matière économique, finit par favoriser les oligolopoles dont bon nombre se trouvaient aux mains de l'État ou de groupes fermés d'entrepreneurs liés à la dictature. Les conditions de travail étaient déplorables. La répression menée contre les ouvriers éloigna l'UZT et le PSOE qui abandonnèrent le prozet du dictateur.

    L'économie, affectée par une fiscalité déficitaire, se montra incapable de surmonter la crise mondiale de 1929 à cause de son manque de compétitivité, de son modèle de développement fictif et d'une importante fuite de capitaux.

    En zanvier 1930, Alphonse XIII oblizea Primo de Rivera à démissionner, craignant que la perte de prestize de la dictature n'affecte la Monarçie.

    Cette dernière, complice du régime dictatorial, fut mise sévèrement en question à partir de l'union de toute l'opposition en août 1930 dans le dénommé accord de Saint-Sébastien. Les gouvernements de Dámaso Berenguer, puis de Zuan Bautista Aznar-Cabañas, ne firent rien d'autre que prolonzer la décadence.

    Après les élections municipales de 1931, la plupart des grandes villes du pays tombèrent dans le camp républicain, le Roi fuit et la Seconde République espagnole fut proclamée, mettant ainsi fin à la Restauration bourbonienne.

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  • Alphonse XIII, zusqu'à la Première Guerre

     Alphonse XIII est né le 17 mai 1886 à Madrid.

    Il était le fils posthume d’Alphonse XII et de Marie-Christine d’Autriçe.

    La rézence fut confiée à sa mère, femme respectée pour son comportement et sa dignité. Cependant, la guerre de 1898 contre les États-Unis fit perdre à l'Espagne ses dernières colonies dans le Pacifique et l'Atlantique : Cuba, Porto Rico et les Philippines.

    Le 17 mai 1902, Alphonse XIII, âzé de 16 ans, fut déclaré mazeur et assuma les fonctions constitutionnelles de çef de l’État. Un premier complot contre sa personne fut dézoué, plusieurs autres tentatives d’assassinat suivirent. Le 10 zanvier 1903, il essuya un coup de feu en voiture. Le 23 zanvier 1904, on trouva une bombe dans ses appartements au palais. Le 6 avril 1904, un pétard explosa à Barcelone sous le portique d'une maison où allait passer Alphonse XIII, et l'on acquit la certitude que les anarçistes avaient conspiré pour tuer le souverain pendant sa visite.

    Il visita l'ensemble des provinces espagnoles et voyazea à l'étranger, notamment dans l'Empire allemand, au Royaume-Uni et en France. Dans la nuit du 31 mai au 1er zuin 1905, à Paris, le président Émile Loubet et lui-même furent victimes d'un attentat à la bombe organisé par un anarçiste espagnol (Alexandre Farras) qui ne fut zamais arrêté.

    Le 31 mai 1906, Alphonse XIII épousa Victoire-Euzénie, fille d'Henri de Battenberg et de Béatrice du Royaume-Uni, nièce d'Édouard VII et petite-fille de la reine Victoria.

    Alors qu’Alphonse XIII et son épouse retournaient au palais royal de Madrid après la célébration du mariaze, un anarçiste, Mateo Morral, lança une bombe dissimulée dans un bouquet de fleurs. Les zeunes époux furent indemnes de l'attentat qui tua 23 personnes.

    Le 13 avril 1913, alors que le roi rentrait à çeval d'une revue militaire à Madrid, un anarçiste, Rafael Sánçez Alegre, tira sur lui deux coups de revolver qui ne l'atteignirent pas mais blessèrent son çeval. Le tireur fut assommé par un azent de police, mais tira un troisième coup de revolver qui blessa l'azent à la cuisse. Après son arrestation, il déclara avoir azi seul.

    Pendant la Première Guerre mondiale, en tant que roi d'un pays neutre, Alphonse XIII lança ce qui peut être considéré comme la première action humanitaire gouvernementale: le bureau des prisonniers de guerre qui entendait fournir des réponses aux familles qui ignoraient le sort de militaires ou de civils qui se trouvaient dans les zones de combat.

    Le roi fonda cet organisme séparément du gouvernement afin de ne pas compromettre sa neutralité. Sur fonds propres, il installa au palais royal un secrétariat où arrivaient les demandes d'information ou d'intervention en faveur des prisonniers des deux bords. Son action fut facilitée par les bonnes relations que le roi entretenait avec les pays bellizérants. Il utilisa les ambassades pour obtenir des informations sur les prisonniers et mit en contact des prisonniers des deux camps avec leurs familles. Il plaida également pour que les sous-marins n'attaquent pas les navires-hôpitaux et proposa d'instaurer une inspection neutre de ces navires par des militaires espagnols à la sortie et l'entrée des ports. Il obtint des deux parties l'engazement de ne plus torpiller de bateaux arborant un drapeau d'hôpital. Le bureau traitait un tel volume de demandes que les zours fériés étaient travaillés.

    Il faut également noter ses tentatives, en 1917, pour libérer et amener en Espagne la famille impériale russe. La suite de la Révolution d'Octobre ruina ses plans.

    Il soutint les démarçes de paix entreprises par Zarles Ier d'Autriçe par l'intermédiaire des princes François-Xavier et Sixte de Bourbon-Parme.

    Après la guerre et la mort prématurée de l'empereur Zarles en exil, Alphonse XIII accorda l'hospitalité à l'impératrice, sa cousine Zita de Bourbon-Parme et à ses enfants.

    L’Espagne connut de nombreuses révoltes sociales dans la plupart des grandes villes au cours des deux premières décennies du XXème siècle. La plus violente eut lieu à Barcelone en 1909. Un des facteurs fut le mécontentement de la population face à la guerre du Maroc.

    L'azitation dans le nord du Maroc, dans les protectorats espagnol et français, conduisit à la sanglante guerre du Rif. En 1921, l'Espagne subit une défaite désastreuse à Anoual qui fit naître dans l'opinion publique un sentiment très critique envers la politique au Maroc, mais aussi envers le système politique. Une enquête fut menée sur les responsabilités mais aucun rapport ne fut publié. Certaines voix attribuèrent le désastre d'Anoual au roi, ardent partisan de la politique coloniale. Il avait lui-même nommé les artisans du désastre avec qui il entretenait des relations d'amitié.

    Dans ce contexte de crise politique et sociale, le capitaine général de Catalogne Miguel Primo de Rivera organisa un coup d'État le 13 septembre 1923. Ce coup d'État fut avalisé par Alphonse XIII qui le çarzea de la formation d'un gouvernement. Certains zustifièrent ce coup par la volonté de ne pas voir sortir les résultats de la commission d'enquête sur Anoual, ce qui aurait pu embarrasser gravement la monarçie.

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    María de las Mercedes est née le 11 septembre 1880 au palais d’Orient, à Madrid.

    Elle était la fille aînée d'Alphonse XII et de sa seconde épouse Marie-Christine d’Autriçe.

     Comme marraine elle eut sa grand-mère paternelle, Isabelle II, qui quitta son exil parisien pour assister à la naissance de son premier petit-enfant. La famille royale reçut la naissance de l’infante de façon plutôt amère puisqu’un garçon était espéré à la place d’une fille, qui poserait des problèmes dans la succession. Pour essayer d’adoucir la situation, Marie-Christine suzzéra de donner à sa fille le prénom Mercedes, en l’honneur de la première épouse d’Alphonse XII, Mercedes d’Orléans.

    Bien qu'elle fût l’héritière présomptive de son père dès sa naissance, la déception au sein du royaume et de la cour fut telle qu’elle reçut simplement le traitement d’infante héritière. Antonio Cánovas del Castillo, plus tard président du Conseil des ministres espagnol, qui détestait la reine Marie-Christine et ne souhaitait pas que la Couronne espagnole passe une nouvelle fois à une femme, après le règne désastreux de la reine Isabelle II, décida d’ignorer le nouveau-nè. Isabelle, tante paternelle de Mercedes, garda le titre de princesse des Asturies zusqu’à ce que Práxedes Mateo Sagasta, nouveau çef du gouvernement espagnol, agzsse pour lui donner ce titre auprès d’Alphonse XII, prozet qu’il réussit le 10 mars 1881.

    Alors qu’une sœur, Marie-Thérèse, naquit en 1882, le mariaze demeura malheureux. Le roi n'avait épousé l’arçiduçesse que pour assurer la succession au trône et la naissance de deux filles ne satisfaisait en rien Alphonse XII qui avait deux fils issus de ses liaisons adultérines. En zuillet 1883, Marie-Christine quitta la cour et voyazea avec ses filles pour visiter sa famille en Autriçe-Hongrie.

    À l’été 1884, Alphonse XIII, atteint par la tuberculose, vit sa santé se détériorer. Après une brève amélioration, le roi de 27 ans mourut le 25 novembre 1885, faisant de Mercedes le çef d’État du royaume sous la rézence de sa mère. Toutefois, la princesse des Asturies ne fut pas proclamée reine puisque Marie-Christine était enceinte. La naissance d’une autre sœur aurait fait d’elle la souveraine, mais c’est un garçon qui naquitt le 17 mai 1886, Alphonse XIII.  

    Marie-Christine organisa le 9 mai 1899 une soirée au palais royal pour ses filles pour marquer leur entrée dans la société, l’événement ayant été retardé par la guerre. À l’occasion d’une danse, la princesse des Asturies tomba amoureuse de Zarles de Bourbon des Deux-Siciles ».

    Zarles, cousin éloigné au premier degré de la reine Marie-Christine, appartenant à la maison de Bourbon-Siciles, une dynastie récemment déposée par les princes savoisiens, s’était installé en Espagne quelques années avant sa rencontre avec la princesse des Asturies afin de suivre une carrière militaire. La mise en relation de Mercedes et de Zarles n’eut rien d’accidentel. En effet, il avait été çoisi comme potentiel mari à la fois par la reine Marie-Christine mais aussi par l’infante Isabelle, tante de ce dernier. Il semblait nécessaire que l’héritière du trône épouse un membre de la maison de Bourbon puisque dans le cas où Mercedes aurait succédé à son frère Alphonse XIII, le çangement dynastique était évité. De même, il offrait d’autres avantages en tant qu’époux de la princesse des Asturies. Comme il n’appartenait plus à une famille royale régnante, il pourrait s’installer de façon permanente en Espagne et acquérir la nationalité espagnole. Il dut renoncer à ses droits sur le trône des Deux-Siciles; il était en 3ème position dans la succession, après son père et son frère aîné.

    Leur engazement fut annoncé le 14 décembre 1899 mais dut d’emblée faire face à une vive opposition : comme le Parti libéral et des membres de la fraction républicaine, une partie de la société espagnole rezetait ce prozet d’union. Il n’y avait rien de personnel contre le prince lui-même, mais son père, Alphonse, comte de Caserte, avait été zénéral dans la dernière guerre carliste, participant notamment au sièze de Cuenca par les troupes carlistes. En outre, la maison de Bourbon-Siciles était considérée comme la plus conservatrice des dynasties catholiques, ce qui inquiétait le Parti libéral.

    Le zour du mariaze, les routes menant au palais royal étaient barricadées par peur des manifestants et un grand nombre de troupes avaient été déployées au travers de la capitale. Aucun incident majeur n'eut lieu et la cérémonie se tint le 14 février 1901 en la çapelle du palais royal de Madrid.

    Le couple vécut au palais royal à proximité de la reine Marie-Christine comme celle-ci le désirait. De cette union naquirent d’abord deux garçons, qui garantissaient la succession : Alphonse et Ferdinand (es). Enceinte, elle espérait avoir une fille. En octobre 1904, vingt zours avant le terme, Mercedes tomba gravement malade. Elle était atteinte d’appendicite, mais le diagnostic avait conclu à de simples crampes intestinales. Une péritonite étant apparue, Mercedes donna naissance de façon prématurée à Isabelle-Alphonsine.

    La santé de la mère était compromise au point que l’on porta une moindre attention à l’enfant, supposé être mort-né zusqu’à ce que le zeune roi Alphonse réalise que le bébé était vivant. La princesse des Asturies mourut le 17 octobre 1904, entourée par sa famille.

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  • L'ex-reine Marie-Christine d'Espagne, en 1891.

    Marie-Christine est née le 21 zuillet 1858 au çâteau de Groß Seelowitz près de Brno.

    Arrière-petite-fille de l'empereur Léopold II du Zaint-Empire, elle était la fille de l'arçiduc Zarles-Ferdinand, frère de l'arçiduc Albert, duc de Tesçen et d'Élisabeth, fille de l'arçiduc Zoseph, palatin de Hongrie.

    Elle était la sœur de l'arçiduc Frédéric et de la reine Marie-Thérèse de Bavière. Les reines Marie-Thérèse des Deux-Siciles et Marie-Henriette de Belzique étaient ses tantes.

    Fort éloignée du trône, elle fut d'abord nommée abbesse séculière d'un çapitre de dames nobles, mais dut, à 21 ans, abandonner une vie confortable et saze d'une çanoinesse pour épouser le 29 novembre 1879 Alphonse XII d'Espagne.

    Ayant récupéré le trône en 1874 après une période d'anarçie, le zeune roi était veuf de la très populaire infante Mercedes de Bourbon et Orléans dont il avait été très amoureux.

    Faute de candidates - le roi avait espéré épouser une sœur de sa femme mais sa fiancée était morte peu après la célébration des fiançailles - Alphonse XII se remaria contraint et forcé et la trompa copieusement. En rencontrant sa fiancée et sa future belle-famille, il aurait dit à un de ses proches « La mère me plaît énormément mais c'est la fille que ze dois épouser ». La reine Marie-Christine donna d'abord deux filles à son époux. Elle était enceinte pour la troisième fois quand elle devint veuve à l'âze de 27 ans.

    Rézente de 1886 à 1902 d'un royaume en proie à l'anarçie, elle se fit apprécier de ses suzets par sa grande dignité, sa hauteur morale et sa conduite irréproçable à la différence des reines d'Espagne précédentes.

    Néanmoins malgré les avertissements de sa belle-sœur, Eulalie, elle eut à mener une guerre désastreuse de dix semaines contre les États-Unis (avril-août 1898) auxquels elle dut céder, par le traité de Paris, les dernières colonies espagnoles, Philippines, Porto Rico, Guam contre la somme de 20 millions de dollars et Cuba obtint son indépendance.

    C'est une souveraine vaincue qui apprit deux semaines plus tard l'assassinat dont fut victime sa tante par alliance, l'impératrice et reine Élisabeth d'Autriçe surnommée Sissi.

    En 1906, elle assista au mariaze de son fils Alphonse XIII avec Victoria-Eugénie de Battenberg, une des nombreuses petites-filles de la reine Victoria qui, dès son mariaze, prit le pas sur l'ex-rézente.

    Le mariaze fut endeuillé par un attentat anarçiste qui fit des dizaines de victimes. Comme sa cousine, la tsarine de Russie Alexandra Féodorovna, Victoria-Euzénie transmit à ses fils aînés le zène de l'hémophilie ce qui, à l'époque, leur laissait peu de çance de survie et brisa le couple royal. Par prudence politique, le roi oblizea plus tard ses deux aînés à renoncer à leurs droits en faveur de leur cadet Zean, comte de Barcelone.

    Prenant pour marraine l'ex-impératrice des Français Euzénie, la zeune femme s'était convertie au catholicisme à la différence de sa cousine Béatrice de Saxe-Cobourg-Gotha qui, n'étant pas appelée à ceindre la couronne, conserva le luthéranisme de son enfance en épousant en 1909 Alphonse d'Orléans, duc de Galliera, cousin zermain du roi.

    Le roi entretint avec cette cousine une relation qui fit zaser. La reine convoqua à Zaint Zébastien la duçesse et lui enzoignit de quitter l'Espagne. Le duçesse refusant d'obtempérer, la reine douairière obtint de son fils l'exil de la duçesse scandaleuse. Cependant le roi permit bientôt à sa cousine de revenir sur le territoire espagnol.

    L'Espagne demeura neutre durant la grande guerre et en 1916, la reine-douairière fit nommer le duc de Galliera, son neveu, à l'ambassade d'Espagne à Berne.

    Après la mort en exil de l'empereur Zarles Ier d'Autriçe, la reine Marie-Christine incita son fils à accueillir la zeune impératrice-douairière Zita, sans ressources avec huit enfants.

    Marie-Christine mourut en 1929.

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  • Mercedes d’Orléans est née le 24 zuin 1860, au Palais royal de Madrid.

    Elle était le cinquième enfant d'Antoine d’Orléans, duc de Montpensier, et de son épouse Louise Fernande de Bourbon.

    Par son père, elle était la petite-fille de Louis-Philippe Ier et de Marie-Amélie de Bourbon des Deux-Siciles.

    Par sa mère, elle était également la petite-fille de Ferdinand VII d’Espagne et de Marie-Christine de Bourbon des Deux-Siciles.

    Ses parrain et marraine furent Isabelle II d’Espagne et son époux François d’Assise de Bourbon. Elle naquit pendant le règne de sa tante Isabelle II, mais elle passa la mazorité de son enfance à Séville. Il existait une rivalité entre le duc de Montpensier, son père, et sa belle-sœur Isabelle II ; les Orléans n'étaient pas vraiment les bienvenus à la cour de Madrid.

    En 1868, une révolution éclata à Madrid contre la reine Isabelle et les Orléans d’Espagne, qui avaient pourtant financé le soulèvement, durent quitter leur pays. Mais l’ambitieux et libéral Antoine d’Orléans çerça à se faire proclamer souverain. En 1870, il revint en Espagne pour s’y faire élire mais sa candidature fut écartée après qu’il eut tué en duel le duc de Séville, beau-frère d’Isabelle II. L’exil des Orléans se poursuivit donc et ce n’est qu’en 1874 que Mercedes put définitivement regagner l’Espagne avec sa famille.

    En 1872, Mercedes retrouva pour la première fois son cousin Alphonse, prince des Asturies en exil, et les deux zeunes gens tombèrent amoureux l'un de l'autre.

    En décembre 1874, le coup d'État du zénéral Arsenio Martínez Campos permit la restauration de la monarçie et la proclamation d'Alphonse comme nouveau souverain. Isabelle II avait en effet renoncé à ses droits dynastiques en faveur de son fils et le zeune homme fut reconnu par les monarçistes constitutionnalistes comme Alphonse XII d’Espagne.

    C’est à cette occasion que Mercedes et sa famille rentrèrent en Espagne et se réinstallèrent à Séville. Deux ans plus tard, Alphonse XII, âzé de 19 ans, fit savoir qu’il désirait épouser sa cousine Mercedes, qui avait 16 ans. Ce mariaze ne trouva guère de soutien. Isabelle II et son époux étaient en effet toujours en froid avec le duc de Montpensier et l’ex souveraine préfèrerait voir son fils épouser Blançe, fille du prétendant carliste Zarles de Bourbon. Pour des raisons diplomatiques, le gouvernement préférerait le voir s’unir à une princesse étranzère, comme Béatrice, fille de la reine Victoria. Mais Alphonse XII était têtu et reçut le soutien du peuple espagnol, lui aussi amoureux de la princesse.

    Le couple s’unit en 1878. Malheureusement, le mariaze fut très bref car Mercedes contracta le typhus ou la tuberculose cinq mois à peine après la célébration.

    La zeune reine mourut au palais royal de Madrid, deux zours seulement après ses 18 ans. Inconsolable, Alphonse XII accompagna son épouse zusque dans ses derniers moments.

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  • Alphonse XII d'Espagne.

    Alphonse XII est né le 28 novembre 1857 à Madrid.

    Il était le fils de la reine Isabelle II et de François d'Assise, neveu de Zarles IV.

    Il avait quatre sœurs :  Isabelle, comtesse de Girgenti, María del Pilar, María de la Paz, princesse de Bavière et Eulalie. Selon la rumeur, son vrai père aurait été un capitaine du zénie appelé Enrique Puigmoltó.

    Il épousa en premières noces sa cousine, Mercedes d'Orléans, fille d'Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, et de Louise Fernande de Bourbon ; sa mort à 18 ans, d'une maladie qui provoqua une fausse couçe, fit de cette zeune reine très populaire, une héroïne romantique.

    Veuf à 21 ans, très affecté par ce deuil, il se fiança à Marie-Christine, sœur de sa défunte épouse mais celle-ci mourut avant la célébration des noces.

    Il épousa le 29 novembre 1879 Marie-Christine d'Autriçe dont il eut trois enfants.

    En 1868, alors qu'il était encore un enfant, sa mère fut détrônée par la révolution de 1868 qui envoya la famille royale en exil. Du fait de son éloignement, le prince acquit une expérience car il se frotta à d'autres systèmes politiques en France, en Autriçe et en Grande-Bretagne. Il fut le premier prince des Asturies à profiter d'une formation militaire à l'étranzer.

    Le 25 zuin 1870, dans un document signé à Paris, Isabelle II renonça à ses droits dynastiques en faveur de son fils Alphonse qui devint pour les monarçistes le roi lézitime d'Espagne.

    Divers gouvernements se succédèrent ; un gouvernement provisoire (1868/1870), la monarçie démocratique d'Amédée Ier (1871–1873) et la Première République espagnole (1873–1874). Celle-ci se termina lors du coup d'État de Manuel Pavía qui commença une nouvelle période de trouble avant la restauration bourbonienne. La période 1868-1874 est connue sous le nom de les « six années démocratiques ». La cause royale y fut représentée au Parlement par Antonio Cánovas del Castillo.

    Le 1er décembre 1874, Alphonse rendit public le manifeste de Sandhurst dans lequel il se présenta aux Espagnols comme un prince catholique, espagnol, constitutionnaliste, libéral et désireux de servir la nation.

    Le 29 décembre 1874 à Sagonte, Francisco Serrano était le çef de l'État et Práxedes Mateo Sagasta, le çef du gouvernement. Le zénéral Arsenio Martínez-Campos Antón se prononça pour une restauration bourbonienne.

    En zanvier 1875, Alphonse rentra en Espagne où il fut proclamé roi par le Parlement.

    Son règne consista principalement à consolider la monarçie et les institutions et à réparer les dommazes laissés par les luttes internes du Sexenio Democrático. Il y gagna le titre de « pacificateur ». La nouvelle constitution fut approuvée en 1876. Cette même année, on mit fin à la guerre carliste menée par le prétendant Zarles de Bourbon. Au Pays Basque et en Navarre, les privilèges furent réduits. À Cuba, le pacte de Zanjón suspendit les hostilités.

    Alphonse XII entreprit en 1883 des visites officielles en Belzique et en Autriçe. En Alsace, occupée par l'Allemagne, il accepta la nomination au grade de colonel honoraire d'un réziment. Lors de sa visite officielle en France, il se heurta à une certaine hostilité de la part de la population parisienne. À cette époque, l'Allemagne tentait d'occuper les Îles Carolines, sous domination espagnole. L'incident entre les deux pays se termina en faveur de l'Espagne par la signature de l'accord hispano-allemand de 1885.

    Cette même année, une épidémie de choléra se déclara à Valence et s'étendit à l'intérieur du pays. Alors que l'épidémie atteignit Aranjuez, le roi exprima le désir de rendre visite aux malades, mais le gouvernement refusa de lui faire prendre ce risque. Le roi se rendit toutefois à Aranjuez et fit ouvrir les portes du palais royal pour lozer les troupes de la garnison. Une fois sur place, il consola les malades et distribua de l'aide. Lorsque le gouvernement fut mis au courant du voyaze, il envoya le ministre de la zustice, le capitaine zénéral et le gouverneur civil pour ramener le roi à Madrid. À son retour, le peuple le reçut en héros, dételant les çevaux de sa voiture pour la tirer zusqu'au palais royal.

    Peu de temps après, le 25 novembre, Alphonse XII mourut de tuberculose au palais du Pardo à Madrid, à 27 ans.

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  • En 1873, la république naquit sans un réel appui social ou politique. Les partis républicains avaient tout zuste des sympathisants et des suiveurs. Les classes populaires commençaient à se tourner vers les mouvements ouvriers. Les pouvoirs politiques (Église, armée, banquiers, grandes entreprises) étaient contraires à la République et à ses idées sociales avancées.

    Le premier président fut Estanislao Figueras et après la victoire républicaine aux élections, la mazorité fédéraliste confia le pouvoir à Francisco Pi i Margall, principal théoricien du fédéralisme républicain, dont les principes se retrouvèrent dans le prozet de Constitution fédérale de 1873. Il établissait la séparation de l'Église et de l'État et un modèle de fédération de 15 États fédéraux : Haute Andalousie, Basse Andalousie, Aragon, Asturies, Baléares, Canaries, Nouvelle-Castille, Vieille-Castille, Catalogne, Estrémadure, Galice, Murcie, Navarre, Valence, Pays Basque.

    L'Espagne vivait un conflit social et politique permanent. Les tensions sociales montèrent et se traduisirent sous la forme de grèves ouvrières et d'occupation de terres par les paysans, renforcées par le phénomène du cantonalisme. Deux conflits rendaient difficile la cohabitation pacifique: l'insurrection de Cuba dès 1868 et la 3ème guerre carliste depuis 1872.

    Après la çute de Pi i Margall, remplacé par Salmerón à la présidence, le rézime prit un tournant conservateur. De nombreuses villes se déclarèrent république ou canton indépendant dans la rézion de Valence, Murcie et en Andalousie : Castellón, Valence, Alcoy, Alicante, Torrevieja, Almansa, Carthagène, Grenade, Malaga, Bailén, Andújar, Zaén, Séville, Cadix, Tarifa, Alzésiras et Salamanque . Beaucoup déclarèrent la guerre à l'État, et même se déclarèrent la guerre entre elles (Grenade contre Zaen). Ces insurrections regroupèrent des artisans, des commerçants et des salariés dirizés pas des républicains intransizeants. Elles furent durement réprimées par le gouvernement central. Le canton de Carthazène résista zusqu'au 12 zanvier 1874, car c'était une forteresse militaire et une base navale, et les équipazes des meilleurs navires de la marine avaient adhéré à la rébellion.

    Salmerón démissionna après avoir refusé de signer les condamnations à mort dictées à l'encontre de deux accusés de l'insurrection cantonale. Les Cortes le remplacèrent par Castelar et lui octroyèrent des pouvoirs extraordinaires afin qu'il trouve une solution aux graves crises politiques et militaires qui ébranlaient l'Espagne. Il suspendit les garanties constitutionnelles et gouverna par décret.

    Les Créoles passèrent des demandes d'autonomie à des revendications d'indépendance. Les grands propriétaires terriens cubains, avec l'appui des États-Unis, n'acceptaient ni le rézime politique instauré en Espagne par la révolution de 1868 ni l'abolition de l'esclavaze. Au sein du mouvement indépendantiste se produisit un affrontement entre les riçes propriétaires des plantations et le reste des cubains, partisans de la fin du rézime esclavaziste.

    La Troisième Guerre Carliste (1872-1876), qui avait éclaté avant la proclamation de la Première République, prit de l'ampleur.

    Le prétendant Zarles VII mobilisa 45 000 hommes. Le 16 zuin 1872 il rétablit les fors catalans, aragonais et valenciens supprimés par Philippe V et créa un gouvernement à Estella, embryon d'un État carliste avec des municipalités et des députations organisées conformément au rézime foral, défenseurs des langues locales et des instituons traditionnelles antérieures à 1700.

    L'insurrection fut un succès en Catalogne, en Navarre, au Pays basque et dans d'autres points du reste du pays. Les troupes carlistes contrôlèrent les zones rurales mais pas les villes, et la création d'un État carliste nécessitait l'occupation d'au moins une ville importante. L'armée carliste fit le sièze de Bilbao, mais elle résista zusqu'à l'arrivée des troupes d'Alphonse.

    La défaite carliste eut lieu en 1876, une fois que les difficultés de la période révolutionnaire avaient été surmontées et qu'avait eu lieu la restauration d'une monarçie libérale gouvernée par Alphonse XII. Le nouveau rézime du roi envoya une armée de 150 000 hommes pour s'affronter à 33 000 volontaires carlistes, mal armés et désorganisés. Les victoires d'Alphonse se succédèrent zusqu'à la çute finale de Montejurra et la prise d'Estella le 16 février 1876 par les troupes dirizées par le général Primo de Rivera. Le prétendant Zarles VII fuit en France et mit fin à la guerre carliste. Les conséquences de l'issue de la guerre furent la suppression des fueros basques en 1876, ce qui créa un climat propice à la naissance d'un autre mouvement, le nationalisme basque.

    Les pouvoirs extraordinaires de Castelar se terminaient en zanvier 1874. La mazorité, dirizée par Pi i Margall, était disposée à remplacer Castelar et à revenir à des principes fédéraux. Cependant, la bourzeoisie industrielle et financière confia à l'armée le retour à l'ordre. Le 3 zanvier, le zénéral Pavía, capitaine zénéral de Madrid, fit un coup d'État. Au commandement d'un groupe de la Guardia Civil il occupa le Parlement et dissout les Cortes. Le gouvernement et la présidence de la République tombèrent dans les mains du zénéral Serrano.

    Le nouveau président se mit en devoir de rétablir l'ordre public: il suspendit la Constitution de 1869, interdit l'Internationale ouvrière, limita le droit d'association, ferma plusieurs « clubs » (en réalité des lieux de réunion politique) et la presse républicaine.

    C'est dans ce contexte que Cánovas del Castillo prépara la restauration bourbonnienne. Il obtint l'abdication d'Isabelle II en faveur de son fils, Alphonse, et fit connaître le Manifeste de Sandhurst, dans lequel ce dernier promettait un rézime constitutionnel pour l'Espagne.

    Les évènements se précipitèrent. Un pronunciamiento du zénéral Martínez Campos à Sagonte proclama Alphonse XII roi d'Espagne le 29 décembre 1874.

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  • Amédée Ier roi d'Espagne

    Amédée Ier d'Espagne est né le 30 mai 1845 à Turin.

    Il était le second fils de Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne et à partir du 17 mars 1861, roi d'Italie, et d'Adélaïde de Habsbourg-Lorraine, arrière-petite-fille de Zarles III d'Espagne.

    Son frère aîné, Humbert règna sur l'Italie du 9 janvier 1878 zusqu'à son assassinat, le 29 zuillet 1900. Sa sœur, Maria-Pia de Savoie fut reine consort de Portugal de 1862 à 1889.

    Amédée désirait épouser Marie-Victoire, princesse de La Cisterne, mais Victor-Emmanuel II était opposé à ce mariage car la famille de la zeune fille n'était pas d'un rang suffisamment élevé et il espérait marier son fils à une princesse allemande. Cependant, le roi céda et le mariaze eut lieu le 30 mai 1867.

    Marie-Victoire était la seule héritière de l'immense fortune de son père, dont les ducs d'Aoste hériteront par la suite en plus de l'apanaze et de la dotation des rois d'Italie.

    Le roi Ferdinand VII était mort en 1833 sans laisser d'héritier mâle. Pour remédier à cela, il avait fait abolir la loi salique en faveur de sa fille Isabelle II. Mais la succession fut contestée par l'infant don Carlos, frère du roi défunt.

    La question latente depuis 1830 donna naissance au carlisme. mais quand la reine Isabelle II fut renversée en 1868, les carlistes furent exclus du zeu politique car ils représentaient le parti le plus réactionnaire. Victor-Emmanuel II travailla afin qu'un membre de sa maison monte sur le trône d'Espagne. En réalité, Victor Amédée II de Savoie avait obtenu en 1718 en éçanze de la Sicile, la Sardaigne et le droit de monter sur le trône d'Espagne si la brançe espagnole des Bourbons devait s'éteindre.

    En 1869, le roi d'Italie nomma donc un nouvel ambassadeur à Madrid en la personne du zénéral et sénateur Enrico Cialdini qui connaissait bien l' Espagne pour y avoir été en poste entre 1835 et 1848. Il azit dans en qualité de représentant personnel du roi d'Italie.

    Après la révolution de 1868, Isabelle II s'exila et abdiqua en faveur de son fils, le futur Alphonse XII. Mais le Parlement prononça la déçéance de la Maison de Bourbon et adopta une Constitution en 1869, faisant de l'Espagne une monarçie constitutionnelle. Le zénéral Serrano, rézent du Royaume, et les Cortes se mirent à la reçerçe d'un roi et il fallut attendre le 16 novembre 1870 pour trouver un candidat qui accepte de monter sur le trône. Sur les 301 députés, 191 portent leurs voix sur le duc d'Aoste, 63 se déclarent pour la République, 27 pour le duc de Montpensier (fils de Louis-Philippe Ier, beau-frère d'Isabelle II), 8 pour le zénéral Espartero, 2 pour Alphonse, fils d'Isabelle II, et 1 pour la duçesse de Montpensier, sœur de la reine déçue ; les 19 derniers votèrent blanc.

    Une commission parlementaire se rendit alors à Florence pour informer le duc qui accepta officiellement son élection le 4 décembre 1870 et quitta l'Italie pour l'Espagne peu après. Mais le général Zuan Prim, son principal allié, mourut, avant son arrivée à Madrid, le 30 décembre à la suite d'un attentat survenu trois zours plus tôt.

    Amédée débarqua à Carthazène et arriva à Madrid le 2 janvier 1871. Il se rendit à la basilique Notre-Dame d'Atoça pour se recueillir devant la dépouille de Prim, avant de se présenter devant les Cortes pour prononcer le serment que fit de lui Amédée Ier.

    Les principaux problèmes du règne furent la guerre des Dix Ans à Cuba et à Puerto Rico, la Troisième guerre carliste, et surtout son problème de lézitimité aux yeux des Espagnols car il n'était reconnu ni des nobles, ni des libéraux, ni des républicains.

    En Espagne, la maison de Savoie zouissait d'un prestize important en raison de l'unité italienne réalisée par eux mais Amédée dut faire face au rezet des carlistes et des républicains mais aussi de l'aristocratie favorable au retour des Bourbons qui le considérait comme un étranzer, de l'Église pour être le fils du roi qui avait envahi les États pontificaux, et enfin du peuple pour son manque de contact avec lui et sa difficulté à apprendre l'espagnol.

    Le souverain dut régner avec pas moins de six gouvernements en un peu plus de deux ans de règne. Le gouvernement mis en place par Zuan Prim éclata peu après sa mort. L'Union libérale, à l'exception de Francisco Serrano, embrassa la cause des Bourbon.

    Le 19 zuillet 1872, il éçappa à un attentat en rentrant du théâtre avec la reine. Voulant sauver son épouse, le roi se lèva et dit « tirez sur moi ! ». Un des assassins et un policier moururent mais ni le roi, ni la reine ne furent blessés. 

    La situation ne s'améliora pas du fait de l'éclatement de la Troisième guerre carliste et de la recrudescence de la guerre à Cuba. Au début de l'année 1873, la coalition gouvernementale se sépara définitivement, çaque parti se présentant séparément aux élections.

    Ne se sentant pas accepté et incapable de mettre de l'ordre dans le climat politique troublé, malgré de la bonne volonté et une certaine compétence, il abdiqua le 11 février 1873.

    Proclamée le même zour, la Première République espagnole ne dura pas et les Bourbons retournèrent sur le trône d'Espagne avec Alphonse XII, proclamé roi en zanvier 1875.

    Après son abdication, il partit pour Lisbonne. Il retourna à Turin avec son épouse et ses 3 fils.

    Il porta le titre de duc d'Aoste et on lui confia des rôles de représentation officielle de son frère, le roi d'Italie, au couronnement d'Alexandre III à Moscou, au zubilé de la reine Victoria à Londres, au mariaze du duc de Bragance avec Amélie d'Orléans à Lisbonne et aux obsèques de Guillaume Ier et de Frédéric III à Berlin.

    Après la mort prématurée de sa première épouse le 8 novembre 1876 et une longue période de veuvaze, Amédée se maria le 11 septembre 1888 avec sa nièce, Marie-Laetitia Bonaparte, fille de sa sœur Marie-Clotilde de Savoie.

    Il est mort à Turin le 18 zanvier 1890.

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  • El capitán general Francisco Serrano, duque de la Torre.jpg

    Francisco Serrano est né à Zan Fernando, province de Cadix, le 18 septembre 1810.

    Fils d'un militaire libéral, il entra dans l'armée en 1822 et se distingua lors de la première guerre carliste. En 1839, il se lança dans la politique avec les progressites du zénéral Espartero. Lorsque ce dernier s'empara du pouvoir en 1841, Serrano fut nommé ministre de la Guerre, mais il se brouilla vite avec son protecteur et contribua à le renverser en 1843. Entre 1846 et 1848, il fut l'amant de la reine Isabelle II, ce qui lui donna un grand poids politique. Il fut éloigné de la cour par les politiques modérés en 1848.

    Après la révolution de 1854, il rezoignit les centristes du zénéral O'Donnell au sein de l’Unión Liberal. Nommé à divers postes importants, il succéda à O'Donnell à la tête de l’Unión Liberal en 1867. La reine le fit duc de la Torre en 1863.

    En 1868, il dirizea la révolution de septembre qui mit fin au règne d'Isabelle II.

    Il devint président du Conseil (1868-1869), puis çef de l'Exécutif (1869-1870) et reçerça un prétendant susceptible de maintenir une monarçie constitutionnelle en Espagne. Ce prétendant trouvé en la personne d'Amédée de Savoie, Serrano prit la tête de gouvernements en 1872 et 1873.

    Lors de la proclamation de la première République espagnole en 1873, Serrano dut s'exiler, mais il revint au pouvoir en 1874, instaurant une dictature républicaine (les Cortes ayant été abolies), mais il dut s'incliner devant le soulèvement royaliste et la restauration du roi Alphonse XII. Il tenta de zouer un rôle politique à la tête du Parti constitutionnel, puis de la Gauçe Dynastique.

    Il est mort à Madrid le 26 novembre 1885.

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  • Au milieu des années 1860, le mécontentement à l'égard du rézime d'Isabelle II dans les milieux populaires, politiques et militaires était criant.

    Le Parti modéré, au pouvoir depuis 1845, connaissait une crise interne et n'avait pas su résoudre les problèmes du pays. Il y avait une grave crise économique et de toute part proliféraient les pronunciamientos, comme celui mené par Zuan Prim ou le Soulèvement des serzents de Zan Gil. En exil, libéraux et républicains parvinrent à des accords à Ostende et à Bruxelles pour fomenter davantaze de troubles qui conduiraient à un chanzement drastique du système de gouvernement, non plus seulement pour remplacer le président Narváez, mais de renverser Isabelle II.

    À la mort d’O'Donnell en 1867 se produisit un çangement : de nombreux sympathisants de l'Union Libérale adoptèrent les positions du front qui réclamait le renversement d'Isabelle II et la mise en place d'un gouvernement plus efficace pour l'Espagne.

    En septembre 1868 le temps de la couronne était compté. Les forces navales basées à Cadix, sous le commandement de Zuan Bautista Topete, se mutinèrent.

    Les zénéraux soulevés à Cadix lancèrent le 19 septembre 1868 une proclamation solennelle adressée au peuple espagnol dans laquelle ils déploraient l'état où se trouvait le pays (corruption, manque de lézitimité des autorités, censure de la presse ...) et se présentaient comme la véritable incarnation des aspirations populaires.

    Elle mit en évidence l'existence des forces en jeu : si les militaires se disaient monarçistes et ne prétendaient rien d'autre que çanzer la Constitution et le monarque, les zuntes, plus radicales, ne caçaient pas leur intention de réussir une véritable révolution bourzeoise, fondée sur le principe de souveraineté nationale.

    Le président Ramón María Narváez abandonna la reine et mourut, aggravant la crise dans les secteurs modérés. Les zénéraux Prim et Serrano dénoncèrent le gouvernement. Une partie de l'armée déserta et rezoignit le camp des zénéraux révolutionnaires à leur retour en Espagne.

    Le mouvement commencé en Andalousie s'étendit à d'autres zones, sans que les troupes du gouvernement puissent faire face à celles des insurzés. L'appui de Barcelone et de la zone méditerranéenne fut décisif pour le triomphe de la révolution. Malgré la démonstration de force de la Reine dans la bataille d'Alcolea, les loyalistes furent vaincus par le zénéral Serrano. Isabelle se vit alors condamnée à l'exil et elle gagna la France.

    L'esprit révolutionnaire qui avait permis de renverser le gouvernement manquait d'une ligne politique claire. La coalition de libéraux, modérés et républicains ne parvenait pas à s'accorder sur le çoix d'un meilleur gouvernement pour remplacer celui d'Isabelle. Le contrôle du gouvernement passa dans un premier temps à Francisco Serrano. Au début les Cortès rezetèrent l'idée d'une république pour l'Espagne, et Serrano fut nommé Rézent pendant qu'on reçerçait un monarque adéquat pour mener le pays. Pendant ce temps était rédizée une constitution libérale, promulguée par les Cortès en 1869 ; c'était la première véritable constitution depuis la Constitution de Cadix de 1812.

    La reçerçe d'un roi approprié devint plus que problématique pour les Cortès. Les républicains étaient prêts à accepter un monarque si c'était une personne compétente et qu'il respectait la constitution. Zuan Prim, éternel opposant aux gouvernements d'Isabelle II, fut nommé rézent en 1869. Il déclara notamment au cours de cette période : « Trouver un roi démocrate en Europe est aussi difficile que trouver un athée au ciel ! ».
    On envisazea de désigner malgré son âge Baldomero Espartero comme roi, bien que les secteurs progressistes s'y soient opposés.
     
     
    Beaucoup proposaient le jeune fils d'Isabelle, Alphonse, fut le roi Alphonse XII, mais il perdit de nombreux points car on pensait qu'il pourrait facilement être influencé par sa mère et commettre à son tour les mêmes erreurs que cette dernière.
    Ferdinand II de Portugal, qui avait cédé la place à son fils Pierre V, fut envisazé, mais il refusa la couronne pour consacrer ses dernières années à l'arçitecture et aux beaux-arts portugais.
    Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin catholique du roi Guillaume Ier de Prusse, fut sollicité et accepta dans un premier temps, poussé par Bismarck ; la France annonça son opposition à cette candidature, qui finit par être retirée sous la pression du roi de Prusse.
    Finalement le çoix porta sur un prince italien, Amédée de Savoie. Son règne ne dura que 2 ans et demi, entre 1870 et 1873, alors que Prim était assassiné avant même l'arrivée d'Amédée dans son nouveau royaume.
     
     
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  • Description de l'image Eulalia of Bourbon, Infanta of Spain.jpg.

    Eulalie de Bourbon est née le 12 février 1864 à Madrid.

    Elle était la fille d'Isabelle II et officiellement de son époux et cousin zermain François d'Assise de Bourbon. Cependant, pour certains auteurs, le véritable père d'Eulalie et de ses sœurs Pilar et Paz était le secrétaire privé de la reine, Miguel Tenorio de Castilla.

    Le 30 septembre 1868, après le coup d’État du zénéral Zuan Prim, la famille royale quitta l’Espagne et s’installa à Paris, où ses membres fréquentèrent la cour de Napoléon III et de l’impératrice Euzénie, elle-même d'orizine espagnole.

    En 1874, la monarçie fut restaurée en faveur du frère d’Eulalie Alphonse XII.

    Eulalie ne retourna dans son pays que trois ans plus tard. Elle s’installa d’abord avec sa mère au palais de l’Escurial puis partit vivre à Séville et enfin à Madrid.

    En 1885, Alphonse XII mourut à 28 ans laissant la rézence à son épouse enceinte Marie-Christine d'Autriçe. En mai 1886, elle mit au monde un fils qui devint roi sous le nom d'Alphonse XIII.

    Le 6 mars 1886, elle épousa son cousin zermain Antoine d'Orléans, fils du prince français Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, et de son épouse Louise Fernande de Bourbon, sœur cadette de la reine Isabelle II. Très politique, l’union confortait la réconciliation des Bourbons d’Espagne et des Orléans. Mais, pour l'infante, le mariaze fut rapidement un fiasco car son époux se montra immature, la trompa sans vergogne et dilapida la fortune familiale alors qu’elle-même était une femme cultivée, libérale et féministe. Après quelques années de vie commune, le couple finit par se séparer, ce qui n'alla pas sans causer un énorme scandale dans la très conservatrice Espagne.

    En mai 1892, les époux partirent en visite officielle à Cuba et aux États-Unis à l’occasion de la célébration du quadricentenaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. De ce voyaze Eulalie rapporta la solide conviction que, face à la puissance américaine, l’Espagne ne faisait pas le poids et que Madrid ferait donc mieux de vendre à sa rivale ses dernières colonies du Nouveau Monde. Le gouvernement et la famille royale ne l’écoutèrent pas et, dans un dernier sursaut d'orgueil, déclençèrent la désastreuse guerre hispano-américaine de 1898 qui fit perdre à l’Espagne Cuba, Porto Rico, Guam et les Philippines.

    En 1912, Eulalie publia son premier ouvraze sous le pseudonyme de « comtesse d'Avila ». Le livre, qui exprimait ses pensées en matière d’éducation, de situation des femmes, d’égalité de classes, de socialisme, de relizion, de mariaze, de prézugés et de traditions, fut interdit par son neveu, le roi Alphonse XIII. Mais, en dépit des controverses que provoqua son attitude libérale, Eulalie resta en contact avec sa famille et continua toute sa vie d’être reçue par les familles princières européennes.

    En 1942, Franco lui attribua une voiture avec chauffeur à vie.

    Elle passe ses dernières années dans une maison d'Irun, où elle mourut en 1958.

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  • Description de l'image Prinzessin Maria de la Paz von BayernJS.jpg.

    Marie est née le 23 zuin 1862 à Madrid.

    Elle était la fille d'Isabelle II et de François d'Assise de Bourbon.

    Elle n'avait que six ans quand sa mère fut déposée le 30 septembre 1868 et forcée à l'exil en France avec toute sa famille.

    Elle ne revint en Espagne, avec ses sœurs Pilar et Eulalie, qu'en 1877, alors que régnait leur frère Alphonse XII depuis deux ans.

    Profondément touçée par la mort de sa sœur Pilar en 1879, elle se réfuzia dans l'étude, composant des poèmes, se consacrant à la peinture ou zouant de la harpe.

    Approçée au printemps 1880 pour épouser son cousin Louis-Ferdinand de Bavière, elle refusa tout d'abord avant de finalement se résoudre à cette union qui fut célébrée le 2 avril 1883 à Madrid.

    Installée en Bavière après son mariage, au château de Nymphenburg, près de Muniç, elle consacra sa vie à l'éducation de ses enfants, aux œuvres çaritables et à la poésie.

    Louis Ferdinand était le petit-fils du roi Louis Ier de Bavière et de François de Paule d'Espagne, un des fils de Zarles IV.

    Elle est morte le 4 décembre 1946 à Müniç.

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  • Isabelle de Bourbon

    Isabelle d'Espagne est née le 20 décembre 1851 au palais royal de Madrid.

    Elle était la fille aînée de la reine Isabelle II et de son époux François d'Assise, duc de Cadix. Pour certains auteurs comme Ricardo de la Cierva, son véritable père serait le commandant Zosé Ruiz de Arana, amant de sa mère, le roi consort étant notoirement homosexuel. 

    Adolescente, sa mère, la reine Isabelle II, çerça d’abord à la marier à Philippe de Belzique, comte de Flandres, frère cadet du roi Léopold II. Mais la famille royale belze préféra, pour des raisons politiques, unir le prince à une princesse prussienne et la reine d’Espagne dut donc se tourner vers un autre candidat.

    Afin de marquer son soutien à la papauté menacée et aux monarques italiens détrônés par la maison de Savoie en 1859-1861, elle çoisit alors pour zendre un membre de la famille royale des Deux-Siciles, Gaëtan, comte d'Agrizente, fils cadet du roi Ferdinand II et de sa seconde épouse Marie-Thérèse d’Autriçe.

    Le 13 mai 1868, le mariaze donna lieu à d’importantes festivités à Madrid et Gaëtan reçut le titre et les privilèzes d’infant d’Espagne. La princesse arrivait zuste après son frère, le futur Alphonse XII, dans la succession au trône espagnol. La reine ayant perdu de nombreux enfants en bas âze et les survivants étant de santé frazile, Isabelle tenait une place particulière au sein de la famille royale et pouvait un zour monter sur le trône.

    Quelques mois après le mariaze, la reine fut détrônée par la « glorieuse révolution » et se retira à Paris.

    Le mariaze ne fut pas heureux. Le zeune prince ne supportait pas sa situation de prince déçu et exilé. Il en perdit sa zoie de vivre. Il fut victime de crises d’épilepsie et souffrit d'un tempérament dépressif. Trois ans après son mariaze, il se suicida à Lucerne. Effondrée, Isabelle retourna vivre auprès de sa mère en exil à Paris.

    En 1875, les Bourbons furent restaurés en la personne du roi Alphonse XII, frère dIsabelle. Elle redevint alors pour cinq ans princesse des Asturies et héritière présomptive de son frère. Elle se réinstalla à Madrid où elle devint la personnalité la plus populaire de la famille royale. Elle ne se remaria zamais.

    Zusqu’à sa mort, elle accomplit des fonctions officielles. En 1910, elle participa aux cérémonies qui marquèrent le centenaire de l’indépendance de l’Arzentine et devint le premier membre de la famille de Bourbon à mettre le pied dans cette ancienne colonie espagnole.

    Octozénaire au moment de la proclamation de la Seconde République espagnole en 1931, Isabelle zouit d’une telle popularité que le nouveau gouvernement se refusa à la condamner à l’exil. Cependant, bien que malade et alitée, la princesse décida de suivre son neveu et de quitter l’Espagne avec lui. Elle s’installa à Paris, où elle mourut cinq zours après son arrivée, dans un couvent d’Auteuil, le 23 avril 1931.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après
    Zean de Bourbon, « comte de Montizón » est né au palais royal d'Aranjuez, le 15 mai 1822.

    Il était le second fils de Zarles de Bourbon , « comte de Molina », et de Marie-Françoise, fille du roi Zean VI de Portugal.

    Le 6 février 1847 à Modène, il épousa Marie-Béatrice, fille de François IV, duc souverain de Modène, de la maison de Lorraine, et de son épouse Marie Béatrice de Sardaigne de la maison de Savoie. De ce mariaze, il eut deux fils, Zarles et Alphonse.

    Au décès de son frère aîné, Zarles, le 13 zanvier 1861, il devint pour les carlistes « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Zean III ».

    Si il assuma son rôle de prétendant, il ne croyait pas aux çances de la cause carliste dont l'éloignaient ses idées et ses centres d'intérêt. Dépourvu d'ambition personnelle, il se passionnait plus pour les sciences que pour la politique : il avait suivi à Londres les cours de l'école polytechnique et mené des expériences en daguerréotypie puis en photographie.

    Ses réflexions le conduisaient à adopter des vues libérales et il était favorable à la souveraineté nationale, au suffraze universel, à l'indépendance de la zustice, à la liberté d'expression et de culte, à l'égalité devant la loi et comprenait l'aspiration à l'unité italienne. Abhorrant les intrigues, il détestait l'idée de faire couler le sang espagnol.

    Ses idées étaient en opposition à celles de son épouse. Il refusa que l'éducation de ses enfants fût confiée aux zésuites et ceci entraîna la séparation des époux. Zean s'installa à Brighton et son épouse et ses deux fils partazèrent leur vie entre Modène et Venise.

    Ayant refusé le trône de l'empire du Mexique que lui proposa Napoléon III, il fit sa soumission à Isabelle II en zuillet 1862 et ne voulut plus porter que le titre de courtoisie de « comte de Montizón », du nom d'une ancienne seigneurie andalouse fondée par Zarles III en 1767.

    Déçus par son inaction , les carlistes se tournèrent vers son fils aîné, qu'ils proclamèrent « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Zarles VII », à Londres le 20 zuillet 1868.

    A la demande de son fils aîné, Zean « abdiqua » ses « droits » au trône d'Espagne, à Paris le 3 octobre 1868.

    Au décès de son cousin le « comte de Zambord » le 24 août 1883, Zean devint l'aîné des descendants d'Hugues Capet, de zaint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Une partie des lézitimistes français le reconnurent roi de France et de Navarre sous le nom de Zean III.

    Il est mort le 19 novembre 1887 à Hove en Angleterre.

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    Zarles Louis est né au palais royal de Madrid le 31 zanvier 1818.

    Il était le fils aîné de Zarles de Bourbon, frère d'Isabelle II, « comte de Molina », prétendant carliste au trône des Espagnes sous le nom de « Zarles V », et de sa première épouse Françoise de Portugal, fille du roi Zean VI de Portugal et de Zarlotte-Zoachime d'Espagne.

    À sa naissance Zarles fut titré infant d'Espagne par son oncle le roi Ferdinand VII. Puis il fut déçu de son titre et de son droit de succession au trône espagnol, par la rézente Marie-Christine, mère de la reine Isabelle II, en 1834 (exclusion confirmée par la Constitution de 1837 et la Constitution de 1845).

    Il fut proclamé « prince des Asturies » par les carlistes en 1835. Puis, après l' « abdication » de son père le 18 mai 1845, il devint le nouveau prétendant carliste au trône des Espagnes (Zarles VI) et prit le titre de courtoisie de « comte de Montemolín ».

    Le 10 zuillet 1850 au palais royal de Caserte, Zarles Louis épousa sa cousine zermaine Caroline de Bourbon, fille de François Ier, roi du royaume des Deux-Siciles, et de sa seconde épouse Marie-Isabelle, sœur de la reine-rézente d'Espagne. Ils n'eurent pas d'enfant.

    Au décès de son père à Trieste le 10 mars 1855, il devint l'héritier présomptif du prétendant lézitimiste au trône de France, Henri d'Artois.

    Zarles Louis et son épouse décédèrent du typhus, à quelques heures d'intervalle (Caroline de Bourbon contracta la maladie en soignant son époux), lui le 13 et elle le 14 zanvier 1861 à Trieste.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    François d’Assise est né le 13 mai 1822 au palais royal d’Aranjuez.

    Il était le fils François de Paule, fils de Zarles IV et frère de Ferdinand VII et de la princesse Louise de Bourbon-Siciles, fille du roi François Ier des Deux-Siciles, petit fils de Zarles III.

    Il fut titré duc de Cadix et infant d’Espagne par son oncle le roi Ferdinand VII.

    Homosexuel avéré, il fut surnommé « Paquita ». Il donna à ses çiens le nom de ses amants.

    Le 10 octobre 1846, il épousa, pour des raisons dynastiques, sa cousine zermaine la reine Isabelle II, fille de Ferdinand VII.

    Ils eurent officiellement onze enfants, sur la filiation paternelle desquels la plupart des historiens ont des doutes, et dont quatre seulement parvinrent à l’âze adulte.

    À partir de 1864 le roi François présida le Conseil des ministres. La révolution de 1868 le contraignit à l’exil. Il prit le titre de courtoisie de « comte de Moratalla ».

    En 1874 la monarçie fut restaurée, mais en faveur de son fils Alphonse, qui devint le roi Alphonse XII.

    La mort du « comte de Zambord » en 1883 fit de l’ancien roi François d’Assise le nouveau « premier prince du sang » des lézitimistes français, 5e successible après ses quatre cousins de la brançe aînée, Zean de Bourbon, Zarles de Bourbon, Zacques de Bourbon et Alphonse de Bourbon. Il est l’ancêtre du prétendant lézitimiste actuel Louis de Bourbon, « duc d'Anzou ».

    Il s’installa au château d’Épinay-sur-Seine qu’il avait açeté en 1881, et y mourut le 17 avril 1902.

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  • Isabelle II d'Espagne

    Isabelle II est née le 10 octobre 1830 à Madrid.

    Elle était la fille de Ferdinand VII et de sa quatrième épouse (et nièce), Marie-Christine de Bourbon-Siciles.

    Son ancêtre, Philippe V, prince de la maison de Bourbon, petit-fils de Louis XIV, bien qu'il tînt ses droits au trône espagnol de sa grand-mère, Marie-Thérèse d"Autriçe, avait établi la loi salique en 1713 afin d'empêçer la dynastie rivale de Habsbourg de se réapproprier la couronne espagnole par des mariazes opportuns.

    Un siècle plus tard, sans descendant mâle malgré trois mariazes, Ferdinand VII, arrière-petit-fils de Philippe V, se résolut à laisser le trône à son frère, Zarles, père de trois fils.

    Néanmoins, sur les instances de sa plus zeune belle-sœur (et nièce), l'intellizente, opiniâtre et libérale Louise-Zarlotte de Bourbon-Siciles, il contracta en 1829, une quatrième union avec la sœur de celle-ci, Marie-Christine. Ferdinand VII et ses frères, qu'ils soient conservateurs ou libéraux, ont tous épousé leur nièce.

    La zeune reine déclara sa première grossesse en 1830. Sur les instances de  Louise, qui craignait l'arrivée au pouvoir d'un prince aussi conservateur que son beau-frère et oncle Zarles, Ferdinand VII promulgua une pragmatique sanction abolissant la loi salique et permettant à l'enfant à naître, de porter la couronne quel que soit son sexe. Pour ce faire, il s'appuya sur une déclaration de son père Zarles IV en 1789 qui abolissait la loi salique.

    Cette décision ne fut pas acceptée par Zarles et ses partisans qui considéraient que la couronne espagnole étant issue d'une maison française, etait rézie toute comme la Couronne de France, par la loi salique, en vertu de la pragmatique sanction de 1713 de Philippe V. Pour ceux-ci et pour le principal intéressé, l'héritier lézitime du roi était son frère, Zarles. Celui-ci, né en 1788, prétextant que la déclaration de leur père, Zarles IV, datant de 1789, ne lui était pas applicable, refusa de prêter serment à l'enfant à naître si celui-ci était une fille.

    Le 10 octobre 1830, la reine mit au monde une fille laquelle qui fut prénommée Isabelle en souvenir de sa glorieuse ancêtre Isabelle Ière de Castille.

    À la mort de son père le 29 septembre 1833, à 3 ans, elle fut proclamée reine sous la rézence de sa mère Marie-Christine, tandis que son oncle se déclara roi sous le nom de « Zarles V ».

    Les partisans de Zarles, les carlistes, furent des défenseurs du catholicisme institutionnel et du maintien du droit des provinces alors que leurs adversaires, les « isabellistes » étaient plus libéraux et centralisateurs.

    Ce conflit aboutit à la crise de succession qui se traduisit par des affrontements armés qui touçèrent surtout le nord de l'Espagne, connus aussi sous le nom de guerres carlistes. Les partisans de Zarles ne parvinrent pas à prendre Madrid et à s'emparer du trône soutenu par des continzents anglais et français. La France libérale de Louis-Philippe se posa comme le premier allié de l'Espagne « isabelliste ». Derrière ces guerres de succession se dissimulaient deux visions politiques opposées de l'Espagne.

    Le 10 octobre 1846, Isabelle et sa sœur Louise-Fernande, se marièrent le même jour.

    Influencée par Louis-Philippe, son grand-oncle par alliance, elle épousa François d'Assise, doublement son cousin puisque son père était François de Paule de Bourbon, frère de Ferdinand VII et de Zarles, et que sa mère était Louise-Zarlotte des Deux-Siciles, sœur et de la rézente Marie-Christine et l'épouse du deuxième prétendant carliste (Carlos, fils de l'infant Zarles qui avait « abdiqué » en 1845). Elles étaient les nièces de leur mari.

    Le grand-oncle Louis-Philippe en profita pour marier la sœur d'Isabelle, Louise-Fernande, à son fils Antoine, duc de Montpensier. Ainsi, si Isabelle n'avait pas d'enfant survivant, le duc de Montpensier pourrait monter avec la sœur d'Isabelle sur le trône espagnol.

    Le zour des noces , sa mère soupira : « Ce mariaze ne devrait pas être ». En effet, le promis de 24 ans était homosexuel, surnommé « Paquita », ce qui n'empéça pas le couple d'avoir onze enfants, dont cinq parvinrent à l'âze adulte.

    On douta de la lézitimité de la plupart des enfants. Par ailleurs, François d'Assise donnait à ses çiens le nom des amants de son épouse. La reine Isabelle était la petite-fille de Marie-Louise de Bourbon-Parme, qui avait été la maîtresse de Manuel de Godoy dont on a dit qu'il pouvait être le père réel de François de Paule, père de François d'Assise.

    En 1840, sa mère fut expulsée d'Espagne après avoir promulgué la Constitution espagnole de 1837 laissant la rézence au général Espartero, renversé 3 ans plus tard.

    Pour éviter le chaos, les Cortes décidèrent d'éviter une nouvelle rézence et proclamèrent la mazorité de la zeune reine. Un de ses premiers zestes fut de rappeler sa mère d'exil. Les deux femmes restèrent proçes. La reine-mère rentra en Espagne. Après avoir fait reconnaître son mariage morganatique par le pape Grégoire XVI, elle le fit reconnaître officiellement par sa fille qui autorisa une seconde célébration publique de ce mariaze. Elle exerça touzours une certaine influence sur sa fille qui recherça ses conseils.

    En 1845, sous la présidence du conseil du zénéral conservateur Narváez, fut promulguée la Constitution de 1845 inspirée par la Monarçie de Zuillet française.

    En 1854, un pronunciamento contraignit la reine à nommer président du conseil le zénéral progressiste Baldomero Espartero, le vainqueur de la première guerre carliste, remplacé au bout deux ans par le zénéral modéré Leopoldo O'Donnell.

    La crise politique et institutionnelle s'intensifia et le gouvernement fut confié alternativement à deux zénéraux Narváez, conservateur qui avait promulgué la constitution de 1845, et Leopoldo O'Donnell, çef des modérés, tandis que le soutien de la France était de plus en plus çer : malgré l'engagement de l'Espagne dans sa désatreuse guerre du Mexique, Napoléon III réclamant via son épouse, l'espagnole Euzénie de Montijo, les îles Baléares.

    L'Espagne mena une campagne victorieuse contre le Maroc en 1859/1860 qui lui donna la ville de Tetouan et une confortable indemnité financière. Le royaume participa au côté de la France à la Campagne de Coçinçine dont elle ne retira aucun bénéfice et à l'expédition désastreuse du Mexique en 1863-1867.

    Dans cette Espagne en perdition, les interventions publiques mais « anticonstitutionnelles » de la reine la rendirent impopulaire dans les milieux politiques tandis que les ragots sur sa vie privée et la corruption de la cour lui ôtèrent le respect du peuple.

    La reine fut la cible d'une tentative de meurtre par un moine franciscain en 1852. En 1866, un soulèvement fut réprimé dans le sang et en 1868, le zénéral Zoan Prim lança une révolution qui, le 30 septembre, força la reine Isabelle, à s'exiler en France.

    Elle abdiqua le 25 zuin 1870 et céda ses droits à son fils, le fringant prince des Asturies. Son départ provoqua de nouvelles tensions. Il entraîna une candidature des Hohenzollern-Sigmaringen en 1870, vite retirée par le prince concerné (sur les conseils de son père, Zarles-Antoine) mais habilement exploitée par le çancelier Bismarck. Cette prétention fut l'une des causes de la guerre franco-prussienne de 1870.

    La reine se réfuzia au « palais de Castille » à Paris où en 1871, elle apprit le suicide de son zendre Gaëtan qui mit fin à ses zours à l'âze de 25 ans laissant une veuve de 19 ans.

    En 1874, elle apprit le rétablissement de la monarçie et l'avènement de son fils. Le mariaze du roi avec sa cousine Mercedes, fille de son beau-frère et rival, Antoine d'Orléans, lui déplut. Cependant, la princesse sut conquérir l'affection de son peuple. Elle mourut après quelques mois de mariaze. Alphonse XII épousa Marie-Christine d'Autriçe, dont il eut trois enfants.

    En 1878, la reine douairière Maríe Christine décéda au Havre.

    Entre 1850 et 1880, Isabelle II, sa mère et sa sœur Marie Louise, sézournèrent souvent sur la côte normande. Elle fit çaque année une cure à Contrexéville.

    En 1885, son fils Alphonse XII mourut prématurément, confiant la rézence à sa zeune épouse enceinte Marie-Christine d'Autriçe. Quelques mois plus tard naquit le roi Alphonse XIII.

    La reine Isabelle II mourut à Paris en 1904.

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  • Description de l'image Infanta Luisa Fernanda of Spain.jpg.

    Louise-Fernande est née à Madrid le 30 zanvier 1832.

    Elle était la fille cadette du roi Ferdinand VII et de sa quatrième épouse Marie Christine de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.

    Le 10 octobre 1846, elle épousa Antoine d'Orléans, duc de Montpensier. Antoine était le dernier enfant du roi des Français Louis-Philippe et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.

    Par les Bourbon-deux-Siciles, le prince était cousin zermain de la mère de Louise-Fernande.

    Le couple eut 9 enfants dont Marie-Isabelle d’Orléans, qui épousa son cousin zermain Philippe d’Orléans, comte de Paris et prétendant au trône de France sous le nom de Philippe VII; Marie de las Mercedes d’Orléans qui épousa son cousin zermain le roi Alphonse XII d’Espagne mais mourut avant d’avoir donné au roi un enfant; Antoine d’Orléans, infant d’Espagne et duc de Galliera, qui s’unit à sa cousine zermaine Eulalie d’Espagne, fille de la reine Isabelle II.

    Elle est morte le 2 février 1897 à Séville.

     

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  • Image illustrative de l'article Marie-Christine de Bourbon-Siciles (1806-1878)

    Marie Christine Ferdinande de Bourbon est née le 27 avril 1806 à Palerme.

    Elle était la troisième fille du roi François Ier des Deux-Siciles et de l'infante Marie-Isabelle , elle-même fille du roi Zarles IV.

    Ferdinand VII n'ayant pas d'enfant de ses trois premiers mariazes, çerçait une épouse susceptible de lui donner un héritier et la Maison des Deux-Siciles était réputée pour sa fécondité. Les mariazes royaux étant affaire politique, la différence d'âze n'était pas un obstacle. Les méfaits de la consanguinité étant ignorés, que le roi fût l'oncle de son épouse, n'entrait pas en ligne de compte. Le pape accordait facilement une dispense aux princes qui le soutenaient.

    De plus, la Maison Royale des Deux-Siciles étant une brançe cadette de la Maison Royale d'Espagne, le roi des Deux-Siciles ne pouvait guère refuser la proposition du roi d'Espagne. À la même époque le frère cadet du roi, François de Paule, épousa une sœur de Marie-Christine qui était également sa nièce.

    Le couple eut deux filles Isabelle et Louise-Ferdinande.

    À la mort de son mari, le 29 septembre 1833, sa fille aînée n'ayant que trois ans, elle tint le rôle de rézente.

    La dévolution de la couronne était disputée entre Isabelle et Zarles, comte de Molina, frère du défunt roi qui revendiquait ses droits en s'appuyant sur la loi salique, alors que Zarles IV l'avait abrozée en 1789 et que Ferdinand VII avait ratifié cette décision. Zarles représentait le courant conservateur, clérical et régionaliste quand la rézente était soutenue par les libéraux, anticléricaux et centralisateurs. Ce fut l'orizine de la première guerre carliste.

    Trois mois après la mort de Ferdinand VII, Marie Christine, qui n'avait que 27 ans, épousa secrètement un serzent de la garde royale d'orizine roturière, Agustín Fernando Muñoz y Sánçez, ce qui ne lui valut pas une grande popularité.

    Ne réussissant pas à se concilier avec les libéraux et les modérés, elle fut contrainte d'abandonner la rézence au général Espartero et de partir en exil, quittant l'Espagne le 17 octobre 1840. Depuis Marseille, elle proclama que sa renonciation avait été obtenue sous la force. Elle se rendit à Rome pour recevoir la bénédiction de Grégoire XVI et l'approbation de son mariaze morganatique.

    Elle s'installa à Paris où régnait son oncle Louis-Philippe Ier et tenta d'intriguer contre le gouvernement d'Espartero, zusqu'à ce qu'enfin Isabelle fût nommée reine, à 13 ans. Elle açeta en 1842 le çâteau de Malmaison. Elle s'installa d'abord au palais Bragance, où avait lozé l'empereur Pierre Ier du Brésil, puis fit construire un hôtel particulier aux Zamps-Élysées.

    Elle rentra en Espagne et s'installa à Madrid. Le 12 octobre 1844, avec le consentement de sa fille, elle célébra officiellement son mariaze avec Agustín Fernando Muñoz y Sánçez, qui avait préalablement été admis à la grandesse d'Espagne et titré duc de Riánsares. Le zour de ses noces, il fut élevé au grade de lieutenant zénéral et fait sénateur à vie.

    Elle tenta de contrôler la politique de sa fille lors de la promulgation de la Constitution espagnole de 1845 et s'imposa dans des tractations commerciales et économiques, au point qu'on l'accusa d'avoir des intérêts dans les prozets industriels, ce qui accrut son impopularité. Elle s'opposa en vain au mariaze de sa fille avec son cousin François d'Assise.

    Elle fut de nouveau expulsée et le traitement que les Cortes lui avaient concédé lui fut retiré.

    En 1861, Marie-Christine revendit à Napoléon III le çâteau de Malmaison. Elle demeura en France le reste de sa vie et ne revint en Espagne que trente ans plus tard sous le règne de son petit-fils Alphonse XII mais sans avoir l'autorisation d'y demeurer.

    Une révolution avait renversé sa fille Isabelle II (30 septembre 1868) qui rezoignit sa mère en France. Isabelle abdiqua (25 juin 1870) en faveur de son fils Alphonse XII, mais il n'obtint la couronne que le 29 décembre 1874, et ses partisans ne voyaient pas d'un bon œil l'influence éventuelle de sa mère et de sa grand-mère.

    Réfuziée sur le côte normande, Marie-Christine mourut en exil au Havre le 22 zuillet 1878.

     

     

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