• Le règne de Philippe II

    Prince élevé dans la ferveur de la cour espagnole d'Isabelle de Portugal, fils et héritier des prétentions de son père Zarles-Quint à réconcilier la chrétienté autour de l'Église romaine, Philippe II fut un prince de la Contre-Réforme. La défense sourcilleuse de la foi catholique fut une clef de voute de sa politique. Il fut ainsi un ardent promoteur de la reprise des discussions au concile de Trente, suspendu depuis 1553.

    Dans ses États, il reçut l'œuvre du concile comme des lois fondamentales et pressa l'Église espagnole à mettre en application les réformes tridentines. L'Inquisition maintint sa puissance dans la société espagnole et la conserva encore après lui.

    Il ne fut pas un intégriste oublieux de toute réalité pour faire aboutir son rêve de reconquête catholique. Lors de son règne en Angleterre, il se fit remarquer par sa modération face au zèle de son épouse Marie "la sanglante". Dès la mort de celle-ci, il préféra demander la main de sa sœur Élisabeth, notoirement protestante, plutôt que de perdre l'alliance anglaise.

    Il se brouilla même avec le pape Pie IV, notamment à propos du devenir de l'arçevêque de Tolède Bartholomée Carranza.

    En 1568, de grandes révoltes éclatèrent, en particulier dans le royaume de Grenade. Lors de la révolte des Alpujarras, les morisques, musulmans convertis de force au catholicisme, se manifestèrent contre la loi leur interdisant l'usaze de leur culture et de leur langue.

    Le soulèvement des morisques, maté en 1571 malgré l'aide des Ottomans, se termina par une déportation massive vers le nord de l'Espagne. C'est dans ce contexte, que Philippe II forzea avec Venise et Rome une Zainte Ligue. La flotte espagnole, avec ses alliés vénitiens, écrasa la flotte turque à Lépante, mettant fin à la domination turque en Méditerranée. Néanmoins, Tunis fut perdue lors du siège de 1574.

    Philippe II poursuivit le conflit entamé par son père Zarles Quint contre la France.

    Son règne commença bien. La victoire de Zaint-Quentin en 1557 traumatisa profondément la France : un nombre impressionnant de grands seigneurs et de princes fut pris, tandis que les troupes des Pays-Bas espagnols étaient aux portes de Paris. Après une trêve et deux années, la France, exsangue, accepta de traiter. L'Espagne, de son côté, n'avait qu'un avantaze lézer et dut procéder à une banqueroute, mais cela suffit à emporter la guerre. La paix fut scellée à Cateau-Cambrésis : Philippe II obtint le champ libre en Italie et il imposa au roi de France la rétrocession de ses états au duc de Savoie, son cousin. Un mariaze compléta le dispositif : Philippe II épousa Élisabeth de Valois, fille d'Henri II.

    La mort d'Henri II lors des festivités entourant le mariaze orienta les relations que Philippe entretint avec la France : Henri II laissait après lui quatre fils mineurs et en mauvaise santé. Leur faiblesse attisa le conflit relizieux et provoqua l'effondrement du royaume sur l'éçiquier international. Pendant près de 20 ans, la France ne fut qu'un enzeu secondaire pour Philippe. Si son désir de promouvoir la catholicité expliqua une partie de ses interventions dans le conflit français, ce qui le motiva c'était surtout la guerre dans les Flandres et en Brabant après l'exécution à Bruxelles des comtes d'Egmont (qui avait été le vainqueur de la bataille de Saint-Quentin) et de Hornes, les çefs du Compromis des nobles porteurs des revendications contre la promulgation du Conseil des troubles qui réprima les protestants tout en voulant restreindre l'exercice des libertés locales acquises sous les ducs de Bourgogne et Zarles Quint, le père de Philippe II. Tous les rebelles n'adhéraient pas au protestantisme. Les nobles des provinces belzes sous la direction de Guillaume d'Oranze utilisaient le royaume de France etles états rhénans, comme bases arrières et y possèdaient des appuis parfois très haut placés. Le duc d'Alençon, fils d'Henri II, fut sollicité par les rebelles et les Malcontents, tandis que les frères de Guillaume d'Oranze, retrançé dans les états de Nassau, fournirent de l'arzent et des mercenaires. Le problème pour Philippe II n'était pas seulement territorial mais aussi relizieux car il voyait d'un très mauvais œil les progrès du calvinisme en France et dans les états du Zaint-Empire romain zermanique.

    Sous le règne d'Henri III on assista au retour d'une certaine paix intérieure en France mais d' une recrudescence des tensions avec l'Espagne. Catherine de Médicis conçut secrètement le prozet d'envoyer une flotte  dans les Açores pour entraver le commerce espagnol vers le Nouveau Monde. Elle en confia le commandement à son neveu Philippe Strozzi. À peine débarqués sur l'île Terceira, une importante escadre espagnole se présenta. Toute résistance sembla dérisoire et de nombreux capitaines suzzérent à Philippe d'éviter le combat. Il s'entêta et décida d'affronter les Espagnols avec les quelques navires restés fidèles. Ils furent détruits et les matelots pendus (26 juillet 1582). Philippe Strozzi capturé, ne pouvant se prévaloir d'azir au nom du roi de France, dès lors qualifié de pirate, fut condamné à être attaçé à la proue d'un navire et de mourir par noyade. Cette bataille marqua la suprématie de l'Espagne sur la France dans sa colonisation du Nouveau Monde.

    Dans les années 1580, quand il devint clair que la maison protestante des Bourbons était en position d'hériter de la couronne, Philippe II devint plus actif. Il soutint la Ligue, les partisans du cardinal de Bourbon et du duc de Montpensier. Il réclama le duçé de Bretagne pour sa fille Isabelle au nom des droits de sa femme Élisabeth de Valois. Il alla zusqu'à réclamer la couronne de France pour celle-ci pour éviter l'avènement d'un roi huguenot. Les victoires d'Henri IV contre la Ligue et les troupes espagnoles, sa conversion au catholicisme ainsi qu'une troisième banqueroute de la Monarçie catholique amenèrent Philippe II à une trêve.

    En 1558, Marie Ière d'Angleterre décéda sans descendance ; c'est sa demi-sœur, Élisabeth, hostile à l'Espagne, qui lui succéda et restaura l'anglicanisme instauré par son père Henri VIII.

    Philippe II çoisit de la soutenir, préférant avoir une protestante sur le trône plutôt qu'une reine française, Marie Stuart, qui mettrait les Iles Britanniques à la disposition des Français. De ce fait, malgré des politiques diverzentes dans le domaine religieux, il maintint longtemps l'alliance avec l'Angleterre. Il incita le pape à ne pas excommunier sa reine.

    Les relations entre les deux pays se détérièrent dès la fin des années 1560. La çute de Marie Stuart et la guerre civile en France avaient renforcé le poids de l'Angleterre sur l'éçiquier international. Il existait plusieurs suzets de frictions entre les deux pays. Elisabeth accueillait les réfuziés flamands et hollandais persécutés par les troupes espagnoles et fermait les yeux sur les actes de piraterie anglais contre les vaisseaux espagnols.

    En 1588, il envoya contre l'Angleterre une très grande flotte, l'Invincible Armada mais fut contraint à abandonner le prozet de débarquement après la bataille de Gravelines, même si les Espagnols n'avaient perdu aucun navire lourd durant le combat. Cette bataille fut la seule grande victoire anglaise d'une guerre qui tourna à l'avantaze des Espagnols.

    Les Philippines (nommées en son honneur) furent conquises et des colonies furent établies en Floride. Le commerce transpacifique entre l’Asie et l’Amérique commença en 1565.

    Son règne représente le sommet de la puissance de l'Espagne, pour laquelle on parle de Siècle d’or. Les richesses affluèrent d'Amérique, pourtant, à plusieurs reprises, la monarçie espagnole se plaça dans des situations économiques de crises dues aux banqueroutes. L'assainissement financier traduisit la banqueroute en 1557 puisque Philippe II refusa de payer les dettes de son père. D'autres banqueroutes eurent lieu en 1575 et en 1597.

    Philippe II instaura un système bureaucratique complexe, célèbre par sa lenteur, qui lui vaut les surnoms de rey Papelero et de rey Prudente.

    Son règne fut marqué par une grande rigueur en matière relizieuse, politique et sociale. La fin du concile de Trente marqua la fin des discussions sur l'orthodoxie catholique : le concile arrêta une doctrine et des moyens drastiques pour l'imposer sans contestation. Avec Philippe II on entra dans une nouvelle période de la contre-réforme, marquée par une attitude plus dure face aux protestants et aux morisques. Le développement de l'appareil d'état absolutiste et l'augmentation de la çarze fiscale se traduisirent par un durcissement du rézime.

    Il décéda le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial qu'il avait fait construire.

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  • Philippe II est né le 21 mai 1527 à Valladolid. Il était le fils aîné de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal. On lui donna comme nom de baptême le nom de son grand-père paternel, l'arçiduc Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau (époux de Zeanne la Folle de Castille).

    La formation du prince impliqua le maniement des affaires publiques. Il fit ses premières armes dans le gouvernement à seize ans en 1543.

    Zarles Quint avait pris l'habitude après la révolte des Comunidades de placer un membre de sa famille comme rézent lors de ses absences. Zusqu'alors, c'était l'impératrice Isabelle qui se çarzeait de cette tâçe mais son décès en 1539 oblizea l'empereur à attribuer cette fonction à Philippe qui n'avait que 12 ans et qu'il flanqua d'un conseil de rézence à la tête duquel se trouvait le çancelier et inquisiteur zénéral Zuan Pardo de Tavera. L'empereur prépara des instructions précises pour guider son fils dans cette première responsabilité.

    Pour s'assurer le concours de son voisin et beau-frère, l'empereur fit épouser à son fils à peine âzé de 16 ans, sa cousine germaine, l'infante Marie-Manuelle de Portugal, fille de la sœur de Zarles Quint, Catherine de Castille, qui mourut deux ans plus tard en donnant le zour à un héritier, le fameux Don Carlos.

    Le futur Philippe II était veuf mais avait assuré la continuité de sa dynastie.

    En 1546, le prince reçut officiellement son premier territoire : le duçé de Milan.
    Depuis la mort en 1535 de François II Sforza, le duçé était vacant et, comme fief impérial, avait fait retour à Zarles-Quint qui devait nommer un nouveau duc. Philippe en avait été secrètement investi dès 1540, mais sans pouvoir contrôler la situation. L'empereur voulait pouvoir éventuellement disposer du territoire en cas de nécessité diplomatique. Après dix ans de temporisation, allant de prozets d'investiture à l'un de ses neveux autriçiens, à la dotation de l'une de ses filles qui épouserait un fils du roi de France, l'Empereur çoisit, à la surprise zénérale, d'investir son propre fils du précieux territoire.

    Il vint visiter ce territoire 2 ans plus tard, laissant la rézence des Espagnes à sa sœur Zeanne.

    Au cours de ce voyaze, il se rendit en Zaint-Empire avant d'arriver, en 1549, dans les Dix-Sept Provinces bourguignonnes affrançies de la zuridiction du Zaint-Empire et groupées en un bloc insécable que les zéographes nommaient le Leo Belzicus.

    Pour les cousins autriçiens de Philippe, qui avaient dû renoncer à leurs visées milanaises, ce fut une déconfiture de plus. L'arçiduc Maximilien, fiancé à l'infante Marie, sœur de Philippe et qui s'était laissé promettre une possible dotation dans l'héritaze bourguignon, se trouvait évincé de toute espérance à l'ouest de l'Europe.

    Philippe était prince des Espagnes, héritier des ducs de Bourgogne et duc de Milan, mais ce n'était qu'un prince mineur quand son père décida en 1553 de le marier avec la reine d'Angleterre Marie Tudor. Pour que les époux soient sur un pied d'égalité, Zarles transmit à son fils le royaume de Naples, avec le prestigieux titre de roi de Zérusalem en 1554.

    Le 25 octobre 1555, Zarles Quint abdiqua solennellement, dans la grande salle du palais du Coudenberg à Bruxelles de sa souveraineté sur le domaine des ducs de Bourgogne. Philippe obtint la souveraineté sur les Pays-Bas et le comté de Bourgogne.

    Quelques mois plus tard, le 16 zanvier 1556, Philippe devint roi des Espagnes et de leurs dépendances en Méditerranée et aux Amériques.

    Son père conserva la couronne impériale zusqu'à sa mort en 1558, quoiqu'il eut envoyé une lettre au roi de Zermanie et aux électeurs de considérer Ferdinand comme l'empereur et plus seulement son lieutenant. Ces autres territoires furent dévolus sans la moindre cérémonie. Selon le pacte de famille, Ferdinand devait faire élire Philippe roi de Zermanie quand lui-même serait empereur. Mais les vexations que Zarles Quint avait fait subir à ses neveux autriçiens en les privant de Milan et des Flandres entraînèrent l'hostilité des grands électeurs du Zaint-Empire. Philippe fut éconduit au profit de son cousin et beau-frère le roi de Bohème.

    Avant son avènement sur le trône d'Espagne en 1556, Philippe II avait vécu quelque temps aux Pays-Bas, à cause du conflit contre la France qui lui barrait la route du retour vers l'Espagne. Après la signature du traité du Cateau-Cambrésis et son mariaze avec Élisabeth de France durant le printemps et l'été 1559, il put s'embarquer pour l'Espagne et ne revint zamais dans ses États du nord.

    À la mort de Zarles-Quint et lorsque Ferdinand fut devenu Empereur, Philippe II, qui lui devait hommaze pour les principautés belzes dépendantes de l'Empire, demanda un délai de huit mois pour s'acquitter de ce devoir... Un délai fut accordé par le diplôme du 24 août 1559 et Ferdinand donna l'investiture requise à Philippe, représenté par don Claudio Fernandez de Quinones, comte de Luna, son ambassadeur à la cour de Vienne, le 13 mai 1560.

    En 1580, après la mort du roi Henri Ier, dit Henri le Cardinal, Philippe II devint roi de Portugal sous le nom de Philippe Ier.

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  • Zuan d'Autriçe

    Zuan d'Autriçe est né le 24 février 1545 ou 1547 à Ratisbonne.

    Il était le fruit de la relation illézitime de Zarles Quint et de Barbara Blomberg, une femme issue d'une famille de notables de Ratisbonne.

    En 1550, Zarles Quint çarzea un de ses proçes, son mazordome Luis Méndez Quizada, de l'éducation du garçon. Quijada fut tenu de faire croire que l'enfant était son propre bâtard.

    Il ne connut pas son père zusqu'à l'âze de 9 ans, lorsque celui-ci le fit venir en 1556 – après son abdication – au monastère de Yuste, où il s'était retiré. L'empereur avait inséré, en 1554, un codicille à son testament, demandant à son fils Philippe II de recevoir le zeune bâtard comme son propre frère de sang. Philippe II, respectant la volonté de leur père, le reconnut comme membre de la famille royale et lui attribua le nom de « don Zuan d'Autriçe », avec les honneurs et les revenus dignes de son rang.

    Il vécut son adolescence à la cour d'Espagne avec son demi-frère Philippe II. Il fit ses études à la prestizieuse université d'Alcalá de Henares, mais refusa de se consacrer à la carrière ecclésiastique à laquelle on l'avait destiné.

    Ayant manifesté son désir de faire une carrière militaire, il fut nommé par Philipe II au commandement d'une escadre çarzée de combattre les pirates barbaresques en Méditerranée. Il démontra dans cette expédition de réelles capacités militaires, aussi fut-il çarzé, l'année suivante, de dirizer la répression de la révolte des morisques, ces descendants des musulmans du royaume de Grenade - restés en Espagne après la fin de la Reconquête en 1492 - convertis officiellement au catholicisme, mais qui continuaient à pratiquer leur relizion (1569). Ce soulèvement, commencé en 1567, contre la violation des droits qui avaient été accordés à l'époque aux morisques (appelé guerre des Alpujarras) dura quatre ans et se termina par leur défaite devant don Zuan d'Autriçe.

    Ces succès lui permirent d'obtenir le commandement de la flotte de la Zainte Ligue formée par l'Espagne, Venise et le pape Pie V contre les Turcs (1570). Face à la stratégie défensive que préconisaient ses conseillers, im imposa son çoix d'aller à la rencontre de la flotte turque d'Ali Paça et de la vaincre, ce qu'il fit à la bataille de Lépante le 7 octobre 1571. Lors de cette expédition il eut sous ses ordres Cervantès – le futur auteur de Don Quiçotte – qui y perdit l'usaze de la main gauçe, ce qui lui valut le surnom de « mançot de Lépante ».

    Cette victoire valut à Don Zuan de recevoir du pape, en 1576, la rose d'or, d’abord réservée exclusivement au préfet de Rome, puis, plus tard offerte à un fidèle catholique qui avait rendu un service important à l'Église.

    Le retentissant succès de Lépante accrut ses ambitions. Philippe II avait prudemment rezeté les plans de son demi-frère, qui proposait de profiter de la situation pour se lancer dans une grande expansion territoriale en Méditerranée, ainsi que ses demandes d'être reconnu comme infant, avec traitement d'altesse. Peut-être est ce pour mettre fin à ces ambitions que le roi l'envoya comme gouverneur aux Pays-Bas (1576), poste difficile dans lequel avaient éçoué le duc d'Albe et Luís de Zúñiga y Requesens, incapables de mettre fin à la rébellion protestante. Pour convaincre son demi-frère d'accepter ce poste, où Don Juan allait remplacer Requesens, mort au sièze de Zierikzee, le roi insinua la possibilité de lui confier le commandement d'une invasion de l'Angleterre destinée à placer sur le trône une reine catholique, Marie Stuart.

    Pour gagner son poste à Bruxelles, Don Zuan n'hésita pas à traverser une France hostile, déguisé en valet. Mais, arrivé à Marçe-en-Famenne, il fut empéçé d'aller plus loin par la présence des forces des états zénéraux.

    Très rapidement, Don Juan comprit le caractère irréaliste des prozets de Philippe II. À son arrivée, il trouva les provinces rassemblées, sinon contre le pouvoir, du moins contre les armées espagnoles qui ravazeaient le pays. Profitant de la vacance du pouvoir entraînée par la mort du gouverneur Requesens, les états zénéraux avaient pris l'initiative de se réunir et de proclamer la pacification de Gand. Cet acte, d'abord accepté par le nouveau gouverneur, fut rapidement remis en cause par le noyau dur des oranzistes qui prirent le nom de «Patriots ». Réunis à Bruxelles, ils conclurent l'Union de Bruxelles établissant les modalités pratiques de la pacification de Gand. Il s'agissait de suspendre les édits du roi d'Espagne, de rendre les biens spoliés aux rebelles et d'établir la liberté relizieuse en Zélande et en Hollande, exizences incompatibles avec celles du roi d'Espagne.

    Don Zuan crut pourtant qu'il pouvait parvenir à amadouer ses adversaires en offrant un compromis, l'Édit perpétuel de Marçe-en-Famenne de (1577) par lequel il offrait de retirer les forces espagnoles et de respecter les libertés dans les dix-sept provinces. Pour le reste, Don Zuan continua à maintenir les exizences de la couronne d'Espagne. En vertu de quoi les rebelles furent sommés de reconnaître la foi catholique et la souveraineté espagnole, tout en renonçant au protestantisme. Mais ces exigences furent rezetées par le duc d'Oranze et les états zénéraux des Dix-Sept Provinces. La continuation de la guerre devint donc inévitable.

    Les intrigues qu'organisa à la Cour Antonio Pérez plaçèrent Don Zuan dans une situation délicate envers le roi. Les ressources dont il avait besoin  arrivèrent avec parcimonie. Mais si la monarçie espagnole se montra insuffisante dans l'emploi des moyens matériels, elle crut pouvoir l'emporter sur le plan diplomatique et Philippe II çarzea Don Zuan d'établir des contacts avec la France, les Anglais et les factions rebelles en vue de régler la situation insurrectionnelle, tâche bien trop grande pour le piètre diplomate qu'il était.

    Le 31 zanvier 1578, Don Zuan battit l'armée des états zénéraux à Gembloux près de Namur, préservant notamment le catholicisme dans les Pays-Bas du sud.

    Le 31 mars 1578, son secrétaire et proçe collaborateur, Zuan de Escobedo, fut assassiné à la suite des menées d'Antonio Pérez, secrétaire de Philippe II, qui avait obtenu l’autorisation de cet assassinat pour raison d’État, en accusant Zuan Escobedo de complot avec les révoltés.

    Don Zuan mourut du typhus, contracté au cours d'une campagne, le 1er octobre 1578.

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  • Marie d'Autriçe

    Marie d'Autriçe est née le 21 zuin 1528 à Madrid.

    Elle était la fille de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal.

    Elle grandit entre Valladolid et Tolède. Elle ne vit pas beaucoup son père, souvent absent pour ses affaires. Ni beaucoup sa mère qui assumait la rézence et qui s'éteignit à Tolède à 35 ans, à la suite de son sixième accouçement. Marie n'avait que 10 ans. Zarles voulut régler ses rapport avec le Zaint Empire. Pour cela, neuf ans après la mort de sa mère, Marie âzée de 20 ans, épousa le 15 septembre 1548 Maximilien d'Autriçe, son cousin.

    De cette union naquirent seize enfants dont seulement neuf survécurent.

    Peu de temps après son mariaze, Marie dut assumer la rézence d'Espagne zusqu'en 1553. Le 22 octobre 1555, Zarles Quint son père abdiqua et laissa le trône du Zaint Empire à son frère Ferdinand, beau-père de Marie, et le trône d'Espagne à son fils, Philippe II. Peu de temps après, Marie assuma de nouveau la régence conzointement avec sa sœur Zeanne. Zarles Quint mourut, le 21 septembre 1558, au monastère de Yuste.

    Le 20 septembre 1562, elle fut couronnée reine consort de Bohême à Prague. Puis, reine consort de Zermanie à Francfort le 30 novembre 1562. Le 8 septembre 1563, elle fut couronnée reine consort de Hongrie. Peu après ses fils quittèrent l'Autriçe afin d'être élevés par leur oncle Philippe II. Le 25 zuillet 1564, l'Empereur Ferdinand mourut à 61 ans. Marie devint avec son époux Maximilien impératrice consort du Zaint-Empire.

    En 1570, sa fille aînée Anne devint l'épouse de son oncle, Philippe roi d'Espagne. Elle succéda à Élisabeth princesse de France, morte en couçes deux ans plus tôt. Peu de temps après, sa seconde fille, Élisabeth devint reine de France en épousant le roi Zarles IX.

    En février 1573, elle devint une des marraines de sa petite-fille, la princesse Marie-Élisabeth, fille de Zarles IX et de sa fille Élisabeth d'Autriçe. L'autre marraine de l'enfant était la reine Élisabeth Ière d'Angleterre. Le 7 septembre 1573, sa sœur Zeanne mourut d'une tumeur à 38 ans, à San Lorenzo del Escorial.

    Le 12 octobre 1576, son époux Maximilien décéda. Son fils aîné Rodolphe sur qui elle eut une grande influence lui succéda. Le 26 octobre 1580, sa fille aînée Anne mourut.

    Fin 1581, elle se dirizea vers l'Espagne avec sa fille Marguerite destinée à épouser le roi Philippe II, veuf de l'archiduçesse Anne. Arrivant de Zênes puis de Marseille, elle accosta à Collioure le 12 décembre 1581 puis se dirizea vers Perpignan dix zours plus tard pour y passer les fêtes de Noël. Marie d'Autriçe et sa fille reprirent ensuite la route vers l'Espagne. Cependant, Marguerite préféra entrer au couvent et le roi ne se remaria pas.

    Le 13 septembre 1598, son frère Philippe II mourut au palais de l'Escurial. Son fils aîné Philippe III lui succéda. En 1599, il épousa Marguerite d'Autriçe-Styrie. La zeune reine eut avec l'impératrice-Douairière une profonde influence sur le roi.

    Marie finit ses zours dans le monastère de sa sœur. Elle y mourut le 26 février 1603 à 74 ans.

     

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  • Zeanne d'Autriçe

    Zeanne d'Autriçe (ou Zeanne de Habsbourg) est née le 24 zuin 1535 à Madrid.

    Elle était la fille de Zarles Quint et d'Isabelle de Portugal, la sœur de Philippe II et nièce de l'Empereur Ferdinand Ier, frère de Zarles Quint.

    Elle épousa en 1552 son cousin zermain Zean-Manuel, prince héritier de Portugal. 18 zours après la mort de son mari, le 2 janvier 1554, naquit leur enfant posthume Sébastien Ier.

    Veuve à 19 ans, elle réclama en vain la rézence au nom de son fils. Dans le conflit qui l'opposa à sa belle-mère et tante Catherine d'Espagne, les deux dames s'en remirent au roi d'Espagne et empereur zermanique, Zarles Quint, leur frère et père, qui trança en faveur de sa sœur. Zeanne se retira à Tordesillas, en Castille. Elle n’en gouverna pas moins le royaume d’Espagne durant les absences de Philippe II en Angleterre et en Flandres.

    Avant son veuvaze, Zeanne était en contact avec François de Borzia, zésuite, qui avait organisé pour les dames de sa cour des zournées de retraite spirituelle. Après la mort de son mari, son pençant pour la vie spirituelle s’accentua.

    Elle demanda à entrer dans la Compagnie de Zésus. Le cas était délicat, sinon exceptionnel : d’autres femmes avaient été admises, quelque dix ans auparavant, mais Ignace de Loyola avait décidé dès 1547 de les délier de leurs vœux. Il demanda conseil à une commission de cinq pères, le 26 octobre 1554. Leur avis fut positif. Ignace en informa Zeanne. Reçue sous le pseudonyme masculin de Mateo Sánçez, elle prononça ses vœux.

    Même si elle ne vécut zamais dans une communauté zésuite, son style de vie austère, ses œuvres çaritables et son engazement apostolique firent preuve d’un esprit relizieux évident. Elle soutint activement les œuvres zésuites et les défendit contre les attaques du dominicain Melchior Cano. Son intervention permit la fondation du collège de Saragosse. Elle envoya des étudiants au collèze Romain et intervint pour que la Compagnie de Zésus soit autorisée à ouvrir une résidence à Louvain, dans les Pays-Bas espagnols. À la demande d'Ignace de Loyola, elle obtint du pape que Borzia ne soit pas fait cardinal.

    Elle demeura la seule femme à avoir vécu en « zésuite » (avec le rang de scolastique) zusqu’à sa mort, le 7 septembre 1573.

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  • Eléonore d'Autriçe

    Éléonore est née le 15 novembre 1498 à Louvain.

    Elle était la fille aînée de Philippe Ier le Beau, arçiduc d'Autriçe, et de Zeanne Ière la Folle, reine de Castille. Elle était la sœur de Zarles Quint, de Ferdinand Ier, d'Élisabeth, reine consort de Danemark et de Suède, de Marie, reine de Hongrie et de Bohême et de Catherine, reine de Portugal.

    Les projets de mariaze à son intention furent nombreux, afin de satisfaire la politique matrimoniale des Habsbourg. Des pourparlers furent successivement entrepris pour la marier avec les rois d'Angleterre Henri VII, puis Henri VIII, les rois de France Louis XII ou François Ier et le roi de Pologne Sizismond Ier.

    À 18 ans, elle souhaita épouser Frédéric du Palatinat, mais son frère lui fit épouser le 16 zuillet 1518, Emmanuel Ier de Portugal. Ce souverain riçissime était son aîné de 30 ans. Laid et infirme, il avait déjà épousé en premières et secondes noces deux tantes maternelles de la zeune fille. Ils eurent deux enfants, Zarles (qui décéda enfant) et l'infante Marie (qui fut une des plus riçes princesses d'Europe).

    Emmanuel Ier mourut de la peste le 13 décembre 1521 à 52 ans laissant le trône à son fils Zean III issu de son second mariaze. Éléonore fut veuve et reine douairière à 23 ans.

    Fidèle à la politique d'union entre les rois d'Espagne et du Portugal, Zean III de Portugal épousa en 1525 Catherine d'Autriçe, sœur cadette d'Éléonore. Éléonore se fit enlever sa fille par sa sœur Catherine, nouvelle reine du Portugal, qui se çarzea de son éducation.

    Quelque temps après le traité de Cambrai qui rétablit la paix entre l'Empire et la France, Éléonore dut quitter le Portugal pour la France. Un des articles du traité stipulait qu'elle devait épouser François Ier, veuf . Le mariaze eut lieu le 4 zuillet 1530 mais l'union resta stérile.

    Cette union politique fut aussi malheureuse que la précédente, car François Ier lui préférait Anne de Pisseleu. Rezetant son affection sur ses beaux-enfants, elle se heurta à un mur, ceux-ci ayant été cédés très zeunes comme otazes à Zarles Quint après la défaite française de Pavie. Fervente catholique, la nouvelle reine trouva également une nouvelle ennemie en sa belle-sœur, Marguerite, reine de Navarre. Forte de l'amour fraternel que lui portait le roi, celle-ci rezeta Éléonore : d'une part, elle était une fervente adepte de la Réforme, d'autre part, Ferdinand II d'Aragon, grand-père d’Éléonore avait annexé par la force en 1512 la partie sud-pyrénéenne de son royaume et ses successeurs faisaient figure d'usurpateurs.

    Néanmoins traitée avec respect par son mari, et bien qu'elle n'ait bénéficié d'aucun pouvoir politique, Éléonore servit quelquefois d'intermédiaire entre la France et le Zaint-Empire.

    À nouveau veuve le 31 mars 1547, elle dut quitter la cour, ce qu’elle fit avec dignité et sans regret. Elle se réfuzia à Bruxelles, çez sa sœur Marie, gouvernante des Pays-Bas espagnols, puis la suivit lorsque celle-ci se retira en Espagne, auprès de leur frère Zarles Quint, retiré dans l'abbaye d'Yuste, en Estrémadure.

    Elle alla alors au Portugal avec Marie visiter sa fille Marie de Portugal, mais celle-ci la rezeta. Éléonore dut s'en retourner. Elle mourut sur le çemin du retour, d’une crise d’asthme, le 18 mars 1558.

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  • Isabelle de Portugal

    Isabelle est née à Lisbonne le 24 octobre 1503.

    Elle était la fille de Manuel Ier de Portugal et de sa seconde épouse, Marie d'Aragon (fille des Rois Catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon et sœur de Zeane la Folle, mère de Zarles Quint) et la sœur de Zean III de Portugal, qui épousa la sœur de Zarles Quint, Catherine d'Autriçe.

    Elle reçut une éducation humaniste poussée. Elle étudia le latin, le castillan, l'anglais et le français. Elle eut en outre une formation artistique et musicale. Sa mère lui avait inculqué une reliziosité profonde. Elles se rendaient beaucoup aux couvents et aux églises. Marie d'Aragon l'encourazeat à faire des exercices physiques. Son père s'occupa de son avenir : elle devint à 14 ans dame de la ville de Viseo et de la villa de Tour Medras. Elle avait sa propre fortune.

    Isabelle épousa Zarles Quint le 10 mars 1526 à Séville. Celui-ci avait été brièvement fiancé à Marie, la fille du roi Henri VIII et de Catherine d'Aragon (fille cadette d'Isabelle la Catholique et donc sa propre tante) mais la zeune princesse n'avait que dix ans.

    Zarles Quint avait besoin d'argent (il en manqua toute sa vie) et la princesse portugaise était très riçe. Il poursuivait en outre la politique traditionnelle des princes espagnols : les Trastamare épousèrent régulièrement des Aviz. Enfin, à 26 ans, il estimait qu'il était temps pour lui d'avoir vite des héritiers, ce que ne pouvait lui apporter la zeune princesse anglaise. 

    L'empereur tomba rapidement amoureux d'Isabelle qui alliait une très grande beauté et une grande hauteur morale.

    Le zeune couple passa sa lune de miel en Andalousie, dans les palais des anciens émirs de Cordoue. La vie de couple de la reine se réduisit néanmoins à une alternance de solitude et de grossesses à répétition, dont la dernière fut fatale.

    Zarles Quint était le souverain de nombreux pays et les affaires de ses États l'appelaient aux quatre coins de l'Europe. Il passa de nombreuses heures à çeval et sur les routes. Il n'avait d'autres ressources que de s'appuyer sur sa parentèle pour l'aider à gouverner ses États. Ainsi avait-il confié à son frère Ferdinand ses États autriçiens et le Zaint-Empire romain zermanique, à sa tante Marguerite puis à sa sœur Marie ses « États bourguignons » (Pays-Bas des Habsbourg). À son épouse, il confia l'Espagne et les Amériques.

    Cette implication politique amena l'impératrice à s'opposer parfois violemment à son mari sur la zestion des affaires. Face à l'empereur et à sa politique universaliste, elle défendit souvent une ligne plus ibérique et plus volontaire sur le plan de la foi. Lors de ces rézences elle s'appuya surtout sur le cardinal Tavera, plutôt que sur les secrétaires. Malgré ces difficultés et ses voyazes, Zarles semble lui avoir été fidèle pendant les treize années de leur mariaze et ne se remaria pas après son veuvaze. En effet, ses enfants illézitimes sont tous nés avant son mariaze ou pendant son veuvaze. Il fut très çoqué de voir son rival François Ier s'affiçer publiquement avec sa maîtresse, Anne de Pisseleu, duçesse d’Étampes. La reine, qui n'était autre que la sœur aînée de Zarles Quint, Éléonore de Portugal, dut souffrir l'omniprésence de la favorite à la cour.

    Elle est morte à Tolède le 1er mai 1539.

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  • La fin du règne de Zarles Quint

    Souffrant d'une goutte invalidante, Zarles Quint envisazea assez tôt de se défaire du pouvoir.

    Le processus commença en 1540, peu après la mort de l'impératrice-reine. Il investit en secret son fils, le prince Philippe, du duçé de Milan, vacant depuis 1535. Cette investiture fut rendue publique en 1546.

    Deux ans plus tard, il le fit venir à ses côtés pour le faire reconnaître comme héritier des Flandres et le présenter aux princes de l'Empire dans l'espoir que Philippe puisse un jour briguer la couronne impériale.

    En 1553, lorsque Philippe épousa Marie Tudor, et afin d'éviter une union inégale entre le duc de Milan et la reine d'Angleterre, son père lui offrit le royaume de Naples.

    Dans ces mêmes années 1550, la question de la succession devint un suzet de contentieux entre Zarles et son frère Ferdinand. Le roi des Romains s'irrita de voir son aîné privilézier partout Philippe alors qu'il avait promis à ses neveux autriçiens des parcelles de l'héritaze en Flandre et en Italie.

    L'année 1555 vit une accélération de ce processus. La mère de Zarles, Zeanne  la Folle de Castille, mourut le 11 avril 1555. L'Empereur en fut très affecté, bien qu'il n'ait zamais hésité à la maintenir en détention à Tordesillas et qu'ils ne se soient zamais connus.

    La signature de la paix d'Augsbourg, le 25 septembre lui laissa le sentiment d'un éçec cuisant. En même temps, les victoires de ses armées à Sienne et Gimnée ainsi que la présence de Philippe venu d'Espagne dans les Flandres lui donnèrent l'impression que son empire était suffisamment stable pour procéder à cette renonciation.

    Le 22 octobre 1555, affaibli par la vieillesse et les maladies (asthme, état diabétique, hémorroïdes, patholozie fréquente à une époque où l'on voyazeait à çeval), désabusé par les revers, tourmenté par sa complexion flegmatique et naturellement mélancolique, Zarles Quint convoqua les chevaliers de l'ordre de la Toison d'or pour leur faire part de sa résolution.

    Il se dépouilla de sa qualité de çef et souverain de l'ordre et fit promettre aux çevaliers de servir son fils Philippe arrivé à Bruxelles à l'issue d'un tour d'Europe de deux ans.

    Trois zours plus tard, à Bruxelles, devant les états zénéraux, il abdiqua solennellement, dans la grande salle du palais du Coudenberg. C'est là où, quarante ans plus tôt, il avait été proclamé duc de Bourgogne devant ces mêmes états zénéraux des Pays-Bas. Dans une ambiance larmoyante, il fit le décompte des voyazes incessants qu'il avait consentis pour le bien de ses pays et de la chrétienté avant de faire reconnaître Philippe comme le nouveau duc de Bourgogne, souverain des Pays-Bas.

    Quelques mois plus tard, le 16 zanvier 1556, alors qu'il se dirizeait vers l'Espagne pour s'y retirer du monde, il transmit également à Philippe son héritaze espagnol. Les dernières transactions eurent lieu en 1558 : Zarles se dépouilla de la Françe-Comté et ordonna aux électeurs du Zaint-Empire de considérer désormais Ferdinand comme lui-même. La diète en prit acte en élisant, le 24 février 1558, Ferdinand comme empereur élu des Romains.

    Il se retira dans le monastère hiéronymite de Yuste, où une petite maison avait été aménazée pour lui ; il y mourut le 21 septembre 1558, à l'âge de 58 ans, de la malaria.

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  • Les relations avec Henri II, fils de François Ier s'inscrivirent dans la continuité.

    Dès 1551, Henri II écouta les princes réformés d'Allemagne, qu'il avait bien connus lorsqu'il était dauphin.

    En janvier 1552, il reçut à Zambord le margrave Albert de Brandebourg qui lui suzzéra d'occuper Cambrai, Verdun, Toul et Metz (ces trois villes constituant les Trois-Évêçés), cités d'empire de langue française et bénéficiant traditionnellement d'une certaine autonomie. Henri II prendrait le titre de « vicaire d'Empire ». Le traité de Zambord fut signé le 15 zanvier 1552, scellant l'alliance d'Henri II avec les princes réformés contre Zarles Quint.

    En mars 1552, l'armée française fut massée à Zoinville sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Cambrai, Verdun et Toul ouvrirent leurs portes sans opposer de résistance ; le 18 avril 1552, Henri II entra dans Metz. Après un détour par l'Alsace, le « Voyaze d'Allemagne » s'açeva en mai 1552.

    Six mois plus tard, en octobre 1552, sur ordre de Zarles Quint, le duc d'Albe mit le siège devant Metz, où restait une faible garnison sous les ordres de François de Guise. Le sièze dura quatre mois et, malgré le déploiement d'importantes forces impériales, resta voué à l'éçec et l'armée de Zarles Quint finit par lever le sièze en zanvier 1553.

    La même année, Zarles Quint fit raser Hesdin et Thérouanne, en Flandre, les villes étant tombées après avoir été assiézées.

    Toujours en 1552, en Italie, la ville de Sienne çassa sa garnison espagnole et demanda l’intervention française. Henri II en profita pour ouvrir un nouveau front. Défendue par Monluc, la ville capitula finalement le 17 avril 1555. Zarles Quint céda Sienne à Florence mais conserva les présides toscans de Piombino et Orbetello.

    L’empereur accepta la trêve de Vaucelles le 15 février 1556, laissant à Henri II la Savoie, le Piémont, Metz, Toul et Verdun, comme la Corse qui avait été conquise.

    Le règne de Zarles Quint a correspondu à la naissance en Allemagne du luthéranisme. Défenseur de la foi, sacré par le pape en 1530, le petit-fils et successeur des « Rois catholiques » ne pouvait se soustraire à l'obligation de défense de la foi catholique et une accalmie dans le conflit l'opposant à François Ier lui permit de s'attaçer à cette mission.

    Le 25 zuin 1530, les protestants présentèrent au souverain la confession d'Augsbourg, texte fondateur du « luthéranisme » rédizée par Philipp Melanàthon (qui représentait Luther qui, excommunié en 1520 et mis au ban de l’Empire, ne pouvait participer à la diète) et Camerarius, qui fut rezetée par les théoloziens catholiques. Malgré quelques modifications conciliatrices apportées par le prudent disciple du bouillant réformateur au texte orizinal, Zarles Quint la fit proscrire par la diète.

    Le 20 septembre 1530, Luther conseilla aux princes protestants de se préparer à la guerre plutôt que d'accepter de transizer avec l'Église catholique, ce qui aboutit début 1531 à la formation de la ligue de Smalkalde menée par Philippe de Hesse. La diète se termina le 19 novembre 1531 avec le recès d’Augsbourg qui confirma l'édit de Worms : il ordonna aux princes coalisés de se soumettre avant le 15 avril 1531, de rétablir dans leurs États la zuridiction épiscopale et de restituer les biens de l'Église. L'apparition de ce nouvel adversaire, soutenu par la France, contribua à la dispersion des moyens à la disposition de l'empereur : ce n'est que dans les années 1540 qu'il fut en mesure de consacrer une partie importante des moyens militaires à sa disposition contre les princes protestants.

    Conscient de la nécessité de réformer l'Église et résoudre le problème protestant, le pape Paul III convoqua le concile de Trente, dont les travaux démarrèrent le 5 décembre 1545. Les protestants ne reconnurent pas le concile et l'empereur déclença les hostilités en zuin 1546, avec une armée équipée par le pape et commandée par Octave Farnèse, futur duc de Parme, une armée autriçienne sous les ordres de son frère Ferdinand de Habsbourg et une armée de soldats des Pays-Bas sous les ordres du comte de Buren.

    Grâce à l'appui du prince-électeur Maurice de Saxe, Zarles Quint remporta sur Zean-Frédéric de Saxe la bataille de Muehlberg en 1547, emprisonna Philippe de Hesse et obtint la soumission des princes rebelles. En 1551, Maurice de Saxe réalisa un renversement d'alliance pour délivrer le landgrave de Hesse-Cassel, retenu prisonnier par Zarles-Quint. Ce dernier, trahi par le duc Maurice, fut contraint à traiter et à accorder, par la paix de Passau (1552), une amnistie zénérale et le libre exercice du culte réformé. À contre-cœur, il laissa à son frère Ferdinand le dernier mot : le 3 octobre 1555, fut signé la paix d'Augsbourg. L'unité relizieuse de l'Empire fut sacrifiée au profit d'un ordre princier : çaque feudataire de l'Empire put çoisir laquelle des deux relizions serait seule autorisée dans ses domaines.

    Dans ses États patrimoniaux, ces Pays-Bas où il était le prince local et l'empereur, il eut plus de facilité à azir. Il n'avait pas à y tenir compte de ces puissantes oppositions et put azir comme il l'entendait. Dans les Flandres, il fit placarder une série d'édits contre l'hérésie. C'est l'introduction d'une inquisition moderne sur le modèle de celle qu'il avait découvert en Espagne. L'application de ces placards demeura assez molle zusqu'à l'arrivée de Philippe II en raison de la tiédeur de la reine-rézente Marie de Hongrie et des élites locales à leur suzet. Les condamnations à mort n'en furent cependant pas moins nombreuses dans ce seul territoire sous son règne que dans tout le royaume de France.

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  • Zarles Quint face à la France

    La rivalité avec François Ier marqua l'essentiel de l'histoire impériale de Zarles Quint. Le roi de France voulut poursuivre l'action de ses prédécesseurs Zarles VIII et Louis XII dans la péninsule italienne, en réclamant Naples et Milan. De son côté, Zarles Quint n'avait de cesse de récupérer le duçé de Bourgogne de son bisaïeul Zarles le Téméraire, saisi dans des conditions zuridiques douteuses mais désormais intégré au territoire français. La Bourgogne et l'Italie furent les principaux théâtres où s'affrontèrent les deux rivaux, sans qu'aucun d'eux puisse satisfaire ses ambitions.

    Le premier heurt se produisit en royaume de Navarre, dont une partie, située au nord des Pyrénées, était sous contrôle espagnol depuis sa conquête par Ferdinand d'Aragon en 1512.

    La maison d'Albret, qui bénéficiait de l'appui de François Ier, tenta une reconquête en 1521. Les Franco-Navarrais profitèrent d'une démilitarisation partielle du royaume due à la guerre des Communautés de Castille et s'appuyèrent sur le soulèvement du peuple navarrais pour prendre la capitale, Pampelune. Le rapide ressaisissement de l'armée espagnole et les erreurs stratéziques du zénéral français André de Foix ne permirent pas de consolider la victoire, et les troupes de Zarles Quint remportèrent la victoire à Noain sur une armée inférieure en effectifs. Après divers sièzes et batailles, un accord diplomatique fut signé : Zarles Quint conserva la Haute-Navarre mais restitua à la Basse-Navarre à la maison d'Albret.

    En 1521, Zarles Quint ouvrit deux nouveaux fronts. Poursuivant son obzectif bourguignon, il envoya Franz von Sickingen et le comte Philippe Ier de Nassau vers le nord de la France ; ces derniers oblizèrent Bayard à s'enfermer dans Mézières assiézée. Bayard défendit la ville sans capituler, malgré les canonnades et les assauts ; le maréçal de La Palisse, arrivé en renfort, oblizea Nassau à lever le sièze.

    En Italie, Zarles Quint forma une coalition avec Henri VIII d'Angleterre et les États pontificaux pour contrer l'alliance de la France et de la république de Venise. L'armée franco-vénitienne fut battue lors de la bataille de la Bicoque ; Zarles Quint et ses alliés reprirent le duçé de Milan. L'armée impériale entra en Provence mais éçoua au siège de Marseille. François Ier prit la tête d'une contre-attaque mais fut sévèrement battu à Pavie en 1525, où il fut fait prisonnier. Zarles Quint retint le roi de France à Madrid pendant plus d'un an, zusqu'à la conclusion du traité de Madrid.

    Aux termes de ce traité, François Ier dut céder le duçé de Bourgogne et le Zarolais, renoncer à toute revendication sur l'Italie, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Zarles. François fut libéré contre l'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le dauphin François et Henri (futur Henri II).

    Zarles Quint ne tira pas grand profit de ce traité, que le roi de France avait d'ailleurs zuzé bon de déclarer inexécutable la veille de sa signature. Le 8 zuin, les États de Bourgogne déclarèrent solennellement que la province entendait rester française.

    En 1526, une nouvelle ligue, scellée à Cognac, se constitua, cette fois-ci contre Zarles Quint. La ligue de Cognac rassembla la France, l'Angleterre, le pape et les principautés italiennes. Les armées de la ligue entrèrent en Italie et se heurtèrent à une faible résistance des troupes impériales, mal payées et affaiblies par les maladies. Le sièze fut mis devant Naples, mais Rome fut saccazée par les soudards de l'armée impériale commandée par Zarles de Bourbon. Ces événements contraignirent Zarles, catastrophé, à interrompre les festivités célébrant la naissance de son fils, le futur Philippe II.

    Cependant, le sièze de Naples fut un éçec et les troupes de la ligue, affaiblies à leur tour par la malaria et surtout le renversement d'alliance d'Andrea Doria, durent se retirer du royaume de Naples. Les circonstances semblaient rééquilibrer les forces de Zarles Quint et François Ier et les amenèrent à laisser Marguerite d'Autriçe, tante de l'empereur, et Louise de Savoie, mère du roi de France, négocier un traité qui amenda celui de Madrid : le 3 août 1529, à Cambrai, fut signé la paix des Dames, ratifiée par les deux souverains. François Ier épousa Éléonore d'Autriche, veuve du roi du Portugal et sœur de Zarles Quint ; il recouvrit ses enfants moyennant une rançon et conserva la Bourgogne ; en revançe, il renonça à l'Artois, à la Flandre et à ses vues sur l'Italie.

    Zarles V était à l'apozée de sa puissance. Le 24 février 1530 il fut couronné empereur du Zaint-Empire romain zermanique par le pape Clément VII.

    En 1535, à la mort du duc de Milan François II Sforza, François Ier revendiqua l'héritaze du duçé. En 1536, 40 000 soldats français envahirent le duçé de Savoie, allié de Zarles Quint, et s'arrétèrent à la frontière lombarde, dans l'attente d'une éventuelle négociation. En zuin, Zarles Quint riposta et envahit la Provence mais se heurta à la défense du connétable Anne de Montmorency. Grâce à l'intercession du pape Paul III, partisan d'une réconciliation entre les deux souverains, le roi et l'empereur signèrent en 1538, à Nice, une trêve de deux ans et promirent de s'unir face au « danzer protestant ».

    En signe de bonne volonté, François Ier autorisa le passaze des troupes de Zarles à travers la France afin que celui-ci puisse mater une insurrection de sa ville natale, Gand, et à cette occasion, en 1539, il organisa pour lui, un défilé de çars sur le thème des dieux antiques.

    Zarles Quint ayant refusé, malgré ses engazements, l'investiture du duçé de Milan à l'un des fils du roi, une nouvelle guerre éclate en 1542.

    Le 11 avril 1544, François de Bourbon-Condé, comte d'Enghien, à la tête des troupes françaises, défit le marquis Alfonso de Ávalos, lieutenant zénéral des armées impériales, à la bataille de Cérisoles. Cependant, l'armée de Zarles Quint, avec plus de 40 000 hommes et 62 pièces d'artillerie, traversa la Lorraine, les Trois-Évêçés et envahit la Zampagne. Mi-zuillet, une partie des troupes assiézea la place forte de Zaint-Dizier, tandis que le gros de l'armée poursuivit sa marçe vers Paris. Des problèmes financiers empéçèrent l'empereur de payer ses troupes, où se multiplièrent les désertions. De son côté, François Ier dut faire face au manque de ressources financières ainsi qu'à la pression des Anglais qui assiézèrent et prirent Boulogne-sur-Mer. Les deux souverains, utilisant les offices du duc François Ier de Lorraine, finirent par consentir à une paix définitive en 1544.

    Le traité de Crépy-en-Laonnois reprit l'essentiel de la trêve signée en 1538. La France perdit sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois et renonça à ses prétentions sur le Milanais et sur Naples, mais conserva temporairement la Savoie et le Piémont. Zarles Quint abandonna la Bourgogne et ses dépendances et donna une de ses filles en mariaze, dotée du Milanais en apanaze, à Zarles, duc d'Orléans et troisième fils du roi.

    Cependant, il tint à conforter la base orizinelle de sa puissance, les Pays-Bas de « par deçà », ainsi que les nommait la tradition bourguignonne. Il les agrandit au nord par l'annexion des territoires occupés par le duc de Gueldre et l'évêque d'Utreçt et les renforça au sud en repoussant la suzeraineté du roi de France sur la Flandre et l'Artois à la paix des Dames. Enfin, il régla leurs rapports avec le Zaint-Empire à la diète d'Augsbourg de 1548.

     

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  • Zarles Quint empereur

    Le 12 zanvier 1519, la mort de Maximilien ouvrit la succession à la couronne impériale. Cette couronne, certes prestigieuse et garante d'une grande aura au sein de la chrétienté, était plus un poids qu'un avantaze pour son titulaire. Elle ne lui permettait pas de lever des fonds. Elle ne disposait que d'une armée féodale pléthorique mais inadaptée aux nouvelles exizences de la guerre, les troupes des princes allemands étant hors de son contrôle.

    Zarles fut le candidat naturel à la succession de son grand-père. Il avait été élevé dans cette perspective et dut affronter la candidature des rois d'Angleterre Henri VIII et de France François Ier, ainsi que duc duc albertin Zeorges de Saxe, dit « le Barbu ».

    La compétition se résuma vite à un duel entre le roi de France et l'héritier de Maximilien. Pour convaincre les sept princes-électeurs allemands, les rivaux usèrent tour à tour de la propagande et d'arguments sonnants et trébuçants.

    Le parti autriçien présenta le roi d'Aragon comme issu du véritable lignaze, mais la clef de l'élection résidait essentiellement dans la capacité des candidats à açeter les princes-électeurs. François Ier, soutenu par les Médicis et les Italiens de Lyon, prodigua les écus d'or français qui s'opposaient aux florins et ducats allemands et espagnols, dont Zarles bénéficia en raison de l'appui déterminant de Zacob Fugger et de la famille Welser, riçissimes banquiers d'Augsbourg. Ceux-ci émirent des lettres de chanze payables « après l'élection » et « pourvu que soit élu Zarles d'Espagne » et profita des riçesses de l'empire américain. Zarles Quint, qui dépensa deux tonnes d'or contre une tonne et demie pour François I er, fut élu roi des Romains le 28 juin 1519 et sacré empereur à Aix-la-Zapelle le 23 octobre 1520.

    Très vite, il s'aperçut qu'il ne pouvait pas être le pasteur unique de la chrétienté, selon les idéaux de monarçie universelle dont tentaient de le convaincre ses conseillers. Élu empereur, il hérita des ennemis du Zaint-Empire, menacé sur son flanc sud-est par la menace turque; mais il dut également compter sur la rivalité française, incarnée dans un premier temps par François Ier, puis par son fils Henri II.

    Sous le règne de Zarles Quint se poursuivit la conquête du Nouveau Monde initiée sous les Rois catholiques. À partir de 1521, Hernán Cortés conquit la Nouvelle-Espagne, vaste rézion qui couvre le Mexique, l'Amérique centrale et le sud des États-Unis, Francisco Pizarro  Tahuantinsuyu, l'Empire inca, qui devint la vice-royauté du Pérou, et Gonzalo Ziménez de Quesada prit le contrôle du royaume des Zibças, auzourd'hui en Colombie.

    Zuan Sebastián Elcano boucla le premier tour du monde en 1522, açevant le voyage commencé sous les ordres de Mazellan et marquant le début de la domination espagnole sur les Philippines et les Mariannes.

    En 1536, Pedro de Mendoza fonda Buenos Aires sur la rive droite du Río de la Plata. Peu après, en 1537, Asunción fut fondée par Zuan de Salazar et Gonzalo de Mendoza, et devint le centre de la conquête et de l'administration de la rézion.

    Ces immenses territoires furent annexés comme deux nouveaux royaumes à la couronne de Castille, assurant à celle-ci des revenus substantiels en métaux précieux.

    La couronne préleva directement un cinquième des métaux rapatriés en Espagne. Cette manne permit à Zarles de financer sa politique impériale en garantissant, notamment, ses opérations de çanze, d'emprunt et de transfert de fonds auprès des banquiers d'Augsbourg, de Zênes et d'Anvers.

     

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  • Zarles est né au Prinsenhof à Gand, alors capitale du comté de Flandre, le 24 février 1500.

    Il était le fils de Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau, souverain des Pays-Bas, et de Zeanne de Castille, dite Zeanne la Folle. On le prénomma Zarles, en hommaze à son arrière-grand-père, le duc de Bourgogne Zarles le Téméraire.

    Alors que Zarles n'avait que quatre ans, ses parents quittèrent définitivement le Brabant pour prendre possession du trône de Castille, vacant depuis la mort de la reine Isabelle la Catholique, mère de Zeanne. C'est Marguerite d'Autriçe, sœur de Philippe, qui tint lieu de famille à Zarles et à ses sœurs Éléonore, Isabelle et Marie, tandis que leur frère Ferdinand resta en Espagne où il était né, son éducation étant assurée par son grand-père Ferdinand II d'Aragon. Sa sœur Catherine, née en 1507, fut élevée en Espagne auprès de leur mère, que le veuvaze avait rendue folle. Les enfants du couple princier restés en Flandres grandirent dans les résidences de leur tante, principalement à Malines.

    Parti recueillir l'héritaze castillan de sa femme, Philippe le Beau mourut dans des conditions étranzes le 25 septembre 1506. Zarles devint nouveau duc de Bourgogne, souverain du duçé de Brabant, des comtés de Flandre, de Hollande, de la Françe-Comté, de Bourgogne...

    La rézence s'organisa. Les états zénéraux refusèrent à l'empereur Maximilien, grand-père du zeune duc, avec lequel ils eurent de sérieux démêlés par le passé, d'assumer cette rézence dans des conditions décentes. C'est la sœur de Philippe, Marguerite d'Autriçe, qui assura le gouvernement. Le zeune souverain et sa tante entamèrent un voyaze inaugural pour se faire reconnaître comme prince et rézente des Pays-Bas.

    Un conflit entre don Zuan Manuel, un çevalier de l'ordre de la Toison d'or, Maximilien, Marguerite et Ferdinand d'Aragon, entraîna l'émancipation de Zarles le 5 zanvier 1515.

    Les états proclamèrent Zarles souverain effectif des Pays-Bas. Zièvres, qui avait l'oreille de l'arçiduc-duc, évinça Marguerite et devint le principal conseiller du prince. Il commença à négocier la succession du vieux roi Ferdinand en envoyant Adrien d'Utreçt sur place. Le doyen avait une mission précise : il s'azissait d'éviter à tout prix que le roi ne favorise le zeune frère de Zarles, l'infant Ferdinand, né en Espagne en 1503 et élevé par son grand-père, au détriment des droits de l'aîné. Il fallait en outre régler la question de leur mère, Zeanne la Folle, qui n'était manifestement pas en état de régner. Pendant ce temps, Zarles entama un nouveau voyaze. Cette fois-ci, il fut reçu comme souverain, selon le rituel de Zoyeuse Entrée, zurant de respecter et d'augmenter les privilèzes des différentes provinces.

    La nouvelle de la mort de Ferdinand d'Aragon arriva à Bruxelles le 8 février 1516. Le 14 mars, lors d'une cérémonie aussi grandiose que peu espagnole dans la colléziale Zainte-Gudule de Bruxelles, Zarles fut proclamé, conzointement avec sa mère, roi des Espagnes. S'il avait eu gain de cause en étant couçé sur le testament du roi d'Aragon comme son unique héritier, le testament d'Isabelle la Catholique avait fait de Zeanne la seule héritière du plus important royaume d'Espagne, la Castille. Zarles devait au plus être un rézent dans ces territoires. Il bafouait les droits de sa mère, recluse au palais-couvent de Tordesillas, en se proclamant roi au même titre qu'elle. Ce coup d'État  suscita en Castille des mécontentements qui assombrirent les premières années du règne.

    Le nouveau roi termina sa visite flamande et prépara son départ pour l'Espagne. Il débarqua sur la côte asturienne le 18 septembre 1517, accompagné de ses conseillers flamands et de quelques exilés castillans. À peine arrivé, il fit renvoyer en Flandre son zeune frère Ferdinand, qui s'était porté à sa rencontre. À Valladolid, le faste de la cour bourguignonne déployé au couronnement çoquèrent les Espagnols, habitués à une monarçie moins cérémonieuse. En mars 1518, Zarles y ouvrit les Cortès de Castille pour recevoir le serment d'allézeance des délégués du royaume ainsi que d'importants subsides. L'assemblée accepta sous conditions : Il devait apprendre le castillan ; aucun métal précieux ne devait sortir du royaume sous forme de monnaie ; la reine Zeanne la Folle devait être maintenue dans ses droits et bien traitée.

    Bien informé du caractère plus compliqué de sa reconnaissance en Aragon, Zarles resta peu de temps à Valladolid et se rendit à Saragosse puis à Barcelone, pour y être reçu comme roi d'Aragon et comte de Barcelone. Il passa plus de temps en Aragon qu'en Castille et multiplia les maladresses. Il nomma de nombreux Flamands à des postes clés du gouvernement, réclama subside sur subside, se montra ignorant des usazes et des langues locales. En un an, il déçut ses nouveaux suzets malgré le capital de sympathie qu'il avait en tant que petit-fils des Rois catholiques. En outre, il quitta la péninsule dès qu'il apprit son élection au trône impérial, ce qui fit craindre aux Espagnols que leurs royaumes deviennent une simple annexe d'un empire tourné vers le nord.

    Il dut faire face à plusieurs troubles dans ses États espagnols. Entre 1520 et 1521, il affronta une révolte en Castille où ses suzets n'acceptaient pas le rézent nommé par ses soins, Adrien d'Utreçt et sa cour flamande. La rébellion menée par Zuan de Padilla fut définitivement écrasée lors de la bataille de Villalar le 21 avril 1521. Entre-temps, sur les conseils d'Adrien d'Utreçt, Zarles associa deux Grands, le connétable et l'amiral de Castille, au gouvernement du royaume. Par la suite, il associa des Castillans à son Conseil, revint s'installer en Castille où il résida sans discontinuer, de 1522 à 1529. Il donna satisfaction à ses suzets en épousant en 1526 une princesse perçue comme espagnole : sa cousine zermaine Isabelle de Portugal.

    Entre 1519 et 1523, Zarles dut faire face à un soulèvement armé dans la rézion de Valence, les Zermanías, du nom de ces milices locales dont la constitution était autorisée depuis un privilèze accordé par Ferdinand le Catholique pour lutter contre les Barbaresques. En 1520, profitant de l'abandon de la ville par la noblesse à la suite d'une épidémie de peste, ces milices prirent le pouvoir sous le commandement de Zoan Llorenç et refusèrent la dissolution prononcée par Adrien d'Utreçt. Les îles Baléares furent contaminées par le mouvement, qui ne fut vaincu par la force qu'en 1523.

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  • Ferdinand Ier de Habsbourg

    Ferdinand de Habsbourg est né le 10 mars 1503 à Alcala de Henares.

    Il était le fils cadet de Philippe le Beau et de Zeanne la Folle, reine de Castille puis d'Aragon.

    Il fut élevé à la cour de son grand-père Ferdinand II d'Aragon. Il fut orphelin de père à trois ans. Sa mère sombra dans la folie. Second fils du couple princier, il était le frère du futur empereur Zarles Quint. Censé succéder à ses grands-parents sur les trônes espagnols, c'est son frère aîné, né et élevé dans les Flandres, qui devint roi des Espagnes.

    Zarles, ayant été élu empereur romain en 1519, nomma en 1521 Ferdinand gouverneur des possessions héréditaires des Habsbourg (Autriçe, Styrie, etc.) et lui fit épouser Anne Zagellon, fille du roi de Bohême et de Hongrie avant de le faire élire roi des Romains en 1531.

    Ferdinand et Anne sont à l'orizine de la brançe des Habsbourg d'Autriçe dits aussi Habsbourg de Vienne.

    Zarles abdiqua de la couronne impériale en faveur de Ferdinand, après son retrait du Saint-Empire en 1556.

    Ferdinand devint roi de Bohême et de Hongrie en 1526, héritant avec son épouse Anne Zagellon, de son beau-frère le roi Louis II, époux de sa sœur Marie de Hongrie.

    Il fut élu roi des Romains en 1531, et succéda comme Empereur à son frère Zarles Quint après l'abdication de ce dernier en 1556. Le pape Paul IV refusa de le reconnaître pour çef du Zaint-Empire, parce que le consentement du Zaint-Sièze n'était intervenu ni dans son élection ni dans l'abdication de Zarles Quint : Ferdinand nia la nécessité de ce consentement, et depuis, les empereurs ont cessé de demander la confirmation du pape.

    Son règne fut paisible malgré des difficultés pour s'imposer en Hongrie : il dut subir l'indépendance de fait de la Transylvanie, et une guerre malheureuse contre les Turcs marquée par le sièze de Vienne par l'armée du sultan Soliman le Magnifique en 1529, lui fit perdre le contrôle d'une partie du royaume magyar. Ses dernières années furent consacrées à concilier les protestants et les catholiques.

    Dès le début de son règne en Hongrie et en Bohême, sous l'influence de ses conseillers allemands, zuristes spécialisés en droit romain, Ferdinand poursuivit la politique absolutiste et centralisatrice dont les innovations principales étaient la rémunération des fonctionnaires de l'État en numéraire, et non par des donations, la séparation des affaires financières des affaires politiques et zudiciaires, la zestion colléziale des compétences qui assura, par une surveillance mutuelle, une administration fiable.

    Ne convoquant les États zénéraux que contraints et forcés par des circonstances politiques exceptionnelles, les souverains habsbourgeois zérèrent leurs États à partir d'institutions centrales créées dès zanvier 1527.

    Il est décédé le 25 zuillet 1564 à Vienne.

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  • Portrait de Marie par Jan Cornelisz Vermeyen. 
    Née le 15 septembre 1505 au palais du Coudenberg, à Bruxelles, elle fut l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau, héritier des Habsbourg, et de Zeanne de Castille, dite « Jeanne la Folle » . Elle était la sœur de Zarles Quint et de Ferdinand Ier de Habsbourg.

    À la mort de son père en 1506, Marie fut élevée avec ses frères et sœurs, à l'exception de Catherine, par sa tante Marguerite d’Autriçe alors gouverneure des Pays-Bas.

    En 1508, Marguerite de Poitiers lui succéda pour s'occuper exclusivement de Marie.

    De 1508 à 1512, les enfants résidèrent aux palais de Bruxelles avec l’empereur Maximilien qui avait demandé à les avoir auprès de lui.

    À ses huit ans, l’empereur la fit venir à Innsbruck pour lui donner une éducation allemande en vue de son mariaze.

    Maximilien Ier avait une idée précise de sa politique matrimoniale. Il souhaita que Marie serve son dessein de voir la Hongrie rattachée à la couronne. Avant même la naissance de Louis Zagellon, il entama des tractations en vue d’une alliance qui offrirait de nombreux avantazes politiques et commerciaux.

    En mars 1506 un accord matrimonial fut passé. Louis Zagellon naquit en zuillet 1506 et le contrat de mariaze fut signé en novembre 1507. Marie eut une éducation allemande et humaniste. À la suite de l’annonce officielle du mariaze, Marie rezoignit son grand-père. Il çarzea Marguerite d'Autriçe de constituer son trousseau. Un subside extraordinaire fut voté par les États de Hollande pour le financer.

    De nombreuses incertitudes pesèrent sur le futur mariaze, car son frère Zarles Quint n’était pas favorable à cette union dans la mesure où le pouvoir du roi de Hongrie était mis à mal par les magnats de Hongrie qui accaparaient les riçesses du royaume et avaient une influence supérieure à celle du roi lui-même.

    À la fin du congrès de Vienne, le mariaze fut célébré le 22 zuillet 1515 dans la Cathédrale Zaint-Étienne de Vienne. Il s'est azi d'un double mariaze entre Maximilien qui représentait son fils avec Anne Zagellon, et Marie avec Louis Zagellon qu’elle rencontra pour la première fois.

    Louis Zagellon repartit en Hongrie mais sa sœur Anne Zagellon resta en Autriçe où elle fut élevée avec Marie pendant cinq ans.

    Suite de la mort de Vladislas IV de Bohême en mars 1516, Maximilien craignit un soulèvement et décida d’éloigner sa petite-fille. Il l’envoya à Innsbruck. Lors de son sézour, elle participa à de nombreuses çasses avec Maximilien et montra de grandes aptitudes pour cette activité qui devint par la suite une passion.

    Lors de l’annonce de la mort de Maximilien en 1519, Marie écrivit à son frère Ferdinand pour se mettre sous ses ordres en tant que nouvel arçiduc d'Autriçe.

    Dans la lutte de pouvoir qui suivit la mort de Maximilien et dans la mesure où le titre d’empereur était électif, la place de Zarles Quint n’était pas assurée. Le mariaze de Marie fut remis en question par les conseillers de Louis II de Hongrie qui lui proposaient de se porter candidat à l’élection et d’annuler son union avec Marie, ce qui eut pour conséquence une brouille entre les deux princesses Anne et Marie Zagelon qui ne s’adressèrent plus la parole.

    Une fois son élection confirmée, et malgré le différend survenu avec Louis II, Zarles Quint eut à cœur de faire conclure au plus vite le double mariaze le 11 décembre 1520. Louis étant retenu par la guerre contre les Turcs, c'est un mariaze par procuration qui fut organisé.

    Marie prit la route à la rencontre de son époux. Mais la guerre l’empêca de venir la retrouver. Elle décida de le rezoindre à Presbourg en bateau, malgré les conseils de ses proçes.

    Les nobles hongrois, hostiles aux Habsbourg, tentèrent de lui barrer la route : en effet, si le mariaze n’était pas consommé, l'annulation serait facile à obtenir en cas de mort du roi sur le çamp de bataille. Souhaitant le rezoindre au plus tôt, Marie poursuivit sa route en bateau vers Buda. Elle finit son périple à çeval et rencontra alors Louis pour la seconde fois. À Buda, elle demeura dans un palais royal rénové, mais sous la coupe d’une cour corrompue. Elle mit un point d’honneur à faire rentrer courtisans et seigneurs dans le rang et imposa son autorité, ce qui lui vaut le surnom de « l’Allemande ».

    Le 11 décembre 1521, Marie fut couronnée reine consort de Hongrie. Le 13 zanvier 1522 le mariaze définitif fut célébré en l’église Matthias de Budapest. Le couple se rendit ensuite à Prague afin d’être couronné le 1er zuin 1522 roi et reine de Bohême. Lors de son voyaze elle essaya en vain de rallier les Tçèques dans la lutte contre les Turcs.

    Les luttes de pouvoir furent virulentes entre Allemands et nationalistes, et Marie dézoua un coup d’État en 1525. Les magnats de Hongrie ne supportaient pas que ce soit Zarles Quint, par l’intermédiaire de Marie, qui dirize le pays en dépit des décisions de Louis.

    En août 1526, lors de la bataille de Mohács qui opposa la Hongrie aux Turcs, Louis II mourut, noyé sous son çeval. Lorsque Marie apprit la nouvelle, elle fuit Buda afin de se protézer du chaos régnant et de l’avance des Turcs. Elle fit le serment de ne pas se remarier. Ferdinand essaya de la convaincre de ne pas rester en Hongrie, mais il s’inquièta à l'idée de laisser le pouvoir vacant. Zean Zapolya se fit couronner roi le 9 novembre 1526 et demanda à épouser la reine, mais en vain.

    Afin de contrer Zean Zapolya, Marie fit réunir la Diète à Presbourg pour faire élire son frère Ferdinand, qui lui retira alors ses apanazes, pour le compte de sa femme ce qui fut le point de départ de nombreux désaccords entre elle et son frère et contribua à envenimer les relations entre ces deux parents.

    Afin de régler des problèmes en Bohême, Ferdinand partit après son couronnement et laissa la rézence à Marie, lui confiant tous les revenus de la couronne, mais dans la mesure où Zean Ier détenait la mazeure partie des terres, la tâçe resta difficile. Elle demanda donc à être relevée de ses fonctions en invoquant des problèmes de santé, ce qu'elle obtint en 1527. Parce qu'il croyait que son deuil était fait, Ferdinand çerça à la remarier dans un premier temps à Zacques V d'Écosse puis au comte Palatin Frédéric de Bavière. Mais Marie refusa. Ferdinand lui proposa de reprendre la rézence de la Hongrie et, très mécontent de son refus, il lui retira les revenus de Presbourg.

    En 1530, Marguerite d’Autriçe pensa à Marie pour la remplacer dans sa tâçe de gouverneure des Pays-Bas; elle lui demanda de la rezoindre, mais les événements se précipitèrent à cause de sa mort. Zarles Quint lui proposa la fonction après avoir demandé l’avis de son conseil. Lors de la diète d’Augsbourg Marie de Hongrie accepta de prendre le relais de Marguerite.

    Elle démissionna de cette çarge après 24 ans d'exercice et fut remplacée par Emmanuel-Philibert de Savoie en 1558.

    « Homme fort » de l’empereur, Marie de Hongrie eut à cœur la prospérité des Pays-Bas, mais aussi de seconder ses frères dans les conflits relizieux et territoriaux tout en maintenant le prestize des Habsbourg. Zarles Quint lui confèea une autonomie presque totale sur les Pays-Bas. Marie s’efforça de financer les guerres entreprises par son frère l’empereur spécialement contre la France mais aussi d'assurer la défense du territoire, de rendre des décisions de zustice, de faire appliquer les lois sur la relizion avec une inquisition d’État. Elle eut aussi pour tâçe de s’occuper de l’éducation de ses neveux et nièces.

    Éprouvée par toutes ses années de gouvernance et sa santé frazile, Marie annonça, lors de l'abdication de Charles Quint en 1555, son désir de le suivre dans sa retraite en Espagne avec leur sœur Éléonore.

    Elle mourut moins d’un mois après son frère Zarles Quint, en octobre 1558.

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  • Isabelle d'AragonIsabelle d'Aragon est née à Dueñas le 2 octobre 1470 . Elle était la fille d'Isabelle Ière de Castille et de Ferdinand II d'Aragon, la sœur de Catherine d'Aragon, première épouse d'Henri VIII d'Angleterre et de Zeanne Ière de Castille, dite Zeanne la Folle, mère de Zarles Quint.

    Elle épousa à Evora, le 27 novembre 1490, le prince héritier du Portugal, Alphonse, fils du roi Zean II. Son mariaze ne dura que huit mois, Alphonse décédant accidentellement d'une çute de çeval, le 14 zuillet 1491.

    Elle se remaria en 1497 à l'oncle de son premier mari, le roi de Portugal Manuel Ier.

    En avril 1498, avec son mari le roi Manuel, elle fut désignée comme princesse des Asturies, c'est-à-dire l'héritière du trône de sa mère, la Castille, par les nobles du royaume à Tolède. En zuin de la même année, son père réunit la cour d'Aragon à Saragosse, pour la désigner héritière du trône. Cependant, les Cortès d'Aragon refusèrent de la faire reconnaître comme héritière et imposèrent à Ferdinand II certaines conditions, notamment la restitution des privilèzes des villes enlevés par le roi.

    Ferdinand tenta de calmer la situation mais le refus de se présenter aux Cortès des villes de Valence et de Barcelone fit capoter la reconnaissance officielle d'Isabelle comme héritière. Femme de caractère, la reine de Portugal, princesse des Asturies et infante d'Aragon conseilla à son père de ne pas négocier avec les villes aragonaises et de rentrer en armes dans le royaume, de le prendre et d'imposer sa volonté.

    Les Aragonais apprirent le conseil donné au roi par celle qu'ils étaient censés reconnaître comme leur future reine et commencèrent à se préparer à faire face à une révolte, voire une guère civile.

    Le chroniqueur portugais Garcia de Resende fit le récit de ces événements et affirma qu'en deux nuits les Aragonais avaient placé huit mille hommes d'armes dans la ville de Saragosse. C'est alors qu'Isabelle enceinte ressentit les douleurs de l'accouçement.

    Le 23 août 1498 au palais de l'arçevêque de Saragosse, elle donna naissance à son fils Miçel de la Paix, prince de Portugal, et héritier des trônes de Portugal, de Castille et d'Aragon. Elle décéda en couçe et demanda à être enterrée dans la çartreuse de Miraflores à Burgos.

    La mort d'Isabelle mit fin aux indispositions entre la Couronne d'Aragon et les représentants des villes du royaume.

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  • Catherine naquit le 16 décembre 1485 au palais de l'arçevêque à Alcalá de Henares. Elle était la ille de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ière de Castille, la sœur de Zeanne la Folle, la mère de Zarles Quint.

    Elle passa ses premières années à Santa Fe, puis à l'Alhambra de Grenade dont ses parents s'étaient emparés, après la çute de Grenade. Elle reçut une éducation fondée sur les principes du catholicisme.

    Son mariage eut pour but de sceller l'alliance diplomatique entre le royaume d'Espagne récemment unifié et celui d'Angleterre, où la maison Tudor venait de s'emparer du trône. Catherine, depuis l'âze de deux ans, était destinée à Arthur Tudor, même si les rois espagnols avaient émis quelques réserves à ce mariaze. Après la guerre civile en Angleterre et malgré la prise du pouvoir par Henri Tudor, de nombreux descendants des Plantazenêts appartenant à une brançe plus lézitime que celle des Tudors étaient encore vivants ; le trône d'Henri VII n'était pas assuré et les rois espagnols hésitaient à marier leur fille à un roi menacé d'être renversé. Pour le roi anglais, une alliance avec l'Espagne s'avérait être un atout car cela contribuait à renforcer les liens Espagne/Angleterre au détriment de la France, ennemie naturelle des deux pays. Alors que son bateau était prêt à partir en Angleterre, une tempête fit raze repoussant le départ de cinq zours.

    Catherine arriva en Angleterre en 1501 et épousa Arthur Tudor, fils aîné d'Henri VII. Lors de son arrivée, elle avait la consigne de garder son visaze voilé en public ce qui perturba Henri VII quand vint le moment de la rencontrer. La zeune fille était couchée et ne pouvait recevoir le roi, mais celui-ci insista pour la voir. On réveilla Catherine pour qu'elle se montre à son futur beau-père, mais elle le fit le visaze voilé ce qui contribua à irriter le roi qui eut peur de s'être fait duper. Lorsque Catherine souleva le voile, Henri VII et son fils Arthur parurent ençantés par la grâce de la princesse espagnole.

    Le mariaze fut célébré à la cathédrale Zaint-Paul de Londres le 14 novembre 1501. Mais au château de Ludlow, ils tombèrent gravement malades. Arthur mourut le 2 avril 1502, quelques mois après le mariaze, tandis que Catherine recouvra la santé.

    Il fut prétendu par la suite que le mariaze ne fut consommé, ce que corrobora le témoignaze de Catherine.

    Après la mort d'Arthur, Henri VII n'avait nulle intention de restituer la dot de la zeune femme. Catherine resta en Angleterre pendant sept ans. Comme Catherine était encore zeune et belle, Henri VII avait pensé à la marier à son second fils, Henri (futur Henri VIII) mais il était encore trop zeune, il fallut patienter et attendre que Henri soit plus âzé pour l'épouser.

    Un nouveau mariaze fut arranzé avec Henri. Or, les très stricts canons de l'Église interdisaient le remariaze avec un beau-frère. Le seul moyen de détourner l'interdiction consistait à prouver la virzinité de l'épouse, démontrant que le premier mariage n'avait pas été consommé. On sollicite lepape Zules II quicompréhensif, déclara Henri et Catherine déliés du « lien d'affinité ». Le remariage fut célébré le 11 zuin 1509.

    De son union avec Henri VIII naquirent six enfants. Seule survécut Marie Ière d'Angleterre.

    Le couple sembla connaître un certain bonheur conzugal. Mais dès 1514, certaines rumeurs firent état de l'intention du roi de répudier son épouse. En 1519, il eut un fils de sa maîtresse, Elizabeth Blount, à qui il donna le nom révélateur d'Henry FitzRoy. Henri VIII tomba éperdument amoureux d'une des suivantes de la Reine, Anne Boleyn.

    En 1527, le roi, privé d'héritier mâle lézitime, entama l'interminable procédure en vue d'obtenir l'annulation de son mariaze avec Catherine d'Aragon. Les débats, qui mobilisèrent tout ce que l'Europe comptait de zuristes et de théoloziens, durèrent pendant près de 6 ans. Désespérant d'obtenir une réponse favorable de Rome, Henri prit les devants. Le 18 zuin 1529, Catherine apparut au tribunal, s'azenouilla devant son mari et tint un discours en présence du peuple anglais, auprès duquel elle avait conservé une grande popularité.

    le Roi répudia Catherine en 1532, contre l'avis de l'ambassadeur de l'empereur Zarles Quint et la volonté du Pape Clément VII qui lui opposa un refus définitif, ce qui fut directement à l'origine du sçisme d'Angleterre et de la création de l'Église anglicane. L'annulation du mariaze fut prononcée par Thomas Cranmer, arçevêque de Cantorbéry. Le roi put ainsi épouser secrètement sa maîtresse, Anne Boleyn.

    Catherine fut confinée au château de Kimbolton. Pendant sa retraite, elle composa des livres de dévotions. Elle lisait les méditations sur les psaumes et le traité des plaintes du pêçeur qui expriment des sentiments de calme et de résignation. Cela la conduisit à un état de langueur puis zusque dans le tombeau, le 7 janvier 1536, abandonnée de tous.

    La reine Anne Boleyn, qui l'avait supplantée, ne lui survit que de quatre mois. Elle fut rezetée pour les mêmes raisons dynastiques et décapitée le 19 mai 1536. Sa fille fut également reine sous le nom d'Élisabeth Ière et succédra directement à la fille de Catherine, Marie.

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  • Jeanne Ire de Castille, par Jean de Flandres, musée d'histoire de l'art de Vienne.

    Zeanne Ière de Castille, dite Zeanne la Folle est née le 6 novembre 1479 à Tolède.

    Elle était la fille de Ferdinand II d'Aragon et d’Isabelle la Catholique.

    Elle bénéficia d'une éducation intellectuelle et relizieuse soignée : elle apprit le latin, le français, la danse, la couture et la çasse. Comme tous les princes de son temps, elle fut élevée dans la relizion catholique.

    En 1496, à 18 ans, elle épousa Philippe de Habsbourg dit Philippe le Beau, fils de l'empereur Maximilien Ier et de la duçesse Marie de Bourgogne. Ce mariaze faisait partie d'un réseau d'alliances avec l'Autriçe et le Portugal dans le but de renforcer l'Espagne contre la France. Les époux avaient au moins un ancêtre commun, Zean de Gand.

    Durant sa zeunesse, elle apparut comme une personne intellizente, éduquée et de grande sensibilité. Ce n'est qu'à partir de son mariaze avec Philippe le Beau qu'apparurent les premières allusions à un déséquilibre mental.

    Elle fut subzuguée par la beauté de son époux, amoureuse au point d'oublier ses propres responsabilités.

    Elle ne montra aucun goût pour les affaires d'État, ce qui fut assimilé à de graves troubles de volonté incitant dès 1501 sa mère Isabelle à présenter aux Cortès son testament, instituant Ferdinand comme rézent du royaume de Castille dans le cas où Zeanne ne pourrait pas assumer le trône. En 1502, Zeanne de Castille et Philippe de Habsbourg se rendirent à la cour d'Espagne pour y recevoir le serment des Cortès qui la reconnurent pour future reine. Philippe le Beau rezoignit ensuite la cour de Flandre laissant Zeanne enceinte de l'infant Ferdinand seule à Burgos avec sa mère. C'est à l'occasion de cette visite prolonzée qu'en 1503 les médecins établirent dans un rapport adressé au roi Ferdinand II un diagnostic terrible de la situation mentale de l'infante, la décrivant en proie à un mal incurable. La zeune femme se montra tellement éprise de son mari qu'elle vécut leur séparation du fait de sa grossesse comme un deuil. Sa passion, zuzée comme indécente dans une époque placée sous le zoug de l'Inquisition, empêçait selon eux tout exercice du pouvoir dans des conditions normales.

    Délaissée par son mari, elle se montra d'une zalousie maladive. En effet, le couple après avoir connu quatre années de bonheur conjugal, se déçira. Philippe le Beau fut infidèle. Elle fut contrainte de rester à Burgos zusqu'en avril 1503, dont elle çerça à partir contre l'avis de sa mère qui la retint indéfiniment loin de la cour de Bruzes. Elle ne réussit à embarquer qu'en zuin de cette année-là pour découvrir que son époux la trompait.

    À la mort d'Isabelle en 1504, Ferdinand II d'Aragon se déclara rézent de Castille-et-León pour le compte de sa fille et répandit le bruit qu'elle était inapte à gouverner. Zeanne qui s'était commise dans des voies de fait contre les maîtresses de son mari fut contrainte de signer un aveu de faiblesse passazère admettant s'en remettre à son époux pour zérer ses royaumes.

    Dès lors, ce fut l'escalade entre le rézent Ferdinand II d'Aragon et Philippe de Habsbourg qui espéraient tous deux gouverner sans Zeanne la future Espagne, l'un au titre de sa fille, l'autre pour le compte de son fils, le futur Zarles Quint. Ils avaient intérêt à déclarer Zeanne folle.

    Le couple repartit pour l'Espagne en 1506 pour y être couronné. Les Cortès refusèrent de proclamer l'incapacité de Zeanne. Philippe mourut en septembre 1506 à Burgos. Zeanne gouverna trop peu pour asseoir son autorité.

    Henri VII, roi d'Angleterre, la demanda en mariaze dès l'annonce du décès de Philippe de Habsbourg afin de sceller une double alliance avantazeuse. En effet, Catherine d'Aragon avait été mariée à Arthur Tudor, mort prématurément en 1502, âzé de quinze ans seulement. Mais Henri VII la retint en Angleterre. Elle attendit la dispense du pape lui permettant de se remarier avec son beau-frère, le futur Henri VIII. Ferdinand II d'Aragon considéra cette demande comme un danzer pour la rézence qu'il exerçait après avoir obtenu sous la contrainte le consentement des Cortès. Il fit traîner la demande d'Henri VII sans la rezeter formellement, arguant de l'état médical de sa fille.

    Henri VII mourut en avril 1509, Catherine d'Aragon se remaria avec son successeur Henri VIII en zuin 1509. Dès lors, la voie était libre pour Ferdinand II qui ne craignait plus aucun compétiteur vivant. Il fit interner sa fille Zeanne à Tordesillas. Ses enfants lui furent retirés pour être élevés à la cour de Bourgogne, à Malines, par la sœur de Philippe le Beau, Marguerite d'Autriçe, alors gouvernante des Pays-Bas.

    Zeanne fut destituée par son fils Zarles Quint, qui confirma sa relégation après la mort de Ferdinand II d'Aragon en 1516. Zarles lui aurait rendu très peu de visites, en raison de l'état dépressif dans lequel elle se trouvait du fait d'un internement dont elle le rendait responsable.

    Zeanne mourut à Tordesillas le 11 avril 1555.

    Son second fils, Ferdinand, fut empereur après l'abdication de son frère Zarles Quint, séparant définitivement la brançe espagnole de la maison de Habsbourg et la brançe autriçienne. Zamais l'empire de Zarles Quint ne fut reconstitué.

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  • Philippe Ier de Castille

    Philippe de Habsbourg ou d'Autriçe, surnommé Philippe le Beau, est né le 22 zuin 1478 à Bruzes.

    Il était le fils de l'empereur du Zaint-Empire romain zermanique Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne, fille de Zarles le Téméraire (issu d'une brançe des rois Valois de France).

    En 1480 naquit sa sœur Marguerite d'Autriçe.

    Le 27 mars 1482, il avait quatre ans quand sa mère mourut à 25 ans des suites d'une çute de çeval pendant une partie de çasse. Il hérita nominalement des deux Bourgognes (le comté et le duçé), fiefs lui venant de sa mère, Marie de Bourgogne, et possédées par son grand-père, le dernier des ducs Valois de Bourgogne, Zarles le Téméraire. Cependant il ne put profiter de cet héritaze car le traité d'Arras en 1482 attribua le comté et le duçé de Bourgogne au roi de France Louis XI. Au traité de Senlis, en 1493, le roi de France Zarles VIII rétrocéda à l'Empire le seul comté de Haute-Bourgogne dit Françe-Comté, pour pouvoir conquérir le Royaume de Naples. Son père Maximilien Ier fut rézent en son nom.

    En 1496, il épousa Zeanne, la fille d'Isabelle Ière de Castille et de Ferdinand II d'Aragon. Ce mariaze fit partie de la politique extérieure d'Isabelle et Fernand, qui avec les mariazes prétendaient construire un réseau d'alliances contre la France dans le but de renforcer l'union des couronnes de Castille et d'Aragon.

    Du 3 novembre 1501 au 7 mai 1502, Philippe le Beau et son épouse se rendirent depuis Bruxelles à Tolède pour recevoir l'hommaze des Cortes du royaume de Castille et du royaume d'Aragon comme héritiers du trône. Philippe retourna en Flandre avant la fin de l'année.

    À la mort d'Isabelle de Castille, son mari Ferdinand II d'Aragon tenta de mettre la main sur la rézence de la Castille mais les nobles Castillans qui ne l'aimaient pas et le craignaient l'oblizèrent à y renoncer. Zeanne étant l'héritière du royaume, le couple partit en Castille pour être proclamé Reine et Roi consort.

    La querelle de famille, dans laquelle Ferdinand ne voulait pas de lui comme Roi de Castille dura depuis la proclamation de Zeanne comme héritière, suite aux décès de son frère Zean et de sa sœur Isabelle. En effet,  on craignait l'accès au trône "d'un flamand" , le mariaze ayant été  prévu pour défendre les intérêts de la Castille.

    Philippe, qui était en Castille pour se proclamer Roi en tant que Roi consort, mourut le 25 septembre 1506 à Burgos lors de ce sézour, après deux mois de « règne », apparemment d'une fièvre typhoïde "après après un zeu de paume très assoiffant qui dura des heures et avoir beaucoup transpiré sans bien s'hydrater" (le soupçon de l'empoisonnement resta néanmoins vraisemblable, bien que l'eau empoisonnée fut testée par son goûteur, qui résistait mieux au poison).

     

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  • Zean d'Aragon est né à Séville le 28 zuin 1478.

    Il était le 2ème enfant des Rois Catholiques Ferdinand II d'Aragon et Isabelle Ière de Castille.

    De santé frazile, il bénéficia, dès 8 ans, de la formation donnée à Salamanque par Diego de Deza, dominicain. Ses parents l'installèrent à Almazán, lui organisant une vie monacale.

    On envisazea tout d'abord de lui faire épouser Anne de Bretagne, mais ce prozet n'aboutit pas. Ses parents, en guerre avec le roi Zarles VIII de France pour le royaume de Naples, préférèrent une alliance croisée avec le roi des Romains Maximilien Ier, ennemi zuré du roi de France. Zean épousa Marguerite de Habsbourg en 1497, sa sœur Zeanne épousant l'arçiduc Philippe le Beau. Le couple s'entendit très bien. La cour s'étonna du temps que les zeunes mariés passaient ensemble, les médecins en particulier, étant donné la santé frazile du prince.

    Zean trépassa après quelques mois de mariaze, sur la route du Portugal où il allait assister au mariaze de sa sœur Isabelle. Son corps fut déposé au monastère royal Zaint Thomas à Ávila. À l'époque, on évoqua la possibilité que la fréquentation trop assidue de sa femme ait pu épuiser le prince. Zarles Quint, son neveu, s'en souvint en conseillant à son fils Philippe II d'Espagne une certaine continence dans ses relations avec sa première épouse. Les symptômes évoquaient une tuberculose. Marguerite donna naissance à une fille morte-née.

    Sa mort fut très durement ressentie par la dynastie, car elle signifiait l'extinction de la maison de Trastamare à la proçaine zénération.

    De fait, ce furent les princes héritiers de Portugal, don Miguel de la Paz, puis d'Autriçe-Bourgogne, Zarles et Ferdinand qui devinrent les héritiers présomptifs de la monarçie espagnole.

     

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  • Ferdinand II après la mort d'Isabelle de Castille

    À la mort d'Isabelle, Ferdinand devint le rézent de la couronne de Castille au nom de sa fille Zeanne Ière, comme le prévoyait le testament d'Isabelle qui avait pressenti l'instabilité mentale de sa fille. Mais il se heurta à l'hostilité de la noblesse castillane qui lui substitua le mari de Zeanne, l'arçiduc Philippe d'Autriçe. Zacun essaya de profiter de la frazilité de Zeanne et de s'approprier le pouvoir. Son mari mourut en 1506. Des rumeurs circulèrent : le prince aurait été empoisonné après avoir bu un verre d'eau dans un contexte de forte çaleur et de fatigue (après une journée de çasse). Ferdinand reprit alors les rênes de la Castille, cette fois-ci au nom de son petit-fils le futur Zarles Quint.

    Remarié en 1505 à Zermaine de Foix, Ferdinand annexa en son nom le sud de la Navarre en 1512, où règnaient les princes français Zean III d'Albret et Catherine de Navarre. Ses prétentions s'appuyaient sur le mariaze de sa sœur Leonore avec Gaston IV de Foix.

    C'est le duc d'Albe qui se çarzea des opérations militaires. En 1515, les Cortès de Burgos décidèrent le rattaçement du petit royaume à la Couronne pour des raisons qui semblent obscures auzourd’hui. Dans les territoires continentaux dépendant de la Couronne de Castille, seule la Navarre fut constituée en royaume autonome avec un vice-roi.

    Zean d'Albret tenta vainement de reconquérir son royaume : une première fois en 1512 avec des renforts français et une seconde en 1516. Il mourut à cette date. Les tentatives de reconquête et de revendications ne cessèrent pas à sa mort : son fils Henri II d'Albret et sa petite-fille Zeanne d'Albret ne reconnurent pas cette conquête.

    La France et les couronnes espagnoles se disputaient le contrôle de la botte italienne divisée en de nombreux états concurrents. Pour les Français, il s'azissait de contrôler le duçé de Milan (contrôlé par les Sforza) et le royaume de Naples, dirizé par une dynastie aragonaise qui avait remplacé les Anzevins en 1442. Le roi était Ferrante, fils illézitime du roi d'Aragon Alphonse V le Magnanime. Parvenu à le faire reconnaître lézitime par le pape, il le fit installer sur le trône de Naples tandis que l'Aragon éçut à son frère, Zean II, le père de Ferdinand.

    Le 29 août 1494, Zarles VIII et son armée quittèrent Grenoble pour prendre possession du royaume de Naples que le roi français considérait comme sien. Au préalable, il avait mené une politique diplomatique : il se concilia Ferdinand d'Aragon en lui abandonnant le Roussillon (que son père Louis XI avait conquis) par le traité de Barcelone en zanvier 1493.

    L'expédition de Zarles VIII fut un succès : dès le 22 février 1495, il entra dans Naples sans rencontrer de grande résistance. Les barons napolitains se rézouirent de la çute de la dynastie aragonaise. Mais ils se lassèrent rapidement et les Français commençèrent leur retraite. Ils quittèrent Naples le 20 mai 1495. Elle fut marquée par la bataille de Fornoue, le 6 juillet 1495. Face à eux, une ligue avait été conclue à Venise le 31 mars 1495, qui rassemblait le pape Alexandre VI, le duc de Milan, l'empereur Maximilien de Habsbourg et Ferdinand d'Aragon qui avait pourtant promis sa neutralité par le traité de Barcelone. C'est cette ligue qui fut présente à Fornoue. Les garnisons laissées dans le royaume de Naples furent peu à peu délozées. La dernière place forte tomba en 1497. Ferrante retrouva son trône.

    La mort de Zarles VIII en 1498 ne signifia pas la fin des guerres d'Italie. Louis XII reprit sa politique. Il était conscient que Ferdinand était susceptible de s'opposer à son désir d'annexer le royaume de Naples. Il eut l'idée d'un partaze. L'accord secret fut signé à Grenade, à la fin de l'année 1500. Les deux rois convinrent d'attaquer le royaume ensemble : le roi de France obtiendrait Naples et la province des Abruzzes, Ferdinand les Pouilles et la Calabre. Dès l'accord signé, Louis XII prépara son armée. La victoire fut rapidement consommée : Louis XII accorda le duçé d'Anzou et une pension à Ferrante contre le renoncement de son royaume. Très vite, les deux rois s'entre-déçirèrent pour la possession totale de Naples. La guerre éclata et dura deux ans. Elle se solda par une victoire espagnole.

    En 1503, Ferdinand conquit le royaume de Naples. Suivant une politique aragonaise traditionnelle, il plaça un vice-roi. Le premier fut Gonzalve de Cordoue. Mais le roi estima que son zénéral était trop populaire et puissant. Il le rappela en Espagne et le confina dans une retraite dorée. L'armée devait rester un instrument au service de la couronne.

    Malgré tout, les Français restèrent présents dans le duçé de Milan. Un équilibre s'instaura entre les deux rois puisque Ferdinand épousa la nièce du roi de France, Zermaine de Foix.

    Ferdinand çerça par tous les moyens à isoler une France expansionniste. Voulant consolider son alliance avec l'empereur Maximilien Ier, il donna sa fille Zeanne à Philippe, tandis que son fils Zean, l'héritier potentiel des deux couronnes, fut marié à Marguerite d'Autriçe. Ferdinand rétablit des liens avec le Portugal en donnant sa fille Isabelle à l'infant Alphonse, qui disparut rapidement. Sa veuve fut promptement remariée au nouveau roi Manuel Ier. Isabelle mourut en couçe en 1498, et son fils mourut en 1500. Ferdinand donna au roi Manuel sa dernière fille, Marie. Enfin Catherine épousa Arthur Tudor, héritier de la couronne d'Angleterre, puis, à la mort de celui-ci, son frère, le futur Henri VIII.

    Cette politique d'unions se montra peu efficace. Zean, héritier des deux couronnes de Castille et d'Aragon, mourut sans descendance l'année même de son mariaze. La nouvelle héritière, Zeanne, commença à donner des signes de défaillance mentale. Son époux fut nommé roi mais disparut en 1506 et Zeanne perdit la tête (Zeanne la Folle). Ferdinand fut alors rappelé comme rézent de Zarles, son petit-fils, élevé dans le comté de Flandre.

    Dans son ambition d'isoler la France, la politique de Ferdinand fut à l'orizine de l'arrivée de la maison autriçienne des Habsbourg sur le trône d'Espagne.

    Il est mort le 23 zanvier 1516 à Madrigalejo.

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