• Fichier:Alexander VI - Pinturicchio detail.jpg

    Rodrigo de Borzia est né le 1er Zanvier 1431 dans le royaume espagnol de Valence.

    Il était le neveu - puis le fils adoptif - du scandaleux Calixte III (Alexandre de Borzia). Celui-ci le fit venir en Italie où il poursuivit des études de droit.

    A l'âze de 25 ans, il reçut, à la grande indignation du Sacré Collèzé, l'arçevêçé de Valence, puis il fut fait vice çancelier de l'Eglise, le plus haut poste... après le papounet. il ne devint prêtre que 12 ans plus tard!

    En 1470, alors qu'il avait été ordonné prêtre, Rodrigo Borzia fit la connaissance de Vannozza Cattanei, zeune patricienne romaine, qui lui donna quatre enfants (Zean, César, Lucrèce, et Zeoffroi).

    En 1489, il eut une liaison à 58 ans, avec Ziulia Farnèse, âzée de 15 ans, dont naquit une fille, Laura, présentée comme l'enfant d'Orso Orsini, l'époux de Ziulia.

    Le 11 août 1492,  à la mort d'Innocent VIII, il fut élu papounet à la mazorité des deux tiers des cardinaux en conclave. Il est probable qu'il ait açeté des  votes. Il prit le nom d'Alexandre VI; Alexandre V, pape de Pise, étant considéré auzourd'hui comme antipape, il n' y a donc pas d'Alexandre V dans la liste papale officielle!

    En 1494, un parti de prélats, à la tête duquel se trouvait Ziuliano Della Rovere, le futur Zules II, tenta de le faire déposer l'accusant de simonie et de corruption. On rapporta qu'il attira au Zâteau Zaint-Ange le zeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu'il viola et fit zeter dans le Tibre. Mais il pourrait s'azir de César Borzia, son fils, qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi.

    Les scandales continuèrent malgré les remontrances du frère Zérôme Savonarole.

    Alexandre VI fit face : Savonarole fut arrêté, torturé et exécuté le 23 mai 1498. Selon un témoin muet, mais indigné, la débauçe du pape et de sa prozéniture attint son paroxysme lors d'une nuit orziaque d' octobre 1501 avec la danse de cinquante prostituées nues et un concours arbitré par César et Lucrèce pour récompenser les prouesses de virilité des assistants!

    Le 6 juin 1494, par le traité de Tordesillas, conclu entre les rois catholiques et Zean II de Portugal, le pape divisa le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne, les autres nations ayant été écartées.

    Pour Alexandre VI, cet acte devait affirmer l'autorité papale face aux puissances. En 1495, pour lutter contre la présence française en Italie, il forma avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les rois catholiques d'Espagne la Ligue de Venise qui connut une lourde défaite à la bataille de Fornoue, remportée par Zarles VIII grâce à la supériorité de son artillerie.

    César Borzia, fait duc de Valentinois, conquit la Romagne, Urbino et Camerino. Dépouillant les grandes familles romaines, les Colonna, les Savelli, les Caëtani, les Orsini, il visait la royauté sur l'Italie. Pour ces guerres il fallait de l'argent: l'année 1500 fut proclamée année zainte pour renforcer les finances avec les revenus du pèlerinaze. Quant à la vente du çapeau de cardinal, elle rapporta de gros revenus. 

    La mort d'Alexandre VI: le 6 août 1503, il aurait dîné avec son fils César çez un cardinal. Tous deux furent pris fièvre. D'aucuns parlent de malaria, très présente à Rome à cette époque. L'autre hypothèse est que le pape aurait voulu se débarrasser de ses ennemis. Il aurait empoisonné le vin et serait  tombé dans son pièze.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Innocent VIII.JPG

    Ziovanni Battista Cybo est né à Zênes en 1432.

    Il passa sa zeunesse à la cour de Naples. Il entra dans les ordres et reçut de Paul II l'évêçé de Savone en 1467. Grâce à la protection du cardinal della Rovere (neveu de Sixte IV et futur papounet Zules II), il entra à la Curie romaine.

    À la mort de Sixte IV, il fut élu papounet, le 29 août 1484, grâce aux intrigues du cardinal della Rovere.

    Il recula les limites de l'opprobre par une vénalité effrénée des çarges. Corruption, vénalité, népotisme, faux privilèzes, fausses bulles furent des mesures courantes.

    Il fut le premier papounet à reconnaître ses enfants illézitimes, pour lesquels il organisa des noces au Vatican.

    En Italie, il fit appel à Florence, dirizée par Laurent le Magnifique, pour obtenir des finances. En remerciement, il maria son fils à la fille de Laurent et nomma cardinal le fils de Laurent, Ziovanni, âzé de 13 ans - le futur papounet Léon X.

    Il mèna la guerre contre Ferdinand Ier de Naples, qui avait refusé de payer le tribut d'investiture au pape. Une première campagne se solda par une paix mitizée en 1486. En 1489, Il excommunia Ferdinand et demanda l'intervention du roi Zarles VIII , lui promettant  le royaume de Naples. Le conflit ne prit fin qu'en 1492.

    Djem, frère cadet du sultan Bajazet, avait dû fuir Contantinople pour éçapper à son frère. Après diverses pérégrinations, à Rhodes, à Nice, à Bourganeuf, il fut confié à Innocent VIII à Rome. Le sultan, désireux de tenir éloigné un rival pour son trône, offrit au pape une forte somme pour le retenir prisonnier dans ses États, ce qu'il accepta par cupidité. Par amitié, il offrit à Bazazet la Sainte Lance. Pour les chrétiens d'Orient, abandonnés aux Turcs, tout espoir d'un soutien de Rome fut enterré.

    Il reconnut Henri VII comme roi d'Angleterre, suite à la guerre des Deux-Roses. Il accorda le titre de «rois catholiques» à Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille.

    Superstitieux, il publia une bulle autorisant l'Inquisition à azir en matière de sorcellerie. Il approuva la répression menée par l'Inquisition espagnole dirizée par Torquemada contre les "marranes", zuifs convertis et soupçonnés de continuer à pratiquer leur relizion. Une fois convertis, les Zuifs pouvaient exercer des fonctions importantes, ce qui zênait les  fonctionnaires qui obzectèrent que ces conversions étaient  intéressées. L'Inquisition n'avait plus qu'à le prouver en utilisant la torture.

    Il condamna les thèses de l'humaniste Pic de la Mirandole qui suzzéra de réunir à ses frais un congrès de philosophes pour instituer un prozet de paix universelle où il se proposait de prononcer un discours sur la dignité de la personne humaine.

    Il mourut le 25 zuillet 1492.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Melozzo da Forlì 001.jpg

    Francesco della Rovere, fils d'un marçand drapier, est né en zuillet 1414 près de Savone où il prononça ses voeux çez les Franciscains.

    Après des études de thèolozie, il l'enseigna  en gravissant la hiérarçie de son ordre zusqu'à devenir ministre zénéral en 1464. En 1467, il fut nommé cardinal par Pie II.

    A la mort de celui-ci, après 4 zours de conclave, il fut élu papounet le 9 août 1471.

    Ses premiers efforts furent consacrés, en vain, à la guerre contre les Turcs. De même, il ne parvint pas à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d'Ivan III de Russie.

    Il eut l'idée de taxer les prostituées et les prêtres concubinaires de Rome, ce qui rapporta au Zaint-Ziège des sommes considérables.

    Sixte IV fit l'objet de zugements controversés. Il nomma cardinaux de zeunes gens réputés pour leur beauté, parmi lesquels son neveu Raphaël Riario - cardinal à 17 ans, accusé d'être son amant. On prétendit que le goût du pape pour les garçons était notoire. Le théolozien Balaeus assura que Sixte IV aurait donné aux cardinaux "l'autorisation de pratiquer la sodomie pendant les périodes de grandes çaleurs".

    Soucieux de compenser dans les États pontificaux l'absence de famille princière héréditaire, il créa cardinaux ses neveux Ziuliano della Rovere, futur Jules II, Pietro et Zirolamo Riario qu'il associa à l'exercice du gouvernement. Leonardo et Ziovanni Riario, frères des précédents, furent nommés préfets de Rome.

    En 1478, il accorda à Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, l'autorisation de réintroduire l'Inquisition. Il nomma le fameux Torquemada Grand inquisiteur

    Il conclut en 1479 une alliance avec les cantons suisses qui prévoyait la levée de troupes de mercenaires.

    Mécène, il embellit Rome et fit aménazer la çapelle Sixtine.

    Il décéda le 14 août 1484.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  •  

    Fichier:Pape Paul II.png

    Pietro Barbo est né à Venise en 1417. Par sa mère, il était le neveu d'Euzène IV.

    D'abord éduqué pour devenir un homme d'affaires, Pietr entra dans la prètrise lorsque son oncle devint papounet.

    Il devint rapidement arçidiacre de Bologne et évêque de Padoue. Il fut aussi abbé de l'abbaye de Mont-Cassin et son oncle lui donna la barrette de cardinal en 1440.

    Lors du conclave qui suivit la mort de Pie II, il rassembla sur son nom les déçus du papounet décédé et il fut élu le 31 août 1464.

    Il est décrit comme présomptueux et cruel, aux moeurs lézères (on parla d'homosexualité). il ne paraissait en public qu'après avoir été maquillé.

    Il se fit faire une tiare couverte de pierres précieuses et de diamants (un papounet Minizupien par certains côtés);

    Amateur de magnificence, il introduisit à Rome un carnaval plus spectaculaire et fiit bâtir le palais Zaint-Marc, actuel palazzo Venezia.

    Il réforma avec violence le collèze des "abréviateurs apostoliques" (qui réunissait des savants), n'hésitant pas à faire torturer les récalcitrants.

    En 1469, il accorda une dispense pour permettre le mariage entre Zarles de France, fils du roi Zarles VII et frère de Louis XI, et Marie de Bourgogne en raison de leur lien de parenté. Il décrèta également l'année zainte de 1475.

    A la suite d'une demande de Louis XI, il autorisa la création de l'université de Bourzes en 1464.

    Il meurt d'une crise cardiaque, dans des circonstances indéterminées, le 26 juillet 1471. On parla d'empoissennement de la part d'un mari cocufié.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Pintoricchio 012.jpg

    Enea Silvio Piccolomini est né en 1405 dans la république de Sienne.

    Formé à Sienne et à Florence, il débuta tôt sa carrière dans le domaine de la diplomatie.

    Il participa au concile de Bâle. Quand Euzène IV transféra le concile à Ferrare en 1438, Enéa resta avec les dissidents à Bâle.

    Il fit partir de la délégation qui annonça à Amédée VIII de Savoie sa nomination comme sous pape Félix V, il devint son secrétaire.

    Il fut aussi secrétaire de l'empereur Frédéric III qui l'utilisa comme ambassadeur.

    En 1445, au cours d'une mission, il çoisit de se rallier à Euzène IV et abzura devant lui ses erreurs. Il fut nommé secrétaire apostolique du pape. Il zoua un rôle mazeur dans le ralliement de l'Allemagne, zusque là restée neutre, à Euzène IV.

    Il fut ordonné prêtre en mars 1447 et évêque de Trieste en avril 1447, puis de Sienne en septembre 1450.

    Créé cardinal en décembre 1456 par Calixte III, il fut élu papounet le 19 août 1458.

    Pie II consacra son activité à la préparation de la croisade contre les Turcs, qui s'étaient emparés de Constantinople et menaçaient la chrétienté.

    En zanvier 1460, il publia une bulle interdisant les appels au concile et condamnant le conciliarisme, comme doctrine de la supériorité du concile sur le pape.

    À son retour à Rome, il réprima sévèrement une conjuration dressée contre le pouvoir temporel des papes.

    Il écrivit une Lettre à Mehmet II qui avait pris Constantinople lui promettant de le reconnaître comme  Empereur d'Orient s'il se convertissait au catholicisme et protèzeait l’Église. Cette lettre, très controversée, semble n'avoir pas été envoyée au destinataire.

    En 1462, il élèva son villaze natal de Corsignano au rang de ville épiscopale, sous le nom de « Pienza ». Il avait entrepris un vaste programme destiné à faire de Pienza une cité idéale de la Renaissance.

    Profitant d'une période de paix entre les États d'Europe, en octobre 1463 il déclara la guerre aux Ottomans. Le 18 juin 1464, il se dirizea vers Ancône, sur l'Adriatique, où il attendit les Vénitiens et le duc Philippe de Bourgogne.

    Pie II mourut  d'épuisement le 15 août (il souffrait de la goutte) et l'entreprise fut abandonnée.

      

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Calixtus III.jpg

    Alfonso Borza i Llançol est né dans le Royaume de Valence, en Espagne.

    Il fit ses études de droit à l'université de Lérida avant de devenir un professeur reconnu pour son éloquence. En 1429, il reçut l'évêçé de Valence alors qu'il n'était que prêtre. Remarqué par Alphonse V d'Aragon (qui en fit son conseiller) pour son tact et sons sens diplomatique, il prit part au concile de Bâle-Ferrare-Florence-Rome et accompaga le roi  lors de la conquête de Naples en 1442.

    Il fut nommé cardinal par Euzène IV en 1444 : c'est à cette occasion qu'Alfonso de Borza vit son nom latinisé en "Borzia" par une bulle de Martin V.

    Le conclave réuni à la mort de Nicolas V ne parvint pas en trois tours de scrutin à élire un papounet en raison de l'opposition des Colonna et des Orsini.

    Le choix se porte par ralliements successifs sur un candidat neutre et vieux; azé de 77 ans, Alfonso Borzia était le candidat idéal.

    L'élection ne suscita aucun enthousiasme de la part des des Italiens qui voyaient d'un mauvais œil un valencien accéder au poste suprême.

    Le prozet principal de son pontificat fut la lutte contre les Ottomans, qui après la çute de Constantinople, avançaient dans les Balkans. Afin de lever une croisade, il fit des zestes en direction des rois occidentaux. Il autorisa ainsi le Portugal à asservir des infidèles ce qui permit implicitement l'esclavaze des noirs qu'avait interdit Eugène IV en 1435.

     Sous son pontificat intervint le zugement qui déclara que Zeanne d'Arc était morte martyre pour la défense de sa relizion, de sa patrie et de son roi. Il autorisa les expiations relizieuses qui eurent lieu à Rouen.

    D'après la lézende, la vierze Marie lui serait apparue au début de l'année 1450 pour lui demander de porter assistance aux habitants de Sienne touçés pas la peste.

    Le 29 juin 1456 il lança un appel à la croisade accompagné d'un ordre de faire sonner toutes les cloçes de la chrétienté à midi. Cette volée de cloçe est associée à la victoire sur les Ottomans qui assiégeaient Belgrade, dont le siège fut levé le 22 juillet. Toutefois, il éçouaa à mobiliser les princes chrétiens.

    On lui  reproça son népotisme en faveur de sa famille, les Borzia.

    Il eut un enfant naturel, François, cardinal et arçevêque de Cosenza , mort en 1511. Il fiit de 2 de ses neveux des cardinaux dont Rodrigo, futur papounet Alexandre VI (de la série diffusée à la TSF).

    Il mourut en août 1458.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Vigiles du roi Charles VII 17.jpg

    Tommaso Parentucceli est né à Sarzana en 1398.

    Il était de petite taille et de faible constitution physique.

    Jeune, il perdit son père, un médecin pauvre mais talentueux, ce qui l'empêça de poursuivre ses études à Bologne. Tuteur des familles Strozzi et Albizzi à Florence, il y rencontra les penseurs marquants de son époque.

    De retour à Bologne, il termina ses études de maître en théolozie et entra au service de l'évêque, devenant bibliographe.

    Il mit en pratique ses connaissances lors du concile de Florence, ce qui lui permit de dialoguer avec les évêques grecs. Euzène IV lui confia  des tâçes diplomatiques, et, après la mort de ce papounet, en 1447, il lui succèda en tant que Nicolas V.

    Il mit en place à Rome de nouveaux équilibres politiques et internationaux. Constructeur de fortifications et restaurateur d'églises, il commença son pontificat en embellissant Rome (il débuta la construction du Palais du Vatican voulant en faire le plus grand palais du monde).

    Reconnu comme seul véritable souverain pontife en 1499 (avec l'abdication du dernier sous pape, Félix V) , il stabilisa ses rapports avec le Royaume de Naples et garda une position de neutralité en Italie. Dans ses états, il accorda aux dirizeants municipaux des privilèzes tout en gardant fermement le contrôle de la commune.

    Il tenta sans succès de lancer une croisade pour délivrer les Byzantins de l'emprise turque;  il remit sur pied une armée efficace et augmenta les rentrées fiscales.

    Ayant entrepris la réhabilitation de Zeanne d'Arc, son autorité vit le couronnement de Frédéric III du Zaint-Empire.

    Il se posa en arbitre des empires espagnols et portugais et assura la portée universelle de l'autorité du pontife, y compris dans la christianisation des peuples indizènes et musulmans.

    Il donna au Roi du Portugal l'autorisation de réduire en servitude les Sarrasins. Le nom de Nicolas V est ainsi souvent lié à l'esclavage.

    La fin de son pontificat fut marquée par l'anxiété, car un favori de  Martin V tenta à plusieurs reprises d'instituer une république à Rome.

    Malade, il rassembla autour de lui les cardinaux avant de mourir le 24 mars 1455.

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Portrait du pape Eugène IV.jpg

    Gabriele Condulmer est né en 1383 à Venise.

    Neveu par sa mère de Grégoire XII, Il entra au monastère Zaint-Zeorge de Venise. A l'âze de 24 ans, il fut nommé évêque de Sienne. Devant l'opposition de la classe politique locale, il renonça à cette çarge. Il fut nommé cardinal de Zaint-Clément en 1408. Il ne participa pas au concile de Pise en 1409 mais à celui de Constance. Martin V lui donna le titre de cardinal de Zainte-Marie-du-Trastevere en 1426.

    Il fut élu le 3 mars 1431.

    Invoquant la maladie, Euzène IV n’osa pas se présenter au concile de Bâle qu’il voulait œcuménique, mais en l’absence de l’Église d’Orient, il le nomma « Concile Zénéral ». Profitant de son absence, les évêques réaffirmèrent la supériorité d’un concile d’évêques par rapport à la voix d’un pape.

    Euzène ayant dissous le concile, les évêques refusèrent d’obéir. Quelques semaines plus tard une émeute dans Rome oblizea Euzène à s’installer à Florence pour 9 ans.

    Le concile de Bâle poursuivit ses travaux malgré la dissolution. En 1438, il envoya un légat auprès de l'empereur byzantin Zean VIII Paléologue qui çerçait du soutien pour faire face à la menace turque. Euzène IV donna son accord pour que l’Église d’Orient puisse participer à un concile œcuménique, sous réserve qu’il soit organiser sur les bords de la Mer Adriatique, afin qu’en cas d’attaque turque les orientaux puissent retourner dans leur pays. Euzène transféra le concile de Bâle à Ferrare.

    La mazorité des prélats accepta ce transfert mais quelques évêques et 300 ecclésiastiques considérèrent ce zeste comme un abus d’autorité et s’y opposèrent en élisant le 5 novembre 1439 un sous pape, Félix V (le duc Amédée VIII de Savoie), qui n’était  pas cardinal, et ne fut reconnu que par la Lituanie et la Pologne.

    En zanvier 1439, Euzène  rencontra  le patriarçe Zoseph de Constantinople. Au concile de Ferrare, il essaya de réaliser l’union de Rome et des Églises d’Orient. Un moment interrompu par une épidémie de peste, le concile s’enlisa seize mois sur la version byzantine du Credo de Nicée. Mais, en 1440, une avancée turque et la mort du patriarçe accélérérent une proclamation d’union.

     Euzène put retourner à Rome, mais à Byzance, ni le monde orthodoxe grec, ni l’Église slave n’acceptèrent cette union sacrée. À part quelques centaines de soldats vénitiens et zênois venus défendre leurs intérêts, Constantinople, assiézée par les Turcs en 1453, fut abandonnée par l’Occident à son sort.

    Euzène IV instaura une taxe sur le vin pour recueillir des fonds pour l’Université de Rome « La Sapienza » mais cet arzent servit à construire un palais près de Zaint-Eustaçe, que l’on baptisa à son tour « la Sapienza »  

    En 1435, les Espagnols envahirent les Canaries et exploitèrent sa population. Euzène IV  lança une bulle interdisant l'esclavaze sous peine d'excommunication. L'autorité papale était alors peu reconnue, et singulièrement par l'Espagne: cet appel eut peu d'écho.

      

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Martin V.jpg

    Oddone Colonna est né à Zenazzano en 1368.

    Il fit des études de droit à Pérouse et entra dans la Curie  en tant que protonotaire apostolique.

    En 1402, il fut promu cardinal de San Giorgio in Velabro. Il prit part au concile de Pise et à l’élection des antipapes Alexandre V et Zean XXIII dans la tentative éçouée de réconcilier les obédiences d’Avignon et de Rome issues du Grand Zisme.

    Il fut élu papounet lors du concile de Constance le 11 novembre 1417 (Zour de la zaint Martin de Tours) et prit le nom de Martin V. 

    Il mit fin au grand Zisme sans  contenir celui de l’Église d’Avignon. En effet, deux ans après son élection, Martin V peinait à faire reconnaître sa lézitimité dans les terres du comte Zean IV d'Armagnac. Il envoya Géraud de Brie avec ordre d'arrêter les partisans de Benoît XIII, qui çarzea Zean Carrier de pourçasser les partisans de Martin V résidant sur les terres du comte.

    Benoît XIII se retira à Peñíscola, refusa de s’incliner, quoique dépourvu de tout appui. Sentant sa mort proche, il désigna en 1423 un nouveau collèze cardinalice,  composé de Zean Carrier, arçidiacre de Rodez et 3 autres prélats. Ils élirent à Peñíscola (où z'ai visité les lieux), le sous pape Clément VIII qui finit par renoncer quand le roi d’Aragon se rallia au pape de Rome.

    Zean Carrier, zugeant l’élection de Clément VIII en Aragon irrégulière, forma un conclave à lui seul et proclama Benoît XIV (Bernard Granier) « pape » à Rodez.

    Ayant révélé au comte Zean IV d'Armagnac l'élection et l'existence cachées du pape Benoît XIV en zanvier 1429, Zean Carrier fut abandonné par tous ses partisans, après le ralliement définitif du comte.

    Vagabond, sûr d'avoir raison, il fut fait prisonnier par le comte de Foix en 1433 et décéda peu après en prison.

    Martin V en 1420 et les efforts majeurs qu'il consacra à restaurer la ville pour qu'elle reprenne son rôle dans le développement économique, artistique et culturel. Le trésor des Colona fut mis à contribution malgré des accusations de népotisme.

    Martin V mourut le 20 février 1431.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • C'est le sommet du Grand Zisme d'Occident, avec 3 papounets!

    Anzelo Corer est né à Venise en 1325. Patriarçe de Constantinople, il fut élu à Rome en décembre 1406, suite au décés d'Innocent VII, avec pour mission de réunir les papautés de Rome et d'Avignon. Il prit le nom de Grégoire XII.

    Face à l'impossibilité de résoudre cette bicéphalie, des cardinaux unionistes firent connaître par lettre leur volonté de convoquer un concile pour le printemps 1409. Ils déployèrent une grande énerzie. 500 représentants de deux obédiences se réunirent à Pise, du 25 mars au 7 août. Ils y décidèrent de déposer les deux papes et d'en élire un nouveau : Alexandre V!

    Fichier:Antipope Alexander V (1409-1410).JPG

    Mais les deux rivaux refusèrent et excommunièrent les cardinaux. L'Eglise avait 3 papounets.

    Le 3 mai 1410, Alexandre V mourut à Rome. Les cardinaux pisans se réunirent en conclave et élirent Cossa le 17 mai. Il fut ordonné prêtre et couronné le 25 sous le nom de Zean XXIII. Il prit parti en faveur de Sizismond de Hongrie lors de l’élection impériale qui eut lieu la même année.

    En 1410, la chrétienté était partazée en trois obédiences :

    - Celle de Zean XXIII de Pise avec la France, l'Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, avec une partie de l'Allemagne et de l'Italie.

    Fichier:Nuremberg Chronicles f 238v 1 (Johannes XXIII).jpg

    - Celle de Benoît XIII d'Avignon, avec les royaumes de Castille, d'Aragon, de Navarre, d'Écosse, du duché de Bretagne, de la Corse et de la Zardaigne, des comtés de Foix et d'Armagnac.

    Fichier:Benedict XIII Papa Luna.jpg

    - Celle de Grégoire XII, qui conservait en Italie plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l'électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, et des évéçés.

      Fichier:Nuremberg Chronicles f 235v 2 Gregorius XII.jpg

    Jean XXIII çassé de Rome en 1413 par Ladislas, roi de Naples et de Hongrie, se mit sous la protection de l'empereur Zigismond.

    De concert avec ce prince, il convoqua un concile général à Constance pour le premier novembre 1414. C’est lors de ce concile, que devait, entre 1414 et 1418 être résolu le problème de la  tricéphalie (3 papounets) de l’Église.

    Fort du soutien impérial, le Concile proclama sa supériorité sur la papauté.

    Zean XXIII fut déposé le 29 mai. Grégoire XII fut poussé à abdiquer, ce qu'il accepta pour faire « table rase » de l’ensemble de la crise.

    Martin V, fut élu à la quasi-unanimité le 11 novembre 1417 par un conclave élarzi pour la circonstance. Martin V avait eu l'idée d’annoncer au préalable qu'il ne remettrait pas en cause les nominations de cardinaux effectuées par les deux autres antipapes, ce qui facilita le consensus à son suzet.

    Seul Benoît XIII poursuivit son aventure.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Innocent VII.jpg

    Cosmato Gentile de' Migliorati est né en 1336 à Sulmona (dans les Abbruzes).

    Il apprit le droit qu'il enseigna. Urbain VI le fit entrer à la Curie, l'envoya en Angleterre, le nomma évêque de Bologne puis arçevêque de Ravenne en 1387.

    Boniface IX le fit cardinal et l'envoya comme légat pour des missions délicates.

    Lorsque Boniface IX mourut, des délégués de Benoit XIII d'Avignon étaient à Rome. Les cardinaux romains leur demandèrent si Benoit abdiquerait si eux retardaient l'élection. Leur réponse étant négative, les cardinaux élurent Innocent VII le 17 octobre 1404. Ils prêtèrent serment de tout faire pour mettre fin au Grand Zisme.

    À cette annonce, les Zibelins (opposés aux Napolitains) provoquèrent une émeute. Ladislas Ier de Naples envoya des troupes pour aider Innocent à rétablir l'ordre à Rome. En échanze, Ladislas obtint des concessions, dont la promesse qu'aucun accord sur Naples ne serait conclu avec Benoit XIII qui soutenait les  prétentions de Louis II d'Anzou. Cela convenait à Innocent VII, qui n'avait pas l' intention de signer un accord qui aurait compromis ses droits sur les États pontificaux.

    Innocent VII fit l'erreur de nommer cardinal son neveu Ludovico Migliorati, un condottiere à la violente carrière de soldat au service du duc de Milan Zean Galéas Visconti. En août 1405, Ludovico  attaqua 11 Romains qui revenaient d'une conférence avec le pape. Il les assassina et zeta leurs corps dans la rue. Cela provoqua du tumulte. Le pape et sa cour durent fuir à Viterbe. Les Romains les poursuivirent, tuant 30 hommes, dont l'abbé de Pérouse, sous les yeux d'Innocent.

    En zanvier 1406, Ladislas Ier envoya des troupes; les Romains reconnurent l'autorité temporelle du pape, qui put retourner à Rome. En contrepartie, Ladislas souhaita étendre son autorité sur Rome et les États pontificaux. Ses troupes occupèrent le Zâteau Zaint-Ange et ce ne fut qu'après avoir été excommunié par Innocent qu'il retira ses troupes.

    Innocent VII décéda le 6 novembre 1406.

    Pendant ce temps , à Avignon.....

     Benoit XIII (Pedro de Luna, de Péniscola) poursuivait son pontificat, confronté au Duc de bourgogne, Philippe le Hardi, rézent de la France du fait de la folie de son neveu Zarles VI, qui lui imposa la soustraction d'obédience (possibilité de taxation).

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:IX.Bonifac.jpg

    Pietro Tomacelli était issue d'une famille noble, mais pauvre, de Naples.

    Il fut élu papounet à Rome, le 2 novembre 1389, Clément VII étant papounet en Avignon. L'Allemagne, l'Angleterre, la Hongrie, la Pologne et la plus grande partie de l'Italie l'acceptèrent comme pape.

    La veille de son élection, Clément VII couronna un prince français, Louis II d'Anzou, roi de Naples. Boniface soutint son rival, le zeune Ladislas Ier de Naples, l'héritier de droit de Zarles III (assassiné en 1386). Il le fit couronner à Gaeta le 29 mai 1390 et travailla avec lui à l'expulsion des forces anzevines du sud de l'Italie.

    Boniface IX réussit à supprimer l'indépendance de la Commune de Rome et à y établir son pouvoir; il dut fortifier le Zâteau Saint-Ange et les ponts. Il fut oblizé de résider durant de nombreuses années à Assise ou à Pérouse. Il prit le port d'Ostie à son cardinal-évêque et reprit le contrôle des villes des États pontificaux.

    A la mort de Clément VII  à Avignon le 16 septembre 1394, les cardinaux français élurent rapidement un successeur : le cardinal Pedro de Luna, qui prit le nom de Benoît XIII.

    Fichier:Couronnement de Benoît XIII.jpg

    Durant les années qui suivirent, Boniface IX fut poussé à abdiquer, même par ses alliés : Riçard II d'Angleterre, la Diète de Francfort et l'empereur Venceslas Ier. Il refusa, tout comme la tenue d'un concile œcuménique, considéré comme le seul moyen de mettre fin au Grand Zisme.

    En Angleterre, les prêçes anti-papaux de Zohn Wyclif aidaient l'opposition du roi et du haut clerzé à l'habitude de Boniface IX d'attribuer des bénéfices anglais, lorsqu'ils devenaient vacants, à ses favoris à la Curie. Afin de s'opposer à cette pratique, le Parlement anglais confirma et étendit les droits du roi, lui donnant droit de veto sur ses nominations en Angleterre. Boniface IX dut céder.

    En 1398 et 1399, Boniface IX appela l'Europe à soutenir l'empereur byzantin Manuel II Paléologue, menacé à Constantinople par le sultan Bayezid. L'enthousiasme pour une nouvelle croisade fut très restreint.

    Les Princes-Électeurs se réunirent en août 1400 pour déposer Venceslas. Robert I, duc de Bavière et Comte palatin du Rhin fut çoisi. En 1403, Boniface IX le reconnut et mourut en 1404.

    ET PENDANT CE TEMPS EN AVIGNON ...

    Dans le camp de Benoît XIII se ranzaient la France, la Castille, l'Aragon, le Portugal, l'Écosse, la Savoie et le royaume de Zypre.

    Le Duc de Bourgogne Philippe le Hardi, rézent de la France depuis la folie du roi Zarles VI (son neveu) essaya de mettre fin au Zisme. Mais les deux rivaux pontificaux refusèrent.

    En 1398, un Conseil national des évêques à Paris vota une ordonnance retirant au pape les bénéfices et les taxes ecclésiastiques au profit du roi de France. Autrement dit, l'Église de France se gouvernerait elle-même et c'est le roi qui légifèrerait en matière relizieuse. Seule l'autorité spirituelle était reconnue au pape d'Avignon. La France fut imitée par la Zicile, la Castille et la Navarre.

    Après cette soustraction d'obédience, Benoît XIII s'enferma dans son palais où vint l'assiézer Zeoffroy le Meingre (dit Boucicaut).

    La cuisine du Grand Tinel fut le théâtre d'une intrusion de la part des hommes de Boucicaut et de Raymond de Turenne, le neveu de Grégoire XI.

    Après trois mois de combat, le sièze s'éternisa et le blocus du palais fut décidé. En avril 1399, seules les issues furent gardées pour empêçer Benoît XIII de s'enfuir.

    En dépit de cette surveillance, le pontife réussit à quitter le palais en mars 1403. Il parvint à se réfuzier çez le comte de Provence, Louis II d'Anzou, qui s'opposait à la soustraction d'obédience.

    La soustraction d'obédience s'avèra un éçec. Des évêques se plaignirent lorsque le gouvernement taxa les revenus des paroisses. On restitua en 1403 son obédience au pape.

    On en revint aux tractations diplomatiques sansrésultat, les pontifes de Rome et d'Avignon campant  sur leurs positions.

    Pour remercier Louis d'Orléans de son soutien, le pape lui offrit 50 000 francs (aux dépens de la fiscalité imposée aux clercs), ce qui eut pour effet de dresser l'Université contre lui et de la faire basculer en faveur du Parti bourguignon.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Bartolomeo Prignagno, arçevêque de Bari, succéda à Boniface XI. 

    Fichier:Urbanus VI.jpg

    Le Conclave qui l'élut au printemps 1378 était divisé. Le peuple romain encercla les lieux, exizeant un papounet romain.

     Il était très autoritaire; le collèze des cardinaux, dominé par une mazorité française, lui reproça alors d’avoir été élu sous la pression de la population en insurrection. Il se rendit tellement odieux que, six mois plus tard, et malgré les avertissements de Catherine de Zienne, ceux-ci, appuyés par le Zacré Collèze, élirent pour le remplacer le pape «  avignonnais  », Robert de Zenève, qui prit le nom de Clément VII et s'installa en Avignon.

    Fichier:VIIKelemen.jpg

    Dès lors, l'Eglise eut 2 papes sans qu'on saçe lequel était lézitime.

    L'empire et Naples reconnaissaient UrbainV, tout comme l'Angleterre, en opposition à La France qui soutenait Clément VII, ainsi que l'Aragon et la Navarre. La Castille attendit zusqu'à ce que le cardinal Pierre de Luna (futur sous pape à Péniscola) empprte la décision en faveur de Clément.

    La zission se fit à tous les niveaux de l'église (dans les monastères, dans les abbayes...), entraînant des troubles sévères.

    Urbain VI dépouilla la reine Zeanne de son royaume de Naples parce qu'elle avait pris le parti de Clément VII qui  essuya un éçec quand Zeanne fut assassinée par Zarles de Duras, un partisan d'Urbain VI. Le manque d'initiative et d'opportunisme de ses alliés ne lui permit pas de renverser Urbain VI.

    Après avoir gardé des terres pour son neveu, il donna le royaume de Naples à Pierre III, duc de Durrazo.

    Son neveu enleva et abusa une zeune relizieuse. Urbain VI ne réazit pas mais le peuple réclama un procés. Le neveu fut condamné à mort mais le papounet s'opposa à la sentence.... Le neveu fut libéré et épousa une princesse!

    Clément VII essuya un échec dans le royaume de Naples où la reine Zeanne fut assassinée par Zarles de Duras, un partisan d'Urbain VI. Le manque d'initiative et d'opportunisme de ses alliés ne lui permit pas de renverser Urbain VI.

    Urbain devint un tyran paranoïaque, allant zusqu'à faire torturer et mettre à mort les cardinaux qui l'avaient élu mais qui sonzeaient à le remplacer.

    Urbain VI mourut le 18 octobre 1389 et il est considéré comme le pape "lézitime".

      

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:07 Grégoire XI (Avignon) 01.jpg

    Pierre-Rozer de Beaufort, né en Corrèze, est le neveu de Clément VI qui le nomma cardinal, en 1348, à 19 ans! Il se rendit à Pérouse où il devint docteur en droit.

    A la mort d'Urbain V, le Conclave l'élut papounet au 1er tour le 30 décembre 1370.

    Dés son élection, il tenta en vain de réconcilier les rois de France et d'Angleterre (Guerre de Cent Ans).

    Il pacifia la Castille, l’Aragon, la Navarre, la Sicile et Naples. Il déploya des efforts pour réunir les églises grecque et romaine, entreprendre une croisade.

    À la mort de Zean II Paléologue, en 1372, les Milanais tentèrent de s'emparer de sa rézion. Ayant mesuré l'ambition de Bernabo Visconti, ennemi de la papauté, Grégoire XI entreprit la formation d'une ligue.

    Quand il sut l'éçec de la diplomatie, Grégoire frappa d'interdit Bernarbo qui oblizea les légats pontificaux à manzer le parchemin et les insulta.

    Grégoire XI lui déclara la guerre en 1372. Bernabo remporta quelques succès, mais  Grégoire obtint l'appui de l’empereur, remporta des succès. Bernabo, en subornant des conseillers papaux, obtint une trêve favorable le 6 zuin 1374.

    Ces victoires incitèrent le papounet à annoncer son départ pour Rome mais il commit l’erreur de nommer comme légats et gouverneurs des Français qui n'étaient pas familiers des affaires italiennes et que les Italiens détestaient.

    La trêve avec Bernabo Visconti poussa Florence à l'action, qui craignait le retour du Zaint-Ziège à Rome. Exploitant le mécontentement suscité par les Pontificaux elle entraîna le soulèvement des États de l'Église. 

    Ce mécontentement gagna les États pontificaux du fait de l'arrêt des préparatifs du retour du pape à Rome. Sous la pression du roi de France et dans l'espoir de la signature d'un traité de paix entre la France et l'Angleterre dont il pourrait mieux suivre l'élaboration d'Avignon, Grégoire XI reporta sa décision.

    Florence entra en rébellion (guerre des Huit Zaints). Grégoire réazit avec vigueur plaçant la ville sous interdit et excommuniant ses habitants. Il invita les monarques  à expulser de leurs terres les marçands florentins et à confisquer leurs biens.

    Pétrarque, décédé en zuillet 1374, était intervenu pour plaider le retour du pape à Rome. Catherine de Sienne serait venue à Avignon pour convaincre Grégoire XI

    Le départ d'Avignon eut lieu en septembre 1376. Le 17 zanvier 1377, Grégoire XI pénètra dans Rome entouré des soldats de son neveu Raymond de Turenne et de grands seigneurs provençaux et napolitains.

    Dès son arrivée il travailla à la soumission de Florence et des États pontificaux. Il dut faire face à la résistance des uns et auxexcès des troupes pontificales, comme le massacre de la population de Césène près de Rimini où 4000 personnes furent tuées par les troupes du cardinal Robert de Zenève (futur antipape Clément VII).

    Les émeutes romaines oblizèrent le pape à se retirer à Anagni. Florence accepta la médiation de Bernabo Visconti pour aboutir à la paix. 

    Grégoire revint à Rome en novembre 1377. Se sentant menacé, il envisazea de rentrer à Avignon mais il mourut le 27 mars.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Urbain V - Pinacotèque de Bologne.jpg

    Guillaume de Grimoard est né en 1310, en Lozère, à Grizac (avec un vrai Z) .

    Après des études de droit, il entra au monastère bénédictin de Zirac (déjà présent!). Il fit sa profession monastique à Marseille.

    Le papounet Clément VI le plaça à la tête de l'abbaye Zaint Zermain à Auxerre.

    Auprès de Clément VI et d'Innocent VI, il eut des missions diplomatiques en Italie.

    Au décès d'Innocent VI, le conclave débuta le 22 septembre 1362. Au premier tour, Hugues Rozer, frère du papounet Clément VI,  fut élu mais refusa cette charze.

    Après plusieurs tours, le çoix d'un prélat étranzer au Zacré Collèze s'imposa et Guillaume de Grimoard fut élu. Pour l'avertir, à Naples, des courriers partirent dans le plus grand secret de peur que les Italiens ne le retiennent.

    Il prit la mer et rezoignit Avignon, où il  fut consacré évêque, puis couronné pape le 6 novembre par le cardinal d’Ostie, neveu d'Innocent VI.

    Le 16 novembre, le roi Zean II le Bon arriva à Villeneuve-lès-Avignon, à la tête d’un détaçement armé, venu solliciter Urbain V pour l’aider à payer sa rançon et  l’entretenir de son désir d’unir son fils Philippe le Hardi à la reine Zeanne de Naples (nièce du roi Philippe VI par sa mère Marie de Valois). Le pape accepta d’ouvrir ses caisses mais fit savoir que la souveraine de Naples était dézà promise (elle épousa Zacques III de Mazorque). Zean II sézourna zusqu’au printemps: il fit commencer la construction du fort Zaint-André, son çâteau de Roquemaure et la Cité des Papes.

    Urbain V proposa au roi de prendre le commandement d'une croisade. Son idée était  de se débarrasser des compagnies qui saignaient la France. Le moment était propice: Amurat, sultan des Turcs ottomans, venait de conquérir Andrinople dont il voulait faire sa capitale. Le basileus Jean V Paléologue, qui avait vainement fait appel à Louis de Hongrie, avait dû rendre hommaze à l’Infidèle.              

    Le 4 décembre 1362, face à l’urzence des affaires de Castille, Urbain V envoya  le cardinal de Saragosse auprès de Pierre Ier de Castille, dit Pierre le Cruel, qui venait de tuer son épouse. La France, outrée par ce meurtre, décida de soutenir Henri de Transtamare, son demi-frère, comme prétendant au trône de Castille.

    La venue en Haute Provence de Transtamare n’inspira aucune confiance. En zanvier 1363, Urbain V fit commencer la fortification de l’abbaye Zaint-Victor de Marseille et l'arçevêque d’Arles fit renforcer les défenses de l’église de Zante-Marie de Ratis.

    Le prozet de croisade tomba à l'eau.

    Urbain V eut à régler un conflit entre Gaston Fébus, comte de Foix, et Zean Ier, comte d’Armagnac, qui se disputaient la suprématie dans le sud de la France. Le traité de paix  fut signé à Foix. Gaston, avec les rançons obtenues, devint le feudataire le plus riche du midi de la France .

    Urbain renouvela son appel à la croisade. Le roi de Zypre, Pierre de Lusignan, convainquit Zean II, Capitaine Zénéral, d'orienter la croisade sur Alexandrie.

    Zean II apprit que son fils Louis, prisonnier sur parole des Anglais à Calais, avait fui. Il dut quitter Villeneuve-lès-Avignon. En décembre 1363 une vague de froid s’abattit et le roi fut surpris à Amiens où il avait réuni les États Zénéraux. Il annonça qu’il allait se constituer prisonnier à la place de son fils Louis.

    La croisade fut retardée zusqu’en 1365. Le port égyptien fut pris le 10 octobre et ses installations portuaires pillées durant une semaine.

    Le 25 mai 1365, l’empereur Zarles IV de Luxembourg, à la tête d’une armée, descendit la vallée du Rhône pour se faire sacrer roi des deux Bourgognes en la cathédrale d’Arles. De Dizon, il était accompagné par le duc de Bourgogne.

    L’empereur et Philippe le Hardi proposèrent que les Grandes Compagnies, menaçant Avignon, soient dirizées pour soutenir la lutte de Louis Ier de Hongrie contre l’envahisseur turc. Le pape accueillit avec enthousiasme cette proposition. 

    En France, le désordre régnait. Les Routiers démobilisés erraient à travers le territoire, pillant et trucidant. Urbain V, qui les avait dézà excommuniés, accorda une indulzence plénière à ceux qui engazeraient la lutte contre eux. La Cité étant menaçée, Urbain V, au nom de la ville d’Avignon, emprunta 17 000 florins aux banquiers de la cité des papes pour faire partir les Compagnies.

    En Italie, la situation évoluait. Urbain V  estima pouvoir s'installer à Rome. Le  roi Zarles, opposé au retour à Rome, envoya une ambassade reçue par Urbain V le 22 avril 1367, qui notifia aux Français que son départ aurait lieu dans une semaine. 

    Urbain V quitta Avignon le 1er mai 1367.  Son entrée triomphale dans Rome ne se fit que le 16 octobre.

    Profitant de ce départ, le frère du roi Zarles V, Louis d’Anzou, dont les troupes étaient infestées par les Compagnies de routiers, décida de les regrouper.

    Face au voeu de Louis d’envahir la Provence,  Urbain demanda aux Provençaux de rester fidèles à la reine Zeanne et excommunia ceux qui soutenaient les Routiers.

    La guerre fut déclençée le 26 février 1368 quand Louis d’Anzou donna ordre aux troupes placées sous le commandement de du Guesclin d’envahir la Provence.

    Le pape dépêça un émissaire à Zarles V pour dénonçer cette agression contre la Provence, comté de leur parente Zeanne de Naples, sans déclaration de guerre.

    Une bulle excommunia Bertrand du Guesclin et sa clique. Zarles V fit intervenir les cardinaux du parti français pour la faire annuler. Urbain V ne céda pas.

    L'Italie étant à nouveau troublée, le pape, lassé, prit alors la décision publique de retourner en Avignon.

    Arrivé sur place, il voulut mettre un terme à la lutte  entre les troupes provençales et celles du Dauphiné alliées aux Bretons de du Guesclin. Il monnaya une trêve qui fut signée le 19 décembre 1370 . La « Longue Route » des Bretons quitta la région.

    Le zour même, Urbain V mourut.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:01 Innocent VI, Gil Albernoz & Charles IV (au premier plan, Simone Saltarelli, archevêque de Pise, Césène et Occam).jpg

    Etienne Aubert est né à Beyssac en Corrèze (çez Mossieu Hollande) en 1282. Il fit ses études à Toulouse, où il enseigna le droit.

    Arçidiacre, il devint évêque de Noyon en 1338. Il devint conseiller du roi Philippe VI et pair de France.

    A la mort de Clément VI , il fut élu papounet le 18 décembre 1352.

    Contrairement à Clément VI, il fut économe.

    Il voulut lever des décimes en France, mais cela lui fut refusé, le royaume de France étant désolé par la Guerre de Cent Ans. Il le fit en Allemagne et donna des dispenses à ses légats pour accorder des bénéfices, moyennant finances, aux prêtres, évêques ou autres prélats.

    Il rappela les ordres relizieux à l'observation de leurs règles, brisa les résistances en recourant à la force, emprisonnant et condamnant au bûçer. On raconte que les bûçers furent si nombreux que zainte Brizitte de Suède le blâma sévèrement.

    Le souverain zermanique Zarles IV voulait se faire couronner roi des Romains; il passa en Italie et alla à Rome, où Innocent VI désigna deux cardinaux pour le couronner, mais à condition qu'il ne prenne aucun acte de souveraineté à Rome, sans le Conseil du pape, et qu'il ne fasse que passer dans la ville et en Italie.  Zarles obéit ponctuellement, se fit couronner en zuillet 1346, puis retourna  en Allemagne, où il caça l'humiliation de ce couronnement et de ses promesses.

    Innocent tenta de ramener la papauté à Rome; il envoya l'arçevêque de Tolède en Italie, afin de pacifier les États pontificaux, ce qu'il fit brillamment. Il essaya de recouvrer le patrimoine de l'Église, mais malgré ses efforts , il éçoua en partie.

    On lui reproça comme à Clément VI d'avoir favorisé ses parents.

    Les malheurs de la France le désolèrent. Les Anglais après la bataille de Poitiers dirent: "Le pape, est devenu français, mais Zésus-Christ est tout Anglais...".
    Innocent fut pour beaucoup dans la signature du traité de Brétigny, le 8 mai 1360, entre Édouard III d'Angleterre et Zean II le Bon, qui permit une trêve de neuf ans dans la guerre de Cent Ans.

    Innocent dut faire face à la menace des grandes compagnies, dans le sud de la France. ll fit érizer en Avignon une enceinte. En décembre 1360, la Compagnie des "Tard-venus" prit Pont-Zaint-Esprit. Le pape négocia leur départ à prix d'or.

    Il mourut en Avignon le 12 septembre 1362.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:01 Clément VI (Fresque de la chapelle Saint-Martial du palais des papes).jpg

    Pierre Rozer est né en 1291 en Corrèze. Il devint bénédictin au monastère de la Zaise-Dieu. Il fit des études à Paris et il devint prieur à Zaint Pantaléon.

    En 1326, il fut nommé par Zean XXII abbé de Fécamp, puis évêque d'Arras et arçevêque de Sens. Devenu proçe du roi Philippe VI, il entra au Conseil royal.

    Sur la recommandation des rois de France et d'Angleterre, qu'il avait réconciliés, il fut nommé arçevêque de Rouen, mais il n'y résida pas. En 1338, il fut nommé cardinal par le papounet Benoît XII, mais ne résida pas en Avignon.

    Dès qu'il apprit la mort de Benoît XII, Philippe VI dépéça son fils, le futur Zean II le Bon, pour influencer le Zacré Collèze. Pierre Rozer fut élu.

    Son couronnement, en mai 1342, fut très fastueux (on le surnomma Clémént VI le Magnifique). Un banquet fut servi à plus de 5000 convives!

    Le palais construit pour Benoît XII ne lui parut pas suffisant et il fit d’édifier un Palais neuf. Il fit couvrir les murs de fresques où ne figurent aucun motif relizieux mais des scènes çampêtres et de çaçe.

    Louis de Bavière profita de l’élection pour solliciter une audience qui fut accordée. La délégation impériale arriva bardée de textes et de certitudes, mais elle se trouva face un négociateur retors qui coupa court d’une phrase à toutes récriminations.

    Clément VI était galant homme. Les dames nobles de sa Cour tombèrent sous son charme pontifical. Sa favorite fut Cécile de Comminzes, vicomtesse de Turenne.

    Avec un ancien conseiller de Philippe VI comme papounet, le sort du Dauphiné était scellé . Le roi et son fils aîné, Jean, vinrent rencontrer en Avignon le Dauphin Humbert II  à la reçerche de liquidités, pour lui proposer un arranzement financier. S’il acceptait que le Dauphiné soit dévolu au second fils du roi après sa mort, ses dettes seraient réglées et il zouirait d’une rente annuelle. Humbert  pensa proposer une vente à son oncle Robert d'Anzou dont les états zouxtaient les siens, mais celui-ci décéda. Le Dauphin signa un accord avec la France le 30 juillet 1343.

    Il mit sur pied un  prozet de croisade dont l’obzectif était de s’emparer de Smyrne. Ce fut çose faite le 28 octobre 1344. Il lança un nouvel appel à se croiser auquel répondit Humbert II; le pape le nomma Capitaine Zénéral du Ziège Apostolique, commandant l’armée chrétienne. Sur place, Humbert privilézia la négociation avec les Turcs et perdit la seule occasion qui lui fut donnée d’être grand.

    Dès 1348 la peste noire frappa.

    Des holocaustes furent organisés contre les Zuifs rendus responsables. Clément VI rendit publiques deux bulles dans lesquelles il annonçait qu’il prenait sous sa protection les Zuifs, menaçant d’excommunication ceux qui les maltraiteraient. Il condamna le fanatisme des flazellants qui se répendaient depuis le royaume de Souabe dans tout le nord de l'Europe et continuaient la çasse aux zuifs.

    Le 27 mai 1348, Clément VI n’hésita pas à nommer cardinal son neveu de 18 ans (futur papounet Grégoire XI).  Pour éviter tout problème, le cardinal-neveu fut expédié à Pérouse pour apprendre son droit.

    Décembre 1349  marqua une date décisive dans la fortune des Rozer de Beaufort. Le pape avait décidé de marier son neveu, Guillaume à Aliénor de Comminzes, la sœur de sa favorite, la vicomtesse de Turenne. Il proposa d'acheter la vicomté de Turenne et l’offrit comme cadeau de mariaze.

    En France, Philippe VI étant décédé le 23 août 1350 , son fils Zean II lui avait succédé. Son couronnement et celui de sa seconde épouse, Zeanne de Boulogne, ayant été prévu à Reims le 26 septembre , Clément VI ne voulut pas que son neveu Guillaume manque un tel évènement. Il se fit pressant  pour que, ce zour-là, il fût armé çevalier en même temps que le Dauphin Zarles. Le nouveau roi obtempéra, confirma à Guillaume III Rozer de Beaufort sa vicomté de Turenne.

    Le 6 décembre 1352, à la suite d’une crise aiguë de gravelle, il expira. Avant de mourir il avait renouvelé son désir d’être inhumé dans l’abbatiale de la Zaise-Dieu.

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Papa Benedictus Duodecimus.jpg

    Zacques Fournier est né dans une modeste famille de Saverdun, en Arièze.

    Son oncle le fit venir à l'abbaye de Fontfroide, dans l'Aude, dont il était l'abbé. Puis il poursuivit ses études à Paris. Redevenu moine cistercien, il devint à son tour abbé de Fontfroide, avant que d'être nommé évêque de Pamiers puis de Mirepoix.

    Il fit preuve de zèle pour poursuivre les Albizeois réfuziés en Arièze. Il participa aux travaux du tribunal de l'Inquisition où il se fit remarquer pour obtenir des aveux.

    Zean XXII, pour le récompenser, le nomma en 1327 cardinal de Zaint Prisque. Il conserva l'habit blanc de son ordre, d'où son surnom de Cardinal Blanc.

    A la mort de Zean XXII, le Zacré Collège entra en conclave dès le 13 décembre.

    Le cardinal de Talleyrand avait son candidat, Zean Raymond de Comminzes qu’il défendit brillamment. Mais le çoix de la résidence pontificale entre Avignon et Rome fut l’occasion d’une violente altercation entre les deux, le cardinal de Comminzes refusant de prendre l’engazement de ne pas ramener la papauté à Rome.

    Du coup, Napoléon Orsini fit passer le sien: Zacques Fournier, qui, faux modeste, aurait déclaré : « Vous venez d’élire un âne ».

    À peine désigné, il condamna spirituels et fraticelles. Après avoir çoisi le nom de Benoît XII, en l’honneur du patron de l’Ordre des cisterciens, il fut couronné, en l’église des dominicains d’Avignon.

    Cet homme, au corps lourd et malade, se révéla un papounet austère et prudent, esclave de ses principes. Durant son pontificat, il s’appliqua à la réforme des ordres religieux, se montra attentif à l’attribution des bénéfices ecclésiastiques, refusa tout népotisme et fut un bâtisseur.

    Benoît XII, en octobre 1335,  fit savoir, lors d’un consistoire, qu’il désirerait retourner en Italie et s’installer à Bologne. Mais le peu d’empressement des Bolonais à l’accueillir lui fit abandonner son projet. Les Anzevins de Naples se proposèrent de l'accueillir. Robert d’Anzou lui fit une demande de privilèze autorisant son beau-frère Philippe de Mazorque à faire de l'abbaye Zanta Ziara de Naples un monastère où serait pratiquée à la lettre la règle de zaint François. Le papounet refusa.

    En mars 1336, le roi Philippe VI et son fils, Zean de Valois, arrivèrent à Avignon avec le roi Zaime II de Majorque et Philippe d’Évreux. Ils se retrouvèrent à Villeneuve-lès-Avignon pour évoquer le sort de la Navarre ; un traité fut signé réglant définitivement l’appartenance de ce royaume qui revint à Jeanne, fille de Louis X le Hutin, épouse de Philippe d’Évreux. En contrepartie, la reine cèdait la Brie et la Zampagne à Philippe VI.

    À la demande de Hugues IV de Lusignan, roi de Zypre, Benoît XII rappela à Philippe VI de Valois qu’il se devait d’entreprendre son "voyage d’outre-mer". Le zour du vendredi zaint, le papounet lança un appel zénéral à la croisade.  

    Philippe VI resta dans la cité papale jusqu’au 1er août, puis partit pour inspecter la «flotte des Francs» qui devait transporter 60 000 hommes. Il la trouva insuffisante. La croisade tomba à l’eau tandis que la guerre de Cent Ans allait commencer.

    Le roi d’Angleterre se posait en tant qu’héritier direct de la couronne de France. Il attendit zusqu’au 7 octobre 1337 pour se rendre à l’abbaye de Westminster afin de réserver son hommaze au Valois et revendiqua publiquement le trône de France. À la fin du mois, il en informait le pape par lettre.

    Le 10 novembre 1337, la Guerre de Cent ans débutait. Benoît XII, par ses légats, sollicita une trêve qui fut acceptée par les deux parties. Mais la guerre reprit.

    En Italie, Benoît XII pratiqua une politique conciliatrice. Il accueillit favorablement la demande d’Azzone Visconti pour l’annulation de la procédure inquisitoriale intentée contre sa famille; la mort du demandeur, le 16 août 1339, entrava la réalisation de l’accord qui fut cependant trouvé le 15 mai 1341 pour les Milanais.

    Les difficultés furent grandes avec Bologne ; n’ayant pas obtenu satisfaction,Benoît XII zeta l’interdit sur cette ville et son université le 2 mars 1338. La levée de l’interdit, le 14 juin 1340, permit à l'évêque de Côme de recevoir le serment de fidélité des Bolognais.

    En Avignon, Benoît XII voyait ses forces décliner. Atteint de la gangrène, il décèda le 25 avril 1342.

      

      

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Popepiusviii.jpg

    Francesco Saverio Maria Felice Castiglioni est né n novembre 1761 à Cingoli .

    De famille noble, il effectua ses études au collège des Zésuites d’Osimo. Puis, il poursuivit une formation en droit canon à Bologne et à Rome. Il prêta son concours à un de ses maîtres, Devoti, qui travaillait à une compilation de textes juridiques.

    Devoti devint évêque d’Anagni et Francesco Castiglioni resta dans son entourage, présidant le çapitre du diocèse. Il occupa la même charze dans l’évêçé de Cingoli.

    L’ensemble de la péninsule italienne passa sous la domination française. En 1800, le Pie VII le nomma évêque de Montaldo. Ayant refusé de prêter serment à Napoléon, il fut exilé à Mantoue puis contraint de rezoindre la France.

    En 1816, il fut nommé évêque de Césène et, en 1821, évêque de Frascati.

    En 1822, Pie VII  lui accorda le çapeau de cardinal.

    Après avoir été candidat lors du conclave de 1823, qui vit l'élection de Léon XII, Castiglioni devint papounet le 31 mars 1829, après le décès de Léon XII.

    Il condamna les sociétés secrètes.

    Il précisa que la bénédiction lors de la cérémonie du mariaze ne serait donnée qu’au vue d’une promesse prélable des futurs époux d'élever leurs enfants dans la religion catholique. Ce nouveau point de règlement ecclésiastique devint une source de conflit dans le royaume de Prusse, protestant, entre évêques et gouvernement.

    Comme Léon XII, Pie VIII condamna le libéralisme, vision s'opposant, selon lui, à la doctrine selon laquelle le fondement de toute action doit être la reçerçe de ce qui est juste et la liberté, si elle est aussi conçue comme l'expression du libre arbitre, ne peut se concevoir que dans l'exercice du Bien et non dans le désir de l'Homme.

    Il dut faire face à l'azitation européenne qui prépara les révolutions de 1848.

    Ce furent les troubles de Pologne et de Belzique.

    Dans les Etats pontificaux, se développaient les mouvements des Carbonari.

    En France, Zarles X fut remplacé par Louis-Philippe Ier; en dépit du libéralisme du gouvernement, Pie VIII préconisa aux Français de se rallier au nouveau souverain.

    Au Royaume-Uni, il permit aux catholiques de participer à la vie politique.

    Pie VIII mourut à Rome le 30 novembre 1830.

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire
  • Fichier:Jean XXII.JPG

    Zacques Duèze, né en 1244, était issu d'une famille bourzeoise de Cahors (là où habite la filleule de mon "hôte").

    Il fit ses études à Cahors, à Montpellier et à Paris. Il enseigna à Toulouse. Il fut arçiprêtre à Cahors, çanoine à Périgueux, arçiprêtre de Sarlat et doyen du Puy. Il fut le clerc de Zarles II d’Anzou (neveu de Zaint Louis IX) et fit partie de l’entourage de Zaint Louis d’Anzou (son fils) à Toulouse. Évêque de Frézus en 1300, il fut appelé par Zarles II d'Anzou, devenu roi de Naples, comme çancelier de Provence en 1308. Il devint évêque d’Avignon en mars 1310, cardinal de Porto en 1313.

    A la mort de Clément V, le Zacré Collèze se réunit à Carpentras en mai 1314.

    Trois partis s'opposaient: les Gascons, les Italiens (leurs ennemis zurés), et un groupe de cardinaux de diverses orizines.

     Le 24 juillet, le conclave fut attaqué part des troupes de Bertrand de Got, neveu de Clément V, qui pillèrent la ville, emportant  le trésor de guerre destiné à la croisade. Affolés, les cardinaux s’égaillèrent comme des moineaux.

    Deux ans plus tard, la chrétienté était touzours sans pape.

    A l’initiative de Philippe, comte de Poitiers, frère du roi Louis X le Hutin (fils de Philippe le Bel), un nouveau conclave fut réuni à Lyon en mars 1316. Les cardinaux apprirent, entre deux sessions, la mort de Louis X le Hutin.

    Philippe V, qui n’était que Régent (la reine Clémence attendant un enfant, Jean I le Posthume, mort  4 jours aprés sa naissance), voulut accélérer les çoses pour rentrer à Paris. Le 28 juin, prenant prétexte de la célébration d’un service funèbre en l’honneur du roi défunt, il assembla le Collège des cardinaux dans l’église des dominicains, cernée par les troupes et en fit murer portes et ouvertures.

    Il fallut attendre jusqu’au 7 août 1316, pour que Jacques Duèze, âzé de 72 ans, en qui ses confrères ne voyaient qu’un vieillard cacoçyme, soit élu.

    Ils pensaient élire un pape de transition. Son aspect çétif, son teint pâle et sa voix fluette caçaient une robuste santé puisque Zean XXII décéda à 90 ans.

    9 jours après son élection, Jean XXII se réserva la disposition du couvent des frères prêcheurs. Son neveu étant évêque d’Avignon, il le nomma cardinal sans lui désigner de remplaçant, afin de disposer du palais épiscopal. Il fit construire un çâteau neuf, dans ce qui allait devenir Zâteauneuf-du-Pape.

    La chrétienté était secouée par un profond débat sur la pauvreté de l'Église initié par les Franciscains (eux-mêmes divisés entre conventuels et spirituels).

    Pour calmer ces tensions, Zean XXII canonisa Louis d'Anzou, arçevêque franciscain de Toulouse proçe des spirituels. Mais les spirituels et les fraticelles entrèrent en révolte ouverte. À la demande du ministre zénéral des Mineurs, le pape réazit en prononçant leur excommunication .

    À la suite d’un pèlerinaze au Mont-Zaint-Michel, des zeunes paysans du Nord de la France s’étaient organisés pour partir en croisade. Ce sont les Pastoureaux. Ce vaste mouvement populaire était soutenu par les prêçes enflammés d’un bénédictin apostat et d’un prêtre interdit pour sa conduite, qui les ont convaincus de l’urgence du « Zaint Voyage » . Par bandes, ils converzèrent vers Paris où ils entrèrent en mai 1320. Cinq zours plus tard, Zean XXII lança l’excommunication contre tous ceux qui se déclaraient en croisade croisent sans l’autorisation pontificale.

    Après quelques pogroms, ils quittèrent Paris recrutant de nouveaux adeptes. Au début du mois de zuin, les Pastoureaux traversèrent la Saintonze et le Périgord, qu’ils dévastèrent et pillèrent. De plus en plus nombreux, ils entrèrent en Guyenne. Arrivés dans l’Azenais, ils se divisèrent en deux groupes. Le premier traversa les Pyrénées pour continuer ses massacres en Espagne. Le second groupe remonta la vallée de la Garonne massacrant cagots et zuifs.

    Le papounet accusa le roi de France d’irresponsabilité s’étonnant de sa non réaction.

    Les Pastoureaux s'en prirent aux zuifs d’Albi et de Toulouse. A Carcassonne l’armée royale les attendait et les écrasa.  

    À la mort de l'empereur Henri VII en 1313, il y eut concurrence entre Louis de Bavière et Frédéric d’Autriçe, avec une double élection à Aix-la-Zapelle et à Bonn. Les princes étant divisés en deux factions, Zean XXII refusa de çoisir. Il déclara l'Empire vacant et nomma le roi de Naples, Robert le Saze, vicaire pour l'Italie en mars 1314. Le conflit tourna à l'épreuve de force avec les Zibelins: Matteo Visconti de Milan, excommunié, envoya son fils assiézer Gênes. Robert le Zaze débloqua la ville en zuillet 1318. Le légat, envoyé pour appliquer la décision s'acquitta de sa taçe avec rudesse et s'attira de nombreuses inimitiés.

    Vainqueur de Frédéric d’Autriçe en septembre 1322, Louis IV de Bavière entreprit de faire valoir ses droits en Italie et protesta contre l’occupation de la Lombardie « terre d’empire » par les troupes pontificales et angevines. Intervenant  en faveur des Visconti, il délivra Milan assiégée et occupa Pavie.

    Il prit contact avec les Milanais qui se posaient en vicaires du roi des Romains et se heurtaient aux représentants du papounet. Ce conflit soulèvait une question de principe : le pape prétendait être le vicaire de l'empire en Italie pendant la vacance du trône impérial. Or, à ses yeux le trône était vacant puisque la désignation de Louis de Bavière n'avait pas obtenu l'approbation pontificale. Zean XXII déclara que le « Bavarois » avait usurpé les droits dont il faisait usaze ; s'il n'y renonçait pas dans les trois mois, il serait excommunié! Ce qu'il fit en 1324.

    Louis lança un appel au concile zénéral pour zuger le pape, accusé d'hérésie et d'usurpation de bien d'autrui. Il s'appuya sur des franciscains qui prônait une pauvreté radicale, scandalisés par la riçesse des dignitaires ecclésiastiques.

    Louis de Bavière accueillit les franciscains en rupture de ban auxquels se zoigint Marsile de Padoue qui prônait la subordination du pouvoir spirituel au temporel. Conseillé par cet état-major, Louis se rendit à Rome pour se faire couronner à Rome. Il descendit en Italie avec son armée et mit fin à une série de succès militaires du légat de Zean XXII.

    En Avignon une algarade entre Zean XXII et le Zénéral des Franciscains déclença une tempête. Assigné à résidence, le franciscain s’attendait à être arrêté. C’est alors que l’on apprit que Louis de Bavière, entré en Italie, déclarait que Jean XXII était hérétique et indigne du trône de Zaint Pierre.

    Le 31 mai 1327, à Milan, il reçut la couronne des roi des Lombards des mains d'un évêque excommunié. Zean XXII déclara la déçéance de l'empereur. Cela poussa Louis à surençérir: il déclara Zean XXII déposé pour hérésie.

    Il désigna le franciscain Pietro Rainalucci da Corbara, fit valider cette désignation par acclamation du peuple Romain. Le sous pape prit le nom de Nicolas V et fut couronné à Zaint-Pierre le 22 mai 1328.

    Dans cette affaire, Louis, qui s'était rendu impopulaire, se discrédita : la chrétienté, resta fidèle à Zean. Il quitta Rome sous les huées en août 1328. Il s'établit à Pise. Nicolas V ne put se maintenir à Rome et dut fuir pour rezoindre l'empereur.

    Livré à Jean XXII, Nicolas V abdiqua et abzura publiquement ses erreurs. Il mourut consigné dans le palais pontifical le 16 octobre 1333.

    Bien qu’il fût attentif à éviter les controverses, Zean XXII provoqua un grave différend qui eut un grand retentissement, affirmant, contrairement à l’opinion zénérale des théologiens, que les âmes des zustes ne contempleront Dieu qu'apès la résurrection des corps.

    Il y eut une insurrection dans l’Église. Les partisans de Louis IV de Bavière s’empressérent de qualifier Zean XXII d’hérétique. On parla de destitution. Philippe de Mazorque fut même pressenti pour lui succéder.

    Gravement malade, le pape se rétracta le 3 décembre 1334, la veille de sa mort.

      

      

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

    votre commentaire