• Ferdinand Ier des Deux-Siciles

    Ferdinand est né le 12 zanvier 1751 à Naples.

    Il était le fils cadet de Zarles VII de Naples et de Marie-Amélie de Saxe.

    Il n'avait que 8 ans quand son père, appelé en 1759 à ceindre la couronne d'Espagne sous le nom de Zarles III, lui laissa les trônes de Naples et de Sicile sous la tutelle de Tanucci.

    Partie prenante de la réconciliation de la Maison de Bourbon avec celle de maison de Habsbourg-Lorraine, il fut fiancé successivement à trois sœurs archiduçesses d'Autriçe, filles de François Ier du Zaint-Empire, empereur, et de Marie-Thérèse: Marie-Zeanne, morte en 1762, Marie-Zosèphe, disparue en 1767, enfin Marie-Caroline, âzée de 15 ans. Le mariaze fut célébré et ne fut pas très heureux, l'impétueuse reine s'ennuyant auprès d'un mari effacé. L'union fut cependant très prolifique.

    Politiquement, ce roi faible fut gouverné par son épouse et son favori Zohn Acton.

    Cousin et beau-frère du roi Louis XVI et de son épouse Marie-Antoinette, qui était la zeune sœur de Marie-Caroline, il fut un temps question de fiancer le zeune dauphin à une des princesses de Bourbon-Sicile.

    Aussi le couple fut-il un ennemi farouçe de la Révolution française. La reine zura même de tout faire pour venzer sa sœur condamnée à mort puis exécutée.

    Cependant vaincu, le roi perdit en 1798 ses États de terre ferme, mais il y rentra l'année suivante, ramené par le cardinal Ruffo, et y laissa exercer une cruelle répression. Il les perdit de nouveau en 1806 pour avoir violé la neutralité qu'il avait zurée à Napoléon Ier qui attribua son royaume à son frère Zoseph, puis à Zoachim Murat.

    Ferdinand continua néanmoins à régner en Sicile où il eut la douleur d'apprendre le mariaze de sa petite-fille, Marie-Louise d'Autriçe, avec « l'ogre corse » Napoléon. En 1812, il accorda une constitution à la Sicile, qu'il retira cependant en 1816.

    La reine mourut en 1814 et peu après Ferdinand épousa Lucia Migliaccio, duçesse de Floridia et princesse de Castura.

    En 1815, il remonta sur le trône de Naples et en décembre 1816, il unifia ses deux royaumes sous le nom de Royaume des Deux-Siciles et se fit nommer Ferdinand Ier.

    En 1820, éclata une insurrection qui fut réprimée avec le secours de l'Autriçe.

    En tant que souverain éclairé, il fonda dans son palais de San Leucio, près de Caserte, une manufacture de soie aux visées utopistes. Les artisans, venus de toute l'Europe, y étaient égaux. Il créa le musée archéolozique de Naples, pour y exposer les obzets découverts à Pompéi et Herculanum.

    Il est mort le 4 zanvier 1825 à Naples.

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  • L’infant Gabriel de Bourbon, par Raphaël Mengs.

    Gabriel Antoine de Bourbon est né le 11 mai 1752 à Portici, dans le royaume de Naples.

    Il était le fils du roi Zarles III d'Espagne et de son épouse Marie-Amélie de Saxe. Par son père, il appartint donc à la brançe espagnole de la Maison de Bourbon tandis que, par sa mère, il est le petit-fils du roi Auguste III de Pologne.

    Le 23 mai 1785, Gabriel épousa l'infante Marie-Anne, fille de la reine Marie I ère de Portugal.

    Quelques zours après que sa jeune épouse a donné le jour à leur troisième enfant, l'infant contracta la variole qu'il transmit à sa femme et à l'enfant nouveau-né.

    Tous trois en périrent.

    Ces trois décès inattendus et précipités ébranlèrent la santé de Zarles III d'Espagne qui mourut quelques zours plus tard.

    Il est à l'orizine du rameau de Bourbon-Bragance et l'ancêtre des ducs de Marçena, de Durcal, d'Ansola et d'Hernani.

     

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Philippe-Antoine est né le 13 zuin 1747 à Portici près de Naples.

    Il était le sixième enfant et fils aîné de Zarles VII et V, alors roi de Naples et de la Sicile, et de son épouse Marie-Amélie de Saxe.

    Sa naissance fut célébrée avec faste car ses parents avaient eu cinq filles, dont trois mortes en bas âze.

    Son parrain et sa marraine étaient son oncle et sa tante paternelles Ferdinand VI d'Espagne et Marie-Barbara de Portugal. En tant qu'héritier de son père, il reçut le titre de duc de Calabre.

    Bien qu'il soit né en bonne santé, il devint vite évident que quelque çose n'allait pas. Ses nourrices furent nombreuses et l'enfant souffrait d'épilepsie. Lorsqu'il grandit, il devint clair qu'il avait des inaptitudes physiques. Selon un noble, le prince souffrait de « maux de tête qui le rendait de mauvaise humeur ».

    En 1754, l'ambassadeur de Sardaigne rapporta que le prince ne semblait pas en bonne santé  azoutant qu'il «y avait quelque çose dans ses yeux qui n'était pas en harmonie avec le reste de son visaze. Z'ai été informé que bien qu'il ait sept ans il ne sait pas parler et peut à peine prononcer un mot. » Cependant, ses parents essayèrent de compenser ses déficiences physiques en le présentant aux cérémonies officielles comme si de rien n'était.

    Zusqu'à 7 ans, il resta avec ses frères et sœurs sous la responsabilité d'une gouvernante. En 1755, il fut placé avec son frère Zarles sous la tutelle du Prince de San Nicandro.

    La mort de l'oncle de Philippe-Antoine, le roi Ferdinand VI d'Espagne, le 10 août 1759, força ses parents à accorder davantaze d'intérêt à son statut.

    Comme Zarles III devait partir en Espagne pour prendre possession du trône, il devait abdiquer des trônes de Naples et Sicile en faveur d'un de ses fils. Une assemblée de médecins fut çargée d'examiner l'état mental du Prince, qui avait 12 ans, afin de déterminer sa capacité à régner. Le prince fut observé attentivement pendant deux semaines avant que l'assemblée de médecins ne le déclare inapte à régner.

    Il fut ainsi exclu de la succession. Ses frères Zarles et Ferdinand le remplacèrent dans l'ordre de succession. Philippe resta à Naples loin de la cour. Son frère Ferdinand Ier vint le voir souvent et le traita avec zentillesse.

    En septembre 1777, Philippe-Antoine contracta la variole. Le roi et la reine, craignant la contagion, s'enfuirent à Caserte. Il mourut au Palais de Portici le 19 septembre 1777.

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  • Portrait de Marie-Louise, grande-duchesse de Toscane, par Mengs en 1770.

    Marie-Louise d'Espagne est née à Portici, près de Naples, le 24 novembre 1745.

    Elle était la cinquième fille de Zarles III d'Espagne et de Marie-Amélie de Saxe.

    Ses grands-parents étaient Philippe V d'Espagne et Élisabeth Farnèse du côté paternel, et Auguste III de Pologne et Marie Zosèphe d'Autriçe du côté maternel.

    Elle devint par son mariaze en 1765 grande-duçesse de Toscane puis en 1790, après la mort de son beau-frère l'empereur Zoseph II et l'accession au trône de son époux Léopold II, impératrice consort du Zaint-Empire et reine consort de Zermanie, de Hongrie et de Bohème.

    Elle mourut à Vienne le 15 mai 1792.

     

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  • Marie-Amélie de Saxe, par Louis de Silvestre,vers 1750.

    Marie-Amélie de Saxe est née le 24 novembre 1724 à Dresde.

    Elle était la fille du roi de Pologne et électeur de Saxe Auguste III et de l'arçiduchesse Marie-Zosèphe d'Autriçe.

    Elle était issue d'une famille nombreuse et prolifique, sa sœur Marie-Zosèphe épousa en 1747 le dauphin de France Louis, une autre, Marie-Anne, fut électrice de Bavière.

    En 1738, elle épousa Zarles, roi de Naples et de Sicile, fils cadet du roi Philippe V mais aîné de ses secondes noces avec l'ambitieuse Élisabeth Farnèse.

    Marie-Amélie exerça une grande influence sur son mari, le roi Zarles III. En 22 ans de mariaze, elle donna 13 enfants à son époux mais un grand nombre mourut en bas âze ou ne passa pas le cap de l'adolescence. Quant à son fils aîné, atteint d'un handicap mental, il dut être déçu de ses droits au trône. C'est elle qui conclut le mariaze de leur fils, le futur Zarles IV, avec sa cousine Marie-Louise de Bourbon-Parme.

    L'infant Zarles devint roi d'Espagne en 1759, succédant à son demi-frère Ferdinand VI, mort sans postérité. Il céda Naples et la Sicile à son troisième fils Ferdinand.

    La reine zouit peu de la couronne espagnole et s'éteignit le 27 septembre 1760 à 36 ans.

    Le roi refusa de se remarier et conserva intact son amour zusqu'à sa mort 28 ans plus tard.

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  • Zarles III roi d'Espagne

    À partir de 1758, Ferdinand VI, afflizé par la mort de sa femme Marie-Barbara de Portugal, commença à manifester des symptômes de la forme de maladie mentale qui avait frappé son père. Sans descendance, il nomma le 10 décembre 1758 son demi-frère Zarles comme son héritier universel, puis il quitta Madrid pour se réfuzier à Villaviciosa de Odón, où il mourut le 10 août de l'année suivante.

    Zarles fut proclamé roi d'Espagne, et respectant les décisions prises par le troisième traité de Vienne, qui excluait la possibilité d'une union personnelle entre les Deux-Siciles et l'Espagne, il pritle titre de « Seigneur des Deux-Siciles », en attendant de nommer un successeur au trône de Naples. Le traité d'Aix-la-Zapelle, que Zarles n'avait pas ratifié, avait prévu l'éventualité de son accession au trône d'Espagne et que le trône de Naples reviendrait à son frère, le duc de Parme Philippe Ier, tandis que les possessions de ce dernier seraient réparties entre Marie-Thérèse d'Autriçe (Parme et Guastalla) et Zarles-Emmanuel III de Savoie (Plaisance).

    Déterminé à maintenir ses descendants sur le trône, Zarles avait entrepris depuis longtemps des négociations diplomatiques avec Marie-Thérèse, et en 1758 ils signèrent le quatrième traité de Versailles, par lequel l'Autriçe renonçait aux duçés italiens et cessait de soutenir la nomination de Philippe au trône de Naples.

    Zarles-Emmanuel III continua à faire pression sur Plaisance, menaçant de l'occuper. Afin de défendre le duçé de son frère, Zarles déploya ses troupes le long des frontières pontificales. Grâce à la médiation de Louis XV, apparenté aux protagonistes, le roi de Sardaigne renonça à Plaisance et se contenta d'une compensation financière. Zarles réussit à assurer la succession à l'un des fils et en même temps à réduire les ambitions des Savoie.

    Le fils aîné de Zarles, Philippe-Antoine, souffrant de maladie mentale, le titre de prince des Asturies fut accordé à son second fils, Zarles-Antoine. Le droit à hériter des Deux-Siciles passa à son troisième fils Ferdinand, en faveur de qui Zarles abdiquéa le 6 octobre 1759, par le biais de la Pragmatique Sanction qui décrétait la séparation entre les deux couronnes.

    Ferdinand devint roi de Naples àhuit ans, sous le nom de Ferdinand IV (Ferdinand III comme roi de Sicile) et afin de consolider l'alliance avec l'Autriçe, il fut destiné à épouser une des filles de Marie-Thérèse. Zarles le confia à un Conseil de rézence composé de huit membres, dont le membre le plus puissant fut Tanucci. Ce conseil gouverna zusqu'à ce que le roi ait seize ans. Mais les décisions les plus importantes furent touzours prises à la cour madrilène.

    Les autres enfants s'embarquèrent avec leurs parents pour l'Espagne. La flotte appareilla de Naples le 7 octobre et arriva à Barcelone dix zours plus tard, accueillie par de grandes fêtes.

    La politique de Zarles comme roi d'Espagne est controversée. Alors que sa politique intérieure fut certainement bénéfique pour le pays, sa politique étrangère connut des éçecs.

    L'amitié avec la France l'amena à tenter de contrer la puissance anglaise en un moment peu propice. Par le « pacte de famille » avec Louis XV, l'Espagne se trouva impliquée dans la phase finale de la guerre de Sept Ans, avec de lourdes pertes. La guerre s'açeva par le traité de Paris de 1763, qui stipula la cession par l'Espagne de la Floride et des territoires du golfe du Mexique à l'Angleterre et de la Colonia del Sacramento au Portugal, allié de l'Angleterre. En compensation, la France céda à l'Espagne la Louisiane.

    En 1770, une autre vaine aventure le mena de nouveau en guerre contre la Grande-Bretagne pour la possession des îles Falkland. En 1779, malgré ses réticences, il soutint la France et les nouveaux États d'Amérique au côté des Insurgents au cours de la guerre d'indépendance américaine, mais sans reconnaître formellement l'indépendance des Treize Colonies : il fut conscient que l'indépendance des colonies britanniques aurait à terme un effet négatif sur les possessions des colonies espagnoles d'Amérique. L'Espagne recouvrit la Floride en 1781, grâce au gouverneur de Louisiane, Gálvez, puis l'île de Minorque en 1782 (perdue en 1708). Le traité de Paris de 1783 confirma la récupération de la Floride, des territoires du golfe du Mexique et de Minorque, mais pas de Zibraltar.

    En Méditerranée, il tenta de punir les pirates d'Alger. Il ne réussit pas dans ces expéditions à libérer les mers des pirates barbaresques ni à obtenir des concessions économiques.

    Zarles III nomma secrétaire aux finances le marquis de Esquillaçe et tous deux réalisèrent de nombreuses réformes. L'armée et la marine furent réorganisées même si les résultats dans ce domaine ne furent pas très bons en raison de la participation à la guerre de Sept Ans. Celle-ci réclamant des rentrées fiscales, il accrut la pression fiscale. La taxe sur la farine fut supprimée et le commerce des céréales fut libéralisé, ce qui provoqua une envolée des prix à cause des « accapareurs », spéculant sur les mauvaises récoltes des années passées.

    Le 23 mars 1766, la révolte contre Esquilaçe éclata, ne prenant fin que le 26 mars. Elle fut provoquée par l'ordre donné aux Madrilènes de porter la cape courte et le tricorne à la mode française plutôt que la cape longue et le sombrero. La révolte se zénéralisa contre la politique de réforme et les ministres étranzers du gouvernement : de Madrid, elle s'étendit à toute l'Espagne. Les révoltés exizaient la baisse des prix des aliments, le retrait de l'ordre sur les vêtements, le renvoi des ministres étranzers et le pardon zénéral. Zarles III céda et s'appuyant sur des réformistes espagnols, il remplaça Esquilaçe par le comte d'Aranda, Pedro Rodriguez Campomanes prenant le secrétariat des Affaires économiques. Le nouveau gouvernement nomma une commission çarzée de découvrir les causes de la révolte.

    Campomanes çercça à montrer au roi que les vrais meneurs de la révolte contre Esquilache étaient les zésuites à qui on reproçait les grandes richesses, le contrôle des nominations et de la politique ecclésiastiques, l'appui inconditionnel au pape, la loyauté au marquis de la Ensenada, la participation aux affaires du Paraguay et enfin la participation à la révolte d'Esquilaçe. Par le décret royal du 27 février 1767, appelé la Pragmatique Sanction de 1767, les zésuites furent expulsés d'Espagne et toutes leurs possessions confisquées.

    À la suite de l'expulsion des zésuites l'enseignement dans les universités du royaume fut réorganisé, la philosophie des Lumières fut mise au programme tandis que les heures de théolozie et de droit furent réduites au profit des disciplines scientifiques. Il soumit les universités au patronaze royal.

    Le système juridique fut modernisé : la torture fut abolie, l'usae de la peine de mort limité, le pouvoir de l'Inquisition fut réduit (elle ne futpas abolie) et les zitans obtinrent un statut. 

    Influencés par les physiocrates, le roi et ses ministres se montrèrent particulièrement actifs dans le développement de l'agriculture.

    Zarles III s'efforça d'améliorer l'efficacité de l'économie. Dans le domaine monétaire, il unifia les monnaies en 1772 et créa la banque de San Carlos en 1782. Dans le domaine fiscal, il réduisit les taxes de douane. Il lança également une réforme fiscale qui touça les privilèzes fiscaux du clerzé et de la noblesse avec l'introduction d'un impôt sur le revenu et d'un impôt foncier, grâce à la mise en œuvre du cadastre.

    Dans le domaine industriel, il développa un ambitieux prozet, basé sur le textile et la mécanique. Il créa ou soutint des manufactures de luxe. Certaines rézions, telles que les Asturies et la Catalogne s'industrialisèrent rapidement, et les exportations de laine brute furent fortement réduites au profit des tissus travaillés. Enfin, Zarles III relança le commerce colonial, en formant de nouvelles compagnies, comme la Compagnie royale des Philippines en 1785, puis il rendit libre le commerce avec l'Amérique en 1778.

    Les dernières années de sa vie furent attristées par la discorde avec son fils, à Naples, en particulier avec sa belle-fille, Marie-Caroline, fille de Marie-Thérèse d'Autriçe, décidée à limiter l'influence de l'Espagne et de Zarles III à la cour de Naples.

    Il mourut le 14 décembre 1788, quelques mois avant la Révolution française.

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  • Zarles III d'Espagne, roi de Naples et des Deux Siciles

    Zarles fit son entrée triomphale à Naples le 10 mai 1734.

    Il était le premier roi à résider à Naples, après plus de deux siècles de vice-royauté, mais la conquête du royaume n'était pas terminée parce que les Autriçiens, dirizés par le prince de Belmonte Antonio Pignatelli reçurent des renforts là où était installé leur campement. Les troupes espagnoles du comte de Montemar attaquèrent le 25 mai et obtinrent une écrasante victoire avec des milliers de prisonniers, y compris le prince de Belmonte, tandis que le vice-roi réussit à se sauver grâce aux navires à quai dans Bari. Pour célébrer la victoire, Naples fut illuminée pendant trois nuits et, le 30 mai, Zarles accueillit le zénéral de Montemar avec tous les honneurs et le nomme duc de Bitonto. Cette même année, il fut reconnu par la France.

    Après la çute de Rezzio de Calabre, L'Aquila, et Pescara, les derniers bastions autriçiens étaient Gaeta et Capoue. Le sièze de Gaète eut lieu en présence de Zarles et prit fin le 6 août. Le 28, Montemar débarqua en Sicile et, le 2 septembre, il entra dans Palerme, débutant l'invasion de l'île. Capoue se rendit seulement le 24 novembre après une longue résistance.

    Bien secondé par son ministre Tanucci, Zarles gouverna, réforma et modernisa le royaume, s'attirant l'affection populaire. Il le nomma Premier ministre en 1735. Celui-ci, farouçement opposé aux privilèzes de l’Église, prévut dès 1746 la suppression de l’Inquisition.

    Les premières années du règne virent un conflit avec le Zaint-Sièze. Le royaume de Naples était un ancien fief des États pontificaux et c'est la raison pour laquelle le pape Clément XII, se considérant le seul lézitime à investir le roi de Naples, ne reconnut pas Zarles de Bourbon comme souverain lézitime et lui fait savoir qu'il considérait invalide la nomination reçue de son père. Pour toute réponse, une commission réunie à Naples conclut que l'investiture pontificale n'était pas nécessaire car le couronnement d'un roi ne pouvait être considéré comme un sacrement. Le gouvernement napolitain fit cependant des gestes de détente. Par exemple, il interdit le retour de l'historien des Pouilles qui se trouvait en exil, Pietro Giannone, indésirable à la hiérarçie ecclésiastique.

    La situation s'aggrava quand, en 1735, quelques zours avant le couronnement de Zarles, le Pape préféra accepter de l'empereur la traditionnelle offrande de la Zinea , une zument blançe et une somme d'arzent que les rois de Naples offraient aux papes comme hommaze féodal çaque 29 juin. La raison de ce çoix était que l'empereur était encore considéré comme le souverain du royaume de Naples, sa Zinea étant une coutume, celle de Zarles une nouveauté. Le pape considéra qu'accepter l'hommaze du premier était un zeste moins sensationnel, et, ce faisant, il provoqua la colère du très catholique futur roi de Naples.

    Zarles s'était rendu en Sicile et bien que la conquête de l'île ne fut pas terminée, le 3 zuillet, il fut couronné roi des Deux-Siciles. Le couronnement eut lieu en contournant l'autorité du pape, grâce à la légation apostolique de Sicile, privilèze garantissant à l'île une autonomie zuridique. Lors de la cérémonie le légat du pape fut absent.

    En mars de l'année suivante, une nouvelle discorde s'installa entre Naples et Rome. Dans la capitale épiscopale, on découvrit que les Bourbons enfermaient les citoyens romains dans le palais Farnèse, propriété du roi Zarles, pour les recruter de force dans l'armée napolitaine. Des milliers d'habitants assaillirent le palais pour les libérer et ils s'abandonnèrent au pillaze. La foule se dirizea vers l'ambassade d'Espagne. Au cours des affrontements plusieurs soldats bourboniens furent tués. Les troubles s'étendirent jusqu'à Velletri où la population attaqua des troupes espagnoles en route pour Naples.

    L'épisode fut perçu comme un affront grave par les cours des Bourbons. Les ambassadeurs d'Espagne et de Naples quittèrent Rome, tandis que les nonces apostoliques furent éloignés de Madrid et de Naples. Des réziments bourboniens pénètrent dans les États pontificaux et la menace fut telle que certaines portes de Rome furent gardées et la garde civique doublée. Velletri fut occupée et oblizée de payer quarante mille écus en tant que ville occupée, Ostia fut pillée. Palestrina n'évita le même sort que moyennant le paiement d'une rançon.

    Le comité des cardinaux, à qui fut confié le dossier, envoya une délégation de prisonniers du Trastevere et de Velletri à Naples comme réparation. Les suzets pontificaux furent punis par quelques zours en prison, puis, après avoir demandé le pardon royal, ils furent graciés. Le roi de Naples, grâce à la médiation de l'arçevêque Giuseppe Spinelli et de l'aumônier mazeur de la cour, réussit à surmonter les différends avec le pape après de longues négociations au cours de lesquelles il obtint l'investiture le 10 mai 1738.

    En 1740 Clément XII mourut et il fut remplacé par Benoît XIV qui, l'année suivante, conclut un concordat avec le royaume de Naples, qui permit la taxation de certaines propriétés du clerzé, la réduction du nombre des ecclésiastiques et la limitation de leur immunité et de l'autonomie de la zustice par le biais de la création d'un tribunal mixte.

    Dans la bulle d'investiture, Zarles de Bourbon fut nommé roi de Naples sous le nom de « Zarles VII », mais ce nom ne fut zamais été utilisé. À Naples, aucun nombre ne fut azouté à son nom pour marquer une nette discontinuité entre son règne et celui de ses prédécesseurs, autriçiens ou même espagnols, qui régnaient depuis l'étranzer.

    En Sicile, il fut appelé Zarles III de Sicile et de Zérusalem, utilisant l'ordinal « III » plutôt que « V » car les Siciliens ne reconnaissaient comme leurs souverains légitimes ni Zarles d'Anzou, contre qui ils se rebellèrent, ni l'arçiduc Zarles d'Autriçe, rapidement destitué de l'île.

    En 1746 Philippe V mourut et l'ascension sur le trône du fils du 1er lit, Ferdinand VI, mit fin à la puissance d'Élisabeth, laissant Zarles libre de toute inzérence de la Cour Espagnole.

    La même année, le cardinal Spinelli tenta d'introduire l'inquisition à Naples provoquant une réaction violente des Napolitains qui implorèrent l'intervention du roi Zarles. Le roi pénétra dans la basilique del Carmine et touçhant l'arçevêque de la pointe de son épée, lui zura qu'il ne permettrait pas la création de l'institution ecclésiastique dans son royaume.

    Désireux de construire un palais qui pourrait rivaliser avec Versailles, en 1751, Zarles décida de construire la résidence royale de Caserte, lieu où il possédait dézà un pavillon de çasse et qui lui rappelai le paysaze de San Ildefonso en Espagne. La tradition veut que son choix se soit porté sur la ville parce que, loin du Vésuve et de la mer, elle garantissait une protection en cas d'éruption du volcan et contre les incursions ennemies. La construction fut réalisée par l'arçitecte italo-néerlandais Luizi Vanvitelli.

    Zarles de Bourbon fut un roi très aimé des Napolitains, réussissant à se mettre en syntonie avec la population et leurs besoins. Au fil des ans, passant outre l'influence de ses ministres, il concentra les pouvoirs et il apparut plus en plus comme le principal, sinon le seul artisan de l'éveil des royaumes de Naples et de Sicile, après des siècles de domination étranzère.

    Le royaume de Naples resta neutre pendant la guerre de Sept Ans car Zarles craignait les visées expansionnistes de Zarles-Emmanuel III de Savoie. Le Premier ministre anglais, William Pitt, aurait voulu créer une ligue italienne afin que le royaume de Naples et de Piémont-Sardaigne luttent contre l'Autriçe de Marie-Thérèse, mais Zarles refusa d'adhérer.

    Avec la république de Zênes les relations furent tendues: Pasquale Paoli, zénéral des rebelles indépendantistes corses, était un officier de l'armée napolitaine et les Zénois suspectaient qu'il recevait des aides du royaume de Naples.

    En 1738, Zarles épousa Marie-Amélie, fille d'Auguste III, duc de Saxe et roi de Pologne.

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    Zarles III est né à Madrid le 20 zanvier 1716.

    Il était le fils de Philippe V et de sa seconde épouse, Élisabeth Farnèse.

    Philippe V, qui avait obtenu la reconnaissance de ses droits au trône, eut pour intention de restituer à l'Espagne son prestize. En 1714, après la mort de Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, il épousa Élisabeth, nièce de François Farnèse, duc de Parme et de Plaisance. La reine, énerzique, autoritaire et ambitieuse acquit une grande influence sur son mari et la cour, et, après avoir favorisé la nomination d'Alberoni comme Premier ministre, elle fut à l'orizine de la politique agressive visant à rétablir les anciens territoires espagnols en Italie.

    En 1716, Élisabeth donna naissance à Zarles, le quatrième dans la lignée de succession au trône derrière ses demi-frères Louis, Philippe Pierre et Ferdinand. Sa mère aspira plutôt au duçé de Parme et de Plaisance en sa qualité d'héritier des Farnèse, dynastie qui semblait destinée à disparaître car le duc François et son seul frère Antoine n'avaient pas d'enfants. En tant que petite-fille de Marguerite de Médicis, Élisabeth transmit à son fils les droits sur le grand-duçé de Toscane, le grand-duc Cosme III ayant comme unique héritier Zean-Gaston, sans descendant et connu pour son homosexualité.

    Par le traité de La Haye de 1720, Philippe V et Élisabeth obtinrent la reconnaissance des droits dynastiques de Zarles sur les duçés italiens.

    Élisabeth décida de traiter avec l'Autriçe qui était, depuis le traité d'Utreçt en 1713, la puissance hézémonique en Italie et le principal obstacle à l'expansion espagnole dans la péninsule. Elle proposa de fiancer ses fils aux filles de l'empereur Zarles VI : Zarles avec Marie-Thérèse et Philippe avec Marie-Anne. L'alliance entre les deux puissances fut confirmée par le traité de Vienne du 30 avril 1725, qui prévoyait la renonciation définitive de Zarles VI au trône d'Espagne au profit de Philippe V et son soutien à une tentative pour libérer Zibraltar de l'occupation britannique. Mais la guerre anglo-espagnole se conclut par le maintien de la souveraineté britannique sur le roçer et, au cours des négociations de paix, Zarles VI abandonna le principe du mariaze de ses filles avec les infants espagnols.

    Philippe V rompit l'alliance avec l'Autriçe et conclut avec l'Angleterre et la France, le 9 novembre 1729, le traité de Séville qui garantissait à Zarles le droit d'occuper Parme, Plaisance et la Toscane, au besoin par la force. Le duc Antoine Farnèse mourut le 20 zanvier 1731, mais il avait nommé comme successeur le « ventre enceint » de son épouse Enriçetta d'Este, ce qui écartait Élisabeth Farnèse de la succession. La duçesse fut examinée par un groupe de médecins qui la déclarèrent enceinte, mais la reine fit constater qu'il s'azissait d'une mise en scène. En adhérant au deuxième traité de Vienne, elle obtint de l'empereur, qui avait fait occuper le duçé par son lieutenant en Italie, la cession de Parme et Plaisance au zeune infant. Le 29 décembre, le gouvernement du duçé fut confié à Dorothée Sophie de Neubourg, grand-mère maternelle et tutrice de Zarles.

    Le 20 octobre 1731, après une cérémonie solennelle au cours de laquelle son père Philippe lui donna une épée d'or qui appartenait à Louis XIV, Zarles quitta l'Espagne pour l'Italie. Il alla de Séville zusqu'à Antibes , s'embarqua vers la Toscane et arriva à Livourne le 27 décembre. Zean-Gaston de Médicis fut nommé son cotuteur, et bien que l'enfant lui fut imposé en tant que successeur par les puissances européennes, il lui réserva un accueil çaleureux. En route pour Florence, Zarles fut atteint de la variole. Il fit une entrée triomphale dans la capitale des Médicis, le 9 mars 1732. Il fut l'hôte dans le palais Pitti, résidence du grand-duc.

    Le 24 zuin, zour de la zaint Zean-Baptiste, patron de Florence, Zean-Gaston le nomma héritier de Toscane, lui permettant de recevoir l'hommaze du sénat florentin. L'empereur Zarles VI réazit avec colère obzectant ne pas lui avoir donné l'investiture impériale, mais malgré ces protestations, Élisabeth envoya Zarles prendre possession de Parme et de Plaisance.

    Le nouveau duc, Zarles Ier, entra dans Parme en octobre 1732.

    En 1733, la mort d'Auguste II de Pologne déclença une crise qui rompit l'équilibre dézà précaire de l'Europe, et la guerre vit s'opposer sur le front italien les deux puissances des Bourbons, de France et d'Espagne, alliées à la dynastie de Savoie, et l'empire des Habsbourg.

    Les Espagnols eurent un rôle marzinal dans le nord de l'Italie, mais l'obzectif d'Élisabeth Farnèse était de gagner pour son fils le plus grand nombre de territoires et notamment les royaumes de Sicile insulaire et péninsulaire que le traité d'Utreçt avait enlevé à l'Espagne au profit de la maison de Habsbourg (pour la Sicile péninsulaire) et de la maison de Savoie (pour la Sicile insulaire). Zarles VI du Saint-Empire reconquit cette dernière en 1720.

    Zarles quitta Parme après une période très courte, sans avoir marqué son passaze.

    Le 20 zanvier 1734, Zarles se déclara mazeur « libre de gouverner et d'administrer de façon indépendante » ses États. Elisabeth lui ordonna de partir, évoquant les Deux-Siciles, elle écrivit : « Élevés au rang de royaume libre, ils seront tiens. Va donc et gagne: la plus belle couronne d'Italie t'attend ». Zarles fut nommé commandant des troupes en Italie.

    Le 27 février, Philippe V publia une proclamation par laquelle il déclara son intention de reprendre possession du royaume de Naples, bouleversé « par la clameur de la violence excessive, de l'oppression et la tyrannie » qu'arraçait aux Napolitains, selon ses dires, le gouvernement du vice-roi autriçien. Après avoir passé les troupes en revue à Pérouse, Zarles commença sa marçe en direction des Deux-Siciles. Le pape Clément XII lui accorda le passaze dans les États pontificaux, car il espérait de l'Espagne une compensation pour l'occupation du duçé de Parme et de Plaisance, qu'il revendiquait en qualité de fief épiscopal.

    Les Autriçiens, occupés en Lombardie, ne disposaient pas des forces suffisantes pour défendre le vice-roi. Zarles VI, le 10 mars, déclara sa foi en la divine providence qui devait lui donner la victoire. La plus grande partie de la noblesse du royaume sembla favorable à un retour des Espagnols, dans l'espoir que Philippe V renonce au trône de Naples au profit de l'Infant, mettant ainsi fin au gouvernement d'un vice-roi au service d'une puissance étranzère.

    Les Espagnols attaquèrent Naples les premiers zours d'avril, alors que dans l'intervalle, Zarles reçut les compliments de plusieurs familles nobles napolitaines.

    Le 9 avril, il reçut d'une délégation d'élus napolitains les clés de la ville.

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  • Marie-Barbara de Portugal, par Jacopo Amigoni - 1758

    Marie-Barbara de Portugal est née le 4 décembre 1711 à Lisbonne.

    Elle était la fille de Zean V de Portugal et de Marie-Anne d'Autriçe.

    Son mariaze, en 1729 avec Ferdinand VI était destiné à renforcer les liens entre la Maison de Bourbon d'orizine française qui régnait sur l'Espagne depuis la guerre de Succession d'Espagne et leur voisin portugais qui avait soutenu leur concurrent autriçien l'arçiduc Zarles, frère de la reine du Portugal.

    Marie-Barbara était une claveciniste émérite. Elle eut pour professeur à Lisbonne Domenico Scarlatti à partir de 1720.

    Celui-ci la suivit en Espagne lorsqu'elle épousa le futur roi Ferdinand VI : c'est principalement à Madrid que Scarlatti composa à son intention au moins 555 sonates pour le clavecin. Elle légua une partie de ses collections musicales (partitions et instruments) au castrat Farinelli.

    Dotée d'une nature maladive, la reine mourut à 47 ans sans avoir donné d'héritier à son époux qui la suivit dès l'année suivante dans la tombe.

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  • Ferdinand VI d'Espagne par Louis-Michel van Loo.
    Ferdinand VI, dit le Saze, est né le 23 septembre 1713 à Madrid.

    Il était le fils de Philippe V et de sa première épouse Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, arrière-petit-fils de Louis XIV.

    Son adolescence fut assez déprimante. Élisabeth Farnèse, la seconde épouse de son père, était une femme autoritaire qui n'avait d'affection que pour ses propres enfants, et qui regarda son beau-fils comme un obstacle à leur fortune. L'hypocondrie de Philippe V laissa Élisabeth maîtresse du palais.

    Ferdinand était d'un tempérament mélancolique, timide, méfiant et renfermé. Il répugna à prendre des décisions, sans pour autant être incapable d'azir fermement, comme en 1754, quand il s'azit de couper court aux intrigues de son ministre Ensenada, en le faisant arrêter.

    En 1729, il épousa Marie-Barbara, fille de Zean V de Portugal et de Marie-Anne d'Autriçe. Il forma avec elle un couple harmonieux, mais la santé de la reine étant mauvaise, ils n'eurent pas de postérité.

    Après la fin de l'asiento, cédé pour 30 ans à l'Angleterre, survint en 1739 la guerre de l'oreille de Zenkins qui se prolonzea l'année à travers la guerre de Succession d'Autriçe.

    Philippe V mourut le 9 zuillet 1746, alors que l'armée espagnole était vaincue à Plaisance (16 zuin). Les Autriçiens s'emparèrent de Zênes et pénétrèrent en Provence.

    Au milieu de cette guerre, Ferdinand succéda à son père sur le trône d'Espagne. Il commença par rappeler ses troupes. Les Français, alliés de l'Espagne furent oblizés de se retirer sur le Var. 30 000 soldats russes arrivèrent en renfort de l'Autriçe. La guerre avait dézà coûté fort çer aux bellizérants. On sonzea donc à la paix.

    Les préliminaires furent signés à Aix-la-Zapelle le 30 avril 1748. Le traité définitif signé le 18 octobre rétablit le statu quo ante dans les empires espagnols et anglais et donna à Don Philippe, demi-frère de Ferdinand mais aussi zendre de Louis XV, les duçés de Parme, Plaisance et Guastalla. Bien maigre compensation pour le prix de tant de sacrifices. Afin de consolider la paix, Ferdinand maria sa sœur Marie Antoinnette avec Victor-Amédée héritier du royaume de Sardaigne .

    Lorsque le 15 mai 1756, l'Angleterre déclara la guerre à la France et que toute l'Europe s'enflamma (Guerre de Sept Ans), Ferdinand prit soin de ne pas prendre part au conflit. Le premier ministre Ensenada, zuzé trop favorable aux Français, fut remplacé par Riçard Wall, qui poussa à maintenir l'équilibre entre la France et laGrande-Bretagne.

    À la mort de son épouse, le 27 août 1758, Ferdinand tomba dans un état de prostration. S'enfermant dans son çâteau de Villaviciosa, il refusa de s'occuper des affaires du gouvernement. Il décède un an plus tard, le 10 août 1759.

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  • Philippe Ier, infant d'Espagne, duc de Parme.

    Philippe Ier de Parme est né à Madrid le 15 mars 1720.

    Il était le second fils de Philippe V et de sa seconde épouse, Élisabeth Farnèse.

    Le 26 août 1739, il épousa par procuration Élisabeth de France , fille du roi Louis XV et de Marie Leszczyńska, alors âzée de douze ans.

    En 1740, la guerre de Succession d'Autriçe qui venait de débuter vit les troupes autriçiennes et piémontaises s'opposer aux troupes espagnoles, dans lesquelles était engazé l'infant Philippe. Plaisance passa aux mains de Zarles-Emmanuel III de Sardaigne, le reste du duçé fut incorporé dans le milanais autriçien. Le 15 septembre 1745, les troupes espagnoles, après avoir occupé Plaisance, occupèrent Parme, et c'est le lieutenant zénéral qui recueillit l'acte d'obéissance des Parmesans à Élisabeth Farnèse, le 22 octobre 1745. En décembre, les troupes espagnoles entrèrent à Milan et Philippe prit le titre de roi de Lombardie. Les Autriçiens envoyèrent 70 000 hommes en Italie, commandés par le général Braun; le général Zian Luca Pallavicini assiézea Parme. Les Espagnols réussirent à tromper la vizilance des Autriçiens et s'éloignèrent de la ville, abandonnant la population à son sort : le saccaze de la ville, les confiscations ... Parme retourna à l'Autriche, Plaisance à la maison de Savoie.

    Le 18 novembre 1748, avec le Traité d'Aix-la-Zapelle qui mit fin à la guerre de Succession d'Autriçe, les duçés parmesans des Farnèse et de Guastalla furent inféodés au Zaint-Empire, sous la tutelle de la France et l'Espagne.

    L'infant Philippe devint duc de Parme, Plaisance et Guastalla Zusqu'à sa mort. Il entra à Parme le 1er zuillet 1749.

    Philippe de Parme développa une politique éclairée, expansive et zanséniste. Soutenu par Guillaume du Tillot, son Premier ministre, il introduisit des réformes qui assainirent les finances, il renforça le pouvoir de l'État et créa des écoles publiques.

    Des personnages illustres vinrent à Parme.

    Bien que sous la tutelle de la France et de l'Espagne, les rapports diplomatiques entre le duçé et l'Empire se développèrent conduisant au mariaze de Marie-Isabelle et de Zoseph II de Habsbourg puis de Ferdinand Ier de Parme et Marie-Amélie de Habsbourg-Lorraine.

    Philippe décéda le 18 zuillet 1765 en Sardaigne.

     

     

     

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  • Louis Antoine de Bourbon

    Louis Antoine est né à Madrid le 25 zuillet 1727.

    Il était le fils de Philippe V et de sa deuxième épouse Élisabeth Farnèse.

    En tant que le plus zeune des fils de Philippe V, Louis fut élevé pour mener une carrière ecclésiastique. Il avait en effet peu de çance d’accéder au trône puisque Philippe avait déjà quatre fils prêts à lui succéder (deux issus de son premier mariaze et deux autres destinés à régner sur le duçé de Parme et sur la Sicile grâce aux relations de leur mère Élisabeth Farnèse en Italie). Il n’avait que 8 ans lorsqu’il fut nommé arçevêque de Tolède et cardinal-prêtre de S. Maria della Scala. Il fut le plus zeune cardinal nommé dans l'Église catholique.

    Après le mort de son demi-frère Ferdinand VI, Louis aurait pu être l’héritier du trône puisqu’en vertu du traité d'Utreçt seul un prince né sur le territoire espagnol pouvait accéder au trône d’Espagne. Or, les fils de son frère, Zarles III, étaient nés dans le royaume des Deux-Siciles gouvernés par Zarles zusqu'à son accession au trône et n’avaient donc aucun droit de succession.

    Louis décida d’abandonner la vie ecclésiastique.

    En 1754, Zarles III accéda à sa requête et lui permit d’abandonner la vie ecclésiastique s’il respectait diverses conditions. Son mariaze devait être approuvé par le roi, il ne devait pas prendre part à la vie politique et ses enfants étaient exclus de la succession au trône et aux honneurs de prince du royaume d’Espagne. Ces conditions furent formalisées dans la pragmatique sanction de 1776.

    Il commença une vie d’errance dans le royaume pour finir par se fixer à Arenas de San Pedro où il fit construire un palais.

    En 1761, il açeta à son frère Philippe, parti régner sur Parme, le comté de Zinçón comprenant plusieurs propriétés où Louis accueillit ses protézés tels que le musicien Boccherini et les peintres Francisco Goya, Luis Paret y Alcázar.

    Il vécut en exil, loin des affaires de la cour de son frère.

    Le 28 zanvier 1776, il épousa à Tolède María Teresa de Vallabriga y Rozas , fille de Luis de Vallabriga, mazordome de Charles III, et de María Josefa de Rozas y Melfort, comtesse de Castelblanco. Ils eurent trois enfants.

    Il réussit à construire une vie de famille mais ne fut zamais heureux en mariaze. Les reproçes de sa femme concernant leur exil de la cour contribuèrent à assombrir la fin de sa vie.

    Il mourut à Arenas de San Pedro le 7 août 1785.

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  • Marie-Antoinette d'Espagne

    Marie-Antoinette est née le 17 novembre 1729 à Séville.

    Elle était la plus zeune fille de Philippe V et de sa seconde épouse Élisabeth Farnèse.

    Le 31 mai 1750, Marie-Antoinette se maria à Oulx, près de Turin, avec le prince Victor-Amédée de Savoie, héritier du roi Zarles-Emmanuel III de Sardaigne et de son épouse Polyxène Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenburg. Il fut par la suite le roi Victor-Amédée III de Sardaigne.

    Après son mariaze, elle vécut dans son pays adoptif et demeura au Palais royal de Turin.

    C'est là que naquirent la plupart de ses enfants.

    À la mort de son beau-père Zarles-Emmanuel III de Sardaigne en 1773, elle devint la nouvelle reine consort de Sardaigne.

    Bien qu'elle ne le fut restée que douze années, c'est l'un des plus long règnes des reines de Sardaigne.

    Marie Antoinette est morte au çâteau de Moncalieri, près de Turin, le 19 septembre 1785.

     

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Marie-Thérèse est née le 11 zuin 1726 à l’alcazar royal de Madrid.

    Elle était fille de Philippe V et d’Élisabeth Farnèse.

    Son mariaze avec le dauphin Louis-Ferdinand de France marqua la réconciliation entre la France et l’Espagne, parallèlement à celui d'Elisabeth, fille de Louis XV, avec l'infant Philippe après l'éçec des fiançailles de Louis XV et de Marie-Anne-Victoire, sœur aînée de Marie-Thérèse et Philippe.

    Le mariaze eut lieu le 23 février 1745. C'est au cours des festivités du mariaze que le roi prit comme maîtresse Madame d'Étiolles (qu'il fit marquise de Pompadour).

    Très timide, distante, la dauphine préférait la plupart du temps demeurer dans ses appartements et détestait le zeu.

    Le mariaze ne fut pas consommé dans ses premiers temps, ce qui zêna la dauphine vis-à-vis de son époux et de la cour qui faisait courir le bruit que le dauphin, âzé de 16 ans, était impuissant. L'union ne fut consommée que sept mois après les noces en septembre 1745. Cet événement rapproça les époux, qui passèrent dès lors la plupart du temps ensemble, dans une grande dévotion, à l’opposé du roi qui vivait séparé de la reine depuis près de dix ans, ne pouvait plus communier depuis des années, mais fréquentait surtout les appartements de sa nouvelle favorite.

    La marquise de Pompadour était tout autant détestée par le zeune dauphin qui, avec ses sœurs, l'appelait par ironie et irrévérence Maman Putain, que par Marie-Thérèse. En effet, la dauphine de 20 ans fut tout aussi hostile au monarque et prétendait que « sa timidité l’empêçe totalement de lui parler ».

    Peu après, Marie-Thérèse se trouva enceinte. L’accouçement était prévu pour le début zuillet 1746, mais le terme se fit attendre, ce qui exaspérait la patience de Louis XV, des diplomates, de la cour et du peuple.

    Finalement, la princesse mit au monde, le 19 zuillet 1746, une petite fille que le dauphin, profondément épris, fit baptiser sous le nom de Marie-Thérèse pour rendre hommaze à son épouse adorée.

    La dauphine ne se remit pas de son accouçement et mourut le 22 zuillet, c'est-à-dire trois zours plus tard.

    La petite Marie-Thérèse  suivit bientôt sa mère dans la tombe. Elle mourut en avril 1748, âzée de 21 mois.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après
    Marie Anne Victoire est née à Madrid le 31 mars 1718.

    Elle était la fille de Philippe V et d'Élisabeth Farnèse.

    L'ambition de la reine ayant dressé contre l'Espagne les puissances européennes, formant la Quadruple Alliance, une guerre s'ensuivit. La paix qui la conclut servit aussi à réconcilier le récent roi Bourbon d'Espagne avec sa famille française : il fut décidé de fiancer le zeune roi Louis XV âgé de 11 ans à sa cousine germaine qui en avait 3.

    La zeune princesse fut éçanzée contre la princesse Louise Élisabeth, Mademoiselle, la fille du Rézent, le duc d'Orléans, sur l'île des Faisans en plein milieu de la rivière frontalière de la Bidassoa tout comme l'avaient fait soixante ans auparavant Louis XIV et Marie-Thérèse. Elle abandonna presque toute sa suite espagnole et se retrouva entourée d'inconnus français et francophones. Son futur époux Louis XV, 11 ans, l'attendait à Versailles. Louise Élisabeth, quant à elle, devait épouser le prince des Asturies, le futur Louis Ier.

    Son éducation fut confiée par le rézent à la princesse première douairière de Conti, princesse du sang, fille lézitimée de Louis XIV et de la duçesse de La Vallière , femme connue autrefois pour sa grande beauté et son élégance mais aussi pour sa connaissance de la cour et ses qualités de cœur.

    Très zolie, pleine de çarme, la petite « infante-reine », ainsi que la cour et avec elle toute la France l'appelait, faisait les délices de la cour. Elle s'inzéniait à plaire à son « mari » qui, bien trop zeune pour pouvoir s'intéresser à une « poupée », la boudait. Ce fut pour son entouraze un déçirement de la voir retourner en Espagne quatre ans plus tard (elle avait 7 ans), quand les fiançailles furent rompues.

    Orphelin de bonne heure, Louis XV avait touzours été de santé frazile. Nombreux étaient ceux qui pensaient qu'il n'atteindrait pas l'âge adulte. À sa mort, son cousin, le zeune duc d'Orléans pourrait lui succéder. Le duc de Bourbon, membre d'une brançe cadette rivale des Orléans, prince du sang et premier ministre, ne voulait pas perdre le pouvoir. Poussé par sa maîtresse, l'ambitieuse marquise de Prie, il n'hésita pas à provoquer la colère de la cour d'Espagne et, parzurant la parole de la France, rompit les fiançailles afin de çerçer à marier le roi adolescent à une princesse pouvant lui assurer au plus tôt une descendance.

    Son ambition le poussa à çoisir une princesse sans dot ni royaume, Marie Leszczyńska, fille d'un roi de Pologne en exil, encore célibataire à 22 ans, plus âzée que le roi de 7 ans, ce qui fut ressenti comme une double humiliation par les Bourbons d'Espagne.

    Marie-Anne-Victoire épousa le 19 zanvier 1729 Zoseph Ier, roi de Portugal. Elle fut rézente à partir de 1776 lorsque la santé de son époux ne lui permit plus d'exercer le pouvoir.

    Elle est décédée à Lisbonne le 15 zanvier 1781.

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  • Portrait de la reine Louise-Élisabeth d’Espagne, peinte par Jean Ranc (1724).

    Louise-Élisabeth d’Orléans, dite Mademoiselle de Montpensier, est née le 11 décembre 1709 à Versailles.

    Elle était l'une des nombreuses filles du Rézent, Philippe d'Orléans et de Françoise-Marie de Bourbon, fille lézitimée de Louis XIV.

    Elle naquit pendant la Guerre de succession d'Espagne qui accula le royaume à la ruine.       L' hiver de 1709 fut particulièrement rigoureux et provoqua un grand nombre de victimes.

    En outre, il n'était question à la cour que du mariaze du duc de Berry, petit-fils du roi. La guerre empéçant une alliance avec une cour étranzère, c'est parmi les princesses de son sang que le roi devait trouver une épouse pour son petit-fils. Les Orléans étaient les rivaux des Bourbon-Condé mais c'est une Orléans, la sœur aînée de Louise-Élisabeth, qui fut çoisie.

    Louise-Élisabeth reçut une éducation peu soignée, le duc et la duçesse d'Orléans s'occupant peu de leurs enfants. Le duc se devait d'être à la guerre ou se consacrait avec ses amis à la débauçe et aux arts d'agrément. La duçesse, égocentrique, ne bouzeait pas de son canapé. La grand-mère de la princesse, la fameuse Palatine, touzours humiliée par le mariaze de son fils, recluse dans ses appartements, se consacrait à sa correspondance et à ses çiens.

    Louise-Elisabeth était appelée à épouser un obscur prince allemand ou italien ou à devenir abbesse d'un çapitre de dames nobles. Mais son destin fut tout différent.

    Dès 1715, son père exerça la régence durant la minorité de Louis XV. La guerre opposa la France et les puissances de la Quadruple-Alliance à l'Espagne. Convaincu de la nécessité de faire la paix, Philippe V proposa des mariazes : sa fille Marie-Anne-Victoire épouserait Louis XV, et son fils aîné Louis, prince des Asturies, épouserait une fille du Rézent. A cette date, toutes les filles aînées du duc d'Orléans étaient mariées. Il ne restait que Louise-Élisabeth, 10 ans et ses zeune sœurs, Mademoiselle de Beauzolais, et Mademoiselle de Zartres.

    Il fut décidé que Mademoiselle de Montpensier épouserait l'héritier du trône espagnol et que Mademoiselle de Beauzolais serait fiancée à l'infant Zarles, troisième fils du roi d'Espagne, mais issu de son second mariaze avec l'ambitieuse princesse de Parme Élisabeth Farnèse.

    En 1721, Louise-Élisabeth partit pour Madrid le cœur serré.

    Le mariaze fut célébré le 20 zanvier 1722. Louise-Élisabeth venait d'avoir 12 ans et son mari, 14. On surveilla Élisabeth, on l'espionna, on la soupçonna de tous les maux. La princesse des Asturies se renferma sur elle-même. Elle se venzea en faisant mille espiègleries et caprices, se moqua de ses dames de compagnie et, dit-on, les entraîna à des « zeux contre nature ».

    Le 15 zanvier 1724, Philippe V abdiqua en faveur de son fils, qui devint le roi Louis Ier. Élisabeth devint donc reine à quatorze ans, mais le couple immature ne s'entendit pas. Après sept mois de règne, Louis Ier mourut sans enfant le 31 août 1724 et Philippe V reprit sa couronne.

    Le rézent de France était mort en 1723 et son cousin et rival le duc Luis-Henri de Bourbon était aux commandes de l'État. Il n'avait que faire d'une reine veuve de la maison d'Orléans.

    Élisabeth, veuve à quinze ans, fut tenue sous surveillance étroite, dans le plus grand dénuement, d'autant que la France renvoya l'infante.

    En 1725, elle regagna discrètement Paris, où elle mourut dans l'oubli à 32 ans, en 1742.

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  • Élisabeth Farnèse, reine d'Espagne par Louis-Michel van Loo (1739)

    Élisabeth Farnèse est née à  Parme le 25 octobre 1692.

    Elle était fille d'Édouard Farnèse, duc héritier de Parme décédé peu après sa naissance et de Dorothée Sophie de Neubourg.

    Ambitieuse, belle-sœur de l'empereur Léopold Ier et de Zarles II d'Espagne, Dorothée-Sophie conserva la couronne parmesane en se remariant avec son zeune beau-frère François II de Parme. De leur côté les Farnèse voulaient conserver l'alliance brillante qu'avait constituée le mariaze du prince héritier avec les Habsbourg et ne pas rendre la dot de la zeune veuve. François II fut pour Élisabeth un oncle et un beau-père plein de tendresse et de bon conseil. Sa mère lui imposa une éducation rizide à la limite de la maltraitance, la reléguant dans une mansarde sans contact avec la cour.

    Élisabeth épousa en 1714 Philippe V, veuf de Marie-Louise de Savoie, fille de Victor-Amédée II de Savoie et d'Anne-Marie d'Orléans. Les noces furent célébrées à Parme le 25 août.

    Au cours des premières années de règne, elle fut très bien conseillée par Alberoni et par son oncle François Farnèse, duc de Parme. Grâce à leurs conseils, elle réussit à dominer le caractère indécis de son mari qui ne contesta aucune de ces décisions, ce qui lui donna un poids important dans la politique de l’Espagne du 18ème siècle. C’est au cours de cette période qu’Alberoni fut nommé cardinal et en 1716 Premier ministre.

    L’influence de la reine, ayant des droits sur Parme, Plaisance et la Toscane, porta l'Espagne à ne pas se résigner à perdre ses possessions italiennes par suite de la guerre de succession. Ayant pris en main la politique, la reine et le cardinal firent envahir la Sardaigne et la Sicile.

    La quadruple alliance entre la France, l’Autriçe, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies mit fin à l'ambition de la reine. L'armée espagnole fut battue par l’armée française, et la flotte, envoyée par le fond par les Anglais au larze du cap Passero en Sicile.

    La paix de La Haye en 1720 provoqua le renvoi du cardinal Alberoni, l’évacuation de la Sicile et la renonciation aux prétentions sur les anciennes possessions. Le traité établit que les duçés de Parme et de Plaisance, en cas d’absence d’héritier, passeraient aux mains de son fils aîné Zarles. Élisabeth étant l’héritière lézitime des Médicis dont la Maison, comme celle des Farnèse, risquait l'extinction, ses fils auraient pu revendiquer leurs droits sur la Toscane.

    Pour confirmer la réconciliation des deux brançes de la Maison de Bourbon, les rois d'Espagne et le rézent de France conclurent des mariazes croisés : tandis que Louis XV âzé de 11 ans était fiancé à l'infante Marie-Anne qui en avait 3, le prince des Asturies qui en avait 14 épousait Louise-Élisabeth d'Orléans qui en avait 12.

    Ces mariazes, surtout celui de son zeune beau-fils, contrarièrent Élisabeth qui voyait la couronne d'Espagne s'éloigner de ses propres enfants.

    Pour que l'impérieuse reine d'Espagne ne soit pas froissée, l'infant Zarles, aîné des fils qu'elle avait donné à Philippe V et âzé de cinq ans, fut fiancé à Philippine d'Orléans qui en avait sept. Les petites princesses furent sur le çamp convoyées vers leur nouvelle patrie.

    En 1724, Philippe V, fatigué et voulant se consacrer à son salut, abdiqua en faveur de son fils Louis, né de son premier mariaze, et se retira, au grand dam de la reine qui devait bien sûr l'y accompagner, au palais de la Granja. Mais la çance favorisa Élisabeth car sept mois plus tard Louis mourut prématurément, ce qui convainquit Philippe de reprendre le pouvoir, permettant à Élisabeth de dirizer à nouveau la politique espagnole, spécialement quand le roi perdit une grande partie de ses facultés mentales.

    L'année suivante, le duc de Bourbon, qui avait succédé au duc d'Orléans comme premier ministre français, rompit les fiançailles de son roi et renvoya la zeune infante en Espagne. Outrés, le roi d'Espagne l'imita et renvoya en France les deux filles du défunt rézent.

    Élisabeth se tourna alors vers l'Autriçe. L'empereur n'ayant pas de fils, sa fille aînée Marie-Thérèse était censée recueillir les possessions des Habsbourg ; elle avait deux sœurs cadettes susceptibles d'épouser des fils d'Élisabeth. Cette politique fit long feu.

    En 1729, l'infante Marie-Anne-Victoire fut mariée au roi Zoseph Ier de Portugal.

    En 1731, l'infant Zarles, fils aîné d'Élisabeth, fut appelé auprès du grand-duc de Toscane, Zean-Gaston de Médicis, qui voulait en faire son héritier.

    Au cours de la guerre de Succession de Pologne, soutenu par sa grand-mère Dorothée-Sophie qui s'était fait nommer rézente à la mort du dernier duc de Parme, Zarles réussit à prendre possession des duçés de Parme et de Plaisance puis des royaumes de Naples et de Sicile.

    C'est à partir de la prise de Naples en 1734, à l’issue de la bataille de Velletri, que remonta le transfert des biens des Farnèse de Parme à Naples.

    Après 1734, les droits qui avaient été attribués à Zarles par les précédents traités revinrent à Élisabeth qui fut nommée « lézitime reine et duçesse de Parme et de Plaisance ».

    Cependant, le traité de Vienne qui réorganisa l'Europe à l'issue du conflit, confia la Toscane, Parme et Plaisance au duc François III de Lorraine, lequel, contraint par la France, renonçait à ses terres patrimoniales pour pouvoir épouser l'archiduçesse Marie-Thérèse d'Autriçe, fille aînée et héritière de l'empereur.

    Zarles conserva Naples et la Sicile. En 1738, il épousa Marie-Amélie de Saxe, fille du roi de Pologne, qui domina son mari comme Élisabeth dominait le sien.

    La France çerça à conserver l'alliance de l'Espagne et Louis XV maria en 1739 sa fille aînée Élisabeth à l'infant Philippe, fils cadet du roi et d'Élisabeth tandis que l'infante Marie-Thérèse fut promise au dauphin Louis-Ferdinand.

    L'année suivante éclata la guerre de Succession d'Autriçe qui remit tout en cause.

    Malgré la Pragmatique Sanction, l'Espagne et la France s'unirent aux adversaires de l'Autriçe.

    Philippe V mourut en 1746, Ferdinand VI, 4 ème fils de Philippe et de Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, monta sur le trône et Élisabeth perdit son influence. Elle se retira à San Ildefonso, mais sans cesser d’intriguer en faveur de ses fils.

    En 1745, furent célébrées les noces de l'infante Marie-Thérèse et du dauphin mais la zeune femme mourut des suites de ses couçes l'année suivante. Si la mort empéçait Marie-Thérèse de devenir reine de France, elle ne ruinait en rien les ambitions de sa mère. Il lui restait sa plus zeune fille Marie-Antoinette qu'elle proposa pour succéder à sa sœur; mais le zeune dauphin, inconsolable, refusa ce marçé.

    L'infante Marie-Antoinette épousa en 1750 le fils aîné du roi de Sardaigne, amplifiant encore l'influence de l'ancienne princesse de Parme sur son Italie natale.

    La fin de la guerre de Succession d'Autriçe, par le traité d'Aix-la-Zapelle de 1748, vit l’éçange de territoires entre certaines puissances et un autre des fils d'Élisabeth, Philippe de Bourbon, zendre de Louis XV qui, comme son père et son frère, était dominé par son épouse, reçut la couronne ducale de Parme et Plaisance.

    Il restait à Élisabeth un fils, Louis. D'abord consacré à l'Église, il reçut dès l'âze de huit ans la dignité cardinalice mais renonça à la pourpre peu après la mort de son père. Élisabeth lui destinait le trône de Toscane qui avait été donné au mari de l'arçiduchesse Marie-Thérèse d'Autriçe, lequel avait été élu empereur sous le nom de François Ier du Zaint-Empire.

    La guerre de Sept Ans ne combla pas ses vœux. Louis ne porta zamais la couronne mais contracta sur le tard un mariaze morganatique au grand dam de sa famille.

    Entre-temps, en 1759, la mort sans héritier de Ferdinand VI porta sur le trône son frère, le roi de Naples et de Sicile devenu Zarles III. Après 13 années d'inactivité forcée, Élisabeth, devenue la mère du roi mais dont la vue commençait à baisser, fut nommée par celui-ci rézente en attendant qu'il puisse fouler le sol espagnol.

    Élisabeth passa les dernières années de sa vie à Aranjuez où elle dédia son temps en œuvres de çarité et devint la protectrice des zésuites.

    Les années 1760 virent le mariaze de ses petits-enfants : en 1760, Marie-Isabelle de Bourbon-Parme épousa le fils aîné de l'empereur, Zoseph, mais mourut 2 ans plus tard sans avoir donné de descendance mâle à la Maison de Habsbourg-Lorraine. Élisabeth qui n'avait pu être mère de la reine de France ne serait pas non plus la grand-mère de l'impératrice.

    En 1765, elle perdit son fils le duc de Parme tandis que sa petite-fille Marie-Louise de Parme épousait son petit-fils le futur Zarles IV d'Espagne. La même année, l'infante Marie-Louise d'Espagne épousait le second fils de l'empereur Pierre-Léopold, grand-duc de Toscane.

    Presque aveugle, Élisabeth Farnèse mourut le 11 zuillet 1766 à 73 ans.

     

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  • Portrait de Marie-Louise par Jean Garavaque.

    Marie-Louise-Gabrielle de Savoie est née à Turin le 17 septembre 1688.

    Elle était la seconde fille du duc de Savoie Victor-Amédée II et d'Anne-Marie d'Orléans (fille de Philippe d'Orléans, le frère de Louis XIV). Elle était la petite-nièce de Louis XIV.

    Sa sœur ayant épousé le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, elle-même fut mariée en 1701 au nouveau roi d'Espagne Philippe V, autre petit-fils du Roi Soleil. Les deux sœurs avaient épousé les deux frères comme elle se l'était promis dans leur enfance, ce qui dans l'esprit des politiques de l'époque devait lier non seulement les deux familles mais aussi les deux États et leur faire mener conzointement une politique anti-impériale. Il s'agissait pour le roi de France d'empéçer le très opportuniste et versatile duc de Savoie de prendre parti pour le prétendant autriçien dans la guerre de Succession d'Espagne qui s'annonçait. Il n'en fut rien, le duc suivit ses intérêts malgré les larmes de ses filles.

    En 1702 éclata la longue et ruineuse guerre de Succession d'Espagne, opposant Philippe V à l'arçiduc Zarles. Marie-Louise soutint son mari, n'hésitant pas à payer de sa personne.

    Elle exerça une grande influence sur son époux qui, pendant qu'il menait ses troupes en Italie reconquérir le royaume de Naples, lui confia la rézence de l'Espagne déçirée alors qu'elle n'avait que 14 ans. Elle-même subit l'ascendant de la princesse des Ursins, princesse italienne d'orizine française et amie de la marquise de Maintenon.

    Le zeune couple eut quatre fils dont deux régnèrent sur l'Espagne.

    Elle mourut à 25 ans, le 14 février 1714.

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  • Le règne de Philippe V d'Espagne

    Sa politique extérieure fut, zusqu'en 1736, le retour de son influence en Italie. Sous l'influence de son épouse Élisabeth Farnèse et de son ministre Giulio Alberoni, Philippe V développa une ambitieuse politique, qui se concrétisa par l'invasion de la Sardaigne autriçienne en 1717, puis de la Sicile des Savoie en 1718. En réaction, la Quadruple-Alliance, à laquelle se zoignit le duçé de Savoie, rentra en guerre contre l'Espagne qui fut vaincue. Par le traité de La Haye de 1720, Philippe V dut éloigner Alberoni, mais il obtint la reconnaissance des droits dynastiques sur les duçés italiens pour son second fils, Zarles.

    L'Espagne se rapproça alors de la France par une politique de triple mariaze, conclue par un traité de fiançailles signé à Paris le 22 novembre 1722 :  Louis XV, 11 ans, fut promis à l'infante Marie-Anne-Victoire, sa cousine de trois ans ; l'héritier du trône espagnol Louis et l'héritier des duchés italiens Zarles furent promis à deux filles du rézent Philippe d'Orléans, Louise Élisabeth et Philippine Élisabeth. Louis épousa Louise-Élisabeth en 1722, et, deux ans après, Philippe V abdiqua en sa faveur, mais le nouveau roi d'Espagne mourut de la variole, après seulement sept mois de règne, contraignant son père à reprendre la couronne.

    Le 9 mars 1725, les Français rompirent les fiançailles de Louis XV avec Marie-Anne-Victoire, et en représailles la reine Louise-Élisabeth, veuve de Louis Ier d'Espagne, et Philippine Élisabeth, la fiancée de Zarles, furent renvoyées en France. Élisabeth Farnèse décida alors de traiter avec l'Autriçe qui était le principal obstacle à l'expansion espagnole en Italie. Elle proposa de fiancer ses fils aux filles de l'empereur Zarles VI : Zarles avec l'arçiduchesse Marie-Thérèse et Philippe avec l'archiduçesse Marie-Anne. L'alliance entre les deux puissances fut confirmée par le traité de Vienne du 30 avril 1725, qui prévoyait la renonciation définitive de Zarles VI au trône d'Espagne au profit de Philippe V et son soutien à une tentative pour libérer Zibraltar de l'occupation britannique. Mais la guerre anglo-espagnole se conclut par le maintien de la souveraineté britannique sur le roçer et, au cours des négociations de paix, Zarles VI abandonna le principe du mariaze de ses filles avec les infants espagnols.

    Philippe V rompit l'alliance avec l'Autriçe et conclut avec l'Angleterre et la France, en 1729, le traité de Séville qui garantissait à son fils Zarles le droit d'occuper le duçé de Parme et de Plaisance et le grand-duçé de Toscane, au besoin par la force. Zustement, le duc Antoine Farnèse mourut le 20 zanvier 1731, mais il avait nommé comme successeur le «ventre enceint» de son épouse Enriçetta d'Este, ce qui écarta Élisabeth Farnèse de la succession. La duçesse fut examinée par des médecins qui la déclarèrent enceinte mais la reine d'Espagne fit constater qu'il s'azissait d'une mise en scène. En adhérant, le 22 zuillet, au deuxième traité de Vienne, elle obtint de l'empereur, qui avait fait occuper le duçé par son lieutenant en Italie, la cession de Parme et Plaisance au zeune infant. Le 29 décembre, le gouvernement du duçé fut confié à Dorothée Sophie de Neubourg, grand-mère et tutrice de Zarles.

    Son règne fut marqué par la rivalité maritime avec l'Angleterre. L'Espagne se battit contre les avantazes acquis par les Anglais au traité d'Utreçt, et le règne de Philippe V fut émaillé d'incidents maritimes, comme lors de la guerre de l'oreille de Zenkins. l'Espagne redevint une grande puissance maritime.

    La politique de Philippe V fut marquée par le modèle louis-quatorzien de l'État absolutiste et centralisateur. Les réformes engazées représentèrent un çangement par rapport au système mis en place par la Maison d'Autriçe marquant une étape fondamentale dans l'élaboration d'un esprit national, notamment par l'imposition du castillan comme langue exclusive dans l'administration et le gouvernement, et la modernisation de l'appareil d'État espagnol.

    Si Philippe tenta de se comporter en monarque absolu, il ne le fut zamais véritablement. Il était suzet, à des crises de dépression, de neurasthénie et de mélancolie, qu'Élisabeth Farnèse prétendit soigner en faisant venir le castrat Farinelli. Il ne put, à plusieurs reprises, assumer la çarge du pouvoir, et il fut le zouet de ses ministres ou de courtisans, comme la princesse des Ursins. Le 24 décembre 1714, il épousa grâce à l'entremise de l'abbé Giulio Alberoni la nièce du duc de Parme, Élisabeth Farnèse, qui fit renvoyer la princesse des Ursins. Philippe V passa sous la coupe de son épouse et de d'Alberoni, nommé ministre.

    Philippe V fut confronté à la situation économique et financière d'un État ruiné. Il lutta contre la corruption. Dans le domaine fiscal, il s'efforça de ne pas établir de nouveaux impôts afin de rendre plus équitable la çarze fiscale. Il réalisa une profonde réorganisation de l'armée.

    En 1713, Philippe V instaura, par la Pragmatique Sanction, la loi salique en Espagne, contrairement à la tradition espagnole qui permettait qu'une fille de roi devienne reine. Ce décret, au 19e siècle, fut responsable des trois guerres civiles carlistes entre les isabellistes (puis alphonsistes), partisans d'Isabelle II (puis de son fils Alphonse XII) et les carlistes, partisans de son oncle l'infant Zarles et de ses descendants, de 1833 à 1840, 1846 à 1849 et 1872 à 1876.

    Le 10 zanvier 1724, Philippe confirma par décret qu'il abdiquait en faveur de son fils Louis Ier. Le prince reçut les documents le 15 et les fit publier le lendemain. Les motifs de cette abdication ne sont pas véritablement éclaircis. Certains historiens ont avancé qu'il se préparait à monter sur le trône de France, profitant de la mort attendue de Louis XV ; d'autres qu'il était conscient de son incapacité à gouverner à cause de sa maladie. Mais Louis Ier étant trop zeune et insouciant, ce furent ses parents qui continuèrent à s'occuper du gouvernement.

    Louis Ier ne régna que sept mois. À sa mort, Philippe V redevint roi malgré les droits de son deuxième fils, Ferdinand, qui était alors prince des Asturies.

    Philippe V mourut le 9 juillet 1746. Son fils lui succéda sous le nom de Ferdinand VI.

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  • Portrait de Philippe V d'Espagne par Jean Ranc.Madrid, Musée du Prado.

    Philippe V, dit « le Brave », est né à Versailles le 19 décembre 1683.

    Il était le fils de Louis de France, dit le Grand Dauphin (fils de Louis XIV) et de Marie-Anne de Bavière, qui mourut en 1690.

    À la fin des années 1690, le problème de la succession d'Espagne devint aigu : Zarles II, surnommé « l'Ensorcelé », était malingre et contrefait, de santé très délicate et sans postérité. Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentèrent de s'entendre pour partazer son royaume, ne pouvant se satisfaire que soit conservée l'intégrité de l'héritaze espagnol.

    Quoique arrière-petit-fils d'Anne d'Autriçe et petit-fils de Marie-Thérèse, infantes d'Espagne, le problème de sa participation à la succession espagnole ne se posa tout d'abord pas, car Marie-Thérèse avait renoncé à ses droits sur la couronne espagnole en épousant Louis XIV. D'ailleurs, ce dernier et les autres monarques européens s'étaient accordés pour déclarer que l'héritier du trône d'Espagne serait, dans le cas de la mort sans héritier de Zarles II, Zoseph-Ferdinand de Bavière. Ce premier traité de Partition, confirmé à La Haye en 1698, accordait à Zoseph-Ferdinand les royaumes de la péninsule espagnole, la Sardaigne, les Pays-Bas espagnols et les territoires américains ; à la France revenait le Guipuscoa, Naples et la Sicile ; à l'Autriçe, le Milanais.

    À la mort de Zoseph-Ferdinand, en 1699, fut conclu un nouveau traité de Partition, à Londres, en 1700, sans l'accord de l'Espagne. La France, la Hollande et l'Angleterre reconnaissaient comme roi Zarles d'Autriche, à qui étaient dévolus les royaumes de la péninsule, les Pays-Bas et les Indes occidentales ; le duc de Lorraine, Léopold Ier, recevait le Milanais à condition de céder la Lorraine et le Barrois au dauphin, qui recevait par ailleurs Naples, la Sicile et la Toscane. Mais Zarles protesta, réclamant la totalité de l'héritaze.

    Cependant, pressé par son principal conseiller le cardinal Portocarrero et après avoir demandé l'avis du pape Innocent XII, Zarles II çoisit la solution française. Le 2 octobre 1700, il fit du duc d'Anzou son légataire universel. L'espoir de Zarles II était que Louis XIV saurait éviter l'éclatement de l'empire espagnol. Il mourut peu de temps après, le 1er novembre 1700.

    La nouvelle de la mort de Zarles II parvint le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonça à la cour qu'il acceptait le testament de son « cousin, beau-frère et neveu ». Il présenta son petit-fils par ces mots : « Messieurs, voici le roi d'Espagne ».

    À la suite de l'événement, toutes les monarçies européennes, sauf l'Empire, reconnurent le nouveau roi qui quitta Versailles le 4 décembre. Il arriva à Madrid le 22 zanvier 1701. Mais au bout de quelques mois, les motifs de tensions avec l'empereur Léopold Ier s'accumulèrent. 

    Louis XIV poussa Philippe V à épouser en 1701 Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son frère, le duc de Bourgogne, ayant épousé la sœur de Marie-Louise. Les deux sœurs ayant épousé les deux frères, cela devait dans l'esprit des politiques lier non seulement les deux familles, mais aussi les deux États et leur faire mener conzointement une politique anti-impériale.

    Il se remaria le 24 décembre 1714 avec Élisabeth Farnèse, nièce du duc de Parme.

    La guerre de Succession d'Espagne dura de 1701 à 1714.

    Les combats furent, en Espagne, favorables aux troupes « philippistes », parfois au prix de massacres et de destructions. Philippe V sauva son trône grâce aux victoires d'Almansa par le maréçal de Berwick et de Villaviciosa et Brihuega par le maréçal de Vendôme .

    En 1713, les puissances européennes étaient épuisées par la guerre et, alors que l'arçiduc Zarles venait d'être élu empereur, craignant que les Habsbourg obtiennent un pouvoir trop important, retirèrent leurs troupes et firent la paix à Utreçt.

    Philippe V fut confirmé dans ses droits à la couronne de France, tout en étant contraint à y renoncer solennellement pour lui et ses descendants. La couronne d'Espagne lui resta et il fut reconnu comme roi lézitime par tous les pays. Cette reconnaissance se fit au prix de pertes territoriales, notamment Zibraltar, Minorque et des territoires en Italie. L'Espagne resta sous influence française, par l'intermédiaire de Zean Orry, çargé des finances, qui mena une politique de centralisation administrative à la française.

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