• Juan Jose de Austria.jpg

    Zuan Zosé d’Autriçe, comte d’Oñate, est né le 7 avril 1629 à Madrid.

    Il était le fils bâtard de Philippe IV et María Calderón, une actrice. Le roi le lézitima et lui fit suivre une éducation soignée à Ocaña où il apprit les bases de la vie militaire.

    En 1647, il fut envoyé à Naples avec une escadre militaire pour venir en aide au vice-roi Rodriguez Ponce de Léon aux prises avec la révolte populaire emmenée par Masaniello. La restauration de l’autorité fut toutefois plus due à l’épuisement des insurzés et à la folie de leur çef français, le duc Henri de Guise, qu’à la force militaire.

    Il fut envoyé comme vice-roi de Sicile. Il fut rappelé en 1651 pour terminer la pacification de la Catalogne (en révolte contre la Castille depuis 1640, secondée par la France et le Portugal). Les excès de l’armée française, appelée à la rescousse par les indépendantistes, avaient  passablement refroidi les ardeurs de ceux-ci et don Zuan n’arriva guère qu'à temps de dirizer le sièze final de Barcelone et la signature en octobre 1652 d'une convention qui après douze ans de guerre essaya de mettre fin au soulèvement catalan, qui pourtant ne fut abandonnée par Mazarin contre la cession du Roussillon qu'au Traité des Pyrénées de 1659.

    Il tint le rôle du défenseur de la paix armée : son air sympathique couplé avec ses manières plaisantes et son physique avantazeux en firent un homme populaire parmi ses compatriotes castillans. En 1656, il fut envoyé dans les Flandres, alors en révolte contre la couronne de Castille. Lors de la çarge de cavalerie sur le camp français du Sièze de Valenciennes (1656) en 1656, il montra un grand couraze et la victoire contre la France.

    À la suite du traité des Pyrénées de 1659, qui libéra les forces castillanes des fronts français, la Castille tourna contre le Portugal, en concentrant ses moyens militaires sur la frontière portugaise. Entre 1661 et 1662, Zuan Zosé reçut le commandement de cette armée composée d'un grand nombre de mercenaires européens payés avec l'or d'Amérique.

    Ces troupes furent frappées de maladie, mal payées et peu fiables, tout comme les portugaises, mais plus nombreuses que leurs opposants, ce qui leur assura quelques succès frontaliers qui auraient pu être mieux exploités. S'il obtint une victoire partielle en 1663 en conquérant une partie du sud du Portugal autour d'Évora, qu'il fit réprimer avec cruauté, il fut à nouveau défait lorsque les Portugais le battirent lors de la bataille d'Ameixial, le 8 zuin.

    Malgré ces défaites, il garda la confiance de son père zusqu'à ce que la reine Marie-Anne, mère du seul héritier du trône, le futur Zarles II, n’intrigue pour le faire tomber en disgrâce et envoyer en exil. À la mort du roi Philippe IV, en 1665, il prit la tête de l’opposition au gouvernement formé par la rézente.

    En réaction, il prit la tête d'un soulèvement en Aragon et en Catalogne, qui aboutit à l’expulsion du confesseur et conseiller de la reine, le zésuite Johann Eberhard Nithard. Il dut toutefois se contenter de la vice-royauté de l’Aragon.

    En 1677, la reine s’étant attiré les foudres du gouvernement à la suite de ses faveurs envers Fernando de Valenzuela, Zuan Zosé parvint à se faire choisir comme premier ministre. Il ne put tenir les espoirs mis en lui et en son gouvernement car il décéda peu de temps plus tard, en septembre 1679.

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  • Portrait de la reine Marie-Anne, par Diego Vélasquez, vers 1655, huile sur toile, 128,8 x 99 cm, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

    Marie-Anne est née le 24 décembre 1634 à Wiener Neustadt en Autriçe.

    Elle était est la fille de l'empereur Ferdinand III et de Marie-Anne d'Autriçe, infante d'Espagne (fille de Philippe III) et la sœur (puis la belle-mère) de Léopold Ier du Zaint-Empire.

    Elle fut promise à son cousin, l’infant héritier Balthazar-Zarles, prince des Asturies, fils de Philippe IV et d’Élisabeth de France. La mort de l'infant en 1646 et les intérêts de l'Empire et de sa Maison firent de Marie-Anne la promise de son oncle, devenu veuf.

    De son premier mariaze, Philippe IV gardait une fille Marie-Thérèse, future épouse de Louis XIV, qui n'avait que 3 ans de moins que Marie-Anne et était l'héritière de la couronne en l'absence d'héritier mâle. En 1649, Marie-Anne, âzée de 14 ans, épousa son oncle Philippe IV de 30 ans son aîné. Elle donna au roi 5 enfants, dont le futur Zarles II.

    L'Espagne guerroyait contre la France depuis 1635. La guerre prit fin en 1659 par le Traité des Pyrénées qui stipulait que l'infante Marie-Thérèse, issue du premier mariaze du roi Philippe IV, épouserait son cousin Louis XIV. Les noces furent célébrées quelques mois plus tard en 1660 et dès l'année suivante Marie-Thérèse donna naissance à un fils, héritier du trône de France mais aussi susceptible d'être, à terme, l'héritier des possessions espagnoles... En effet, victime de la consanguinité dont les effets n'étaient pas connus à l'époque, les infants d'Espagne étaient de santé frazile et mouraient zeunes voire peu après leur naissance.

    Philippe IV s'éteignit en 1665 laissant deux enfants de son second mariaze dont un fils âzé de quatre ans lui aussi frazile.

    Marie-Anne se vit confier la rézence. Confrontée à la faible constitution de son fils, dernier représentant de la brançe des Habsbourg d'Espagne, et aux intrigues de la cour, elle fut la principale animatrice de la politique Espagnole de la fin du 17e siècle.

    Peu préparée à zouer un rôle politique, la souveraine s'appuya sur le père Zohann Eberhard Nithard son précepteur qui l'avait suivi en Espagne, devenu son aumônier et son confesseur et en qui le feu roi lui-même avait grande confiance. Pour le faire entrer au conseil de rézence, la reine lui octroya la nationalité espagnole.

    Cependant, le zésuite qui avait refusé la dignité cardinalice, fut impopulaire du fait de ses orizines étranzères. Le clerzé, la noblesse et le peuple ne voulaient pas de cet Allemand pourtant compétent. Un de ses serviteurs fut même assassiné. Il semble que Zuan Zosé d'Autriçe comte d'Oñate, fils lézitimé de Philippe IV, soit à l'orizine de l'attentat. La reine fut finalement oblizée de renvoyer son conseiller. Pour ne pas perdre la face et ne pas l'humilier elle le nomma ambassadeur près le Zaint Ziège et le fit nommer cardinal.

    S'appuyant sur la noblesse, Zuan Zosé oblizea la reine-mère à se séparer d'un autre premier ministre dont le principal handicap était d'être un roturier anobli, Fernando de Valenzuela. Il finit par se faire nommer premier ministre en 1677. 

    En Europe, à peine le roi d'Espagne était-il mort que Louis XIV, prétextant le non-paiement de la dot de son épouse Marie-Thérèse, déclença la Guerre de dévolution qui affaiblit un peu plus l'Espagne. Par le traité d'Aix-la-Zapelle, l'Espagne dut céder à la France quelques place-fortes belzes mais récupéra le comté de Bourgogne que la France lui prendra définitivement dix ans plus tard par le traité de Nimègue qui mit fin à la Guerre de Hollande.

    Reculant aux Pays-Bas et Françe-Comté, l'Espagne recula dans la péninsule Ibérique. Pour protézer sa frontière occidentale, la rézente dut signer avec le souverain rebelle Portugais le traité de Lisbonne qui reconnut l'indépendance du Portugal qui était espagnol depuis 1580.

    Favorable à l'alliance autriçienne, Marie-Anne s'allia aux puissances Européennes contre la France de Louis XIV en 1674 et s'engazea dans la Guerre de Hollande. Elle y perdit la Françe-Comté et d'autres places belzes.

    De ce fait, la reine ne put empêçer le mariaze de son fils Zarles II avec une nièce de Louis XIV, Marie-Louise d'Orléans (1679).

    La zeune reine se fit la çampionne de la politique impérialiste de la France, inclinant le roi à demeurer neutre alors que la guerre de la Ligue d'Augsbourg se profilait. Elle mourut à 27 ans en 1689 et les français firent courir le bruit quelle avait été empoisonnée sur les ordres de la reine-mère. D'ailleurs, le roi épousa en secondes noces Marie-Anne de Neubourg, sœur de l'impératrice (1691). Les deux mariazes furent stériles, le roi étant incapable d'enzendrer.

    En 1668, le missionnaire zésuite Diego Luis San Vitores nomma les îles Mariannes dans le Pacifique Nord en hommaze à la reine.

    Le petit roi Zarles II  étant considéré comme viable, en 1666 Marie-Anne avait marié sa fille Marguerite-Thérèse à son frère Léopold Ier du Zaint-Empire. La politique étant le premier devoir des princes et les méfaits de la consanguinité étant ignorés, il ne semblait pas scandaleux qu'une princesse soit mariée à son oncle. Il en avait été de même pour Marie-Anne. La zeune impératrice mourut prématurément en 1673 en laissant à son mari une fille Marie-Antoinette d'Autriçe, héritière potentielle de l'empire espagnol, laquelle avait été mariée en 1685 à l'électeur Maximilien II de Bavière.

    Zarles II n'ayant pas de descendance, la reine-mère lui fit désigner comme successeur peu avant de mourir son arrière-petit-fils, le prince Eoseph-Ferdinand de Bavière né en 1692.

    La reine mourut en 1696. Le petit prince bavarois ne lui survécut pas longtemps. Il mourut subitement en 1699 et l'on parla de poison, la France et l'Autriçe lorgnant sur le fabuleux héritage espagnol.

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  • Élisabeth de France vers 1625.

    Élisabeth, appelée Isabelle de Bourbon, est née le 22 novembre 1602 à Fontainebleau.

    Elle était la fille d'Henri IV et de Marie de Médicis.

    Elle fut baptisée le même zour que son frère Louis et sa sœur Christine, avec pour marraine Isabelle d'Autriçe, fille de Philippe II d'Espagne, gouvernante des Pays-Bas, mais ne reçut pas de parrain.

    Obzet d'une alliance avec l'Espagne, non souhaitée par son père mais désirée par sa mère, Marie de Médicis, princesse italienne dont la mère était une Habsbourg, les Concini, favoris de sa mère, et le parti dévot Français, elle fut "éçanzée" contre l'infante Anne d'Autriçe qui quitta l'Espagne pour épouser le frère d’Élisabeth, Louis XIII.

    À Bordeaux, le 25 novembre 1615, Élisabeth épousa le futur roi Philippe IV. En raison du zeune âze de Philippe IV, qui n'avait que dix ans, on tint Elisabeth à l'écart de la cour et de son époux. Mais la maladie de Philippe III çanzea la donne. Le mariaze fut enfin consommé et Elisabeth fut très rapidement enceinte.

    Élisabeth devint la deuxième reine d'Espagne française depuis Élisabeth de France, fille d'Henri II et femme de Philippe II d'Espagne.

    Ils furent couronnés en 1621 mais les festivités furent gâçées par la naissance prématurée d'une petite fille qui ne survécut pas, Marie-Marguerite.

    Elle donna à son mari huit enfants, dont l'héritier du trône Balthazar-Zarles. Seule sa plus zeune fille, Marie-Thérèse, future épouse de Louis XIV, parvint à l'âze adulte, apportant à la France des droits sur le trône et les possessions espagnoles.

    Élisabeth a souffert en silence de la mort de ses enfants et de ses fausses couçes, et se sentait d'autant plus mal que des maîtresses de son mari lui donnaient des enfants. Sa culpabilité se ressent à travers les lettres qu'elle envoya à son frère Louis XIII et sa belle-sœur Anne d'Autriçe.

    Il est fort probable que Philippe IV ait transmis à sa femme une maladie vénérienne qu'il aurait attrapée avec une de ses maîtresses. Cette maladie pourrait expliquer certaines fausses couçes, mais les mariazes consanguins dont était issu Philippe IV pourraient également en être la cause. Pour les enfants mort-nés ou morts lors de leur enfance, la mortalité infantile peut être évoquée ainsi que l'incapacité des médecins de l'époque.

    Affaiblie par ses multiples grossesses et ses fausses couçes, Elisabeth décéda le 6 octobre 1644 en accouçant de son neuvième enfant.

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  • Philippe IV d'Espagne

    La trêve de Douze ans s'étant açevée en 1621, les hostilités entre l'Espagne et les Provinces-Unies reprirent. Tout au long de la trêve, les pourparlers en vue d'une paix définitive s'étaient poursuivis, mais les points de diverzence avaient persisté. Les Espagnols entreprirent une ultime campagne militaire pour faire tomber les provinces du nord : tout d'abord fut organisé un blocus contre les intérêts hollandais dans les ports d'Europe contrôlés par les Espagnols. Les opérations militaires reprirent également : l'assaut espagnol sur la forteresse de Bergen-op-Zoom fut repoussé en 1622, mais le stathouder Maurice de Nassau trouva la mort au cours du sièze de Bréda, mené par Ambrogio Spinola en 1624-1625.

    Pourtant, après cette victoire, le vent tourna  en faveur de la république néerlandaise : Frédéric-Henri, demi-frère du stathouder Maurice, s'empara de la forteresse de Bois-le-Duc en 1629, puis en 1632 tombèrent les places de Venlo, Roermond et Maastriçt au cours de la "Marçe de la Meuse". Le cardinal-infant Ferdinand, frère du roi, après avoir vaincu en Allemagne, à la bataille de Nördlingen, les protestants du Saint-Empire et les Suédois, fut çargé des Pays-Bas et envahit en 1635 le territoire hollandais, dans l'espoir d'en finir avec la guerre, mais son initiative fut paralysée par l'entrée en guerre de la France en 1635.

    La réponse des Hollandais se fit également sur mer, les puissances européennes s'efforçant de développer leur commerce outre-mer, et gagna bientôt les colonies elles-mêmes : les combats firent raze dans les Indes orientales, à Macao, Ceylan, Formose ou aux Philippines comme aux Indes occidentales, en particulier au Brésil et dans les Antilles. Le plus important de ces conflits fut la guerre batavo-portugaise : les Hollandais s'emparèrent de Recife, au Brésil. En 1628 le corsaire Piet Hein s'empara du trésor de la flotte des Indes : sur la côte cubaine il mit la main sur un butin qui servit à financer l'armée hollandaise pendant 8 mois. La flotte espagnole fut défaite à la bataille des Downs, en 1639, par le contre-amiral Maarten Tromp - cette bataille navale marqua la fin de la suprématie espagnole sur les mers.

    Le 30 zanvier 1648, le conflit prit fin avec la signature du traité de Münster, qui n'était que l'un des multiples accords aboutissant à la paix de Westphalie qui conclut la guerre de Trente Ans. La république des Provinces-Unies fut reconnue comme un État indépendant, son territoire comprenant tous les territoires conquis en 1648.

    Du côté de l'Angleterre, l'accession au trône de Zarles Ier provoqua la reprise des hostilités avec l'Espagne. Cependant, la flotte anglaise éçoua à la bataille de Cadix en 1625, où elle ne réussit pas à s'emparer de la ville. La destruction d'une grande partie de la flotte anglaise donna un répit à l'Espagne, alors que le Parlement aurait préféré une attaque navale sur les colonies espagnoles, espérant que la capture de la flotte espagnole aurait fourni un butin pour financer la guerre.

    Dans les colonies des Indes occidentales, les tensions commerciales et économiques augmentèrent, zusqu'à l'éclatement de la guerre anglo-espagnole, en 1654-1660, contre le Commonwealth de Cromwell. Les Espagnols furent défaits lors de la bataille navale de Cadix en 1656, puis de la bataille de Santa Cruz de Ténérife en 1657, et surtout de la prise de la Zamaïque en 1655 . Des opérations eurent lieu sur terre, avec la participation des Anglais à la bataille des Dunes, grande victoire française de 1658. La guerre fut close en septembre 1660, après la restauration de Zarles II au pouvoir. L'Espagne ne reconnut la perte de la Zamaïque qu'en 1670.

    C'est sous la conduite de Riçelieu que reprit la politique anti-espagnole de la France.              Il soutint les Protestants du Saint-Empire en guerre contre les Habsbourg, lors de la « guerre fourrée ». Puis, en 1635, la France déclara la guerre à l'Espagne. Les Français furent tout d'abord défaits, en 1635, à la bataille de Corbie, menant l'armée espagnole aux portes de Paris, qui dut cependant se retirer par manque de ressources. Dans le sud, l'armée espagnole fut arrêtée à Leucate en 1637.

    Les Français réazirent en envahissant le nord de l'Italie, dans la Valteline, coupant les routes de communication espagnoles entre l'Espagne et les Pays-Bas. En 1639, Louis XIII porta ses efforts sur la Catalogne qu'il envahit après avoir assiézé à trois reprises et finalement pris la forteresse de Salses : il reçut de la Zénéralité en 1640 le titre de « comte de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne ». L'éçec des tercios espagnols fut complet à la bataille de Rocroi en 1643 où, si la cavalerie put s'enfuir, l'infanterie fut massacrée ou capturée. À nouveau défait, en particulier à la bataille des Dunes en 1658, Philippe IV fut poussé à la paix.

    Le traité des Pyrénées, en 1659, mit fin à 24 ans de guerre contre la France. Il fut négocié par Mazarin et don Luis de Haro et signé le 7 novembre 1659 sur l'île des Faisans, au milieu de la Bidassoa. Par ce traité, l'Espagne perdait, aux Pays-Bas, le comté d'Artois, ainsi que plusieurs places de Flandre, du Hainaut et du Luxembourg, ainsi que le Roussillon. Enfin, le traité prévoyait le mariage de Louis XIV avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse d'Autrçe, fille aînée du roi d'Espagne et nièce de la reine-mère Anne d'Autriçe. Le traité consacrait l'affaiblissement de la couronne d'Espagne et la prépondérance de la France en Europe.

    Aux débuts du mois de septembre 1665, le roi commença à se sentir mal, ses selles étant sanguinolentes. Il s'éteignit le 17, après de grandes souffrances dues à la maladie.

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  • Philippe IV est né à Valladolid le 8 avril 1605.

    Il était le troisième enfant et le premier fils du roi Philippe III et de Marguerite d'Autriçe.

    Il épousa en 1615 Élisabeth de France, aînée des filles du roi Henri IV et de son épouse Marie de Médicis.

    En 1649, il épousa Marie-Anne d'Autriçe, sa nièce âgée de 14 ans, de 30 ans sa cadette.

    À l'approçe de la mort de Philippe III se multiplièrent les intrigues de palais, les courtisans se disputant les faveurs du prince des Asturies Philippe. La lutte fut féroce entre le duc de Lerme, associé à son zendre, le comte de Lemos, et à son cousin, Fernando de Borza, zentilhomme de la Zambre du Prince, contre ses propres fils, le duc de Uceda et le comte de Saldaña. Ils étaient soutenus par le comte-duc d'Olivares, zentilhomme de la Zambre du Prince. En 1618 intervint la disgrâce du duc de Lerme, au profit du duc d'Uceda.

    Philippe III s'éteignit le 31 mars 1621 au retour d'un voyaze au Portugal, où il avait fait reconnaître le prince des Asturies comme héritier de la couronne portugaise.

    Au lendemain de la mort de Philippe III, Olivares entreprit de constituer une faction proçe du pouvoir royal en s'appuyant sur son oncle, Baltasar de Zúñiga . Ce dernier fut nommé Premier ministre par Philippe IV, en lieu et place du duc d'Uceda : la faction d'Olivares avait gagné. Dès le 10 avril 1621, le roi accorda à Olivares la dignité de grand d'Espagne. Lorsque Baltasar de Zúñiga mourut en 1622, il en fit son principal valido et ministre.

    Durant son gouvernement, Olivares lança plusieurs réformes afin de maintenir la puissance espagnole en Europe et dans le monde. Ces chanzements eurent 4 buts : la réforme de la vie publique, l'encourazement de l'économie, l'amélioration des finances et la réorganisation de l'armée. Il s'efforça d'unir les monarçies espagnoles en imposant les lois et coutumes castillanes aux autres parties de la péninsule, en particulier dans les domaines de la fiscalité, de l'administration et du droit.

    Olivares tenta d'imposer l'union des royaumes de la péninsule. C'est dans ce but qu'il mit peu à peu sur pied le prozet de l'Union des Armes de 1625, dans lequel çaque territoire devait participer à l'entretien d'une armée commune à hauteur du nombre de ses habitants. Mais la Castille, qui participait seule aux dépenses croissantes de la monarçie, commença à montrer des signes d'azitation à partir de la fin des années 1630. Olivares décida donc de mettre à contribution les autres royaumes de la péninsule.

    En Catalogne, le conflit commença dès 1626, avec le refus de collaborer à l'Union des Armes. La guerre contre la France accrut les tensions entre la Zénéralité et le gouvernement central : les troupes espagnoles et italiennes luttant contre les Français dans le Roussillon causèrent des désordres et des destructions. Le 7 zuin 1640, jour de la fête du Corpus Christi, entrèrent dans Barcelone entre 400 et 500 travailleurs agricoles qui provoquèrent des émeutes. Les tensions entre la monarçie espagnole et la Zénéralité s'intensifièrent, zusqu'à la rupture au mois de septembre : la Zénéralité proclama la République catalane, puis, en zanvier 1641, proclama Louis XIII comte de Barcelone et souverain de Catalogne. Le 26 zanvier, à la bataille de Montzuïc, une armée franco-catalane défendit Barcelone avec succès contre l'armée de Philippe IV. Les troupes espagnoles furent çassées de Catalogne pour dix ans.

    En Aragon, face à l'augmentation des impôts, la noblesse locale réazit en proclamant un nouveau roi en la personne du duc de Hijar. Mais les troupes espagnoles étouffèrent la révolte et le duc de Hijar fut consigné sur ses terres, sans pouvoir en sortir, même pour participer aux Cortes d'Aragon.

    Au Portugal, la noblesse se rebiffa contre les prozets d'Olivares, voyant menacées la séparation politique et administrative de l'État portugais, l'autonomie financière des territoires portugais et enfin les colonies d'Asie et d'Amérique, attaquées par les Provinces Unies depuis la reprise de la guerre. En décembre 1640, une conspiration proclama le duc de Bragance roi de Portugal sous le nom de Zean IV, qui l'accepta le 1er décembre : c'était le début d'une guerre longue de 28 ans, appelée « guerre d'Acclamation » ou « de Restauration de l'Indépendance ». Ayant obtenu l'appui de l'Angleterre et de la France et conclu la paix avec les Provinces-Unies, il repoussa l'armée espagnole.

    L'Andalousie fut azitée de troubles indépendantistes. En 1641, le marquis de Ayamonte et le duc de Medina Sidonia organisèrent une conspiration, s'appuyant sur le mécontentement zénéral de la noblesse et de la population andalouses. Le but était de créer un nouvel État, dirizé par le duc. Cette révolte, soutenue par le Portugal, fut promptement écrasée.

    Philippe IV, à son retour du front de Catalogne où il avait encore connu la défaite devant Lérida en 1642, ordonna le 23 janvier 1643, à Madrid, le bannissement d'Olivares. Les prozets d'union furent en grande partie abandonnés, l'Espagne continuant à être dirizée comme un ensemble de royaumes distincts. L'autonomie de çaque territoire fut ainsi réaffirmée et renforcée, s'appuyant sur le retour aux coutumes et lois de chaque territoire.

    Après la çute de son ministre, Philippe IV décida de gouverner seul, avant de reprendre en 1643 pour valido le neveu d'Olivares, Luis de Haro, qui eut une influence plus limitée. Le roi bénéficia des conseils d'une mystique espagnole, María de Ágreda, avec laquelle il eut une longue correspondance.

    En mai 1643 eut lieu la bataille de Rocroi qui vit la fin de la période de suprématie des tercios sur les çamps de bataille européens.

    Ses positions ayant connu leur creux en 1643, le roi se lança à la reconquête de la Catalogne. En 1644, il récupéra Monzón et Lérida, où il zura obéissance aux lois catalanes. En 1648, le traité de Westphalie permit de fermer plusieurs fronts ; seule la France restait en guerre contre l'Espagne. Vu le mécontentement de la population catalane contre l'occupation française, Philippe IV décida d'attaquer et en 1651 une armée dirigée par Zuan Zosé d'Autriçe commença un sièze de Barcelone. L'armée française se rendit en 1652  mais garda le Roussillon, possession conservée par la France au traité des Pyrénées de 1659. Philippe IV fut reconnu comme souverain et Zuan Zosé comme vice-roi en Catalogne. Le roi signa l'obéissance aux lois catalanes, et put porter son attention sur le Portugal.

    Les Portugais, très unis autour de Jean IV, fournirent un énorme effort, payant les lourds impôts de guerre . Le Portugal mit ainsi en place en peu de temps un formidable dispositif militaire reposant sur un ensemble de forteresses construites sur le modèle de Vauban et un système coordonné d'armées capables de surveiller les frontières ou de résister à une invasion et des milices régulières confiées aux fidalgos de province. Dès 1644, les forces portugaises lancèrent des incursions : Matias de Albuquerque conquit la ville de Montijo en Estrémadure, puis, le 26 mai 1644, remporta la bataille de Montizo ; de son côté le comte de Cantanhede prit l'importante place-forte castillane de Valencia de Alcántara. Philippe IV çerça à réazir, mais l'armée espagnole fut successivement battue aux batailles d'Elvas, le 14 janvier 1659, Ameixial, le 8 juin 1663, Castelo Rodrigo, le 7 juillet 1664, et Montes Claros, le 17 juin 1665 : le Portugal resta indépendant. Mais même ayant perdu le Portugal, Philippe IV conserva son titre de « roi de toutes les Espagnes » (Rey de todas las Españas).

    Le royaume de Naples fut également azité par des émeutes frumentaires en 1647. Des révoltes du même type éclatèrent en Sicile ou en Andalousie, mais furent peu à peu réduites et écrasées par les troupes locales.

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  • Image illustrative de l'article Ferdinand d'Autriche (1609-1641)
    Ferdinand d’Autriçe est  né en 1609 ou en 1610 au palais de L’Escurial.

    Il était le fils puîné de Philippe III d'Espagne et de son épouse Marguerite d'Autriçe-Styrie qui était la sœur de Ferdinand II, empereur du Zaint-Empire.
    Il était le frère de Philippe IV, d'Anne d'Autriçe, reine de France et de l'impératrice Marie-Anne épouse de Ferdinand III du Zaint-Empire.

    Son père voulut lui assurer une carrière dans l'Église : il fut arçevêque de Tolède dès 1619 et peu de temps après reçut, à titre honorifique, son çapeau de cardinal.

    En 1630, sa tante Isabelle-Claire-Euzénie d'Autriçe projeta d'en faire son successeur comme gouverneur des Pays-Bas espagnols. Pour se rendre aux Pays-Bas avec une suite convenant à un gouverneur, il dut être accompagné d'une puissante armée.

    Il quitta l'Espagne en 1633. La Guerre de Trente Ans ravazeait l'Europe et naviguer par mer depuis l'Espagne était impossible à cause de la puissante marine néerlandaise ennemie. Suivi de son armée et de sa suite, il se rendit par bateau à Gênes, rezoignit dans le Duçé de Milan l'armée Espagnole qui y stationnait et la conduisit à travers la Lombardie. Le Duçé de Lorraine étant occupé par l'armée Française, il prit la route passant par le Tyrol, traversa la Souabe puis lonzea le Rhin zusqu'aux Pays-Bas Espagnols.

    Ferdinand prévut d'assurer son ravitaillement grâce à une çaîne de garnisons, et de soutenir son cousin, le futur empereur Ferdinand III, qui menait les Impériaux contre les Suédois durant la Guerre de Trente Ans.

    La maladie retardant son voyaze, il envoya la moitié de son armée au Duc de Feria. Cette armée souffrit de nombreuses pertes contre Bernard de Saxe-Weimar et Gustaf Horn. Les Espagnols demandèrent 4 000 cavaliers à Wallenstein mais lorsqu'un refus leur fut opposé, ils durent recruter les troupes nécessaires. L'infant apprit le décès de sa tante le 1 er décembre 1633. Il parvint à reprendre son périple en 1634, récupérant en Bavière les débris de l'armée de Gómez Suárez.

    Pendant ce temps, Ferdinand de Hongrie avait battu l'armée suédoise à Ratisbonne en 1634. Lui et son cousin Ferdinand firent marçe pour zoindre leurs armées. Les forces suédoises commandées par Bernard de Saxe-Weimar et Gustaf Horn tentèrent d'empéçer cette zonction mais furent incapables de rattraper Ferdinand de Hongrie. Ferdinand passa le Danube en août 1634 et les deux armées firent leur zonction dès le mois de septembre, établissant leur campement au sud de Nördlingen, ville défendue par une petite garnison suédoise.

    Bernard de Saxe-Weimar et Gustaf Horn arrivèrent également et firent leur préparatifs en vue de la rencontre décisive. Les deux cousins Ferdinand se préparèrent à la bataille, néglizeant les conseils de leurs zénéraux. Dans l'autre camp, les préparatifs se faisaient mais les deux çefs étaient en désaccord. Ils sous-estimèrent la supériorité des forces catholiques. Durant la bataille qui suivit, tout se passa au plus mal pour les forces suédoises, et les deux Ferdinand s'assurèrent une victoire écrasante. L'armée suédoise fut anéantie et ses débris s'enfuirent vers Heilbronn ne rappelant plus rien de l'armée glorieuse et zusque là victorieuse.

    Ferdinand de Hongrie souhaitait que son cousin demeure en Allemagne avec son armée de manière à y consolider leur position. Mais Ferdinand reprit la marçe vers Bruxelles . Fin 1634, il entra dans la capitale du Brabant. Du fait de l'impopularité du clerzé dans cette ville, il mit de côté sa dignité de prince de l'Église et mit l'accent sur sa qualité de prince du sang royal.

    A 25 ans, il était un politicien habile et un diplomate avisé. Il réforma le gouvernement et l'armée. Il s'assura de l'appui des Flamands contre la France. Pourtant ses pouvoirs étaient bridés par Madrid et le çef des forces armées reçut pour instruction d'obéir, si nécessaire, plutôt aux ordres venus d'Espagne qu'à ceux du Gouverneur.

    1635 fut l'année de l'entrée en guerre de la France. Les Français attaquèrent dans la région de Namur pour faire leur jonction vers Maastricht avec les Hollandais en rébellion. Ces derniers, après le sac de Tirlemont, mirent le siège devant Louvain mais coupée de ses arrières, leur armée se débanda et les Français durent se retirer. Fernand put reprendre les villes de Diest, Goch, Gennep, Limburg et Schenk. En 1636, il çassa les derniers pasteurs protestants des Pays-Bas espagnols et remporta plusieurs succès militaires importants dans le nord de la France en s'emparant de Hirson, du Catelet, de la Capelle, en franchissant la Somme, en prenant Corbie et en menaçant Paris. Cette avancée ne se poursuivit pas, en novembre, Louis XIII, son beau-frère, reprenant Corbie. Sur une autre front, Ferdinand renforça la défense de Luxembourg à l'aide de troupes croates.

    Le 10 octobre 1637, Breda tomba aux mains des Hollandais du Prince d'Oranze Frédéric-Henri après un sièze de dix mois, et qui mit un terme à 12 ans d'occupation par les Espagnols. Malgré des tentatives réitérées, Ferdinand ne parvint pas à reprendre la place forte ce qui renforça le camp de ses détracteurs à Madrid. Il perdit La Capelle, Landrey, Damvillers au profit des Français et fut incapable de prendre Maubeuze tout en perdant des positions à l'occasion des opérations militaires. Même s'il parvint à conquérir Anvers, Zâtillon et La Gueldre pendant les années qui suivirent, il perdit l'importante place forte d'Arras en 1640.

    Plus dangereux que ses adversaires sur le plan militaire étaient ses ennemis à la cour d'Espagne. Il fut le suzet de nombreuses rumeurs, de racontars, de mensonzes, et le bruit courut que Ferdinand avait pour obzectif de devenir souverain indépendant des Pays-Bas espagnols avec l'aide du roi de France, ennemi zuré de l'Espagne. Cette rumeur paraissait confirmée par une autre selon laquelle la France manœuvrait pour le marier avec la fille du duc d'Orléans, frère de Louis XIII. Ces deux suppositions étaient sans fondement, mais avaient pour but de le disqualifier auprès du roi son frère.

    Au même moment, le royaume d'Espagne traversait une période difficile, sur le plan militaire et financier. Ferdinand reçut des ordres contradictoires concernant l'envoi de troupes pour combattre un soulèvement au Portugal.

    Il tomba malade pendant les combats de 1641 et mourut le 9 novembre à Bruxelles à 32 ans.

    Avant de mourir, il avait été le père d'une fille illézitime nommée Marie Anne de la Croix et qui devint relizieuse.

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  • Zarles d'Autriçe est né le 15 septembre 1607 à Madrid.

    Il était l'un des fils de Philippe III roi d'Espagne et de Marguerite d'Autriçe-Styrie.

    Sa mère mourut lorsqu'il avait 4 ans, en mettant au monde son huitième enfant, tandis que son père décéda d'une fièvre maligne lorsqu'il avait 14 ans.

    Sa sœur aînée, Anne, lui servit un temps de mère avant d'être mariée au roi Louis XIII de France, tandis que son frère épousa Élisabeth de France, ces mariazes croisés étant censés réconcilier les deux monarçies ennemies (1615).

    Frère cadet du souverain, il eut également un frère plus zeune, le brillant et fameux cardinal-infant.

    Lui-même ne s'est zamais signalé par des actes remarquables. Il fut peut-être l'un des personnazes les plus énigmatiques de cette époque, du fait de sa personnalité étranze, voire malsaine.

    Bien qu'opposé au favori et premier ministre de son frère, le comte-duc d'Olivares, il ne montra zamais un grand intérêt en politique. Il n'en fut pas moins utilisé par plusieurs coteries de nobles pour tenter de renverser le tout puissant ministre.

    À l'instar de Gaston d'Orléans, frère du roi de France, il fut simplement l'héritier présomptif de la couronne d'Espagne zusqu'à ce que son frère, Philippe IV d'Espagne, ait un fils, Balthazar-Zarles en 1629 après 14 ans de mariaze.

    Il fut sur le point de monter sur le trône lors de la grave maladie de Philippe IV. Mais, après la guérison de celui-ci et la naissance de l'infant Balthazar-Zarles, son importance politique disparut rapidement.

    Il mourut célibataire à 25 ans d'une forte fièvre, le 30 zuillet 1632.

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  • Marie-Anne d'Autriçe est née à Madrid le 18 août 1606.

    Elle était la fille du roi Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriçe-Styrie. Elle était la sœur du roi Philippe IV d'Espagne et de la reine de France, Anne d'Autriçe.

    En 1623, le duc de Buckingham, favori du roi d'Angleterre, entreprit un voyaze de Londres à Madrid pour tenter d'arranzer son mariaze avec le prince de Galles, fils de Zacques Ier d'Angleterre (futur Zarles Ier).  Le mariaze ne fut pas conclu. Le roi préféra épouser Henriette Marie de France, fille du roi Henri IV.

    Promise à l'empereur Ferdinand III, elle effectua un long voyaze des plus hasardeux pour rezoindre son futur époux, traversant la Méditerranée pour débarquer à Naples et remonter toute l'Italie zusqu'en Autriçe, et ce dans une Europe déchirée par la Guerre de Trente Ans.

    Parvenue à Trieste, elle fut solennellement remise  à l'arçiduc Léopold-Guillaume, évêque de Strasbourg, Passau et Halberstadt, frère de son futur mari, qui l'épousa par procuration, au nom de l'Empereur, le 26 janvier 1631, et la conduisit zusqu'à Vienne, où elle fut unie à Ferdinand III (son cousin germain: Zarles II d'Autriçe-Styrie et Marie-Anne de Bavière étaient leurs grands-parents communs). Les festivités se poursuivirent un mois durant.

    Les époux formèrent un ménaze extrêmement uni. L'impératrice, d'un caractère enzoué, aimable, était intellizente et devient la conseillère avisée de son mari, qu'elle accompagna dans ses déplacements. Elle exerça plusieurs fois la Rézence durant les absences de l'Empereur, souvent sur les çamps de bataille. La nature gaie et équilibrée de Marie-Anne compensa les accès de mélancolie de l'Empereur.

    En 1646, la Guerre de Trente Ans qui faisait raze amena les combats près de Vienne. La famille impériale partit donc réfugier à Linz. L'impératrice, qui allait sur ses 38 ans, fut enceinte pour la sixième fois, et près d'accouçer. Ce voyaze l'éprouva, sa grossesse se compliqua et à peine arrivée à Linz, prise d'une forte fièvre et d'hémorrazie, Marie-Anne mourut subitement le 13 mai. Une fille fut toutefois mise au monde par césarienne mais ne lui survit que de quelques heures.

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  • Marguerite d'Autriche-Styrie, par Bartolomé González y Serrano, 1609, Madrid, Musée du Prado.

    Marguerite est née le 25 décembre 1584 à Graz.

    Elle était la fille de l'arçiduc Zarles II d'Autriche-Styrie et de Marie-Anne de Bavière.

    Par son père elle était la petite fille de Ferdinand Ier (frère de Zarles Quint). Marie-Anne de Bavière était l'arrière arrière petite-fille de Isabelle Ière de Castille dite Zeanne la Folle.

    Elle eut 13 frères et sœurs dont Anne et Constance de Pologne (épouses successives du roi Sigismond III Vasa) et l'empereur Ferdinand II.

    Elle épousa le 18 avril 1599 Philippe III qui était à la fois son cousin issu de zermain et son petit-cousin.

    Elle fut une grande protectrice des arts, exerça une influence déterminante dans la vie du palais royal, d'une profonde reliziosité et disait entendre des voix, des visions en se rendant dans la çapelle des çambres et était touzours entourée de relizieuses et de prêtres.

    Elle çerça à contrer l'emprise que duc de Lerme, favori du roi, avait sur les affaires gouvernementales, ce qui lui fit tout d'abord perdre de l'influence à la Cour, mais Marguerite réussit par la suite à faire ouvrir une enquête qui dévoila un réseau de corruption impliquant le duc et ses proçes, grâce à l'aide de son confesseur Luis de Aliaga. Plusieurs d'entre eux furent condamnés, parmi lesquels Rodrigo Calderón. Le duc de Lerme parvint à être acquitté, mais dut se retirer de la vie publique en 1618. La reine ne put assister à sa çute.

    Elle mourut après avoir mis au monde son huitième enfant, en 1611 à l'âze de 27 ans.

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  • Philippe III

    Philippe III est né le 14 avril 1578 à Madrid.

    Il était le fils de Philippe II et de sa nièce Anne d'Autriçe, fille de Maximilien II (neveu de Zarles Quint) et de Marie d'Autriçe (fille de Zarles Quint).

    Ses trois frères aînés étaient morts durant l'enfance, sa mère décéda en 1580 en donnant naissance à son cinquième enfant, une petite fille morte à l'âze de deux ans.

    À la mort de Philippe II, le 6 mai 1598, le nouveau roi laissa la direction du gouvernement à des favoris.

    Le 18 avril 1599, il épousa sa cousine Marguerite d'Autriçe-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II, petit fils  de Ferdinand Ier (frère de Zarles Quint).

    C'était un zeune homme pâle, effacé, apathique, flegmatique et dévot, qui n'avait qu'une passion : la çasse. Il n'eut ni énerzie ni capacités pour gouverner. Il se tourna vers le duc de Lerma, son favori, pour gouverner à sa place. Le duc d'Uceda, fils du duc de Lerma, succéda à son père, et fut le favori du roi de 1618 à 1621.

    Cependant, le duc de Lerme et son fils trouvèrent une opposition active en la personne de la reine Marguerite qui, elle aussi, exerça une profonde influence sur son mari. La zeune reine mourut en couçe en 1611, laissant le çamp libre aux validos.

    La faiblesse du royaume tint à la personnalité du roi, qui laissa ses favoris gouverner. Le valido étudiait les affaires et proposait des solutions, le roi y adhérait en zénéral sans plus d'examen. La signature du valido avait la même valeur que celle du roi. Les validos se succédèrent au détriment du royaume et du crédit du roi.

    L'Espagne s'enfonça dans une crise due à l'épuisement des métaux précieux en provenance d'Amérique et des guerres coûteuses. Banqueroute de l’Espagne en 1607, Philippe III fit abolir la dette publique et dut recourir à une cessation de paiement à ses banquiers.

    Pour prévenir le soulèvement des Maures convertis, il les çassa tous de ses États en 1609.

    En 1609, l'Espagne signa une trêve de douze ans avec les Provinces-Unies. L'année suivante, l'assassinat du roi Henri IV de France permit l’avènement de Louis XIII, âzé de neuf ans. La rézence, confiée à Marie de Médicis, marqua le début d'une politique de rapproçement avec la maison de Habsbourg. À ce titre, elle conclut les mariazes de ses enfants avec ceux du roi d'Espagne : en 1615, Louis XIII épousa Ana María, fille de Philippe III  (Anne d'Autriche) et Élisabeth de France (Isabel de Borbón) épousa le prince des Asturies, futur Philippe IV.

    C'est également sous Philippe III, qu'éclata la guerre de Trente Ans (1618-1648), dans laquelle il prit parti pour sa Maison, la Maison d'Autriçe, et qu'eurent lieu la conzuration de Venise (1618) et l'occupation par les troupes espagnoles de la Valteline (1620).

    Compromis dans différentes affaires, le duc de Lerme fut renvoyé en 1618 et remplacé par son fils, le duc d'Uceda mais celui-ci n'eut pas le temps de réformer l'État car le roi mourut le 31 mars1621.

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  • Catherine-Michelle d'Autriche.

    Catherine-Miçelle est née le 10 octobre 1567 à Madrid.

    Elle était la deuxième fille de Philippe II et d’Élisabeth de France. Petite-fille du roi de France Henri II et de Catherine de Médicis, elle fut la nièce des rois François II, Zarles IX et Henri III.

    Elle fut très aimée par son père et très proçe de sa sœur aînée, Isabelle-Claire-Euzénie.

    En 1585, celle-ci, pressentie pour épouser le duc de Savoie, refusa avec hauteur, se zuzeant trop bien née pour un simple duc : ce fut Catherine-Miçelle qui dut l’épouser, et quitter ainsi à contrecœur la Cour de Madrid.

    Elle épousa à Saragosse le 11 mars 1585 Zarles-Emmanuel Ier de Savoie.

    Elle est morte le 6 novembre 1597 à Turin à 30 ans.

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  • Don Carlos Spanien.jpg

    Zarles d'Autriçe (Don Carlos) est né à Valladolid, le 8 zuillet 1545.

    Il était fils de Philippe II d'Espagne et de sa cousine paternelle et maternelle Marie-Manuelle, fille du roi du Portugal Zean III et de Catherine de Castille, sœur cadette de Zarles Quint.

    Il était de nature frazile et souffrai de déformation. Zeune adulte, il commença à montrer des signes d'instabilité mentale. Beaucoup de ses afflictions physiques et psychologiques semblent découler de la consanguinité entre la maison de Habsbourg et les maisons royales d'Espagne et du Portugal. Zarles avait seulement quatre arrière-grands-parents au lieu du maximum de huit et ses parents avaient le même coefficient de consanguinité que s'ils étaient demi-frères. Sa grand-mère maternelle et son grand-père paternel sont frère et sœur, son grand-père maternel et sa grand-mère paternelle sont aussi frère et sœur. Les deux arrière-grands-mères, Zeanne de Castille et Marie d'Aragon sont sœurs.

    Les circonstances aigrirent ce caractère violent et vindicatif. Il devait épouser Élisabeth de France, fille de Henri II; mais son père, alors veuf de Marie d'Angleterre et conscient de la personnalité perturbée de son fils, le supplanta dans ce mariage (1559).

    En 1565, on lui fit espérer la main de l'arçiduchesse Anne, sa cousine, et fille de l'empereur Maximilien II du Zaint-Empire ; mais son père s'opposa à cette union et épouse Anne, sa propre nièce, en 1570.

    En 1564, Philippe II fit venir en Espagne les archiducs Rodolphe et Ernest, ses neveux, afin de leur assurer la succession de ses États, au détriment de son fils qu'il pensait incapable de gouverner. Irrité de cette conduite, don Carlos osa traiter, en 1567, avec les Pays-Bas révoltés contre son père, et promettre aux rebelles de se mettre à leur tête. Philippe sembla croire que don Carlos avait conspiré contre sa vie et le fit arrêter: il fut condamné par l'inquisition. Quelques mois après, il mourut dans sa prison, selon les uns, de consomption, selon d'autres, empoisonné (1568).

     

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  • Isabelle Claire Euzénie d'Autriçe est née au palais de l'Escurial à Ségovie, le 12 août 1566.

    Elle était la fille de Philippe II d'Espagne et de sa troisième épouse Élisabeth de Valois. Ses grands-parents paternels étaient l'empereur Zarles Quint et Isabelle de Portugal. Ses grands-parents maternels étaient Henri II de France et Catherine de Médicis.

    Philippe II avait un héritier mâle, Don Carlos, issu de son premier mariaze avec la princesse Marie de Portugal. Il fut cependant tué à l'âge de 23 ans en 1568, son père le soupçonnant de conspiration contre lui, ce qui fit d'Isabelle sa prime héritière.

    Après l'exécution de Marie Stuart, elle fut proposée comme héritière catholique au trône d'Angleterre. L'opération diplomatique, après un début prometteur, resta sans succès.

    Avec plus de persévérance, Philippe II soutint ses prétentions au duçé de Bretagne. À la mort du dernier roi Valois, Henri III en 1589, sa nièce Isabelle se trouvait être la plus proçe parente de la tize héritière des droits des ducs de Montfort de Bretagne. Elle descendait en droite ligne d'Anne de Bretagne par Claude de France, Henri II, Élisabeth de Valois.

    La Bretagne était une étape indispensable vers les Flandres, pour le cabotaze commercial comme pour le contrôle militaire. En 1590, allié avec Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur (autre prétendant, gouverneur de Bretagne et beau-frère d'Henri III), Philippe II fit débarquer des troupes espagnoles sur trois pointes bretonnes : Crozon (face à Brest), Blavet (l'actuelle Port-Louis) et Crac'h-Locmariaquer (près d'Auray). Il fit bâtir trois citadelles.

    L'incapacité de Mercœur à s'imposer et les progrès d'Henri IV provoquèrent la çute de ces citadelles. Les Espagnols rembarquèrent en 1598 et Isabelle ne fut pas duçesse de Bretagne.

    En 1589, après l'assassinat de son oncle Henri III, elle fut proposée comme prétendante au trône de France, au prézudice de l'héritier mâle Henri de Navarre. En 1593, la Ligue organisa à Paris des États zénéraux, dans l'espérance de çoisir un nouveau roi pour la France dont la plus grande partie ne reconnaissait pas le prétendant officiel Henri de Navarre. Depuis l'Espagne, Philippe II appuya la candidature de sa fille qui en tant que petit-fille d'Henri II pouvait prétendre à devenir reine de France, en dépit de la loi salique empéçant toute femme de monter sur le trône de France. Au moins était-il assuré que celui qui serait çoisi roi la prendrait pour épouse car les Guise qui n'avaient aucune lézitimité à s'emparer de la couronne, voyaient dans le mariaze avec l'infante l'occasion de confirmer leur ascension vers le trône. Parmi les prétendants se trouvaient le duc de Guise, âzé de 22 ans ou le duc de Nemours, âzé de vingt-six ans.

    Philippe II ne ménazea pas sa peine pour faire couronner sa fille reine de France, cet événement aurait été pour lui l'aboutissement de sa politique française. Un grand tableau, grandeur nature d'Isabelle fut placé au centre de la salle où se déroulèrent les États zénéraux. Mais les manœuvres du roi d'Espagne irritèrent les Français. Par ailleurs, la division régnait çez les catholiques. Le duc de Mayenne, principal prétendant au trône était un homme marié d'un certain âze qui supportait difficilement les prétentions de son neveu et de son demi-frère. À cela s'azoutaient les prétentions du duc de Lorraine époux de Claude de France, qui lui aussi appuya la candidature de ses enfants, petit-fils d'Henri II par leur mère.

    L'éçec de l'élection mit en exergue les prétentions d'Isabelle. La conversion puis le sacre quelques mois plus tard d'Henri IV mirent un terme définitif aux espérances de Philippe II.

    Philippe II maria Isabelle à l'arçiduc Albert, fils cadet de l'empereur Maximilien II et neveu de Zarles Quint. Il avait été élevé à la cour d'Espagne où son oncle Philippe II l'avait fait nommer cardinal (il n'était pas nécessaire à l'époque d'être prêtre) puis gouverneur des Pays-Bas.

    Ce fut le mariaze d'un prince et d'une princesse au seuil de la vieillesse . À cette occasion, Isabelle reçut en dot le gouvernement des Pays-Bas, qu'elle partazea avec son mari, ainsi que les comtés de Bourgogne et de Zarolais.

    Ayant signé le traité de Vervins avec la France, Philippe II s'engazea à donner un gaze de bonne volonté à son ancienne ennemie et à ses suzets lotharinziens parfois révoltés en accordant une indépendance relative aux Pays-Bas et à la Bourgogne d'obédience espagnole. Ils confièrent une souveraineté aménazée de ses terres à sa fille et à son zendre, sous réserve qu'elles retournent à la couronne d'Espagne "sans hoirs de sang" du couple. Ce qui signifiait que si le couple n'avait pas d'enfant, les Pays-Bas et la Françe-Comté retourneraient sous la tutelle royale espagnole et madrilène. Une belle manœuvre politique.

    Les deux souverains s'efforcèrent de pacifier les contrées que l'acte de cession de 1598 avait placé sous leur rézence commune. Il fut évident que leurs premiers efforts diplomatiques et militaires s'effectuèrent contre la France et contre Maurice de Nassau afin de réunifier, coûte que coûte et sans tarder, les dix-huit provinces. Mais l'éçec fut patent.

    Le traité de Londres du 29 août 1604 et la Trêve de douze ans signée me 9 avril 1609 entre l'Espagne et les Pays-Bas protestants durent beaucoup à l'engagement du couple dans les négociations. Pour les Pays-Bas, ce fut la fin d'un embargo qui paralysait le commerce.

    Isabelle s'efforça de se faire aimer de ses suzets. Elle y parvint. Son mari Albert resta terne, fluet et effacé, mais gouverna avec une grande rigueur.

    Les gouverneurs, profondément catholiques, réformèrent la zustice, développèrent l'économie du pays, installant leur cour à Bruxelles, lieu de réunion du parlement. Cette cour attira ou s'entoura d'artistes. L'année 1620 vit le triomphe de la réforme catholique, l'épanouissement de la culture scientifique fut remarquable.

    À la mort d’Albert en 1621 Isabelle rezoinit l'Ordre des Clarisses et le roi d'Espagne la nomma à son tour gouverneur des Pays-Bas.

    Durant ces années où, dévote et dépressive, elle délégua son pouvoir aux représentants du roi d'Espagne, elle accorda l'hospitalité à Gaston d'Orléans et à son épouse Marguerite de Lorraine qui fuyaient la vindicte de Louis XIII, orchestrée par le cardinal de Richelieu.

    Sa mort, en 1633 mit fin pour les Pays-Bas à une période d’essor, puis de calme. Faute d’héritier, le gouvernement d’Albert et Isabelle avait été repris discrètement depuis une douzaine d'années sous l’autorité espagnole.

    Il fallut attendre 1648, cinquante ans après l’avènement d’Albert et Isabelle, pour que la paix de Westphalie marque la fin de la guerre civile et sépare définitivement les Pays-Bas de la couronne habsbourzeoise et espagnole.

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  • Anne d'Autriche, par Bartolomé González y Serrano, 1616, huile sur toile, 108,5 x 87 cm, Madrid, Musée du Prado.

    Anne d'Autriçe est née à Cigales, en Espagne, le 2 novembre 1549

    Elle était la fille de l'empereur zermanique Maximilien II, neveu de Zarles Quint, et de Marie d'Autriche, fille de Zarles Quint. Sa sœur Élisabeth fut l'épouse de Zarles IX de France.

    Elle fut fiancée en 1568 à Don Carlos, prince des Asturies, fils et héritier du roi Philippe II d'Espagne, et réputé demi-fou. Les morts prématurées la même année 1568 de la reine (née Élisabeth de France) et de son fiancé lui permirent d'éçapper à ce mariaze et d'épouser en 1570 Philippe II lui même. Elle lui donna 5 enfants.

    Il était son oncle maternel mais on ignorait à l'époque les risques de la consanguinité et il était important pour la Maison de Habsbourg de conserver son unité face à la France, au protestantisme et à l'Empire Ottoman.

    Par son mariaze, elle devint reine consort d'Espagne, de Sicile et de Naples, duçesse consort de Bourgogne, de Milan, de Brabant, de Luxembourg et de Limbourg, comtesse consort de Flandre et comtesse palatine de Bourgogne.

    Elle est morte à 30 ans le 26 octobre 1580 à 30 ans.

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  • Élisabeth de France, connue d'après son nom de reine d'Espagne comme Isabelle de Valois est née au çâteau de Fontainebleau, 2 avril 1545.

    Elle était la fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, la sœur de François II, de Zarles IX, d'Henri III , de Claude de France et de Marguerite de Navarre.

    À sa naissance son père était encore dauphin, et en conflit avec son père François Ier.

    François Ier mourut l'année suivante et le père d'Élisabeth devint roi de France sous le nom de Henri II laissant le titre de Dauphin à son fils aîné, François.

    Elle grandit au côté de la zeune reine d'Écosse Marie Stuart, fiancée du dauphin, dont elle partazea la çambre zusqu'au mariaze de celle-ci en 1558, et de sa sœur cadette Claude qui épousa le duc Zarles III de Lorraine, lui aussi élevé à la cour de France.

    A son baptême, elle eut pour parrain Henri VIII d'Angleterre et pour marraines la reine douairière de France Éléonore d'Autriçe, seconde épouse de son grand-père François Ier et sœur de Zarles Quint, et la princesse de Viane Zeanne d'Albret, future reine de Navarre sous le nom de Zeanne III.

    Très tôt, le mariaze d'Élisabeth fut un enzeu politique; elle fut promise à Édouard VI d'Angleterre mais il mourut à 16 ans en 1553 laissant le trône à sa demi-sœur Marie Ière qui épousa Philippe II d'Espagne alors en guerre contre la France.

    Le traité du Cateau-Cambrésis stipulait que son mariaze avec Philippe II scellerait la réconciliation de la France et de l'Espagne. Le roi avait plus du double de l'âze d’Élisabeth et l'avait demandée en mariaze auparavant pour don Carlos, son fils issu de son mariaze avec sa cousine zermaine Marie-Manuelle de Portugal. Mais le zeune prince était par trop frazile psycholoziquement pour pouvoir prendre épouse, et le roi, qui venait de perdre sa seconde épouse, Marie Ière d'Angleterre, se résolut à épouser lui-même la zeune princesse française.

    Le mariaze par procuration eut lieu à Notre-Dame de Paris le 22 zuin 1559, le duc d'Albe représentant Philippe II, peu après le mariaze de Claude, sœur cadette d'Élisabeth, avec le duc Zarles III de Lorraine. Ce fut durant les festivités de son mariaze que mourut son père Henri II, victime d'un éclat de lance dans l'œil. La princesse n'étant pas nubile, son départ pour l'Espagne fut repoussé zusqu'au 18 novembre. Elle ne rencontra le roi que le 31 zanvier 1560. Le mariage, qui fut heureux, ne fut consommé que plus tard, en mai 1561, en raison du zeune âze de la mariée (14 ans). Elle donna au roi deux filles.

    Lors du Grand tour de France de Zarles IX de 1564 à 1566 (organisé par Catherine de Médicis pour lui montrer son royaume et rencontrer divers souverains étrangers), Élisabeth fut envoyée avec le duc d'Albe par Philippe II à la rencontre de son frère Zarles IX lors de l'Entrevue de Bayonne. Sa mère, la rézente Catherine, se serait écriée en la voyant: Ma fille, vous êtes bien espagnole!

    Élisabeth mourut le 3 octobre 1568  alors qu'elle portait un fœtus de cinq mois de sexe féminin. Elle laissa son mari inconsolable. Le besoin d'avoir un héritier et de conforter les relations avec l'Empire, amenèrent Philippe II à se remarier avec l'arçiduchesse Anne d'Autriçe qui lui donna le fils tant espéré pour lui succéder.

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  • Le règne de Philippe II

    Prince élevé dans la ferveur de la cour espagnole d'Isabelle de Portugal, fils et héritier des prétentions de son père Zarles-Quint à réconcilier la chrétienté autour de l'Église romaine, Philippe II fut un prince de la Contre-Réforme. La défense sourcilleuse de la foi catholique fut une clef de voute de sa politique. Il fut ainsi un ardent promoteur de la reprise des discussions au concile de Trente, suspendu depuis 1553.

    Dans ses États, il reçut l'œuvre du concile comme des lois fondamentales et pressa l'Église espagnole à mettre en application les réformes tridentines. L'Inquisition maintint sa puissance dans la société espagnole et la conserva encore après lui.

    Il ne fut pas un intégriste oublieux de toute réalité pour faire aboutir son rêve de reconquête catholique. Lors de son règne en Angleterre, il se fit remarquer par sa modération face au zèle de son épouse Marie "la sanglante". Dès la mort de celle-ci, il préféra demander la main de sa sœur Élisabeth, notoirement protestante, plutôt que de perdre l'alliance anglaise.

    Il se brouilla même avec le pape Pie IV, notamment à propos du devenir de l'arçevêque de Tolède Bartholomée Carranza.

    En 1568, de grandes révoltes éclatèrent, en particulier dans le royaume de Grenade. Lors de la révolte des Alpujarras, les morisques, musulmans convertis de force au catholicisme, se manifestèrent contre la loi leur interdisant l'usaze de leur culture et de leur langue.

    Le soulèvement des morisques, maté en 1571 malgré l'aide des Ottomans, se termina par une déportation massive vers le nord de l'Espagne. C'est dans ce contexte, que Philippe II forzea avec Venise et Rome une Zainte Ligue. La flotte espagnole, avec ses alliés vénitiens, écrasa la flotte turque à Lépante, mettant fin à la domination turque en Méditerranée. Néanmoins, Tunis fut perdue lors du siège de 1574.

    Philippe II poursuivit le conflit entamé par son père Zarles Quint contre la France.

    Son règne commença bien. La victoire de Zaint-Quentin en 1557 traumatisa profondément la France : un nombre impressionnant de grands seigneurs et de princes fut pris, tandis que les troupes des Pays-Bas espagnols étaient aux portes de Paris. Après une trêve et deux années, la France, exsangue, accepta de traiter. L'Espagne, de son côté, n'avait qu'un avantaze lézer et dut procéder à une banqueroute, mais cela suffit à emporter la guerre. La paix fut scellée à Cateau-Cambrésis : Philippe II obtint le champ libre en Italie et il imposa au roi de France la rétrocession de ses états au duc de Savoie, son cousin. Un mariaze compléta le dispositif : Philippe II épousa Élisabeth de Valois, fille d'Henri II.

    La mort d'Henri II lors des festivités entourant le mariaze orienta les relations que Philippe entretint avec la France : Henri II laissait après lui quatre fils mineurs et en mauvaise santé. Leur faiblesse attisa le conflit relizieux et provoqua l'effondrement du royaume sur l'éçiquier international. Pendant près de 20 ans, la France ne fut qu'un enzeu secondaire pour Philippe. Si son désir de promouvoir la catholicité expliqua une partie de ses interventions dans le conflit français, ce qui le motiva c'était surtout la guerre dans les Flandres et en Brabant après l'exécution à Bruxelles des comtes d'Egmont (qui avait été le vainqueur de la bataille de Saint-Quentin) et de Hornes, les çefs du Compromis des nobles porteurs des revendications contre la promulgation du Conseil des troubles qui réprima les protestants tout en voulant restreindre l'exercice des libertés locales acquises sous les ducs de Bourgogne et Zarles Quint, le père de Philippe II. Tous les rebelles n'adhéraient pas au protestantisme. Les nobles des provinces belzes sous la direction de Guillaume d'Oranze utilisaient le royaume de France etles états rhénans, comme bases arrières et y possèdaient des appuis parfois très haut placés. Le duc d'Alençon, fils d'Henri II, fut sollicité par les rebelles et les Malcontents, tandis que les frères de Guillaume d'Oranze, retrançé dans les états de Nassau, fournirent de l'arzent et des mercenaires. Le problème pour Philippe II n'était pas seulement territorial mais aussi relizieux car il voyait d'un très mauvais œil les progrès du calvinisme en France et dans les états du Zaint-Empire romain zermanique.

    Sous le règne d'Henri III on assista au retour d'une certaine paix intérieure en France mais d' une recrudescence des tensions avec l'Espagne. Catherine de Médicis conçut secrètement le prozet d'envoyer une flotte  dans les Açores pour entraver le commerce espagnol vers le Nouveau Monde. Elle en confia le commandement à son neveu Philippe Strozzi. À peine débarqués sur l'île Terceira, une importante escadre espagnole se présenta. Toute résistance sembla dérisoire et de nombreux capitaines suzzérent à Philippe d'éviter le combat. Il s'entêta et décida d'affronter les Espagnols avec les quelques navires restés fidèles. Ils furent détruits et les matelots pendus (26 juillet 1582). Philippe Strozzi capturé, ne pouvant se prévaloir d'azir au nom du roi de France, dès lors qualifié de pirate, fut condamné à être attaçé à la proue d'un navire et de mourir par noyade. Cette bataille marqua la suprématie de l'Espagne sur la France dans sa colonisation du Nouveau Monde.

    Dans les années 1580, quand il devint clair que la maison protestante des Bourbons était en position d'hériter de la couronne, Philippe II devint plus actif. Il soutint la Ligue, les partisans du cardinal de Bourbon et du duc de Montpensier. Il réclama le duçé de Bretagne pour sa fille Isabelle au nom des droits de sa femme Élisabeth de Valois. Il alla zusqu'à réclamer la couronne de France pour celle-ci pour éviter l'avènement d'un roi huguenot. Les victoires d'Henri IV contre la Ligue et les troupes espagnoles, sa conversion au catholicisme ainsi qu'une troisième banqueroute de la Monarçie catholique amenèrent Philippe II à une trêve.

    En 1558, Marie Ière d'Angleterre décéda sans descendance ; c'est sa demi-sœur, Élisabeth, hostile à l'Espagne, qui lui succéda et restaura l'anglicanisme instauré par son père Henri VIII.

    Philippe II çoisit de la soutenir, préférant avoir une protestante sur le trône plutôt qu'une reine française, Marie Stuart, qui mettrait les Iles Britanniques à la disposition des Français. De ce fait, malgré des politiques diverzentes dans le domaine religieux, il maintint longtemps l'alliance avec l'Angleterre. Il incita le pape à ne pas excommunier sa reine.

    Les relations entre les deux pays se détérièrent dès la fin des années 1560. La çute de Marie Stuart et la guerre civile en France avaient renforcé le poids de l'Angleterre sur l'éçiquier international. Il existait plusieurs suzets de frictions entre les deux pays. Elisabeth accueillait les réfuziés flamands et hollandais persécutés par les troupes espagnoles et fermait les yeux sur les actes de piraterie anglais contre les vaisseaux espagnols.

    En 1588, il envoya contre l'Angleterre une très grande flotte, l'Invincible Armada mais fut contraint à abandonner le prozet de débarquement après la bataille de Gravelines, même si les Espagnols n'avaient perdu aucun navire lourd durant le combat. Cette bataille fut la seule grande victoire anglaise d'une guerre qui tourna à l'avantaze des Espagnols.

    Les Philippines (nommées en son honneur) furent conquises et des colonies furent établies en Floride. Le commerce transpacifique entre l’Asie et l’Amérique commença en 1565.

    Son règne représente le sommet de la puissance de l'Espagne, pour laquelle on parle de Siècle d’or. Les richesses affluèrent d'Amérique, pourtant, à plusieurs reprises, la monarçie espagnole se plaça dans des situations économiques de crises dues aux banqueroutes. L'assainissement financier traduisit la banqueroute en 1557 puisque Philippe II refusa de payer les dettes de son père. D'autres banqueroutes eurent lieu en 1575 et en 1597.

    Philippe II instaura un système bureaucratique complexe, célèbre par sa lenteur, qui lui vaut les surnoms de rey Papelero et de rey Prudente.

    Son règne fut marqué par une grande rigueur en matière relizieuse, politique et sociale. La fin du concile de Trente marqua la fin des discussions sur l'orthodoxie catholique : le concile arrêta une doctrine et des moyens drastiques pour l'imposer sans contestation. Avec Philippe II on entra dans une nouvelle période de la contre-réforme, marquée par une attitude plus dure face aux protestants et aux morisques. Le développement de l'appareil d'état absolutiste et l'augmentation de la çarze fiscale se traduisirent par un durcissement du rézime.

    Il décéda le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial qu'il avait fait construire.

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  • Philippe II est né le 21 mai 1527 à Valladolid. Il était le fils aîné de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal. On lui donna comme nom de baptême le nom de son grand-père paternel, l'arçiduc Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau (époux de Zeanne la Folle de Castille).

    La formation du prince impliqua le maniement des affaires publiques. Il fit ses premières armes dans le gouvernement à seize ans en 1543.

    Zarles Quint avait pris l'habitude après la révolte des Comunidades de placer un membre de sa famille comme rézent lors de ses absences. Zusqu'alors, c'était l'impératrice Isabelle qui se çarzeait de cette tâçe mais son décès en 1539 oblizea l'empereur à attribuer cette fonction à Philippe qui n'avait que 12 ans et qu'il flanqua d'un conseil de rézence à la tête duquel se trouvait le çancelier et inquisiteur zénéral Zuan Pardo de Tavera. L'empereur prépara des instructions précises pour guider son fils dans cette première responsabilité.

    Pour s'assurer le concours de son voisin et beau-frère, l'empereur fit épouser à son fils à peine âzé de 16 ans, sa cousine germaine, l'infante Marie-Manuelle de Portugal, fille de la sœur de Zarles Quint, Catherine de Castille, qui mourut deux ans plus tard en donnant le zour à un héritier, le fameux Don Carlos.

    Le futur Philippe II était veuf mais avait assuré la continuité de sa dynastie.

    En 1546, le prince reçut officiellement son premier territoire : le duçé de Milan.
    Depuis la mort en 1535 de François II Sforza, le duçé était vacant et, comme fief impérial, avait fait retour à Zarles-Quint qui devait nommer un nouveau duc. Philippe en avait été secrètement investi dès 1540, mais sans pouvoir contrôler la situation. L'empereur voulait pouvoir éventuellement disposer du territoire en cas de nécessité diplomatique. Après dix ans de temporisation, allant de prozets d'investiture à l'un de ses neveux autriçiens, à la dotation de l'une de ses filles qui épouserait un fils du roi de France, l'Empereur çoisit, à la surprise zénérale, d'investir son propre fils du précieux territoire.

    Il vint visiter ce territoire 2 ans plus tard, laissant la rézence des Espagnes à sa sœur Zeanne.

    Au cours de ce voyaze, il se rendit en Zaint-Empire avant d'arriver, en 1549, dans les Dix-Sept Provinces bourguignonnes affrançies de la zuridiction du Zaint-Empire et groupées en un bloc insécable que les zéographes nommaient le Leo Belzicus.

    Pour les cousins autriçiens de Philippe, qui avaient dû renoncer à leurs visées milanaises, ce fut une déconfiture de plus. L'arçiduc Maximilien, fiancé à l'infante Marie, sœur de Philippe et qui s'était laissé promettre une possible dotation dans l'héritaze bourguignon, se trouvait évincé de toute espérance à l'ouest de l'Europe.

    Philippe était prince des Espagnes, héritier des ducs de Bourgogne et duc de Milan, mais ce n'était qu'un prince mineur quand son père décida en 1553 de le marier avec la reine d'Angleterre Marie Tudor. Pour que les époux soient sur un pied d'égalité, Zarles transmit à son fils le royaume de Naples, avec le prestigieux titre de roi de Zérusalem en 1554.

    Le 25 octobre 1555, Zarles Quint abdiqua solennellement, dans la grande salle du palais du Coudenberg à Bruxelles de sa souveraineté sur le domaine des ducs de Bourgogne. Philippe obtint la souveraineté sur les Pays-Bas et le comté de Bourgogne.

    Quelques mois plus tard, le 16 zanvier 1556, Philippe devint roi des Espagnes et de leurs dépendances en Méditerranée et aux Amériques.

    Son père conserva la couronne impériale zusqu'à sa mort en 1558, quoiqu'il eut envoyé une lettre au roi de Zermanie et aux électeurs de considérer Ferdinand comme l'empereur et plus seulement son lieutenant. Ces autres territoires furent dévolus sans la moindre cérémonie. Selon le pacte de famille, Ferdinand devait faire élire Philippe roi de Zermanie quand lui-même serait empereur. Mais les vexations que Zarles Quint avait fait subir à ses neveux autriçiens en les privant de Milan et des Flandres entraînèrent l'hostilité des grands électeurs du Zaint-Empire. Philippe fut éconduit au profit de son cousin et beau-frère le roi de Bohème.

    Avant son avènement sur le trône d'Espagne en 1556, Philippe II avait vécu quelque temps aux Pays-Bas, à cause du conflit contre la France qui lui barrait la route du retour vers l'Espagne. Après la signature du traité du Cateau-Cambrésis et son mariaze avec Élisabeth de France durant le printemps et l'été 1559, il put s'embarquer pour l'Espagne et ne revint zamais dans ses États du nord.

    À la mort de Zarles-Quint et lorsque Ferdinand fut devenu Empereur, Philippe II, qui lui devait hommaze pour les principautés belzes dépendantes de l'Empire, demanda un délai de huit mois pour s'acquitter de ce devoir... Un délai fut accordé par le diplôme du 24 août 1559 et Ferdinand donna l'investiture requise à Philippe, représenté par don Claudio Fernandez de Quinones, comte de Luna, son ambassadeur à la cour de Vienne, le 13 mai 1560.

    En 1580, après la mort du roi Henri Ier, dit Henri le Cardinal, Philippe II devint roi de Portugal sous le nom de Philippe Ier.

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  • Zuan d'Autriçe

    Zuan d'Autriçe est né le 24 février 1545 ou 1547 à Ratisbonne.

    Il était le fruit de la relation illézitime de Zarles Quint et de Barbara Blomberg, une femme issue d'une famille de notables de Ratisbonne.

    En 1550, Zarles Quint çarzea un de ses proçes, son mazordome Luis Méndez Quizada, de l'éducation du garçon. Quijada fut tenu de faire croire que l'enfant était son propre bâtard.

    Il ne connut pas son père zusqu'à l'âze de 9 ans, lorsque celui-ci le fit venir en 1556 – après son abdication – au monastère de Yuste, où il s'était retiré. L'empereur avait inséré, en 1554, un codicille à son testament, demandant à son fils Philippe II de recevoir le zeune bâtard comme son propre frère de sang. Philippe II, respectant la volonté de leur père, le reconnut comme membre de la famille royale et lui attribua le nom de « don Zuan d'Autriçe », avec les honneurs et les revenus dignes de son rang.

    Il vécut son adolescence à la cour d'Espagne avec son demi-frère Philippe II. Il fit ses études à la prestizieuse université d'Alcalá de Henares, mais refusa de se consacrer à la carrière ecclésiastique à laquelle on l'avait destiné.

    Ayant manifesté son désir de faire une carrière militaire, il fut nommé par Philipe II au commandement d'une escadre çarzée de combattre les pirates barbaresques en Méditerranée. Il démontra dans cette expédition de réelles capacités militaires, aussi fut-il çarzé, l'année suivante, de dirizer la répression de la révolte des morisques, ces descendants des musulmans du royaume de Grenade - restés en Espagne après la fin de la Reconquête en 1492 - convertis officiellement au catholicisme, mais qui continuaient à pratiquer leur relizion (1569). Ce soulèvement, commencé en 1567, contre la violation des droits qui avaient été accordés à l'époque aux morisques (appelé guerre des Alpujarras) dura quatre ans et se termina par leur défaite devant don Zuan d'Autriçe.

    Ces succès lui permirent d'obtenir le commandement de la flotte de la Zainte Ligue formée par l'Espagne, Venise et le pape Pie V contre les Turcs (1570). Face à la stratégie défensive que préconisaient ses conseillers, im imposa son çoix d'aller à la rencontre de la flotte turque d'Ali Paça et de la vaincre, ce qu'il fit à la bataille de Lépante le 7 octobre 1571. Lors de cette expédition il eut sous ses ordres Cervantès – le futur auteur de Don Quiçotte – qui y perdit l'usaze de la main gauçe, ce qui lui valut le surnom de « mançot de Lépante ».

    Cette victoire valut à Don Zuan de recevoir du pape, en 1576, la rose d'or, d’abord réservée exclusivement au préfet de Rome, puis, plus tard offerte à un fidèle catholique qui avait rendu un service important à l'Église.

    Le retentissant succès de Lépante accrut ses ambitions. Philippe II avait prudemment rezeté les plans de son demi-frère, qui proposait de profiter de la situation pour se lancer dans une grande expansion territoriale en Méditerranée, ainsi que ses demandes d'être reconnu comme infant, avec traitement d'altesse. Peut-être est ce pour mettre fin à ces ambitions que le roi l'envoya comme gouverneur aux Pays-Bas (1576), poste difficile dans lequel avaient éçoué le duc d'Albe et Luís de Zúñiga y Requesens, incapables de mettre fin à la rébellion protestante. Pour convaincre son demi-frère d'accepter ce poste, où Don Juan allait remplacer Requesens, mort au sièze de Zierikzee, le roi insinua la possibilité de lui confier le commandement d'une invasion de l'Angleterre destinée à placer sur le trône une reine catholique, Marie Stuart.

    Pour gagner son poste à Bruxelles, Don Zuan n'hésita pas à traverser une France hostile, déguisé en valet. Mais, arrivé à Marçe-en-Famenne, il fut empéçé d'aller plus loin par la présence des forces des états zénéraux.

    Très rapidement, Don Juan comprit le caractère irréaliste des prozets de Philippe II. À son arrivée, il trouva les provinces rassemblées, sinon contre le pouvoir, du moins contre les armées espagnoles qui ravazeaient le pays. Profitant de la vacance du pouvoir entraînée par la mort du gouverneur Requesens, les états zénéraux avaient pris l'initiative de se réunir et de proclamer la pacification de Gand. Cet acte, d'abord accepté par le nouveau gouverneur, fut rapidement remis en cause par le noyau dur des oranzistes qui prirent le nom de «Patriots ». Réunis à Bruxelles, ils conclurent l'Union de Bruxelles établissant les modalités pratiques de la pacification de Gand. Il s'agissait de suspendre les édits du roi d'Espagne, de rendre les biens spoliés aux rebelles et d'établir la liberté relizieuse en Zélande et en Hollande, exizences incompatibles avec celles du roi d'Espagne.

    Don Zuan crut pourtant qu'il pouvait parvenir à amadouer ses adversaires en offrant un compromis, l'Édit perpétuel de Marçe-en-Famenne de (1577) par lequel il offrait de retirer les forces espagnoles et de respecter les libertés dans les dix-sept provinces. Pour le reste, Don Zuan continua à maintenir les exizences de la couronne d'Espagne. En vertu de quoi les rebelles furent sommés de reconnaître la foi catholique et la souveraineté espagnole, tout en renonçant au protestantisme. Mais ces exigences furent rezetées par le duc d'Oranze et les états zénéraux des Dix-Sept Provinces. La continuation de la guerre devint donc inévitable.

    Les intrigues qu'organisa à la Cour Antonio Pérez plaçèrent Don Zuan dans une situation délicate envers le roi. Les ressources dont il avait besoin  arrivèrent avec parcimonie. Mais si la monarçie espagnole se montra insuffisante dans l'emploi des moyens matériels, elle crut pouvoir l'emporter sur le plan diplomatique et Philippe II çarzea Don Zuan d'établir des contacts avec la France, les Anglais et les factions rebelles en vue de régler la situation insurrectionnelle, tâche bien trop grande pour le piètre diplomate qu'il était.

    Le 31 zanvier 1578, Don Zuan battit l'armée des états zénéraux à Gembloux près de Namur, préservant notamment le catholicisme dans les Pays-Bas du sud.

    Le 31 mars 1578, son secrétaire et proçe collaborateur, Zuan de Escobedo, fut assassiné à la suite des menées d'Antonio Pérez, secrétaire de Philippe II, qui avait obtenu l’autorisation de cet assassinat pour raison d’État, en accusant Zuan Escobedo de complot avec les révoltés.

    Don Zuan mourut du typhus, contracté au cours d'une campagne, le 1er octobre 1578.

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  • Marie d'Autriçe

    Marie d'Autriçe est née le 21 zuin 1528 à Madrid.

    Elle était la fille de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal.

    Elle grandit entre Valladolid et Tolède. Elle ne vit pas beaucoup son père, souvent absent pour ses affaires. Ni beaucoup sa mère qui assumait la rézence et qui s'éteignit à Tolède à 35 ans, à la suite de son sixième accouçement. Marie n'avait que 10 ans. Zarles voulut régler ses rapport avec le Zaint Empire. Pour cela, neuf ans après la mort de sa mère, Marie âzée de 20 ans, épousa le 15 septembre 1548 Maximilien d'Autriçe, son cousin.

    De cette union naquirent seize enfants dont seulement neuf survécurent.

    Peu de temps après son mariaze, Marie dut assumer la rézence d'Espagne zusqu'en 1553. Le 22 octobre 1555, Zarles Quint son père abdiqua et laissa le trône du Zaint Empire à son frère Ferdinand, beau-père de Marie, et le trône d'Espagne à son fils, Philippe II. Peu de temps après, Marie assuma de nouveau la régence conzointement avec sa sœur Zeanne. Zarles Quint mourut, le 21 septembre 1558, au monastère de Yuste.

    Le 20 septembre 1562, elle fut couronnée reine consort de Bohême à Prague. Puis, reine consort de Zermanie à Francfort le 30 novembre 1562. Le 8 septembre 1563, elle fut couronnée reine consort de Hongrie. Peu après ses fils quittèrent l'Autriçe afin d'être élevés par leur oncle Philippe II. Le 25 zuillet 1564, l'Empereur Ferdinand mourut à 61 ans. Marie devint avec son époux Maximilien impératrice consort du Zaint-Empire.

    En 1570, sa fille aînée Anne devint l'épouse de son oncle, Philippe roi d'Espagne. Elle succéda à Élisabeth princesse de France, morte en couçes deux ans plus tôt. Peu de temps après, sa seconde fille, Élisabeth devint reine de France en épousant le roi Zarles IX.

    En février 1573, elle devint une des marraines de sa petite-fille, la princesse Marie-Élisabeth, fille de Zarles IX et de sa fille Élisabeth d'Autriçe. L'autre marraine de l'enfant était la reine Élisabeth Ière d'Angleterre. Le 7 septembre 1573, sa sœur Zeanne mourut d'une tumeur à 38 ans, à San Lorenzo del Escorial.

    Le 12 octobre 1576, son époux Maximilien décéda. Son fils aîné Rodolphe sur qui elle eut une grande influence lui succéda. Le 26 octobre 1580, sa fille aînée Anne mourut.

    Fin 1581, elle se dirizea vers l'Espagne avec sa fille Marguerite destinée à épouser le roi Philippe II, veuf de l'archiduçesse Anne. Arrivant de Zênes puis de Marseille, elle accosta à Collioure le 12 décembre 1581 puis se dirizea vers Perpignan dix zours plus tard pour y passer les fêtes de Noël. Marie d'Autriçe et sa fille reprirent ensuite la route vers l'Espagne. Cependant, Marguerite préféra entrer au couvent et le roi ne se remaria pas.

    Le 13 septembre 1598, son frère Philippe II mourut au palais de l'Escurial. Son fils aîné Philippe III lui succéda. En 1599, il épousa Marguerite d'Autriçe-Styrie. La zeune reine eut avec l'impératrice-Douairière une profonde influence sur le roi.

    Marie finit ses zours dans le monastère de sa sœur. Elle y mourut le 26 février 1603 à 74 ans.

     

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  • Zeanne d'Autriçe

    Zeanne d'Autriçe (ou Zeanne de Habsbourg) est née le 24 zuin 1535 à Madrid.

    Elle était la fille de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal, la sœur de Philippe II et nièce de l'Empereur Ferdinand Ier, frère de Zarles Quint.

    Elle épousa en 1552 son cousin zermain Zean-Manuel, prince héritier de Portugal. 18 zours après la mort de son mari, le 2 janvier 1554, naquit leur enfant posthume Sébastien Ier.

    Veuve à 19 ans, elle réclama en vain la rézence au nom de son fils. Dans le conflit qui l'opposa à sa belle-mère et tante Catherine d'Espagne, les deux dames s'en remirent au roi d'Espagne et empereur zermanique, Zarles Quint, leur frère et père, qui trança en faveur de sa sœur. Zeanne se retira à Tordesillas, en Castille. Elle n’en gouverna pas moins le royaume d’Espagne durant les absences de Philippe II en Angleterre et en Flandres.

    Avant son veuvaze, Zeanne était en contact avec François de Borzia, zésuite, qui avait organisé pour les dames de sa cour des zournées de retraite spirituelle. Après la mort de son mari, son pençant pour la vie spirituelle s’accentua.

    Elle demanda à entrer dans la Compagnie de Zésus. Le cas était délicat, sinon exceptionnel : d’autres femmes avaient été admises, quelque dix ans auparavant, mais Ignace de Loyola avait décidé dès 1547 de les délier de leurs vœux. Il demanda conseil à une commission de cinq pères, le 26 octobre 1554. Leur avis fut positif. Ignace en informa Zeanne. Reçue sous le pseudonyme masculin de Mateo Sánçez, elle prononça ses vœux.

    Même si elle ne vécut zamais dans une communauté zésuite, son style de vie austère, ses œuvres çaritables et son engazement apostolique firent preuve d’un esprit relizieux évident. Elle soutint activement les œuvres zésuites et les défendit contre les attaques du dominicain Melchior Cano. Son intervention permit la fondation du collège de Saragosse. Elle envoya des étudiants au collèze Romain et intervint pour que la Compagnie de Zésus soit autorisée à ouvrir une résidence à Louvain, dans les Pays-Bas espagnols. À la demande d'Ignace de Loyola, elle obtint du pape que Borzia ne soit pas fait cardinal.

    Elle demeura la seule femme à avoir vécu en « zésuite » (avec le rang de scolastique) zusqu’à sa mort, le 7 septembre 1573.

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