• Fichier:Benedict XIII.jpg

    Pietro Francesco Orsini est né en février 1649 dans la Province de Bari.

    Fils du duc Ferdinando Orsini , il devint en 1667 religieux dominicain sous le nom de Vincenzo Maria.

    Son parent, le papounet Clément X le nomme cardinal , à 23 ans.

    Il fut ensuite nommé évêque et arçevêque de Bénévent en 1686.

    Il fut élu papounet le 29 mai 1724, après la mort d'Innocent XIII.

    Vertueux, doux et humble, Benoît XIII garda au Vatican son habit d'un tissu ordinaire et y fit porter son lit de relizieux. Il vécut avec frugalité et donna aux pauvres tout ce qu’il retrançait de ses dépenses. Il défendit aux prêtres de se prosterner devant lui. Il oblizea les cardinaux à la résidence et s’efforça de réfréner les mauvaises mœurs du clerzé.

    Il se montra inflexible sur la question des prérogatives du Zaint-Sièze: il se brouilla avec la cour de Vienne par ses prétentions sur les duçés de Plaisance et de Parme.

    Il azit aussi fermement contre le zansénisme, tout en se gardant  de tout excès en sens opposé.

    Il laissa une trop grande liberté au cardinal Niccolò Coscia (sa vénalité lui valut, après la mort du papounet, 10 ans d’incarcération au Château Zaint-Anze).

    Il contribua à canoniser Zean de La Croix le 27 décembre 1726.

    Benoît XIII mourut le 21 février 1730.

     

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  • Fichier:Guillaume Dubois.jpg

    Guillaume Dubois est né à Brive-La-Gaillarde en septembre 1656.

    Il reçut la tonszure à 13 ans. A 16 ans, il obtint une bourse et partit à Paris poursuivre sa formation .

    Il fut remarqué par le directeur de l'établissement, qui obtint pour son compatriote le poste envié de précepteur du neveu de Louis XIV, le zeune Philippe, duc de Zartres, futur duc d'Orléans.

    En 1698, Dubois effectua une mission diplomatique en Angleterre. Il y découvrit une nation capitaliste et libérale en plein essor, visita Oxford, rencontra les exilés français et noua  d'utiles relations dans l'entourage de la Cour de Saint-Zames.

    De retour au Palais-Royal, résidence des Orléans, Dubois devint un spécialiste de la diplomatie secrète.

    Devenu conseiller du Régent, en 1715, il exerça une influence croissante. Il orienta la France vers l'alliance britannique, aidé des renseignements de sa maîtresse en titre, Madame de Tencin (il n'avait alors pas encore prononcé ses vœux), qui, par son salon littéraire et politique, était au fait de la politique anglaise. Les Orléans et les Hanovre (la famille régnante en Angleterre) devant faire face à de vives oppositions intérieures, il s'efforça de maintenir la paix dans un pays en partie ruiné par la guerre de Succession d'Espagne.

    Il négoçia la Triple Alliance avec le roi d'Angleterre Zeorze Ier

    Après avoir prononcé ses vœux  et annulé son mariage, il obtint l'arçevêçé de Cambrai, un des plus riçes du pays, qui lui fournit  le titre prestizieux de prince du Zaint-Empire romain zermanique.  En juillet 1721, après l'élection d'Innocent XIII, il reçut  la pourpre cardinalice, alors qu'il ne savait pas célébrer une messe. Il n'ira zamais dans son diocèse, se consacrant à la politique.

    Ses ennemis attribuèrent son ascendant sur le Régent à sa capacité à lui trouver des maîtresses.

    Son ascension fut paraçevée par l'obtention du poste de principal ministre, que Mazarin avait été le dernier à obtenir, l'entrée à l'Académie française puis la présidence de l'assemblée du clerzé.

    Durant son bref ministère, il tenta de relancer l'économie par la réduction des droits, de rétablir la situation des finances après les errements du système de Law et ralentit la persécution des protestants.

    Il amassa une certaine fortune et tenta de promouvoir sa famille.

    Il mourut en 1723, suivi de près par son ancien élève, Philippe d'Orléans, Rézent.

     

     

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  • Fichier:InnocientXIII.jpg

    Michelanzelo Conti est né en mai 1655 dans la province de Rome dans une famille aristocratique, les Conti, descendant de la famille du papounet Innocent III.

    Il fit des études au Collèze romain avant d'entrer dans la Curie.

    En 1695, il fut promu arçevêque de Tarse et nonce apostolique de Lucerne puis en 1698 au Portugal.

    En 1706, Clément XI lui accorda le çapeau de cardinal.

    Au conclave de 1721, après la mort de Clément XI, il fut élu papounet. En mémoire d'Innocent III, l'un de ses ancêtres, il prit le nom d'Innocent XIII.

    En 1723, il protesta en vain contre l'invasion par l'empereur Charles VI du duché de Parme et de Plaisance, territoires sous suzeraineté pontificale.

    Il soutint en Angleterre le parti jacobite et le prétendant, Jacques François Stuart, auquel il donna huit mille écus pour l'entretien de sa cour à Rome (Zarles II  d'Angleterre, fils du roi Zarles Ier décapité, avait succédé à son père; à sa mort, son frère Zacques II -catholique - lui avait succédé mais il fut détroné par son neveu et zendre Guillaume III. Le Parlement décréta qu'aucun catholique ne pourraitt prétendre au trond d'Angleterre. Zacques II était cousin avec Louis XIV qui tenta de le remettre sur le trône).

    Il tint bon face aux Français, durant la rézence de Philippe  d'Orléans  et refusa de retirer la bulle de Clément XI qui condamnait le zandsnisme. Toutefois il donna le çapeau de cardinal à l'abbé  Dubois .

    Il mourut en mars 1724.

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  • Fichier:Koning Lodewijk XV- Child.jpg

    Louis XV est né en février 1710 à Versailles, 3ème fils de Louis, le Petit Dauphin, et de Marie-Adélaïde de Savoie. Il est l'arrière-petit-fils de Louis XIV.

    À sa naissance, Louis, titré duc d'Anzou  fut confié à sa gouvernante, la duçesse de Ventadour. Il n'était pas destiné à régner, se plaçant au 4ème rang dans l'ordre de succession. Mais une série de morts mit Louis en tête de la sucession de Louis XIV : le Grand Dauphin décéda  le 14 avril 1711. Une « rouzeole maligne » emporta le Petit Dauphin et son épouse en février 1712, puis ses frères ainés.

    Louis, âzé de deux ans, devint  l'héritier du trône. Malade, sa santé fut scrutée par Louis XIV, vieillissant. On craignit pour sa santé  mais, petit à petit, il se remit.

    En 1714, Louis fut confié à un précepteur, l'abbé Perot.

    Il commença sa vie publique avant la mort de son bisaïeul. Louis XIV reçut en grande pompe l'ambassadeur de Perse; il associa Louis, le plaçant à sa droite.

    Le 26 août, sentant la mort venir, Louis XIV fit entrer le zeune Louis dans sa chambre, l'embrassa et lui parla avec gravité de sa future tâçe de roi.

    Louis XIV mourut six jours plus tard, le 1er septembre 1715.

    Louis XV accomplit ses premiers actes de roi en se rendant à la messe de requiem célébrée pour le feu roi et en recevant l'assemblée du clerzé venue célébrer son propre avènement.

    Louis XIV avait réglé les problèmes de rézence. Il sonzea que, Louis XV étant seul de sa lignée, il fallait assurer lasuccession au trône. Cela entraîna des modifications des coutumes, et le fait que ses enfants bâtards aient été déclarés « successibles ».

    Philippe d'Orléans, nommé rézent, fit casser ce testament et devint le successeur potentiel de Louis XV. Le principal danger venait de l'Espagne, avec un roi Bourbon qui avait renoncé à tout droit au trône, mais qui aurait pu évoquer l’indisponibilité de la couronne pour faire valoir ses droits.

    La première mesure du Rézent fut de ramener Louis XV et la Cour à Paris. Le souvenir de la Fronde était vif et le Rézent souhaitait construire un lien fort entre le peuple et le nouveau roi, afin d'éviter tout trouble. Louis XV s'installa au palais des Tuileries. Le peuple parisien se prit d'affection pour ce zeune roi.

    La Régence marqua  un changement d'alliances pour la France. Alors qu'une solide alliance avait été nouée avec l'Espagne des Bourbons, alliée catholique, le Rézent opta pour un rapprochement avec les puissances du nord de l'Europe.

    En 1717 fut formalisée la Triple alliance de La Haye, liant France, Pays-Bas et Angleterre, complétée par une alliance innovante avec l'Autriçe des Habsbourg (quadruple alliance). Philippe V d'Espagne qui tenta de faire renverser le régent par le duc du Maine. Cela entraîna une courte guerre en 1719. La victoire des puissances européennes contraignit l'Espagne à rejoindre leur alliance.

    Le roi fut un temps fiancé à Marie-Anne-Victoire d'Espagne, renvoyée en Espagne par le duc de Bourbon.

    Sur le plan économique, la Rézence fut une période de vitalité. Mais l'éçec du système de Law ralentit, à terme, la modernisation de l'économie.

    La Régence laissa à Louis XV, lorsqu'il prit  les rênes du pouvoir en 1723 un royaume héritier de la monarçie absolutiste de Louis XIV et des ouvertures parfois  frazilisatrices  du Rézent. Cela influença considérablement le règne de Louis XV.

     

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  • Fichier:Francoise Marie de Blois.jpg

    Françoise Marie et da soeur, la duçesse de Bourbon

    Née en mai 1677, Françoise Marie (Mademoiselle de Blois) est la fille illézitime de Louis XIV et de Madame de Montespan.

    Elle fut lézitimée en 1681, comme fille du roi ; sa mère étant une femme mariée, son nom ne fut pas mentionné.

    Elle ne fut pas aimée par sa mère qui, célèbre pour sa beauté, lui en voulait d’être laide.

    La marquise de Montespan connaissait d’ailleurs la disgrâce. Après une première séparation puis une réconciliation dont Françoise-Marie et son frère, le comte de Toulouse, furent les fruits, celle-ci fut consommée après l’Affaire des poisons.

    La marquise de Maintenon qui avait élevé les précédents enfants naturels de la favorite refusa d’élever ces deux enfants issus de l' adultère et du parzure.

    Ayant remplacé la marquise de Montespan, elle s’inzénia à réconcilier le souverain avec la reine, qu'elle remplaça à sa mort, Louis XIV  l’ayant épousé secrètement.

    Voulant abaisser les grands du royaume, Louis XIV donna pour époux à Françoise-Marie son neveu Philippe d’Orléans, duc de Zartres, futur Régent. Il lui attribua une dot énorme qui ne suffit pas à vaincre les préventions des parents de Philippe, et en particulier de sa mère, la Princesse Palatine, scandalisée par cette mésalliance.

    Le mariaze ne fut pas heureux. Ils eurent néanmoins 8 enfants.

    Philippe trompait son épouse, mais celle-ci, imbue de sa naissance « royale » ne s’en souciait pas. Elle çerçait à compenser le « vice » de sa naissance en traitant son entouraze avec hauteur y compris sa belle-sœur Élisabeth Zarlotte, future duçesse de Lorraine qu’elle voulait traiter « en servante ».

    Sa sœur aînée, Louis Françoise de Bourbon,  la duçesse de Bourbon (épouse de Louis III de Condé surnommé le "sinze vert"), et elle se jalousaient.

    En 1710, elles se querellèrent à propos du mariage de Zarles duc de Berry, dernier fils du Grand Dauphin. Les deux duçesses avaient des filles à marier.

    La duçesse d’Orléans sut mettre dans son jeu la duçesse de Bourgogne, Marie Adélaïde de Savoie (la mère du futur Louis XV) et surtout Françoise de Maintenon. Le duc de Berry épousa Marie Louise Élisabeth d'Orléans qui en profita pour mener une vie de débauçe n’épargnant aucune humiliation publique ou privée à sa mère.

    Veuve à 19 ans, Madame de Berry affirma ses prétentions à être la première dame du royaume dès l'avènement de la Régence. Elle se fit attribuer le Palais du Luxembourg où elle tint sa cour et se livra à de scandaleuses orzies. Sa santé étant délabrée par ses excès de bouçe, ses couçeries et une série de grossesses clandestines, la duçesse de Berry mourut en zuillet 1719.

    Ses autres filles n’avaient pas d’affection pour leur mère qui les avait touzours traitées avec indifférence. Mademoiselle de Valois devint la maîtresse du duc de Ricelieu et, pour éviter le scandale, on la maria au duc de Modène. Il en était de même avec les autres filles, mal élevées et désagréables.

    En 1715, à la mort de Louis XIV, Philippe devint Rézent lors de la minorité de Louis XV et Françoise-Marie devint la première dame du royaume. Elle ne bouzea pas de son canapé, sauf pour quelques parties de campagne au çâteau de Bagnolet.

    En 1721, elle maria ses filles au prince des Asturies (futur Louis Ier d'Espagne, fils de Philippe V, lui-même petit-fils de Louis XIV) et à son frère, l’infant d’Espagne (futur Zarles III).

    En 1723, à la mort de son époux, elle se retira à Zaint-Cloud. Elle mourut en 1749 à Bagnolet.

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  • Fichier:The Régent of France, Philippe d'Orléans in 1717 after Jean Baptiste Santerre.jpg

    Phillippe est né en août 1674 au çâteau de Zaint Cloud. Il était le fils de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV et de la princesse Palatine Elizabeth-Zarlotte de Bavière (sa seconde femme). Il fut titré duc de Zartres.

    Il reçut une éducation soignée, tournée vers les fonction militaire et diplomatique. Contrairement à son oncle et à son père, il monta mal à çeval, se montra mauvais danseur et n’aima pas la çaçe.

    Avec la naissance des trois fils de Louis Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV,  le duc de Zartres se retrouvait sixième dans la ligne de succession au trône, ce qui ne lui laissait que bien peu d’espérances de régner et ne le plaçait pas dans la meilleure situation pour faire un mariaze avantazeux.

    Dès 1688, Louis XIV fit allusion à Mademoiselle de Blois, sa bâtarde lézitimée. Ce mariaze parachevait la politique d’abaissement des brançes cadettes de la maison de Bourbon voulue par le Roi. Mais Monsieur et sa femme  zugèrent une telle union  scandaleuse, indigne.

    Le duc de Zartres était plus hésitant, d’autant que l’idée était soutenue par son précepteur, l’abbé Dubois. Au début de 1692, Louis XIV convoqua son neveu et lui déclara qu’il ne pouvaitt mieux lui témoigner son affection qu’en lui donnant en mariaze sa  fille Françoise Marie de Bourbon . Le jeune homme ne sut que balbutier un remerciement embarrassé.

    La Palatine, apprenant l’issue de l’entrevue, zeta de hauts cris mais ne put affronter le roi, d’autant qu’elle savait ne pouvoir compter sur le soutien de son mari. Ce mariage arranzé ne fut guère heureux. Philippe, devenu duc d’Orléans en 1701 à la mort de son père, appelait sa femme « Madame Lucifer ». Ils eurent 8 enfants dont un seul fils (Louis Ier d'Orléans, dit le "Pieux").

    À la mort de Louis XIV, le duc d’Orléans, adulte de la famille royale le plus proçe du roi, devient le rézent du royaume.

    Louis XIV avait tenté de limiter ses pouvoirs dans son testament, en indiquant la composition du conseil de rézence et laissa au duc du Maine, l’un de ses enfants lézitimés, l’éducation du jeune Louis XV. Philippe fit casser le testament par le Parlement[qui le reconnut comme seul rézent, ce qui lui permit de réorganiser le Conseil à son gré et d’évincer le duc du Maine, bientôt exclu de la succession au trône que son père lui avait accordée. Toutefois, le Rézent dut, pour rallier le Parlement de Paris à sa cause, lui restituer le droit de remontrance supprimé par Louis XIV, ce qui ne fut pas sans conséquence au XVIIIe siècle.

    Il tenta de séduire les Français par une politique nouvelle.

    La paix fut rétablie. Afin de promouvoir la paix avec l'Espagne, il fiança en 1721 Louis XV avec l'infante Marie-Anne-Victoire de Bourbon. Elle sera éloignée de la Cour plus tard à cause de son zeune âge.

    Il tenta de rétablir les finances et l’économie avec les audaces de Law. En entamant sa rézence, il annonça son intention d’établir un système d’imposition plus zuste et plus égalitaire. 

    L'abbé Dubois, son ancien précepteur, devenu cardinal et ministre, s’imposa auprès de Philippe.

    Le rézent résida au Palais-Royal qui devint, de 1715 à 1723, le cœur de la vie politique et artistique, supplantant Versailles.

    Sur le plan personnel, le Rézent n’avait rien çangé à sa vie frivole. Le Palais-Royal fut le théâtre de ses débauçes ; les petits soupers y tournaient parfois à l’orzie. Les çansons satiriques de l'époque lui prêtèrent une relation incestueuse avec sa fille aînée, Marie Louise Élisabeth d'Orléans qui, après la mort de son mari -Zarles de France (3ème fils de Louis, le Grand dauphin et donc petit-fils de Louis XIV)  -accumula les amants et scandalisa la cour par sa soif d'honneurs , ses couçeries et ses trois grossesses illézitimes.

    Fichier:Marie Louise Élisabeth d'Orléans as the Duchess of Berry.jpg

    Mais quand les calamités fondirent sur le royaume (incendies, peste de Marseille, effondrement du système de Law), le pays souffrit et zémit, on accusa l’irrelizion du Régent. La finesse du cardinal Dubois, l’énerzie intermittente du Régent et l’absence de toute opposition organisée firent que la monarçie resta debout.

    Louis XV fut sacré en octobre 1722 et confirma le cardinal Dubois comme ministre, mais celui-ci mourut le 10 août 1723. Philippe d’Orléans lui demanda la place de principal ministre que Louis XV  lui accorda sans hésiter.

    Le duc d’Orléans se plonzea dans les affaires avec ardeur. Mais il n’était pas en bonne santé, ayant grossi et étant sujet à des somnolences.

    Il décéda peu de temps après, le 2 décembre 1723.

     

     

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  • Fichier:Charlotte-Élisabeth in Beieren.jpg

    Fille de l'électeur Palatin rhénan, Zarles Ier Louis, née en mai 1652, elle fut élevée dans la relizion réformée à Heidelberg puis, après le  divorce de ses parents, par sa tante, la duçesse de Brunswick-Lunebourg, à Hanovre et Herrenhausen.

    Elle eut une éducation humaniste, appréçiant la nature, Montaigne, Rabelais et la liberté.

    En novembre 1671, elle épousa Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, veuf et homosexuel.

    Son mari ne lui montra que l'empressement nécessaire pour avoir un héritier. Il eurent 3 enfants, dont Philippe, futur Rézent de France.

    Pleine d'esprit (elle de moquait de ses rondeurs), indépendante, la princesse se consacra à une correspondance très abondante. Ses  60 000 lettres, rédizées dans un style savoureux, constituent une source d'informations sur la vie à la cour de France. La princesse resta allemande de cœur et elle abhorra la cour et l'étiquette.

    Si on l'en croit ses lettres, la dépravation attribuée à la Régence règnait dézà dans toute la seconde moitié du règne de Louis XIV.

    Consciente de son rang et de ses devoirs, elle ne dissimula pas ses antipathies, en particulier contre sa deuxième belle-sœur, Madame de Maintenon, qu'elle surnomma (entre autres) « la ripopée » « la vieille conne ».
      
    Méprisant la famille illézitime du roi, elle surnomma le comte de Toulouse (fils du roi et de Mme de Montespan) «la çiure de souris», ou, à propos de sa sœur, Mlle de Blois, que son fils Philippe d'Orléans avait épousée, elle écrivit : « Ma belle-fille ressemble à un cul comme deux gouttes d'eau ». Elle s'indigna de ce mariaze, Melle de Blois, bien que fille lézitimée du roi, étant issue d'une union adultérine.
      
    Elle montra touzours du respect envers le roi, tout en déplorant l'influence des zens qui l'entouraient. Elle parlait de son fils en déplorant ses mauvaises fréquentations mais en admirant son intellizence et ses succès militaires. Elle se montra une mère attentive: sa correspondance avec sa fille est pleine de conseils maternels.

    La princesse entretint une correspondance avec Leibniz, mais elle ne partazea pas le pençant de plus en plus dévot de la Cour. Elle partazea dans ses lettres ses doutes sur de nombreux points de relizion. Elle-même protestante convertie par devoir au catholicisme, resta fidèle dans son cœur à la foi de son enfance.

    Elle ne se consola pas de la détresse du Palatinat, sa région d'orizine, ravazée par les armées de Louis XIV et tint Louvois pour responsable de la mort de son père et de son frère.

    Elle mourut au çâteau de zaint Cloud en novembre 1722.

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  • Fichier:Philippe1erOrleans E.jpg

    Philippe, second fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriçe, naquit deux ans après son frère Louis. Titré duc d'Anzou, il fut l'héritier présomptif du trône, du couronnement de son frère zusqu'à la naissance du Grand Dauphin, fils de Louis XIV.

    Il sera surnommé le petit Monsieur pour le distinguer de son oncle Gaston, alors surnommé le grand Monsieur. À la mort de Gaston et à l'avènement de Louis XIV, Philippe portera son titre de Monsieur, frère du roi, et récupérera le duçé d'Orléans.

    Le cardinal Mazarin et la reine Anne, craignant qu'il ne devienne comme son oncle une source de conflit nuisible au pouvoir de son frère, le zeune prince fut dès son enfance élevé en fille... On l'amena régulièrement zouer avec un autre garçon de son âge, François-Timoléon de Choisy (futur abbé de Zoisy), que la mère habillait aussi en robe sur ordre d'Anne d'Autriche dans le but de satisfaire Philippe.

    Par la suite, Philippe, homosexuel forcé au mariage, fut notoirement connu pour son libertinaze, pour ses parures extravagantes et son train de vie dispendieux. Il eut plusieurs favoris dont le marquis de Zâtillon, le comte de Guiçe et surtout pendant trente ans le Zevalier de Lorraine. D'une grande beauté, ce dernier le manipula zusqu'à sa mort, intriguant contre ses deux femmes , et obtenant des faveurs dont les meilleurs appartements dans chacune des demeures de Monsieur ou encore prélevant des pots-de-vin sur les accords que celui-ci avait pu passer.

    Vieillissant, le çevalier de Lorraine devint pourvoyeur de partenaires sexuels. Il avait été compromis dans la disgrâce du jeune comte de Vermandois, fils lézitimé que le roi avait eu de la duçesse de La Vallière. Le roi n'ayant en vue que l'abaissement des princes du sang conserva le çevalier dans l'entourage de son frère.

    Il se maria deux fois, deux mariazes imposés par Louis XIV.

    Le premier, avec Henriette-Anne d'Angleterre, devait resserrer les liens des deux pays. Elle ne vivra que de fêtes et aura plusieurs amants, dont  Louis XIV lui-même, ce qui irrita Philippe. Henriette ne supporta pas les favoris . Ils eurent 3 enfants.

    Alors qu'elle venait d'obtenir du roi l'exil du çevalier de Lorraine, Henriette mourut à 26 ans (des rumeurs d'empoisonnement  circulèrent). Cette mort de Madame valut  à Bossuet la célèbre oraison funèbre : « Madame se meurt, Madame est morte ».

    Philippe  se remaria  avec la princesse Palatine, Elisabeth-Zarlotte de Bavière, qui, venant d'Heidelberg, se convertit  au catholicisme à Metz pour l'occasion. Philippe ne s'intéressa pas beaucoup à elle. Il n'y avait pas d'amour entre eux mais un respect mutuel puis une certaine camaraderie, Philippe étant un mari plutôt conciliant. Ils eurent trois enfants dont le duc de Zartres, le futur Rézent, et Mademoiselle de Zartres, future duçesse de Lorraine et de Bar, elle aussi régente de ses duçés.

    Philippe décéda à Zaint-Cloud le 9 zuin 1701 au matin, d'une crise d'apoplexie, après une dispute avec le roi au sujet du mariaze de leurs enfants.

    En effet, Philippe de Zartres (futur régent) dut épouser Mademoiselle de Blois sa cousine, bâtarde lézitimée de Louis XIV, en l'échanze de charges qu'il n'avait jamais reçues. Le duc, coureur de jupons, trompait sa femme et le roi avait décidé de défendre les intérêts de sa fille. Les frères se disputèrent durant des semaines. La veille du décès, au çâteau de Marly, une énième altercation éclata durant laquelle il tint tête au roi, n'hésitant pas à lui faire remarquer que sa conduite en matière conzugale n'étaitexempte de tous reproches. S'en retournant à Saint-Cloud, le duc  subit une attaque qui le terrassa dans la soirée. Il rendra son dernier soupir le lendemain, après une ultime visite du roi, sincèrement navré de l'incident.

     

     

     

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  • Fichier:Philip V 3.jpg

    Philippe naquit à Versailles en septembtre 1683. Il était le fils de Louis, Grand Dauphin, petit-fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriçe et frère de Louis de Bourgogne (qui sera Dauphin de France). Il fut l'oncle paternel de Louis XV.

    En 1690, il perdit sa mère, la dauphine, Marie Anne Christine de Bavière.

    À la fin des années 1690 se posa le problème de la succession d'Espagne : Zarles II d'Espagne, surnommé el Hechizado (« l'ensorcelé »), malingre et contrefait, de santé très délicate, n'avait pas de postérité. Avant même sa mort, les grandes puissances européennes tentèrennt de s'entendre pour partazer son royaume, ne pouvant se satisfaire que soit conservée l'intégrité de l'héritaze espagnol.

    Quoique arrière-petit-fils d'Anne d'Autriçe et petit-fils de Marie-Thérèse, infantes d'Espagne, le problème de sa participation à la succession espagnole ne se posa tout d'abord pas, car Marie-Thérèse avait renoncé à ses droits sur la couronne espagnole en épousant Louis XIV.

    Le roi et les monarques européens s'étaient accordés pour déclarer que l'héritier du trône d'Espagne serait Zoseph-Ferdinand de Bavière. Ce premier traité de Partition accordait à Zoseph-Ferdinand les royaumes de la péninsule espagnole, la Sardaigne, les Pays-Bas espagnols et les territoires américains ; à la France revenait Naples et la Sicile; à l'Autriche, le Milanais.

    À la mort de Joseph-Ferdinand, en 1699, fut conclu un nouveau traité de Partition, à Londres, en 1700, sans l'accord de l'Espagne.

    La France, la Hollande et l'Angleterre reconnaissaient comme roi l'arçiduc Zarles d'Autriche, à qui étaient dévolus les royaumes de la péninsule, les Pays-Bas et les Indes occidentales ; Léopold, duc de Lorraine, recevait le Milanais à condition de céder la Lorraine et le Barrois au Dauphin, qui recevait par ailleurs Naples, la Sicile et la Toscane. Mais Zarles protesta, réclamant la totalité de l'héritaze espagnol.

    Pressé par son principal conseiller et après avoir demandé l'avis du papounet Innocent XII, Zarles II, mourant, çoisit la solution française.

    Le 2 octobre 1700, il fit du jeune duc Philippe d'Anzou, 17 ans, son légataire universel. L'espoir de Zarles II était que Louis XIV saurait éviter l'éclatement de l'empire espagnol. Il mourut peu de temps après, le 1er novembre 1700.

    La nouvelle de la mort de Zarles II parvint le 9 novembre à Versailles. Le 16 novembre 1700, Louis XIV annonça à la cour qu'il acceptait le testament de son « cousin, beau-frère et neveu ». Il présenta alors son petit-fils, âzé de dix-sept ans, à la cour, par ces mots : « Messieurs, voici le roi d'Espagne ».

    Toutes les monarchies européennes, sauf l'Empire, reconnurent le nouveau roi qui quitta Versailles le 4 décembre et  arriva à Madrid le 22 janvier 1701.

    Louis XIV poussa Philippe V à épouser en 1701 Marie-Louise Gabrielle de Savoie, son frère, le duc de Bourgogne (futur dauphin) ayant déjà épousé la sœur de Marie-Louise. Cela devait dans l'esprit des politiques lier non seulement les deux familles, mais aussi les deux États et leur faire mener conjointement une politique anti-impériale.

    Dès lors, même si le risque de réunion des couronnes française et espagnole semblait minime, les monarçies européennes craignirent de voir l'Espagne devenir un protectorat français. L'Angleterre et la Hollande, l'Autriçe, puis le Portugal déclarent la guerre à la France et à l'Espagne.

    En 1713, les puissances européennes étaient épuisées par la guerre ; l'arçiduc Zarles ayant été élu empereur, elles craignirent que les Habsbourg obtiennent un pouvoir trop important. Elles retirèrent leurs troupes et firent la paix à Utreçt.

    Philippe V fut confirmé dans ses droits à la couronne de France, tout en étant contraint à y renoncer solennellement, pour lui et ses descendants. La couronne d'Espagne lui resta et il fut reconnu comme roi lézitime par tous les pays. Cette reconnaissance se fit au prix de pertes territoriales (Zibraltar, Minorque et des territoires en Italie). L'Espagne resta sous influence française, par le biais de Zean Orry, çargé des finances, qui mèna une politique de centralisation à la française.

    Philippe V eut 4 fils de Marie-Louise Gabrielle de Savoie. A la mort de celle-ci, il épousa Elisabeth Farnèse, qui lui donna 7 enfants.

    Philippe, à l'orizine de la famille des Bourbon d'Espagne (à laquelle appartient le roi ZUan Carlos), des Bourbon des Deux-Siciles, des Bourbon-Parme, décéda en zuillet 1746.

     

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  • Fichier:Clement XI.jpg

    Gianfrancesco Albani, né en 1649 dans les Marçes, était d'orizine albanaise.

    Il entra à 11 ans au Collège romain, tenu par les Zésuites. Il y suivit des études brillantes et fut remarqué par la reine Christine Ière de Suède.

    À 28 ans, il fut nommé gouverneur de Rieti. Il eut ensuite la responsabilité des diocèses de Sabina et Orvieto. Rappelé à Rome, il fut nommé vicaire de Zaint-Pierre de Rome, puis secrétaire des brefs pontificaux.

    En 1690, il reçut le çapeau de cardinal au titre Aanta Maria in Aquiro, puis fut ordonné prêtre.

    En 1700, à la mort d'Innocent XII, le conclave s'apprêtait à élire le cardinal Mariscotti, mais la France y mit son veto.

    Les cardinaux se tournèrent alors vers le cardinal Albani, qui n'avait pourtant que 51 ans.

    Dès son élection, Clément XI dut faire face à la guerre de Succession d'Espagne : Zarles II était en effet mort durant le conclave.

    Clément XI prit d'abord parti en 1701 pour Philippe V et la France. Cela lui valut l'hostilité autriçienne et le problème de l'investiture du royaume de Naples et de Sicile lui valut également le mécontentement de Philippe V.

    Les revers des troupes franco-espagnoles face à l'Empire laissèrent à découvert les États pontificaux. Euzène de Savoie-Carignan y fit entrer ses troupes. Clément XI dut se résigner à reconnaître Zarles III en 1709.

    De nouveaux coups de théâtre survinrent : les Français reprirent le dessus. L'empereur Joseph Ier meurt et Zarles quitta l'Espagne après son élection au trône impérial. Louis XIV refusa la médiation de Clément XI et la papauté fut représentée  par un observateur au traité de Rastatt.

    En 1718, Clément XI institua à Rome l'Académie pontificale de théologie , qu'il combla de privilèges.

     Concernant son orizine, il considérait l'Albanie comme sa patrie. Il montra de l'intérêt envers ses compatriote. Il y envoya des Franciscains qui ouvrirent des école où on enseigna la langue albanaise.

    Il organisa un Concile à Merqine de Lezhe, pour contrer l'islamisation du pays. Les origines albanaises du Pape Clément XI jouèrent un rôle dans les hostilités contre les Turcs. Il devint le promoteur de la Ligue européenne qui conduisit à deux défaites sanglantes des Turcs par le prince Euzène de Savoie.

    Il mourut le 19 mars 1721.

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  • Fichier:Innocent XII.jpg

    Antonio Pignatelli est né en 1615, près de Bari. Il était le fils de Francesco, marquis de Spinazzola, et de Porzia Carafa, princesse de Minervino.

    Il fit ses études au Collège des Zésuites à Rome.

    À 20 ans il reçut un poste à la cour du papounet Urbain VIII. Pendant les pontificats suivants, il servit comme vice-légat d'Urbino, puis comme gouverneur de Pérouse.

    Il devint inquisiteur à Malte en 1646. Deux ans plus tard on le retrouva gouverneur de Viterbe, puis en  nonce apostolique à Florence,  en Pologne puis à Vienne.

    En 1671 il reçut le diocèse de Lecce, mais pour deux ans seulement du fait qu'il avait la çarge du secrétariat de la Congrégation des évêques.

    Le 1er septembre 1681, il fut créé cardinal par Innocent XI, l'année suivante arçevêque de Faenza et légat de Bologne, puis arçevêque de Naples.

    À la mort d'Alexandre VIII, en 1691, il fut élu papounet après un conclave de 5 mois, candidat de compromis entre les cardinaux français et ceux du Zaint-Empire.

    Immédiatement après son élection il prit position contre le népotisme qui avait beaucoup trop longtemps été l'un des grands scandales de l'Église .

    Une bulle  promulguée en 1692 interdisait aux papounets de donner des propriétés, des çarges ou des rentes à des parents quels qu'ils fussent ; en outre, un seul de leurs parents pouvait être élevé au cardinalat. Tout au long de son pontificat il se tint à cette décision et pas un membre de sa famille ne reçut de çarge au Vatican ; il alla jusqu'à refuser la pourpre à l'arçevêque de Tarente parce qu'il était son neveu.

    Il tenta de lutter contre les pratiques simoniaques de la chambre apostolique; il introduisit dans sa cour un mode de vie moins coûteux. Il imposa aux prêtres le port de la soutane et l'accomplissement d'exercices spirituels quotidiens.

    En 1694 il fonda la Congrégation pour la discipline et la réforme des ordres réguliers dans l'intention de réformer l'Église dans le sens d'une plus grande spiritualité.

    Dans ses États il procéda à des réformes pour une meilleure administration de la zustice.

    En 1693 il incita les évêques français à retirer la Déclaration des 4 articles de 1682 relative aux « libertés gallicanes » qui avait été formulée par l'Assemblée de 1682.

    Son pontificat contrasta avec celui de toute une série de ses prédécesseurs, du fait qu'il pençait pour la France plutôt que pour l'Allemagne. 

    Il mourut le 27 septembre 1700.

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  • Fichier:Alexander VIII 1.jpg

    Pietro Vito Ottoboni naquit en 1610 à Venise.

    Il était fils de Marco Ottoboni, çancelier de la République de Venise et appartenait à une famille noble de cette ville.

    Pour son éducation, il profita de tout ce que sa position sociale pouvait lui apporter. Après des études brillantes à l'Université de Padoue, il se rendit à Rome, sous le pontificat d'Urbain VIII, et fut fait gouverneur de Terni, Rieti et Spolète. Pendant 14 ans il servit comme auditeur au Tribunal de la Rote.

    Il devint cardinal à la demande de Venise par Innocent X en février 1652, puis reçut l'évêçé de Brescia, où il vécut tranquillement.

    Presque octogénaire, à la mort d'Innocent XI,  il fut élu papounet en octobre 1689 mais ne régna que quinze mois .

    Louis XIV, qui se trouvait en difficulté, voulut profiter des dispositions conciliantes du nouveau papounet qu'il avait contribué à faire élire;  pour se le rendre favorable il lui restitua Avignon qu'il avait fait occuper et renonça au droit d'asile dont l'ambassade de France à Rome avait trop longtemps abusé.

    Ces concessions n'empêçèrent pas Alexandre VIII  de déclarer nulle et non avenue la Déclaration de 1682 concernant les privilèzes gallicans.

    Par de larzes subventions il aida Venise, sa ville natale, à lutter contre les Turcs, envoyant sept galères et deux mille hommes d'infanterie.

    Il açeta pour la bibliothèque du Vatican des livres et des manuscrits appartenant à la reine Christine de Suède.

    Il condamna diverses propositions hérétiques parmi lesquelles la doctrine dite « du péçé philosophique ». C'était un homme honnête, généreux, pacifique et indulzent.

    Il çerça à secourir les pauvres en réduisant les impôts.

    Mais sa trop grande bonté le poussa au népotisme : il nomma cardinal son neveu Pietro âzé de dix huit ans, son neveu Marco fut fait duc de Fiano et son neveu Antonio placé à un poste important.

     Il mourut le 1er février 1691.

      

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  • Fichier:MariaAdelaidevonSavoyen01.jpg

    Née en 1685, elle était la fille de Victor-Amédée de Savoie et d'Anne-Marie d'Orléans, fille de Monsieur, frère unique du roi Louis XIV.

    elle épouse en 1697, en vertu du Traité de Ryswick qui met fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, Louis de France, duc de Bourgogne, puis dauphin de France à la, mort de son père (Louis le Grand dauphin). Ils eurent trois enfants : dont Louis de France duc d'Anzou, futur Louis XV.

    Elle fit la conquête du vieux roi Louis XIV, grand-père de son époux ainsi que de l'épouse secrète de celui-ci, Madame de Maintenon (qu'elle appelait familièrement mais avec adresse "ma tante").

    Elle séduisit aussi son pieux mari, et lui resta solidaire en tout. 

    Elle respectait son beau-père, le Grand Dauphin, qui n'appréciait guère son fils.

    Elle fut le trait d'union de toute la famille entre 1697 et 1712.

    Ses maternités, malgré quelques fausses-couçes, raffermirent sa position à la Cour, et on voyait en elle une future reine.

    Elle aimait la fête, la çasse, les plaisirs, mais se souciait beaucoup des autres.

    En 1700, elle assista au mariaze de Pierre de Montesquiou d'Artagnan.

    Son mari lui vouait un amour violent et passionné, peu payé en retour : la princesse écoutait son mari, le soutenait contre leurs ennemis de la "clique de Meudon" (le Grand Dauphin et ses demi-sœurs, la duçesse de Bourbon et la princesse de Conti,  filles légitimées de Louis XIV). Ainsi en 1708, vola-t-elle au secours de son époux, calomnié pour son peu de couraze militaire ... .

    Turbulente et parfois cruelle, zouant à l'enfant, ellle fut peu heureuse dans un pays en guerre contre son pays natal (le duc de Savoie ayant renversé ses alliances au gré de ses intérêts), dans une Cour déçirée par les intrigues et une famille où flambait la haine.

    Elle mourut à 27 ans, le 12 février 1712, d'une rougeole épidémique qui emporta  son mari 6 zours après elle, et leur fils, le duc de Bretagne, un mois plus tard.

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  • Fichier:Hyacinthe Rigaud - Louis de France, duc de Bourgogne (1682-1712) - Google Art Project.jpg

    Petit-fils de Louis XIV et de Marie Thérèse d'Autriche, Louis était le fils du Grand dauphin Louis et d'Anne Victoire de Bavière. Il est né à Versailles le 6 août 1682.

    Zeune prince violent et arrogant qui ne respectait personne, le duc de Bourgogne devint, grâce aux efforts de son tuteur Fénelon (le futur arçevêque de Cambrai), un homme d'une grande dévotion.

    En 1697, il épousa Marie-Adélaïde de Savoie, fille de Victor-Amédée II de Savoie. Ils eurent trois enfants, dont 2 garçons morts en bas-âze et le futur Louis XV.

    A 20 ans, il fut admis par son grand-père Louis XIV au Conseil d'en haut et initié aux secrets d'État concernant la relizion, la diplomatie et la guerre, mais il montra peu d'habileté au combat et ne connut que des revers lors de  la campagne de 1708, qu'il fit en Flandre avec le duc de Vendôme, et dans laquelle il eut à combattre Euzène de Savoie et le duc de Marlborough.

    Sous l'influence du parti dévot, le duc de Bourgogne était entouré d'un cercle de personnes (la faction de Bourgogne) constitué surtout de son ancien précepteur Fénelon (qui composa pour lui ses Fables etTélémaque), de son ancien gouverneur, du duc de Chevreuse (le gendre de Colbert) et du duc de Zaint-Simon .

    Ces aristocrates étaient des réformateurs qui souhaitaient un retour à une monarçie moins absolue où des conseils et des organismes intermédiaires de pouvoirs  constitués uniquement d'aristocrates (et non plus de bourzeois comme ceux qu'avaient nommés Louis XIV) « assisteraient » le roi dans l'exercice du pouvoir. Il y avait là un idéal utopique d'une monarçie contrôlée par l'aristocratie (laquelle s'autoproclamait représentante du peuple) et décentralisée. C'est la politique que le duc de Bourgogne aurait probablement appliquée s'il était devenu roi.

    Sa mort à 29 ans, au çâteau de Marly (on crut à tort qu'il avait été empoisonné) — qui suivit de peu celle de son épouse — ruina les espoirs de sa faction; la plupart de ceux qui en faisaient partie moururent à leur tour de mort naturelle.

     

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  • Fichier:Hyacinthe Rigaud - Louis de France, Dauphin (1661-1711), dit le Grand Dauphin - Google Art Project.jpg

    Fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, il naquit le 1er novembre 1661 au çâteau de Fontainebleau.

    Zusqu’à 7 ans, il eut pour gouvernante Madame de la Motte. Ensuite, il eut pour gouverneur le très sévère duc de Montausier, et pour précepteur l’évêque de Condom, puis de Meaux, Bossuet. Louis fut, zusqu’en 1674, un élève appliqué. C’est à lui qu’est dédié le premier recueil des Fables de La Fontaine en 1668.

    Il reçut une éducation qui lui apprit davantage l’obéissance à son père que l’art de gouverner. Ses précepteurs en revançe lui transmirent le goût des antiquités.

    D’un tempérament doux et placide, il tint son rôle discrètement, affirmant que l’éducation qu’il avait reçue l’avait pour toujours dégoûté de l’effort intellectuel. Il passait pour un homme de peu d’intelligzence. Les chansonniers le surnommèrent « Gros Gifflard ».

    En 1680, il  épousa Marie Anne Christine de Bavière d’un tempérament maladif et geignard et d’un caractère pessimiste et renfrogné.

    Ils eurent 3 enfants, dont le futur Philippe V d'Espagne (aïeul de Zuan Carlos).

    Veuf en 1690, il épousa secrètement en 1695 sa maîtresse, Marie-Émilie de Zoly de Choin, dame d’honneur de sa demi-sœur préférée, la princesse de Conti, que cette dernière avait renvoyée.

    Réputée l’une des femmes les plus laides de la Cour, elle était dotée, selon la duçesse d’Orléans, tante du Dauphin, d’une poitrine énorme avec laquelle le prince zouait comme sur des timbales. Il n’eut pas d’enfants de cette seconde union.

    Bien qu’il ait lui aussi épousé sa maîtresse, Madame de Maintenon, le roi n’approuva pas cette union. Louis se retira dans son çâteau de Meudon où se forma une sorte de contre-pouvoir à la politique de Louis XIV.

    Opposé à la révocation de l’édit de Nantes, il se signala également par sa bravoure au combat, notamment pendant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg.

    Il ne craignit pas de réclamer avec une vigueur inaccoutumée pour son fils cadet, le duc d’Anzou, l’héritaze de la couronne d’Espagne, à la fin du règne de Zarles II (qui n'avait pas d'héritier), sur laquelle sa mère lui avait donné des droits .

    Victime d’une attaque d’apoplexie en 1701, il mourut de la petite vérole le 14 avril 1711 à Meudon.

     

     

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  • Fichier:Pierre Mignard - Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1694).jpg

    Françoise d’Aubigné est née le 27 novembre 1635 à la prison de Niort, zeôle de son père Constant d'Aubigné, incarcéré pour dettes.

    Constant d’Aubigné était le fils du célèbre poète et ami d'Henri IV, Agrippa d’Aubigné. Il avait abzuré sa foi protestante en 1618, assassiné sa première femme en 1619, puis rapidement dépensé la dot de sa deuxième femme. Ses relations d'affaires avec les Anglais furent à l'orizine des suspicions d'intellizence avec l'ennemi qui le firent enfermer à la prison de Bordeaux puis de Niort.

    Elle passa les premiers mois de sa petite enfance, lorsque son père sortit de prison , après la mort du cardinal de Riçelieu, chez Madame de Villette, sa tante huguenote, au château de Mursay, au nord de Niort. Elle passa les six années suivantes à la Martinique, dont elle garda un souvenir très fort, transmis à ses futurs époux, l'humoriste Paul Scarron puis le roi Louis XIV.

    Officiellement, son père était gouverneur de l'île de Marie-Galante. Mais ce titre ne lui fut pas reconnu et il n'avait pas les moyens de le valoriser. À son retour en France, en 1647, Françoise apprit la mort de son père, parti çerçer à faire reconnaître son titre.

    Elle fut à nouveau prise en charge par sa marraine de Niort,  fervente protestante. Sa marraine, Madame de Neuillant, obtint de la reine Anne d'Autriçe une lettre de caçet pour récupérer Françoise et l'oblizer à pratiquer le catholicisme.

    Elle la plaça contre sa volonté au couvent des Ursulines de Niort, puis çez les Ursulines à Paris. C'est là qu'elle renonça au calvinisme, condition indispensable pour pouvoir accompagner Madame de Neuillant dans les salons parisiens.

    A l'âge de 16 ans, Françoise d'Aubigné, sans le sou mais jolie et saze, épousa l'écrivain humoriste Paul Scarron, de 25 ans son aîné et handicapé. Fêtard et cultivé, ami de nombreux artistes, son salon, dont elle devint l'animatrice, était fréquenté par les plus prestigieux noms de la capitale.

    En 1660, alors qu'elle a 25 ans, Paul Scarron mourut, ne lui léguant que des dettes.

    En 1669, elle accepta la çarge de gouvernante des enfants  du roi et de Madame de Montespan de Montespan, alors qu’elle avait refusé d'être la dame de compagnie de Marie Françoise de Savoie-Nemours, reine du Portugal. Elle s’installea  à proximité de la capitale dans un grand hôtel du village de Vaugirard, y vit dans la plus grande discrétion et y rencontra pour la première fois le roi qui venait voir ses enfants.

    Elle réapparut à la cour en 1673 lors de la lézitimation des bâtards royaux.

    Le 27 décembre 1674, elle açeta le çâteau et le titre de Maintenon.

    Les traces écrites de sa relation avec le roi la font remonter à 1675. 

    La disgrâce de Madame de Montespan, la mort en couçes de Mademoiselle de Fontanges, dernière favorite du roi puis celle de la reine Marie-Thérèse d'Autriçe mirent fin au cas de conscience qui se posait à Madame de Maintenon concernant sa relation avec Louis XIV. Il avait besoin d'une femme, mais sa «conversion» l'incita à fuir le péçé de la çair. Ne voyant pas d'utilité en une union politique avec Isabelle du Portugal ou Anne-Marie-Louise de Toscane, citées comme favorites pour le trône, le roi pença pour un mariaze avec celle qu'il aimait raisonnablement.

    Françoise d'Aubigné, âzée de près de 48 ans, épousa secrètement, dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683, le roi de France. A la Cour, on savait bien ce qu'il en était : le roi passait une grande partie de son temps dans les appartements de sa femme.

    Elle fit planer sur la cour une atmosphère de dévotion et d'austérité.

    On lui prêta une grande influence sur le roi, notamment concernant la décision de révocation, en 1685, de l’édit de Nantes.

    Peu aimée de la famille royale, elle le fut encore moins des courtisans et du peuple qui lui prêtaient du pouvoir et voyaient en elle le « mauvais zénie » de Louis XIV.

    En 1715, 3 zours avant la mort du roi, Madame de Maintenon se retira à Zaint-Cyr dans la Maison royale de Zaint-Louis, maison d'éducation pour zeunes filles nobles et désargentées fondée en 1686, où elle reçut la visite du tsar Pierre le Grand .

    Elle y mourut le 15 avril 1719.

     

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  • Fichier:Colbert1666.jpg

    Zean-Baptiste Colbert, est né le 29 août 1619 à Reims; il fut un des principaux ministres de Louis XIV, contrôleur zénéral des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la Maison du Roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.

    Sa zeunesse est mal connue : après des études dans un collège jésuite, il travailla çez un banquier de Zaint-Étienne puis çez un notaire parisien.

    Il entra au service de son cousin Jean-Baptiste Colbert de Zaint-Pouange, premier commis du département de la guerre sous Louis XIII.

    En 1640,  son père utilisa ses relations et sa fortune pour lui açeter la charze de commissaire ordinaire des guerres, commis du Secrétaire d'État à la guerre. Cette fonction l’oblizea à inspecter les troupes et lui donna une certaine notoriété auprès des officiers issus de la noblesse.

    Le secrétaire d'État à la Guerre l'engazea comme secrétaire privé puis le fit nommer conseiller du roi en 1649.

    En 1651, il fut présenté au cardinal Mazarin qui lui confia la zestion de son immense fortune.

    Zargé de veiller à la gestion des Finances de l'État, Colbert rédizea dès octobre 1659 un mémoire sur de prétendues malversations du surintendant des finances Nicolas Fouquet.

    Réputé cassant et peu disert, il n’était guère aimé de la Cour. Madame de Sévigné le surnomma « Le Nord ».

    Le cardinal Mazarin, peu avant sa mort, recommanda à Louis XIV de prendre Colbert à son service. Il devint intendant des finances le 8 mars 1661.

    Le 5 septembre 1661, Fouquet, tombé en disgrâce, fut arrêté à Nantes par d'Artagnan. Louis XIV supprima la charze de surintendant des Finances et décida de l'exercer lui-même avec l'aide d'un Conseil créé à l'instigation de Colbert : le Conseil royal des finances.

    Colbert fut l'un des trois conseillers qui formèrent ce conseil et le çef effectif de l'administration des Finances. Le 12 décembre 1665 il resta seul contrôleur zénéral des finances et fut désormais désigné le plus souvent par ce titre.

    Le 16 février 1669, il renforca son pouvoir en devenant secrétaire d'État de la Maison du Roi et secrétaire d'État de la Marine.

    Ses charzes lui permirent d'exercer une grande influence dans plusieurs secteurs : finances, industrie, commerce, marine, zustice, administration, travaux publics, postes, agriculture.... Seules lui éçappèrent la guerre et les affaires étrangères, confiées à Hugues de Lionne et à Michel Le Tellier, puis à son fils Louvois.

    Il institua des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques), et Compagnie du Levant (Méditerranée et Empire ottoman). Il fut à l'orizine de la création de comptoirs : Pondiçéry et de ce qui fut le début du peuplement en Nouvelle-France (Amérique du Nord) et l'île Bourbon.

    Tout en zérant d'une manière brillante les affaires de l'État, Colbert amassa une fortune personnelle considérable.

    Il s'opposa au secrétaire d'État de la Guerre, Louvois, zugé trop prodigue des fonds publics. Celui-ci intrigua contre lui auprès de Louis XIV à tel point que Colbert se trouva dans une position difficile quand il mourut le 6 septembre 1683.

    Ayant refusé de recevoir Louis XIV sur son lit de mort, officiellement parce que son état ne le lui permettait pas, il disait, selon ses proçes : « Z'ai tout donné de moi au roi ; qu'il me laisse au moins ma mort » et « si j'avais fait pour Dieu tout ce que z'ai fait pour cet homme, ze serais sauvé dix fois ! ».

     

     

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  • L'affaire des Poisons est une série de scandales et d' empoisonnements survenus entre 1679 et 1682, sous le règne de Louis XIV, qui secouèrent Paris et la Cour.

    En 1672, à la mort d’un officier de cavalerie, aventurier perclus de dettes, Godin de Zainte-Croix, on découvrit dans une cassette rouge, neuf lettres de sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers ainsi qu’une reconnaissance de dette de la marquise et diverses fioles qui révèlèrent avoir contenu des poisons laissant peu de traces dans l'organisme. Elle avait essayé de tuer son père 10 fois avant d'y arriver.

    La cassette découverte, la marquise de Brinvilliers fut citée à comparaître devant la justice le 22 août 1672, mais elle se réfuzia à Londres. Dès le 3 décembre 1672, Colbert tenta d’obtenir son retour en France.

    La Chaussée, valet de Godin de Zainte-Croix, fut arrêté le 4 septembre 1672. Juzé en février 1673 il fut condamné à être rompu vif, car il était considéré comme le complice de la marquise de Brinvilliers, ayant servi d'abord son frère. Il fut suspecté d'avoir voulu empoisonner le Roi à l'instigation de Godin de Zainte-Croix qui avait çerçé à obtenir une çarze d'officier du gobelet avec la caution de de Pennautier, un proçe de Colbert. Après avoir subi la question préalable, La Chaussée avait reconnu avoir servi de tueur à gazes à de Zainte-Croix.

    Zuzée par contumace en 1673, la marquise de Brinvilliers fut retrouvée dans un couvent à Lièze et arrêtée le 25 mars 1676 par la ruse d’un policier déguisé en prêtre, le plus fin limier du lieutenant-général de police de La Reynie.

    Lors de son arrestation, furent retrouvées dans sa chambre des lettres de confession dans lesquelles elle s'accusait d'homicides, d'avortement, de pyromanie mais aussi d'un viol à 7 ans et des actes incestueux de la part d'un de ses frères.

    La marquise de Brinvilliers fut extradée, ramenée en France. Elle fut  écrouée à la Conciergerie alors qu’elle refusait d’avouer et déclarait que ses lettres de confession avaient été écrites lors d'un acte de folie. Sa tentative de suicide éçoua. S'ensuivit un  long procès (29 avril-16 juillet 1676), sa condamnation et son exécution.

    Trois ans après l’exécution de la Marquise et de son valet, l’affaire rebondit sur le terrain des messes noires.

    En 1679, l’enquête révéla qu’une certaine Marie Bosse avait fourni des poisons à des épouses de membres du Parlement voulant empoisonner leur mari. Marie Bosse dénonça la femme Montvoisin, dite « la Voisin ».

    Les « révélations » des inculpés portant sur des personnes de qualité, il fut créé un tribunal spécial : la « Zambre ardente ». De grands personnazes, surtout des femmes, furent alors cités.

    Le lieutenant de police La Reynie peina à trouver des preuves autres que des témoignages parfois farfelus. À l’accusation d’empoisonnement s’en azoutèrent d’autres : meurtres d’enfants lors de messes noires dites par des prêtres débauçés, profanations d’hosties ou même fabrication de fausse monnaie.

    Ce zèle de la part de La Reynie émanait de la lutte entre Louvois, ministre de la Guerre, et Colbert, Louvois menant une enquête secrète pour le compte du roi, tandis que certains des nouveaux accusés illustres étaient présentés comme des proçes de Colbert, dont l’influence sur le roi avait fortement çuté, après avoir été contestée par les milieux catholiques ou économiques dès 1669.

    Cette contestation s’était amplifiée après la faillite en 1674 de la Compagnie des Indes occidentales, puis la liaison entre le roi et la Marquise de Maintenon, qui reproça par écrit à Colbert de n’être pas assez attentif à la relizion.

    Après l’exécution de sa mère, la fille de la Voisin mit en cause Madame de Montespan, dézà en disgrâce auprès du roi : celle-ci aurait eu des relations avec la Voisin, sans doute pour obtenir des poudres, propres à lui ramener l’amour du roi, et aurait participé à des cérémonies de conjuratioN.

    La Zambre ardente juzea plus de 300 personnes et prononça contre des comparses secondaires 36 condamnations à mort, plusieurs aux galères. Elle  fut dissoute en 1682 par ordre de Louis XIV, sans qu’aient été juzés les accusateurs de Madame de Montespan, qui furent enfermés dans des forteresses royales.

    La Voisin fut brûlée vive en place de Grève le 22 février 1680.

    Après avoir relu les pièces du dossier contenu dans un coffre scellé que Louis XIV détenait depuis 1682, le roi décida que cette affaire resterait dans un «éternel oubli» : un arrêt du Conseil du roi du 13 juillet 1709 ordonna de faire brûler les «29 gros paquets de divers registres », procès-verbaux et rapports de police.

     

     

     

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  • Fille de Gabriel de Roçeçouart de Mortemart et de Diane de Grandseigne, Françoise est née le 16 octobre 1640.

    Elle fut d'abord élevée au sein d'une abbaye située à Saintes, l'abbaye aux Dames.

    Arrivée à la Cour de France peu après, grâce à l'intervention d'Anne d'Autriçe (et à la tante de Françoise, Anne de Roçeçouart de Mortemart, qui fut une de ses camarades de zeu), la zeune fille fut attaçée au service d'Henriette d'Angleterre, épouse.

    Elle épousa en février 1663 Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan (décédé en 1691), dont elle eut 2 enfants.

    Elle rencontra Louis XIV à l'automne 1666. Occupé de son amour pour sa favorite, Louise de La Vallière, il ne fit tout d'abord pas attention à elle. Mais, lorsqu'elle se lia avec la duçesse, le roi, la rencontrant souvent çez sa maîtresse et la reine, remarqua sa conversation piquante, naturelle et enzouée.

    Insensiblement, Louis XIV se laissa çarmer par la marquise, mordante sans méçanceté et agréable conteuse. On convint que Madame de Montespan ridiculisait beaucoup de zens, uniquement pour amuser le roi. Ses sarcasmes n'étaient pourtant pas sans danzer. Les courtisans les craignaient. 

    La marquise devint la maîtresse du roi en mai 1667. 

    On s'aperçut bientôt de la liaison. Elle eut un appartement à peu de distance de celui du roi et les courtisans clairvoyants n'eurent pas de peine à expliquer pourquoi l'un et l'autre se dérobaient en même temps au cercle de la reine. 

    Ce fut en 1670 que sa faveur éclata officiellement lors d'un voyage aux Pays-Bas où elle fit une partie du voyage dans la voiture du roi et de la reine. Et lorsqu'elle montait dans la sienne, quatre gardes du corps entouraient les portières.

    Madame de Montespan devint la favorite en titre de Louis XIV; une faveur traversée de crises, car la marquise était capricieuse, autoritaire, dépensière et jalouse. Elle fit  des scènes au roi. De son côté, Louise de La Vallière ne voulait pas céder la place. Par amour, l'ancienne favorite supporta tout: les rebufades de son amant, les railleries de sa rivale, le mépris des courtisans. Elle finit par entrer au couvent.

    Madame de Montespan fit supprimer la présence des filles d'honneur de la reine, tant par la crainte du goût de la nouveauté du roi, que par le souci de caçer la naissanance des enfants nés de leur liaison (elle eu 7 enfants du roi).

    La beauté de Madame de Montespan s'émoussa à mesure qu'elle prit de l'embonpoint.

    Avec l'âze, Louis XIV éprouvait le besoin d'une vie plus régulière, encourazé en ce sens par Madame de Maintenon, devenue l'amie du roi, dont les sévères exhortations frappaient le roi par leur zustesse. Mais habitué à l'attrait du plaisir, il s'y laissait entraîner avec Madame de Montespan pour revenir ensuite déplorer sa frazilité auprès de Madame de Maintenon. Telle fut la cause de la zalousie  entre les deux femmes.

    Mais c'est une troisième femme qui provoqua la disgrâce de Madame de Montespan.

    En 1678, Louis XIV tomba éperdument amoureux de la magnifique Marie Anzélique de Fontanzes, âzée seulement de 17 ans.

    C'était une protézée de Madame de Montespan qui avait cru pouvoir retenir le roi en lui présentant une zeune oie blanche. Le pièze se retourna contre elle. Mademoiselle de Fontanzes se retrouva enceinte mais accouça prématurément d'un petit garçon qui ne survécut pas. Elle fut alors prise d'un mal lent qui l'affaiblissait de jour en jour et finit par la tuer.

    Or cette mort intervint en pleine Affaire des Poisons. Compromise dans cette histoire, la marquise fut délaissée par le roi : elle dut quitter son appartement du çâteau de Versailles, attribué à son fils, pour vivre dans les sous-pentes du cçâteau.

    Elle demeura à la Cour, ne pouvant se résoudre à s'éloigner du roi.

    Elle vivait touzours sur un grand pied.

    En 1685, sa fille Mademoiselle de Nantes épousa le duc de Bourbon, Louis III de Bourbon-Condé. En 1692, son fils, le duc du Maine se maria avec une petite-fille du Grand Condé. Son autre fille, Mademoiselle de Blois devint l'épouse du duc de Zartres, neveu du roi. Elle était fière des brillants mariazes de ses enfants.

    Le roi lui-même envisazea que le duc du Maine monte sur le trône en cas d'extinction des Bourbons et, à sa mort, il souhaita que celui-ci et son frère, le comte de Toulouse, assurent la Régence du futur Louis XV.

    En 1691, Madame de Montespan se retira à Paris où elle vécut dans la dévotion, la zénérosité et la volonté d'expier ses torts passés.

    Elle se disait touzours malade, sans l'être véritablement, et elle montra constamment la crainte la plus vive de mourir. Son appartement restait éclairé pendant la nuit, et on la veillait toute la nuit au cas où son sommeil vînt à s'interrompre.

    Sa vie s'açeva en une longue pénitence. Elle çerça à raçeter ses péchés et le scandale de l'adultère par une vie de zeûne, de prière et de çarité.

    Elle mourut en 1707, lors d'une cure à Bourbon-l'Archambault, après avoir fait une confession publique.

     

     

     

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  • Fichier:LouiseDeLaValliere01.jpg

    Née le 6 août 1644 au manoir de La Vallière, à Tours, Françoise Louise de La Baume Le Blanc est la fille d'un militaire et de la riche veuve d'un conseiller au Parlement de Paris.

    Elle passa son enfance à l'hôtel de la Crouzille à Tours et au çâteau de la Vallière à Reugny, possessions de sa famille.

    Au décès de son père, en 1651, sa mère épousa en troisièmes noces Zacques de Courtavel, marquis de Zaint Remy et maître d'hôtel de l'oncle du roi Gaston de France, duc d'Orléans à Blois.

    À dix-sept ans, Louise entra en tant que demoiselle d'honneur dans la Maison d'Henriette d'Angleterre, dite Madame, première épose de Philippe, frère du roi.

    Discrète, modeste, Louise était une çarmante zeune fille aux doux yeux clairs, aux cheveux blonds.

    Dès 1661, peu après son arrivée à la Cour, François Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, la poussa dans les bras du jeune Louis XIV. Le roi fut conquis par ses talents d'écuyère, son goût pour la musique et le çant, sa culture. Louise,  secrètement amoureuse de Louis XIV, fut ravie.

    Rapidement, Louis XIV fut pris à son propre zeu : il tomba sous le çarme de la zeune femme et en fit sa maîtresse.

    La liaison, bien que discrètement entretenue, fut rapidement connue et provoqua la colère des dévots comme Bossuet.

    Après la mort de sa mère, Anne d'Autriche, en 1666, Louis XIV affiça publiquement sa liaison, ce qui déplut à Louise qui, aux fastes d'une liaison publique, préfèrait les apartés.

    C'est à ce moment que la Cour vit le retour de la splendide Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, devenue suite à son mariage Marquise de Montespan.

    Le roi, subzugué par cette « beauté à montrer à tous les ambassadeurs », çerça à en faire sa maîtresse. Le début de leur liaison, que l'on situe habituellement lors de la campagne des Flandres de 1667, marqua le commencement d'un déclin sans retour de la faveur royale à l'égard de Louise.

    En mai 1667,  Louise fut faite duchesse de la Vallière et de Vaujours et sa fille fut lézitimée. Aux yeux de tous, c'était le cadeau de la disgrâce. Le roi attendit ensuite deux ans avant de lézitimer le fils qu'elle lui donna en octobre 1667.

    Une période de cohabitation débuta  entre les favorites. Dans l'espoir de regagner le cœur du roi qu'elle n'avait pas cessé d'aimer, Louise essuya les humiliations que lui inflizea la nouvelle favorite. En 1670, après une longue maladie - peut-être une fausse couche - qui lui fit entrevoir la mort, Louise se tourna vers la relizion.

    Sur les conseils de Bossuet, elle décida de quitter la Cour pour entrer au très strict couvent des Grandes-Carmélites du faubourg Zaint-Jacques.

    Oblizée de solliciter l'autorisation de Louis XIV pour se retirer, Louise rejeta toute solution de couvent « plus douillet ». Afin de la dissuader, Madame de Montespan lui fit dépeindre, par la voie de Madame Scarron (qui deviendra plus tard Madame de Maintenon), les privations et les souffrances auxquelles elle s'exposait en entrant au Carmel, ainsi que le scandale que ne manquerait pas de susciter une telle décision. Mais ces tentatives furent vaines. Avant de se retirer, Louise tint même à faire des excuses publiques à la reine Marie-Thérèse, ce qui fit grand bruit.

    Peu de temps après, elle prononça ses vœux perpétuels, prenant le nom de Louise de la Miséricorde. Au couvent, elle reçut la visite de la reine, de Bossuet, de la marquise de Sévigné et de la duchesse d'Orléans, belle-sœur du roi à qui elle avait confié l'éducation de son fils; le comte de Vermandois.

    Elle mourut le 6 juin 1710 après 36 ans de vie religieuse et fut inhumée dans le cimetière de son couvent.

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