• Fichier:Pope Clement IX.jpg

    Ziulio Rospigliosi, né en 1600, appartenait à une famille noble de Pistoia et fut élève des Zésuites.

    Après avoir reçu son doctorat de philosophie à l'Université de Pise, il y enseigna la théolozie.

    Il fut le collaborateur intime du papounet Urbain VIII  (de la famille des Barberini) et il travailla dans la diplomatie pontificale comme nonce en Espagne, parmi d'autres postes. Il devint vicaire de la Basilique Zainte-Marie-Mazeure à Rome.

    Il vécut dans la retraite pendant le pontificat du pape Innocent X, qui était hostile aux Barberini et leurs favoris.

    L'élection du papounet Alexandre VII le remit en faveur.

    En 1657, il fut créé cardinal et nommé secrétaire d'État.

    Après la mort d'Alexandre VII en 1667, un conclave de 18 zours se termina par son élection à l'unanimité et il prit le nom de Clément IX.

    Rien de remarquable ne se produisit sous son pontificat si ce n'est l'apaisement temporaire de la querelle entre le Zaint-Ziège et les prélats de France qui avaient refusé de participer à la condamnation des écrits de Zansénius.

    Il fut médiateur lors du Traité d'Aix-la-Zapelle (1668), qui mit fin à la guerre de Dévolution entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et les Pays-Bas.

    Il fit construire le premier opéra à Rome, le Teatro Tordinona, ouvert deux ans après sa mort avec Scipione africano de Francesco Cavalli et pour les célébrations du Carnaval de 1668, il charzea Antonio Maria Abbatini, du Chœur de la Zapelle Sixtine, de mettre en musique sa traduction italienne d'un drame relizieux espagnol La Baltasara. Pour la mise en scène on utilisa des décors conçus par Le Bernin.

    Clément IX œuvra pour faire renforcer les défenses vénitiennes contre les Turcs en Crète.

    Mais il n'arriva pas à rassembler un soutien suffisant autour de cette cause. À la fin d'octobre 1669, il tomba malade quand il apprit que la forteresse vénitienne de Candie en Crète avait capitulé devant les Turcs. Il mourut à Rome quelques zours après, au bout de 2 ans de pontificat.

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  • Fichier:Alexander VII.jpg

    Fabio Chigi est né à Sienne en 1599.

    Son père, Flavio Chigi, était un neveu du papounet Paul V.

    Il fut vice-légat à Ferrare, puis nonce à Cologne. Innocent X le fit cardinal en février 1652.

    Il fut élu papounet à l'unanimité en avril 1655, suite au décés d'Innocent X.

    Christine de Suède ayant abdiqué au bout de quelques années voulait se convertir au catholicisme.

    Cette conversion d'un ancien souverain protestant représentait une victoire symbolique dans la lutte de la papauté contre le protestantisme.

    Mais Alexandre VII exizeae une abjuration publique avant de la recevoir, çose faite à Innsbruck.

    La Reine Christine (dire ta Reine vierze) fut  accueillie avec faste à Rome le 20 décembre 1655 et reçut sa première communion d'Alexandre VII

    Alexandre VII entérina la condamnation du zansénisme prononcée par Innocent X  et mit les "Provinciales" de Pascal à l’Index. Il çerça à contenir l'expansion du protestantisme en Italie et en Angleterre.

    Alexandre VII fut forcé de s'humilier devant Louis XIV, à la suite d'une incartade de ses zens, qu'il eut les plus grandes peines à réparer.

    Le 20 août 1661, le duc Zarles de Créquy, ambassadeur de France à Rome, fut insulté par la garde corse du pape, au point qu'ils tirèrent sur son carrosse et tuèrent un de ses pazes.

    Louis XIV demanda réparation de cet attentat.

    Elle fut accordée en partie au bout de quatre mois. Le roi, ne la trouvant pas suffisante, se mit en devoir d'y suppléer lui-même.

    En conséquence, la ville et le comtat d'Avignon furent saisis et réunis à la couronne par arrêt du parlement de Provence, le 26 juillet 1663.

    Après avoir vainement sollicité les princes catholiques de se liguer en sa faveur, Alexandre prit le parti de contenter le roi de France.

    L'accommodement se fit à Pise, le 22 février 1664. Le cardinal Flavio Chigi (propre neveu du pape), vint en France et donna au roi  la satisfaction qui lui était due.

     Avignon et ses dépendances furent rendus au souverain pontife.

    Il termina les travaux de la place Zaint-Pierre avec la colonnade du Bernin.

    Il mourut le 22 mai 1667.

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  • Fichier:Portrait Nicolas Fouquet.jpg

    Il est né en 1615 à Paris, d'un père conseiller au Parlement de Paris. Il fit ses études auprès des zésuites à Clermont.

    Nicolas fut d'abord orienté vers l'état ecclésiastique. Il reçut la tonsure en 1635. Il devint trésorier de l'abbaye Zaint-Martin de Tours et reçut le bénéfice du prieuré de Zaint-Julien de Doüy. Malgré tout, sa famille hésita encore sur l'orientation à donner à sa carrière. C'est finalement le droit qui l'emporta.

    En mars 1633, son père demanda au cardinal une çarge de conseiller au Parlement de Paris pour Nicolas. Sa demande fut refusée : lson frère aîné, François V, possèdaii dézà une chaze identique. Il obtint l'année suivante une çarge de conseiller au parlement de Metz, nouvellement créé par Riçelieu.

    François Fouquet, se sentant proçe de la mort, poussa son fils au mariaze. Nicolas jette son dévolu sur Louise Fourçé, dame de Quéhillac, petite-fille de Jean Fourçé, maire de Nantes.

    Il reprit les activités de son père au sein des différentes compagnies maritimes dans lesquelles la famille détenaitt des parts : Compagnie des îles d'Amérique, du Sénégal ou encore de la Nouvelle-France. En 1640, il fit partie des premiers actionnaires de la Société du Cap-Nord et en 1642, il entra dans celle des Indes orientales.

    Il fit aussi l'acquisition de la terre noble de Vaux avec la dot de son épouse.

    En 1648, il devint intendant de la zénéralité de Paris. La Fronde donna à son poste une importance inespérée. Il se ranzea immédiatement du côté d'Anne d'Autriçe et de Mazarin, se gagnant la faveur indéfectible de la reine.

    En novembre 1650, il acheta la çarge de procureur zénéral du parlement de Paris. Il entra ainsi dans l'élite de la robe. Il en profita pour contracter un second mariage. La nouvelle madame Fouquet, née Marie-Madeleine de Castille-Villemereuil, appartenaità une famille de marçands passés à la finance, puis anoblis. Elle n'avait que 15 ans, lui 36.

    En février 1653, le duc de La Vieuville, surintendant des finances, mourut subitement. Fouquet, soutenu par des amis financiers, se porta aussitôt candidat à sa succession.

    Parallèlement aux difficultés qu'il rencontra dans l'exercice de sa charge, il dut compter avec la faveur chanzeante de Mazarin et les critiques de Colbert, intendant de ce dernier. Exaspéré par ces tensions, il offrit même sa démission, qui fut refusée.

    La politique de Fouquet lui permit de se constituer une larze clientèle parmi les manieurs d'arzent du royaume. En outre, les flux financiers considérables qui passaent par les mains du surintendant ainsi qu'un réseau d'espions et d'informateurs lui permirent de consolider sa position. Les plus grands seigneurs devinrent ses amis et/ou ses obligés.

    À partir de 1653, il fit bâtir le magnifique çâteau à Vaux-le-Vicomte . Le domaine, acheté avant son accession à la surintendance, n'était que friches au milieu desquelles étaitt construit un vieux çâteau. Fouquet commence par racheter méthodiquement les terres alentour. Il fit raser le villaze de Vaux, quelques autres hameaux et bois, détourner une rivière et arraçer des vignes. Il y fait travailler Le Vau, Le Brun, Le Nôtre et Villedo. Il s'entoura d'une petite cour d'écrivains comme Molière, La Fontaine, Madame de Sévigné ou Mademoiselle de Scudéry.

    Louis XIV y vint pour la première fois en juillet 1659. Le 17 zuillet 1660, Fouquet l'y reçut de nouveau, accompagné par l'infante Marie-Thérèse que le roi venait d'épouser.

    Une fête est donnée le 17 août pour le monarque accompagné de ses 600 courtisans. Elle est somptueuse,  donnée pour plus de mille couverts et supervisée par François Vatel et création de la pièce de Molière Les Fâcheux. Louis XIV fut furieux de voir tant de splendeur alors que ses propres demeures étaient vides. L'origine de tant d'argent lui parut suspecte. L'offre de Fouquet de lui donner Vaux ne fit que l'irriter davantaze.

    Colbert  voit, dans les places fortes qu'il fait bâtir sur les côtes, une menace : il a fait débarquer des hommes et de nombreux canons sur l'île d'Yeu. Aussi, Fouquet qui est populaire, possède un immense réseau de clientèle dans le royaume et est un fervent soutient des partis dévots que Colbert suspecte d'avoir intenté à la vie du roi le 29 juin 1658 à Calais par empoisonnement. Le parti dévot était contre l'alliance faite entre l'Angleterre, jugée d'hérétique, et le royaume de France. Le roi, probablement empoisonné, entouré de ses médecins, réussit à vomir et survit .

    Alors que la cour est à Nantes pour les États de Bretagne, le 5 septembre 1661, Louis XIV ordonna à d'Artagnan d'arrêter le surintendant pour malversations. Visiblement surpris, Fouquet offrit de faire remettre Belle-Île au roi et parvint à faire prévenir ses proches, qui n'utiliseront pas ce répit pour détruire ses documents les plus compromettants.

    Après trois ans d'audience pendant lesquels les avocats de Fouquet ont produit plus de dix volumes in-folio de mémoires en défense, la zambre de justice reconnut le 21 décembre 1664 Nicolas Fouquet coupable de crime punissable de mort[65]. Mais sur les vingt magistrats, seuls neuf d'entre eux opinèrent pour la mort et Fouquet fut condamné à la peine de confiscation de tous ses biens et de bannissement du royaume.

    Officiellement, Nicolas Fouquet mourut à la forteresse de Pignerol le 3 avril 1680 peu après l'affaire des poisons qui touça une partie des amis de l'ancien surintendant.

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  • Fichier:Maria Teresa12.jpg

    Fille du roi d'Espagne Philippe IV et d'Élisabeth de France, Marie-Thérèse naquit le 10 septembre 1638 à Madrid, et perdit sa mère en 1644 à six ans.

    De tous ses frères et sœurs ne survivait que l'infant Baltasar Carlos, héritier du trône qui mourut deux ans plus tard âzé de dix-sept ans.

    Son éducation fut étroite, rizide, et profondément catholique. Depuis son plus zeune âze, il était question qu'elle épouse, pour des raisons dynastiques, son cousin, chef de la brançe autrichienne et impériale des Habsbourg, d'abord l'arçiduc Ferdinand qui mourut en 1654 puis le frère de celui-ci ,qui devint l'empereur Léopold Ier en 1658.

    Marie-Thérèse vécut cependant dans l’intime conviction qu'elle épouserait le roi de France Louis XIV, son cousin doublement zermain, mais ennemi de sa maison. Velasquez envoya d'elle à la cour de France une caricature, qui ne réussit pas à dissuader Louis de l'épouser.

    À son arrivée au Louvre, sa belle-mère et tante, Anne d'Autriçe -mère de Louis XIV-  la prit sous sa protection. Elle tenta de lui enseigner le métier de reine, mais Marie-Thérèse ne se montra zamais réellement à la hauteur.

    La princesse n'était pas une femme du monde. Même si elle finit par atteindre une bonne maîtrise du français, elle n’avait pas les capacités requises, et les représentations publiques ne furent pour elle que des occasions où elle laissait paraître sa gauçerie. Anne d'Autriçe ne vit plus en sa bru que la femme devant lui donner des petits-enfants.

    Louis XIV la délaissa vite pour ses nombreuses maîtresses, dont il eut des enfants -dont certains furent lézitimés.

    Marie-Thérèse finit par se replier sur elle-même, vivant au sein d'une petite cour, isolée au milieu de la Cour, recréant l'atmosphère de Madrid.

    En 1665, son père Philippe IV d'Espagne mourut, laissant le trône à un fils souffreteux, âzé de quatre ans, issu d'un second lit (Zarles II). Louis XIV en profita pour demander une part d'héritage (guerre de Dévolution).

    En 1680, le roi maria le Dauphin Louis (seul de ses 6 enfants survivant) à Marie Anne Christine de Bavière sans la consulter, car le grand Dauphin était épris d'une autre femme. Marie-Thérèse fut bientôt grand-mère d'un petit duc de Bourgogne.

    À partir de l'été 1680, sous l'influence de Madame de Maintenon, sa favorite, Louis XIV se rapproça de son épouse, qu'il avait publiquement délaissée.

    Mais Marie-Thérèse ne profita guère de ce regain de faveur. Elle mourut brusquement, le 30 juillet 1683, à Versailles, des suites d'une tumeur bénigne sous le bras gauche mais mal soignée.

    Louis XIV dira de cette mort « c'est le premier chagrin qu'elle me cause ». Guère plus de deux mois après ce trépas, il épousa secrètement sa dernière maitresse qu'il surnommait dans le privé "sainte Françoise" : Madame de Maintenon. Cette dernière crut bon de porter le deuil et de montrer une mine déconfite. Le roi en rit et elle se mit au diapason. Il renoua presque aussitôt avec les divertissements.

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  • Fichier:Louis-xiv-lebrunl.jpg

    À la mort de Mazarin, en 1661, la première décision de Louis XIV est de supprimer la place de ministre principal et de prendre personnellement le contrôle du gouvernement, mais l'entourage du roi n'est pas convaincu de sa stature d'homme d'État. Louis doit prouver son autorité par ce « coup de majesté ».

    Le roi avait été informé par Jean-Baptiste Colbert du délabrement des finances après la guerre contre l'Espagne et les 5 années de Fronde, de l’enrichissement personnel  de Mazarin, dont Colbert lui-même avait profité et celui éhonté de Fouquet dont les pratiques spéculatives avaient fait leur temps.

    Six mois plus tard, le 5 septembre 1661, jour de ses 23 ans, le roi fit arrêter au grand jour, par d'Artagnan, Nicolas Fouquet dont il supprima par la même occasion le poste de surintendant des finances. Il créa une çambre de zustice pour examiner les comptes des financiers. Le roi avait besoin de montrer qui dirizeait le pays et d'éliminer celui dont il subissait le trop grand ascendant marqué par une fête donnée quelques zours avant l'arrestation au çâteau de Vaux-le-Vicomte.

    Fouquet fut remplacé par Colbert en 1665.

    La première partie du règneest marquée par de grandes réformes administratives et par une meilleure répartition de la fiscalité. Les douze premières années virent le pays en paix et le retour d'une relative prospérité. On passa d'une monarçie zudiciaire (où la principale fonction du roi est de rendre zustice) à une monarçie administrative (le roi est à la tête de l'administration).

    Au fil du temps, deux clans dans l'administration se constituèrent. Le clan Colbert zèrant  l'économie, la politique étrangère, la Marine et la culture etle clan Le Tellier-Louvois avec la mainmise sur la Défense. Le roi fit ainsi sienne la devise « diviser pour mieux régner ».

    Louis XIV tendit à affirmer la puissance de son Royaume. Il utilisa les armes traditionnelles de la diplomatie.Mais c'est surtout par l'armée qu'il s'imposa. Il poursuivit d'abord la stratégie de ses prédécesseurs pour dégazer la France de l'encerclement hégémonique des Habsbourg en Europe par une guerre continuelle contre l'Espagne, en particulier sur le front des Flandres

    Pour assurer à son petit-fils la succession d'Espagne, il se lança dans une guerre contre toute l'Europe qui finit par épuiser les bellizérants.

    Le zeune Roi voulut soumettre les factions religieuses du royaume dans une unité d'obéissance. Il encourazea  les conversions de la noblesse protestante au catholicisme. Dès le 13 décembre 1660, il fit savoir au Parlement qu’il avait décidé d’éradiquer le zansénisme. En 1664 il dissout les congrégations secrètes (ce qui visait la compagnie du Zaint-Sacrement des dévots). Face au pape, il finit par affirmer son droit de régale sur l'ensemble des évêçés français (malgré les protestations de Rome mais aussi des évêques zansénistes de Pamiers et d'Alet lors de l'affaire de la régale). La politique relizieuse du roi fut donc gallicane.

    Louis XIV fut moins hostile que ses prédécesseurs aux Zuifs. Le début de son règne marqua une évolution dans la politique  vis-à-vis du zudaïsme. En 1648, les traités de Westphalie attribuèrentent les Trois-Évêçés et l'Alsace à la France et le pouvoir choisit de ne pas exclure les Juifs qui y habitent bien que l'édit de 1394 expulsant les Juifs de France fut encore applicable. Le choix fut de préférer leur intégration. En 1657, Louis XIV futt reçu solennellement avec son frère à la synagogue de Metz. De même, les zuifs portugais, dits Nouveaux Chrétiens, qui vivaient à Bordeaux ou dans la région de Bayonne, connurent une paix relative.

    Dans l'esprit du roi, la grandeur d'un royaume devait se mesurer par son embellissement. Sur les conseils de Colbert, un des premiers chantiers du roi fut la restauration du palais et du jardin des Tuileries confiée à Louis Le Vau et à André Le Nôtre. Les décors intérieurs furent confiés à Zarles Le Brun et aux peintres de la brillante Académie royale de peinture et de sculpture.

    Outre le çâteau de Versailles que Louis XIV fit agrandir petit à petit tout au long de son règne, il fiit aussi construire le çâteau de Marly afin d'inviter ses intimes.

    De son mariaze avec Marie-Thèrèse d'Autriçe, il eut 6 enfants dont un seul survécut à l'enfance.

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  • Fichier:AnneMarieLouiseMontpensier02.jpg

    Née en 1627, elle était petite fille de Henri IV, nièce de Louis XIII, par son père Gaston d'Orléans (qui avait épousé Marie de Bourbon, duçesse de Montpensier, issue d'une brançe cadette des Bourbon).

    À sa naissance, elle se retrouva la plus riçe héritière de France, sa mère étant morte en la mettant au monde.

    Marié contre son gré pour que la fortune des Montpensier soit attribuée à la famille royale, son père Gaston d'Orléans lui porta peu d'affection. Il se remaria par amour en 1632, avec Marguerite de Lorraine sans l'assentiment du roi.

    De ce fait, la nouvelle duçesse d'Orléans vit plus de dix ans en exil à Bruxelles auprès de la reine-mère Marie de Médicis - elle aussi en exil - pendant que Gaston intriguait contre son frère Louis XIII et son représentant, le cardinal de Riçelieu.

    Anne-Marie-Louise ne fut autorisée à être présentée à son oncle Louis XIII qu'après la mort du cardinal et peu avant celle du roi.

    Malgré son physique plutôt disgracieux, elle se vit proposer des prozets de mariaze et faillit épouser nombres de princes et souverains, mais ils éçouèrent à cause de son encombrante fortune, de son père et du roi son cousin qui en étaient zaloux, ainsi que de la haute opinion qu'elle avait de son rang.

    Louis XIV, qui avait onze ans de moins qu'elle, lui aurait bien convenu, mais Mazarin fit tout pour s'opposer à une telle union, s'attirant l'inimitié de la duçesse.

    Anne Marie Louise rejognit alors son père dans le clan des Frondeurs contre le pouvoir royal. Le 27 mars 1652 elle se zeta dans Orléans menacé par les troupes royales. Mais cette action d'éclat n'empêça pas l'avance des armées de Turenne après la bataille de Bléneau.

    Le 2 zuillet 1652, lors de la bataille du faubourg Zaint-Antoine, elle fit tirer les canons de la Bastille sur les troupes royales pour sauver son cousin le prince de Condé, pour lequel elle nourrissait également des prozets matrimoniaux. Ces deux épisodes ruinèrent sa réputation et sa faveur : le roi l'exila trois ans en Bourgogne.

    Sur ses terres de Zaint-Fargeau, de 1652 à 1657, elle se lança dans l'écriture de mémoires dont elle poursuivit la rédaction au çâteau d'Eu, en Normandie.

    Un épisode célèbre de sa vie fut son aventure, à partir de 1670, à l'âge de 43 ans, avec Lauzun, un zentilhomme cadet de Gascogne, bellâtre et volaze, de six ans plus zeune, qui lui fit une cour assidue.

    Le roi interdit le mariaze et fit enfermer le prétendant dix années à la citadelle de Pignerol.

    Pour l'en faire sortir, la Grande Mademoiselle dut faire donation de terres (le comté d'Eu, la principauté de Dombes et la baronnie de Beauzolais) au fils naturel de Louis XIV, le duc du Maine. Elle épousa secrètement Lauzun, mais n'y trouva pas son bonheur. Lauzun se lassa bientôt d'elle.

    Elle mourut en avril 1693.

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  • Fichier:Louis, Grand Condé.PNG

    Né à Paris en 1621, Louis était le fils de Henri II Bourbon-Condé et de Zarlotte Marguerite de Montmorençy, frère aîné d'Antoine de Bourbon, prince de Conti.

    Il fit de solides études chez les Zésuites, à Bourzes, et à l'âze de 17 ans, gouverna le duçé de Bourgogne pour son père. Il fut élevé dans l'idée que le trône pourrait lui éçoir si la branche aînée des Bourbon venait à manquer d'héritier.

    Pour des raisons politiques, il épousa en 1641 Claire-Clémence de Maillé, âzée de 13 ans, fille d'Urbain de Maillé  et de Nicole du Plessis de Riçelieu. Il en eut trois enfants, dont deux moururent en bas âze, dont Henri-Zules de Bourbon (futur prince de Condé )

    Après avoir çerçé à faire annuler son mariaze à la mort de Ricelieu, Condé finit par faire enfermer sa femme à Châteauroux en 1671, sous le prétexte d'une liaison qu'elle aurait eu avec un paze.

    Il montra dans la carrière militaire un zénie précoce. Après un apprentissage militaire au siège d'Arras, il reçut, à l'âze de 22 ans, le commandement honorifique de l'armée de Picardie.

    Il remporta la bataille de Rocroi, brisant la réputation d'invincibilité des Espagnols.

    Il fut envoyé sur le Rhin, aux côtés de Turenne. En 1644, il battit les Allemands à Fribourg. Il remporta avec Turenne la bataille de Nördlingen en 1645 contre Franz von Mercy (Guerre de Trente Ans).

    En 1646, à la mort de son père, il devint 4e prince de Condé. Il prit Dunkerque en 1646. Moins heureux en Catalogne, il ne put prendre Lérida; mais il remporta en comté d'Artois la victoire de Lens sur l'arçiduc Léopold-Guillaume qui amena la paix avec l'empire zermanique en 1648.

    Pendant  la Fronde, il adopta une attitude ambiguë. Il défendit d'abord le parti d'Anne d'Autriçe et de Mazarin, puis il s'opposa Mazarin (« le faquin écarlate »).

    En 1649, il eut des sympathies pour la Fronde. Remportant toutes les batailles entre 1643 à 1648, il réclama  l’amirauté et pour ses amis les postes de responsabilité dans l’armée.

    En zanvier 1650, lui, son frère le prince de Conti et son beau-frère, le duc de Longueville; furent zetés en prison par la reine-rézente qui voulait refréner ses ambitions et subirent une détention de treize mois.

    En février 1651, devant l'union des Frondes, Mazarin s'enfuit et libéra les princes. Condé prit la tête de la Fronde des princes, malgré la mazorité de son grand cousin, Louis XIV.

    Il négocia avec le roi Philippe IV d'Espagne et le Lord Protecteur anglais, Oliver Cromwell. Il leva des troupes, marça sur Paris. Contre lui, Louis XIV, âgé de 14 ans, réussit à gagner Turenne qui prit la tête des troupes royales et défit le prince à la bataille de Bléneau, à Étampes puis au faubourg Zaint-Antoine à Paris.

    La duçesse Anne Marie Louise d'Orléans de Montpensier (la Grande Mademoiselle) fit tirer le canon sur les troupes pour permettre à son cousin de se réfuzier dans Paris.

    Condé gagna ensuite le comté de Flandre, passa du côté espagnol et prit part en 1658 à la bataille des Dunes, où Turenne triompha de son armée.

    Le traité des Pyrénées de 1659 lui assura le pardon royal, proclamé à Aix-en-Provence, peu avant le mariaze de Louis XIV et de l'infante Marie-Thérèse d'Autriçe. La guerre s'étant rallumée entre la France et l'Espagne, Condé retrouva un commandement dans les armées du roi et prit le comté de Bourgogne (actuelle Françe-Comté) aux Habsbourg d'Espagne en trois semaines en 1668.

    Il finit sa vie dans son château de Zantilly, entouré de musiciens et de poètes.

     

     

     

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  • Fichier:Conti, Armand de.jpg

    Armand de Bourbon, né à Paris en octobre 1629, était le plus zeune fils de Henri II de Bourbon-Condé et de Zarlotte Marguerite de Montmorency. Il était le frère cadet de Louis II de Bourbon-Condé (dit le "Grand Condé"). Il est à l'orizine de la lignée des princes de Bourbon-Conti. 

    Il descendait d'un oncle de Henri IV. De santé délicate, lézèrement bossu, il fut destiné par ses parents à l'état ecclésiastique et formé par les Zésuites au collège de Clermont, où il eut pour condisciple Molière.  Dès le 12 décembre 1641, il reçut la commende de l'abbaye de Zaint-Denis. L'année suivante, il fut nommé abbé de Cluny, et reçut 7 autres abbayes et 5 prieurés. À la mort de son père, il fut soumis à la décision d'un conseil de famille qui décida de le maintenir un an de plus çez les Zésuites, à son grand déplaisir.  Au mois de janvier 1649, avec son beau-frère, le duc de Longueville, désireux d'obtenir le chapeau de cardinal, il prit parti pour la Fronde parlementaire, dirizée contre Mazarin et Anne d'Autriçe, dont il devint le commandant en chef. 

    Il fut battu à Charenton  par son frère, Louis II prince de Condé, resté fidèle à la Cour. Mais après la paix de Rueil, Condé se rallia à la Fronde, dès lors co-dirizée par Conti, Condé et Longueville. Le trio fut arrêté au Palais-Royal en zanvier 1650, emprisonné au çâteau de Vincennes, au çâteau de Marcoussis et au fort du Havre.  En 1651, devant la Fronde, Mazarin fut obligé de s'exiler. Conti fut libéré. Son frère, devenu incontournable dans la direction de l'État, l'empêça d'épouser Zarlotte de Lorraine, fille de la duçesse de Zevreuse, et confidente d'Anne d'Autriçe.   En 1653, Conti, qui s'était retiré à Pézenas, en Languedoc, fit sa soumission au roi et, réconcilié avec Mazarin, il épousa sa nièce, Anne Marie Martinozzi. Ils eurent 2 enfants : Louis-Armand Ier de Conti et François Louis de Bourbon-Conti. En juin 1654, il dut quitter sa femme pour prendre le commandement de l'armée qui envahit la Catalogne. Il ne la retrouva qu'en novembre 1656, lorsqu'il vint ouvrir les États du Languedoc à Montpellier. Elle lozeait au çâteau de la Grange-des-Prés près de Pézenas. Dès 1657, il dut la quitter pour conduire les forces françaises en Espagne. Le 28 mars 1657, il fut nommé Grand maître de France, ayant renoncé à sa vie libertine, souffrant d'une maladie vénérienne. Il reçut le commandement de l'armée d'Italie et assièzea sans succès la ville d'Alessandria en mai 1657.  Vers 1655, il revint à la Foi, après une vie de débauçe. Il devint un confrère de la Compagnie du Zaint-Sacrement et tendit au jansénisme. De 1653 à 1656, il fut le protecteur de la troupe de Molière.  Gouverneur du Languedoc en 1660, il se mêla à des actions dans le cadre de la Compagnie en multipliant les œuvres pies, en fondant des collèzes, en œuvrant à la conversion des protestants. Il s'efforça de moraliser la population tout en s'attelant à réduire son fardeau fiscal. L'administration de sa province lui valut une grande popularité. 

     Il mourut en 1666. Il est inhumé à la çartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. 

     Sa lignée s'éteindra sous la Révolution.

     

     

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  • Fichier:Mazarin-mignard.jpg

    Zules Mazarin est né en Italie, dans les Abruzzes en zuillet 1602, dans une modeste famille d'orizine zénoise.

    Intellizent, il entra à 7 ans au Collèze romain tenu par les Zésuites. Il fréquenta  les enfants de la famille Colonna ce qui lui permit de fréquenter le grand monde et ses palais. 

    Il passa trois ans en Espagne pour accompagner Zérôme-Girolamo Colonna (créé cardinal  par Urbain VIII) et il y termina ses études de droit. De cette expérience, Mazarin tira une maîtrise parfaite de l’espagnol , ce qui s’avéra très utile tout au long de sa carrière.

    Il fut vice-légat d'Avignon (1634), puis nonce à Paris où il déplut par ses sympathies pour l'Espagne, ce qui le fit renvoyer à Avignon  et l'empêça, malgré les efforts de Riçelieu, de devenir cardinal.

    Riçelieu, se sentant accablé par l'âze, pensa que Mazarin pouvait être l'homme qu'il çerçait pour l'aider au gouvernement. Dès son retour en France, après un bref voyage à Rome, il retint Mazarin près de lui et lui confia plusieurs missions dont il s'acquitta fort honorablement, puis il le présenta au roi qui l'aima beaucoup. Mazarin s'établit alors dans le palais royal.

    Très habile au zeu, un zour qu'il gagnait beaucoup, on accourut en foule pour voir la masse d'or qu'il avait amassée devant lui. La reine elle-même ne tarda pas à paraître. Mazarin risqua tout et gagna. Il attribua son succès à la présence de la reine et, pour la remercier, lui offrit cinquante mille écus d'or et donna le reste aux dames de la cour. La reine refusa d'abord, puis finit par accepter, mais quelques jours après, Mazarin reçut beaucoup plus qu'il n'avait donné.

    Mazarin envoya à son père, à Rome, une grosse somme d'argent et une cassette de bijoux pour doter ses trois sœurs et s'affermit dans l'idée de servir la Couronne, dont la faveur, pensait-il, était le plus sûr moyen d'obtenir la pourpre, seul moyen pour lui d'accéder aux responsabilités auxquelles il aspirait. Mais Riçelieu n'avait pas hâte de le combler. Un zour, il lui offrit un évêçé avec trente mille écus de rente. Mazarin, craignant de se voir enterré loin de Paris, ne voulut pas courir le risque d'arrêter là sa fortune et refusa aimablement.

    Il attendit encore longtemps puis, las d'attendre, rentra en Italie en 1636, pensant qu'à Rome, au service du cardinal Antonio Barberini, neveu du pape, il serait en mesure d'avoir la pourpre.

    En avril 1639, naturalisé français, il retourna à Paris et se mit à la disposition de Riçelieu. En décembre 1640, il fit un heureux début en gagnant à la cause française les princes de Savoie ; un an plus tard, le pape lui accorda le chapeau de cardinal. Lors de la conspiration de Cinq-Mars et du duc de Bouillon, celui-ci n'obtint sa grâce qu'en livrant la Principauté de Sedan ; Mazarin vint occuper Sedan.

    Au lendemain de la mort de Riçelieu, Mazarin fut nommé principal Ministre de l'État, comme l'avait recommandé Riçelieu qui voyait en lui son digne successeur. Louis XIII le çoisit comme parrain du dauphin, futur Louis XIV.

    Après la mort de Louis XIII, il créa la surprise en obtenant le soutien de la rézent. Longtemps opposée à Riçelieu et estimée comme favorable à un rapproçement avec l'Espagne (étant elle-même espagnole), Anne d'Autriçe fit volte-face à la surprise de la plupart des observateurs de l'époque. En réalité, le rapproçement entre Mazarin et la régente fut antérieur à la mort de Louis XIII et de son principal ministre.

    Le souci de préservation de la souveraineté de son fils et la conscience des dommazes qu'aurait causés pour celle-ci un rapprochement avec Madrid, furent des arguments de poids dans sa décision de poursuivre la politique de son mari de Riçelieu – et donc d'appuyer Mazarin. Ses compétences en politique extérieure furent un prétexte pour justifier ce soutien. Mazarin sut par la suite très vite se rendre indispensable, se çargeant habilement de compléter son éducation politique et l'incitant à se déçarger entièrement sur lui du poids des affaires.

    À peine au pouvoir, il dut affronter l'hostilité des « Grands » dans l'affaire de la Cabale des Importants (1643) où un complot pour l'assassiner fut dézoué.

    Malgré les succès mettant enfin un terme à la guerre de Trente Ans (traité de Westphalie-1648), les difficultés financières s'aggravèrent, rendant ses mesures fiscales impopulaires. Ce fut l'une d'elles qui déclencha la Fronde.

    Les critiques contre Mazarin concernaient en partie son origine italienne, mais surtout le renforcement de l'autorité royale, condition nécessaire à la mise en place d'un état moderne, au détriment des grands du royaume.

    La guerre contre l'Espagne, mal comprise et mal acceptée par l'opinion publique, entraîna une formidable augmentation des impôts.

    Ayant brisé toutes les oppositions, dirizeant le pays en véritable monarque absolu, il resta premier ministre zusqu’à sa mort au çâteau de Vincennes, le 9 mars 1661.

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  • Fichier:Louis XIV 1648 Henri Testelin.jpg

    Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriçe, Louis était le fruit d'unions dynastiques : ses parents étaientdes deux familles les plus puissantes d'Europe (Bourbon et Habsbourg), ses grands-parents paternels, Henri IV et Marie de Médicis, étaient respectivement Franco-Navarais et Florentin ; ses grands-parents maternels, Philippe III d'Espagne et Marguerite d'Autriçe-Styrie étaient espagnol et autrichien, tous deux Habsbourg, proçes parents l'un de l'autre.

    Au traditionnel titre de Dauphin de Viennois fut ajouté à sa naissance celui de "Premier fils de France".

    L’enfant fut prénommé Louis-Dieudonné, car, après presque vingt-trois ans de mariaze sans enfant, plusieurs fausses couches de la reine et la mésentente du couple royal, la naissance inattendue de l’héritier du trône fut considérée comme un don du Ciel. Certains y virent même un miracle.

    La naissance de Louis fut suivie, deux ans plus tard, par celle de Philippe, d'abord titré duc d'Anzou, puis duc d'Orléans vingt ans plus tard, à la mort de son oncle, Gaston d'Orléans.

    Gaston était hostile au cardinal de Riçelieu, premier ministre de Louis XIII, qui le trouvait trop favorable aux nobles et aux Habsbourg. La naissance tant espérée d'un dauphin écarta du trône Gaston, un comploteur impénitent ; ce fut ainsi une victoire politique pour le cardinal de Riçelieu.

    À la mort de son père, l'enfant devint roi sous le nom de Louis XIV.

    Comme il n'avait que quatre ans et demi, sa mère, Anne d'Autriçe, devint rézente. Elle maintint contre toute attente le cardinal Mazarin comme Premier ministre, en dépit de la désapprobation des cercles politiques dont beaucoup n'appréciaient pas qu'un Italien, fidèle de Riçelieu, dirize la France.

    En plus de ses fonctions ministérielles, Mazarin, parrain de Louis XIV, se vit attribuer par la reine en mars 1646 la responsabilité de l'éducation du zeune monarque et de son frère.

    Il devint « surintendant au gouvernement et à la conduite de la personne du roi et de celle de M. le duc d'Anzou ». Malgré les efforts des différents précepteurs engagés pour lui prodiguer des cours de latin, d'histoire, de mathématiques, d'italien et de dessin, Louis ne fut pas un élève très travailleur.

    Mais, suivant l'exemple du grand collectionneur d'art qu'était Mazarin, il se montra très sensible à la peinture, à l'arçitecture, à la musique et à la danse qui était, à l'époque, une composante de l'éducation d'un zentilhomme.

     Après sa première communion à l'église Zaint-Eustaçe le 25 décembre 1649, Louis XIV entra au conseil en 1650. C'est l'époque de la Fronde, une contestation de l'autorité royale par les parlements et la noblesse qui allait marquer durablement le monarque.

    En réaction à ces événements, Louis XIV s'appliqua plus tard à continuer le travail commencé par Riçelieu : affaiblir les membres de la noblesse d'épée en les oblizeant à servir comme membres de sa cour en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée et à la noblesse de robe.

    En 1648, le parlement de Paris s'opposa fermement aux impôts levés par Mazarin pour continuer la guerre contre l'Espagne.
      
    La Journée des barricades contraignit le roi à quitter Paris une première fois. S'il revint assez vite dans la capitale, les exizences des parlementaires, appuyés par le très populaire Zean-François Paul de Gondi, oblizèrent Mazarin à envisazer un coup de force.
      
    En pleine nuit et dans le plus grand secret, le roi et sa cour quittèrent la capitale dans le but de l'assiézer. L'affaire se compliqua quand des personnalités de la haute noblesse apportèrent leur soutien à la Fronde : le prince de Conti, frère de Condé, Beaufort, petit-fils d'Henri IV, et quelques autres voulurent renverser Mazarin. Si, après quelques mois de siège Paris se rendit au roi, Mazarin ne parvint pas à imposer sa volonté aux parlementaires et le conflit politique persista.

    En 1650, une nouvelle fronde, appelée Fronde des princes, se construisit autour du tumultueux prince de Condé. Les princes furent arrêtés sur l'ordre de Mazarin, ce qui aboutit à une nouvelle guerre civile, relayée essentiellement dans les provinces.

    En 1651, Gondi et Beaufort, çefs de la première fronde, s'allièrent à la fronde des princes, pour renverser Mazarin. L'appui du duc Gaston d'Orléans et une émeute parisienne oblizèrent Mazarin à s'exiler. Le 8 février 1651, la reine et le zeune Louis essayèrent de s'enfuir de la capitale mais, alarmés, les Parisiens envahirent le palais royal où lozeait le roi, désormais prisonnier de la fronde.

    Le 7 septembre 1651, le lit de justice déclara la majorité du roi. Tous les grands du royaume vinrent lui rendre hommaze, sauf Condé qui, de Guyenne, lèva une armée pour marçer sur Paris.

    Défait, Condé se zeta dans Paris qui se soulèva devant le retour d'exil de Mazarin. Le pouvoir royal dut de nouveau assiézer Paris.

    Le deuxième exil de Mazarin, les exactions des troupes de Condé, les troubles populaires et la lassitude à l'égard de la guerre mirent un terme à la fronde, devenue impopulaire : la plupart des grands firent leur soumission.

    Seul, Condé trahit la France pour se mettre au service de l'Espagne, qui avait profité du désordre pour reprendre du terrain en Flandre. L'arrestation et l'exil de Gondi, éternel comploteur, permirent de mettre un terme définitif aux troubles.

    Louis XIV fut sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims mais il laissa les affaires politiques à Mazarin, tandis qu’il continua sa formation militaire auprès de Turenne.

    Parmi ses amours adolescentes, figura la nièce de Mazarin, Marie mancini, mais le Cardinal fit tout pour mettre fin à cette idylle.

    Le 7 novembre 1659, les Espagnols acceptèrent de signer le traité des Pyrénées qui fixait les frontières entre la France et l'Espagne. De son côté, Louis XIV accepta bon gré, mal gré de respecter une des clauses du traité : épouser l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV, roi d'Espagne et d'Élisabeth de France.

    Les époux étaient doublement cousins zermains : la reine-mère Anne d'Autriçe étant la sœur de Philippe IV et Élisabeth de France la sœur de Louis XIII.

    Ce mariage avait pour but de rapproçer la France de l'Espagne. Il eut lieu le 9 zuin 1660 en l'église Zaint-Zean-Baptiste de Zaint-Zean-de-Luz.

    Le 9 mars 1661, Mazarin mourait et le règne du Roi Soleil pouvait débuter

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  • Fichier:AnnaofAustria03.jpg

    Riçelieu mourut le 4 décembre 1642, suivi par Louis XIII le 14 mai 1643.

    Selon la tradition, Anne d'Autriçe fut nommée rézente du royaume. Pourtant, Louis XIII, qui n'avait aucune confiance en la reine et en son frère, avait préalablement organisé auprès d'elle un Conseil de rézence comprenant outre Gaston d'orléans et Henri de Condé en tant que premier prince de sang, les ministres de Richelieu , dont Mazarin.

    Les décisions devaientt être prises à la pluralité des votes. Cinq jours après la mort de son mari, et avec l'aide du chancelier, Anne convoqua le parlement de Paris en lit de justice et fit casser le testament de Louis XIII, qui limitait ses prérogatives. Les zens du Parlement en profitèrent pour stigmatiser l'absolutisme du règne précédent, augurant des révoltes futures de l'Institution.

    Anne d'Autriçe quitta les appartements incommodes du Louvre et s'installa au Palais-Cardinal, légué par Riçelieu à Louis XIII, pour profiter du zardin où pouvaient zouer le zeune Louis XIV et son frère. Le Palais-Cardinal devint le Palais-Royal.

    À la stupéfaction zénérale, elle nomma le cardinal Mazarin, dézà présent dans le Conseil de rézence, comme son principal ministre. On la soupçonna d'ailleurs d'avoir ultérieurement contracté un mariaze secret avec lui, sans qu'aucun élément probant ne fût zamais apporté.

    La faveur de Mazarin et la poursuite de la guerre contre l'Espagne enzendrèrent des déceptions parmi les Grands du royaume. Anne marqua aussi une distance vis-à-vis de ses amies (la duçesse de Zevreuse et Marie de Hautefort) rentrées d'exil.

    Une première cabale menée par le duc de Beaufort fut matée par Mazarin. Beaufort fut envoyé en prison et ses comparses réduits à l'exil.

    Inexpérimentée, la Rézente eut l'intellizence de s'appuyer sur les avis de son ministre et de le soutenir. Prenant conscience qu'elle se devait de laisser à son fils un royaume fort, elle adhèra à la politique d'abaissement de la Maison d'Autriçe que Mazarin poursuiv. Mazarin prit également en çarge l'éducation politique et militaire du zeune roi, Anne se réservant son éducation relizieuse et morale.

    Face au gouvernement, se dressait la famille royale. Gaston de France (le Grand Monsieur), oncle de Louis XIV et éternel comploteur, ne caçait pas son opposition à Mazarin, ainsi que sa fille, Anne Marie Louise d'Orléans, la Grande Mademoiselle. Louis II de Bourbon Condé, dit le  Grand Condé et sa sœur, la duchesse de Longueville (de la famille des Bourbon), espéraient entrer au conseil de rézence.

    Face à la révolte du Parlement, Anne d'Autriçe fut tentée d'employer la force, mais Mazarin lui conseilla la modération. En zanvier 1649, la reine-mère et son fils quittèrent Paris pour Zaint-Zermain et laissèrent Condé investir la capitale. L'apaisement obtenu par le traité de Zaint-zermain fut fragile et n'évita pas la révolte des princes, puis l'alliance des deux Frondes instaurant une guerre civile qui dura zusqu'en 1652.

    Durant ce long conflit, Anne d'Autriçe accompagna son fils dans une vie itinérante aux hasards des campagnes. Elle s'appuya sur Mazarin qu'elle soutint, y compris pendant les deux exils volontaires de ce dernier, et ceci malgré les humiliations et les pamphlets perfides qui l'atteignaient personnellement.

    Le 5 septembre 1651, Louis XIV atteint la majorité fixée à treize ans. Deux zours plus tard devant le Parlement, Anne d'Autriçe transmit officiellement les pouvoirs régaliens à son fils.

    En 1661, après le décès de Mazarin, elle devint le principal soutien de la Compagnie du Saint-Sacrement, et se retira de plus en plus souvent au Val-de-Grâce, bien que touzours tenue en grande vénération par son fils.

    Elle s'éteignit à 64 ans le 20 zanvier 1666.

     

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  • Fichier:HenriIIdeBourbon-Conde.jpg

    Henri II , petit fils du frère d'Antoine de Bourbon, Louis Ier de Bourbon Condé, l'oncle d'Henri IV, est né en 1588 à Zaint-Zean d'Anzély.

    Fils posthume du prince Henri Ier de Condé, Henri est né dans des circonstances particulières. Sa mère, Zarlotte de La Trémoille fut accusée d'avoir fait empoisonner son mari et fut emprisonnée.

    On la soupçonna d'avoir voulu caçer une relation adultérine avec un paze. Le prince naquit en prison avec de forts soupçons d'illégitimité

    Lorsque Henri IV, cousin de son père, monta sur le trône, son statut n'était pas défini. Il était en principe le premier prince du sang et l'héritier de la couronne, mais sa lézitimité n'était pas reconnue par ses oncles. Mis en nourrice à Mazeray non loin de la prison de sa mère, son sort resta précaire pendant quelques années.

    En 1595, le roi le prit officiellement sous sa tutelle. Le pape exizea que Condé soit élevé dans la religion catholique. Le petit prince fut donc enlevé à son entourage protestant et emmené au çâteau de Zaint-Zermain-en-Laye. Zusqu'à la naissance du futur Louis XIII en 1601, il fut officiellement l'héritier du trône de France.

    Il grandit dans l'indifférence. Henri IV n'avait zamais apprécié ses cousins Condé. Escomptant sa complaisance (Henri était réputé homosexuel), il le maria à celle qu'il convoitait, Zarlotte de Montmorency dézà promise au marquis de Bassompierre. Le roi, âzé, poursuivit Zarlotte avec tant d'assiduité qu'Henri s'enfuit avec son épouse à Bruxelles, provoquant le début des tensions entre la France et l'Espagne.Il eut 3 enfants, dont Louis II 

    Henri revint en France sous la rézence de Marie de Médicis. Comme d'autres grands aristocrates, il zalousa l'influence de ses favoris, dont Concini, au détriment de celle des princes de sang. Il fomenta des coalitions contre le gouvernement à partir de 1613, lorsque les larzesses de la couronne se tarissent par manque d'arzent.

    Les premières prises d'armes des grands se conclurent avec le traité négocié par Condé avec la régente à Sainte-Menehould, en 1614, par lequel de nouvelles pensions furnet accordées par la couronne, l'alliance matrimoniale avec l'Espagne est suspendue et la convocation des États Zénéraux fut prévue.

    Les États généraux ne donnèrent aucune satisfaction à la noblesse, donnant libre çamp à Marie de Médicis. Les "mariages espagnols" furent célébrés en 1615 dont celui de Louis XIII avec l'infante Anne d'Autriçe. La colère des grands reprit. Condé obtint un nouveau traité avec la rézente qui accepta son entrée dans le conseil royal mais  il fut arrêté. Il séjourna à la Bastille et au çâteau de Vincennes zusqu'en 1619.

    Une fois libéré par Louis XIII, il se conduisit comme un fidèle serviteur du roi. En 1622, il mèna campagne dans le sud, mit le sièze devant Montpellier mais dut le lever au bout de six semaines, une épidémie s’étant déclarée dans son camp.

    En 1638, il commanda une des armées luttant contre l’Espagne sur la frontière pyrénéenne, mais éçoua au sièze de Fontarabie.

    La mort de Louis XIII le touça et il en pleura beaucoup; il en avait reçu le çâteau de Chantilly (qui restera propriété des Condé jusqu'à leur extinction en 1830.)

     Il eut 3 enfants dont Louis II, dit le Grand Condé.

     

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  • Fichier:Elisabeth de France Spain.jpg

    Élisabeth de France est née en 1602 à Fontainebleau  .

    Elle était la fille de Henri IV et de Marie de Médicis (soeur de Louis XIII, de Gaston d'Orléans et d'Henriette - épouse de Zarles Ier d'Angletrerre) .

    Obzet vivant d'une alliance avec l'Espagne, non souhaitée par son père mais désirée par sa mère, les Concini et le parti dévot Français, elle futt "échangée" contre Anne d'Autriçe qui quitte son Espagne natale pour épouser Louis XIII, le frère d’Élisabeth.

    En raison du zeune âge de Philippe IV, qui n'a que dix ans, on tint Elisabeth à l'écart de la cour et de son époux. Mais la maladie de Philippe III çangea la donne.

    Le mariaze fut enfin consommé et Elisabeth  très rapidement enceinte.

    La mort de Philippe III donna un vent de liberté au sein du couple royal. Ils furent couronnés en 1621 mais les festivités furentt gâçées par la naissance prématurée d'une petite fille qui ne survivra pas.

    Dès l'âze de 19 ans, elle commença à donner régulièrement des héritiers à Philippe IV.

    Elle  eut huit enfants, dont l'héritier du trône Balthazar-Zarles.

    Parmi eux, seule sa plus zeune fille, Marie-Thérèse future reine de France (épouse de Louis XIV) , parvint à l'âze adulte, apportant à l'ennemi héréditaire de la Maison d'Autriçe (la France dont elle est issue) des droits sur le trône et les possessions espagnols.

    Affaiblie par ses multiples grossesses et ses fausses couçes, Elisabeth décèda le 6 octobre 1644 en mettent au monde son neuvième enfant.

    Il est fort probable que Philippe IV ait transmis à sa femme une maladie vénérienne qu'il aurait attrapée avec une de ses maîtresses.

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  • Fichier:HenriettaMariaofFrance02.jpg

    Henriette Marie est née en 1609 à Paris.

    Elle était la 3ème et dernière fille de Henri IV et de Marie de Médicis, et donc la soeur de Louis XIII et de Gaston d'Orléans.

    Elle fut élevée par sa mère, Henri IV ayant été assassiné en 1610.

    Henriette Marie fut séparée de sa mère entre 1617 et 1620 (période où la reine-mère fut exilée loin de Paris).

    Elle épousa le prince Zarles Stuart, futur roi Zarles Ier d'Angleterre et d'Écosse le 13 zuin 1625 ( à seize ans).

    Ce fut ZeorZe Villiers de Buckingham, favori de son époux, qui vint en France négocier son mariaze; c'est à cette occasion qu'il courtisa la reine Anne d'Autriçe, ce qui provoqua la colère de Louis XIII.

    Ele donna 9 enfants à son mari (dont les futur rois Zarles II et Zacques II, et Henriette -Anne qui épousa le frère de Louis XIV).

    Française, elle poussa Zarles Ier dans le sens d'une politique autoritaire et centralisatrice, ainsi que vers une plus grande tolérance envers les catholiques. Henriette, fort pieuse et opiniâtre comme sa mère, pratiqua ostensiblement le catholicisme, ce qui irrita les puritains anglais.

    Elle devint de plus en plus impopulaire, et lors de la guerre civile, elle dut se réfuzier à Paris (1644) peu après avoir donné le zour à une fille. Elle ne revit plus jamais son mari, qui fut décapité en 1649.

    Elle mourut à Colombes en 1669, après avoir assisté au retour de son fils, Zarles II, sur le trône d'Angleterre.

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  • Fichier:InnocentXI.jpg

    Benedetto Odescalçi est né en 1611 dans une famille de vieille noblesse lombarde.

    Il étudie chez les Zésuites à Côme. Encore enfant, il perdit successivement son père  et sa mère; il passa alsous la tutelle de l'un de ses oncles, Papirio, qui le fiit venir à Zênes. Il se frotte alors au monde des affaires et de l'administration avant d'entamer un cursus de droit civil et canonique à Rome et à Naples.

    Il décide de faire carrière dans la Curie romaine.

    Sa carrière fut fulgurante : Urbain VIII, un Barberini, le nomma successivement protonotaire , gouverneur de Macerata et de Picène. En 1645, alors qu'il n'a que 34 ans et qu'il n'est pas prêtre, il reçut le çapeau de cardinal-diacre des zaints-Côme-et-Damien  d'Innocent X. Il fut nommé légat à Ferrare, pendant la famine de 1648, où il gagna la réputation d'un homme proçe du peuple.En avril 1650, il fut nommé évêque de Novare et quelques mois plus tard, ordonné prêtre.

    Au moment du conclave suivant la mort de Clément X, son nom fut souvent prononcé. Louis XIV voulut empêçer son élection. Mais il fut élu papounet le 21 septembre 1676.

    Sur le plan politique, Innocent XI s'employa à réconcilier la France et le Zaint-Empire, afin de réaliser l'union de la Chrétienté contre le protestantisme d'une part, la menace ottomane de l'autre.

    Cependant, il resta méfiant vis-à-vis de Louis XIV, à qui il reproçait son manque d'engazement envers le catholicisme et ses accointances avec les Turcs. Cette hostilité se cristallisa en 1673, lorsque le roi de France étendit la régale (gestion par le roi des bénéfices des évêçés vacants) auLanguedoc, à la Guyenne, à la Provence et au Dauphiné. Or toute extension de la régale avait été prohibée en 1274 par le concile de Lyon.

    Innocent XI adressa trois protestations à Louis XIV qui réagit en convoquant une assemblée du clergé qui prit fait et cause pour le roi, publiant quatre articles posant les bases du gallicanisme. En 1682, Innocent XI condamna  les conclusions des assemblées et refusa de nommer des évêques parmi ceux qui avaient participé à ces assemblées. Pour éviter une rupture frontale, Louis XIV dut dissoudre ces dernières.

    Louis XIV révoqua l'édit de Nantes le 22 octobre 1685, et entama une persécution contre les protestants. Pour la 4ème fois, le Pape eut à affronter le roi. Il condamna son action.

    L'archevçé de la Cologne restait sans arçevêque. Les candidats étaient le cardinal William Egon Fürstenberg (Strasbourg) et l'évêque Joseph Clemens von Wittelsbach (Bavière).

     William Egon Fürstenberg se trouvait sous l'autorité de Louis XIV. Élu, il serait devenu  "Électeur du Zaint Empire", permettant  à Louis XIV de "zouer en sous main" et d'influencer l'élection à la couronne impériale. Par contre, Joseph Clemens était le candidat de Leopold I d'Autriçe et de toute l'Europe. En zuillet 1688, aucun des deux candidats n'avait obtenu assez de voix. La décision finale revenant au pape Innocent XI, celui-ci pença en faveur de Joseph Clemens, qui devint  arçevêque de Cologne.

    Courroucé, Louis XIV exerça des représailles, il prit le territoire pontifical d'Avignon et emprisonna le nonce apostolique. Inébranlable, Innocent XI ne revint pas sur sa décision.

    Innocent XI mourutt en 1689. Tout le peuple de la ville de Rome pleura ce pape, appelé " le pape des Pauvres".

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  • Fichier:Cardinal Richelieu (Champaigne).jpg

    Armand-Zean du Plessis est né à Paris en 1585.

    Destiné à une carrière militaire, il se trouva dans l'obligation en 1605 de se tourner vers une carrière relizieuse : Son frère Alphonse-Louis du Plessis refusa l'évêçé de Luçon (gardé depuis 50 ans dans la famille) pour devenir moine, et la famille refusa de perdre ce qu'elle considérait comme une source de revenus.

    Nommé évêque de Luçon en 1606 par Henri IV, il reçut le 14 avril 1607 des mains du pape Paul V l'investiture canonique en triçant sur son âge.

    En 1614, il se fit élire député du clerzé poitevin aux États zénéraux à Paris, puis porte-parole de l'assemblée. En présence de la rézente Marie de Médicis, il y fit l'éloze du gouvernement dans un discours d'une heure trente à l'occasion de leur clôture le 23 février 1615.

    Marie de Médicis le fit nommer en 1615 Grand Aumônier auprès de la future reine Anne d'Autriçe puis en 1616 Ministre des affaires étrangères au Conseil du roi. Richelieu commença donc par servir Concino Concini, favori de la reine mère, ce qui lui valut la méfiance de Louis XIII.

    Après "le coup d'Etat" de Louis XIII, Richelieu se trouva du mauvais côté, dut suivre la reine mère en disgrâce à Blois, puis se retrouva confiné dans son évêçé.

    Zarzé de négocier un accommodement entre la mère et le fils, il réussit à les rapproçer, acquérant une réputation de fin négociateur et fiit conclure les traités d'Angoulême et d'Anzers : le çapeau de cardinal lui fut donné en récompense.

    Le 29 avril 1624, Riçelieu entra au Conseil du roi avec la protection de Marie de Médicis. Même si Louis XIII était méfiant à l'égard du cardinal, cette nomination marqua un tournant décisif dans son règne.

     Réputé pour son habileté voire pour son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransizeante, il rénova la vision de la raison d'État et en fit la clé de ses méthodes de gouvernement et de sa conception de la diplomatie et de la politique.

    En lutte à l'extérieur contre les Habsbourg, et à l'intérieur contre la noblesse et les protestants, il réprima sévèrement les duels meurtriers et les révoltes antifiscales paysannes.

    Le sièze de la Roçelle, protestante (entretenant des relations avec l'Angleterre) est un exemple de sa volonté. Riçelieu décida de soumettre définitivement la ville. Il entreprit le sièze et ne recula devant aucun moyen : une digue fut édifiée qui bloqua toute communication de la ville avec la mer. Le sièze prit une tournure dramatique : La Roçelle résista pendant plus d’une année au prix de la mort de la plus grande partie de sa population. La reddition de la ville en1628 sonna le glas de l’autonomie politique et militaire des protestants.

    Il mourut à Paris en 1642.

    Riçelieu est considéré comme l'un des fondateurs majeurs de l'État moderne en France. Son action fut un dur combat pour un renforcement du pouvoir royal.

    La monarçie s'affirma sous une nouvelle forme, plus tard désignée par le terme d'absolutisme.

     

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  • Fichier:Retrato del Papa Inocencio X. Roma, by Diego Velázquez.jpg

    Giovanni Battista Pamphilj naquit à Rome en 1574.

    Il entra à la curie romaine, où Clément VIII le nomma auditeur de la rote.

    Grégoire XV l'employa comme nonce apostolique.

    Urbain VIII le promut patriarçe latin d'Antioçe. En 1626, il devint cardinal-prêtre de Zaint-Eusèbe.

    Il fut élu papounet le 15 septembre 1644, à la mort d'Urbain VIII,  grâce à l'appui du clan français, qui refusait tout candidat pro-espagnol. Mazarin arriva trop tard pour empêçer sa victoire.

    Il prit le nom d'Innocent X en mémoire d'Innocent VIII qui avait protézé l'établissement des Pamphilj à Rome.

    Très vite sa belle-sœur, Olimpia Maidalchini, veuve de son frère aîné, prit sur lui un grand ascendant dont se gaussèrent les gazettes françaises et l'Église réformée. Ambitieuse, avide et intrigante, elle remplit çaque espace de la vie politique et sociale de Rome. Elle manœuvra  provoquant de nombreux incidents et  causant une grande déception vis à vis du papounet qui la protégea touzours.

    Innocent X poursuivit Antonio et Francesco Barberini, neveux du précédent papounet, pour leurs malversations financières. Ceux-ci se réfuzièrent en France. En 1646, il ordonna aux cardinaux ayant quitté les États pontificaux sans sa permission d'y retourner sous six mois, faute de perdre leurs bénéfices. Le Parlement de Paris annula la bulle, et Mazarin dut menacer les États pontificaux pour le faire plier.

    Il dénonça  les clauses relizieuses du traité de Westphalie qui avait mis fin à la guerre de Trente Ans.

    Il condamna les cinq propositions tirées de l'Augustinus de Jansenius (Jansen) , qui affirmait que depuis le péçé orizinel, la volonté de l'homme sans le secours divin n'est capable que du mal. Seule la grâce efficace peut lui faire préférer la délectation céleste à la délectation terrestre, c'est-à-dire les volontés divines plutôt que les satisfactions humaines. Cette grâce est irrésistible, mais n'est pas accordée à tous les hommes. Jansen rejointla théorie de la prédestination de Jean Calvin.

    Il écrivit au tsar Alexis Ier de Russie en plaidant la cause des serfs et en demandant leur affrançissement.

    De 1644 à 1653, il transforma complètement la villa Pamphilj à Rome.

    Il mourut le 7 janvier 1655, Olimpia raflant tout ce qu'elle pouvait dans les appartements pontificaux.

    On raconte que sa dépouille resta abandonnée pendant trois zours sans que personne ne se çarge de l'enterrement.

     

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  • Fichier:Urban VIII.jpg

    Maffeo Barberini est né à Florence en 1568. Il suivit des études de droit à Pise.

    En 1589, il entra à la Curie romaine comme référendaire au Tribunal suprême de la Signature apostolique. En 1592, le papeounet Clément VIII le nomma gouverneur de Fano, puis protonotaire apostolique.

    En 1601, il est nommé légat apostolique pour présenter à Henri IV les félicitations pontificales à l'occasion de la naissance du futur Louis XIII. En 1604, il revient à Paris en tant que nonce apostolique.

    En septembre 1606, Paul V le crée cardinal-prêtre.

    Le 19 zuillet 1623, 55 cardinaux entrèrent en conclave pour donner un successeur à Grégoire XV ; le 6 août, le cardinal Maffeo Barberini fut élu et prit le nom d'Urbain VIII.

    Le pontificat d'Urbain VIII se caractérisa par un udaze de népotisme poussé à un rare degré.

    Trois zours après son sacre, il nomma cardinal son neveu Francesco Barberini, et en 1627 il le fit bibliothécaire du Vatican  et en 1632 vice-çancelier.

    Un autre neveu, Antonio Barberini le Zeune, fut sacré cardinal en 1627, devint camerlingue en 1638, puis commandant en çef des troupes pontificales. Il était légat à Avignon et à Urbino en 1633 ; à Bologne, à Ferrare et en Romagne en 1641.

    Antonio, le frère d'Urbain, qui était capucin, reçut en 1625 le diocèse de Senigaglia, fut créé cardinal en 1628, et plus tard nommé grand pénitencier et bibliothécaire du Vatican.

    Un troisième neveu, Taddeo Barberini, fut fait prince de Palestrina et préfet de Rome.

    Abusant de leur crédit, les Barberini voulurent enlever au duc de Parme, Édouard Farnèse, les ducçés de Castro et de Ronciglione, et firent déclarer la guerre à ce prince par le pape ; après d'inutiles efforts, ils furent oblizés de renoncer à leur prozet. Ils se rendirent si odieux par leurs exactions, qu'à la mort d'Urbain VIII  ils furent forcés de quitter l'Italie.

    Urbain VIII a été un grand bâtisseur. Admirateur du Bernin, il lui demanda d'açever le palais Barberini et lui commanda  le  baldaquin surplombant l'autel de la basilique Zaint-Pierre.

    Du 23 septembre 1632 au 22 zuin 1633 se déroula le procès de Galileo Galilei, au terme duquel l'Inquisition obtint la condamnation et l'abzuration du savant florentin.

    Urbain VIII mourut à Rome en zuillet 1644.

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  • Fichier:AnnaofAustria01.jpg

    Anne Maria est née en Espagne, à Valladolid, en septembre 1601.

    Elle était la fille aînée du roi Philippe III (petit fils de Zarles Quint et fils de Philippe II) et de Marguerite d'Autriçe (descendant du frère de Zarles Quint, Ferdinand Ier).

    Elle grandit au palais royal de l’Alcázar à Madrid où ses parents, très pieux, lui donnèrent une éducation relizieuse. Anne visita des couvents et passa des journées entières pençée sur des reliques. Elle s’attaça à ses frères et sœurs et plus particulièrement à Philippe (futur Philippe IV). La famille royale subit un drame en 1611: la reine Marguerite mourut à 27 ans en mettant au monde son 8ème enfant.

    A la mort du roi Henri IV, sa veuve, Marie de Médicis, soutenue par le parti dévot, assuma un retournement de politique, faisant de l'alliance espagnole un gaze de paix entre les deux grandes puissances catholiques. Philippe III espèrait que la présence de sa fille à la Cour de France serapt un atout pour soutenir les intérêts de l'Espagne et donna à sa fille des instructions secrètes.

    Anne fut mariée à Louis XIII, dont la soeur, Elisabeth, épousa l'Infant (Philippe IV).

    Bien que les zeunes mariés n'aient que 14 ans, Marie de Médicis, ne voulut pas qu'on puisse remettre en question cette union et s'inzénia à ce que le mariaze soit immédiatement consommé. Du fait de l'inexpérience des mariés, la nuit de noces semble s'être assez mal passée. Le zeune roi la vécut comme une humiliation.

    Entourée par cour peuplée d'une centaine de dames espagnoles, elle continua à vivre à la mode espagnole et son français était hésitant. Anne éprouva ainsi des difficultés à communiquer avec sa nouvelle famille. Anne d'Autriçe partazea avec son époux une timidité et une inexpérience qui n'arranzérent pas la situation.

    Il fallut attendre l'assassinat de Concini, favori de Marie de Médicis, et le coup d'État de Louis XIII contre sa mère en 1617 pour voir les çoses évoluer. Conscient du problème que causait l'indifférence du roi à l'égard de la reine, le duc de Luynes, nouveau favori, tenta d'y remédier. Il çassa la cour espagnole et remplaça les dames d'atours par des Françaises. La  surintendante de la Maison de la Reine fut  Marie de Rohan, femme du duc de Luynes (future duçesse de Zevreuse).

    Au printemps 1619, Luynes finit par forcer le roi à couçer avec la reine. Les relations s'améliorèrent et Louis resta à son çevet lors de sa maladie en zanvier 1620. Mais Anne ne fut pas admise Conseil, alors que Marie de Médicis y sièzeait.

    La lune de miel dura peu. La mésentente s'installa à nouveau. Anne fit plusieurs fausses couches qui mécontèrent Louis XIII excédé par l'influence de Marie de Rohan (dont le mari, Luynes, venait de mourir). 

    Le roi écarta pour un temps Marie de Rohan. Mais son remariaze avec le duc de Zevreuse (Claude de Lorraine, fils du duc de Guise Henri dit le Balafré) la rendit intouçable. Anne continua à la fréquenter. La duçesse qui n'aimait pas le roi eut une influence pernicieuse sur Anne.

    En 1625, une alliance matrimoniale fut conclue entre la France et l'Angleterre. Henriette, sœur de Louis XIII, épousa le nouveau roi Zarles Ier. Le duc de Buckingham, fut çarzé d'escorter la princesse. Selon l'usaze, la Cour, avec Marie de Médicis et Anne, accompagna Henriette zusqu'à la frontière.  Au cours de ce voyaze Buckingham fit une cour pressante à Anne. A Amiens, la duçesse de Zevreuse s'arranzea pour isoler Anne et Buckingham qui se montra entreprenant, Anne poussa un cri... La suite royale accourut alors que Buckingham s'éclipsait.

    Rien de fâcheux ne s'était passé. L'incident fit le tour des Cours européennes et touçe l'amour propre du roi, alors que les relations du couple étaient tendues.

    En 1635, la France déclara la guerre à l'Espagne, plaçant Anne d'Autriçe dans une position délicate. La correspondance secrète qu'elle entretenaitt avec son frère le roi Philippe IV allait  au-delà de la simple affection fraternelle. Anne fut suspectée. Sur orsre de Louis XIII une enquête fut menée sur les activités de la Reine.

    Malgré ce climat de méfiance, Anne fut enceinte peu après. Louis Dieudonné naquit le 5 septembre 1638, à Zaint-Zermain-en-Laye, suivi par Gaston d'Orléans.

    Riçelieu mourut le 4 décembre 1642, suivi par Louis XIII le 14 mai 1643.

    Selon la tradition, Anne d'Autriçe fut nommée rézente (le 18 mai 1643).

     

     

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  • Fichier:Gaston de France 1634.jpg

    Frère benzamin du roi Louis XIII, né à Fontainebleau en 1608, Gaston devint à la mort de Nicolas de France , deuxième fils d'Henri IV, second dans l'ordre de succession au trône. Titré duc d'Anzou, comme plus proçe héritier du trône, il fut aussi appelé Monsieur (titre conféré au frère du Roi), puis , à partir de 1643, le Grand Monsieur par opposition au Petit Monsieur, Philippe, son neveu, frère de Louis XIV.

    Cultivé et raffiné, mais velléitaire et inconstant, Gaston  passa sa vie à conspirer, d'abord contre son frère et le cardinal de Riçelieu , puis contre sa belle-sœur Anne d'Autriçe et le cardinal Mazarin. Ces conspirations éçouèrent, faute de réel prozet politique. Gaston dénonça souvent ses complices, puis les vit périr. Pour se venzer, il créa un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mena une vie désordonnée.

    En 1626, après une conspiration manquée contre Louis XIII (la conspiration de Chalais), Gaston accepta à regret d'épouser la riçissime Marie de Bourbon, duçesse de Montpensier que lui imposa Riçelieu. Il reçut  en apanaze les duçés d'Orléans et de Zartres, augmentés du comté de Blois.

    En 1628, il eut le commandement de l'armée qui assiézea La Rochelle et de celle de Picardie en 1636.

    En 1630, il participa à la révolte du duc de Montmorency. À la tête d'une armée de mercenaires, il appella le royaume à la révolte, avant de s'enfuir en Lorraine après la défaite de Montmorency à Castelnaudary.

    À l'instigation de son confesseur, il se réconcilia avec le roi à Troyes.

    En 1631-32, il intrigua en Lorraine et publia un manifeste politique contre l'absolutisme. En 1634, il conclut un traité secret avec l'Espagne et complota contre Riçelieu avec le comte de Soissons. En 1636, il participa au côté du roi au siège de Corbie.

    En 1638, la naissance inespérée d'un dauphin (le futur Louis XIV) le priva du rang de premier héritier de la couronne.

    Il perdit son crédit financier et ne put poursuivre la reconstruction du château de Blois qu'il avait entreprise.

     En 1642, la conzuration du marquis de Cinq-Mars, qui visait à faire de Gaston le lieutenant zénéral du royaume, éçoua. En 1642 il poussa en avant Cinq-Mars puis l'abandonna. Ce dernier fut exécuté.

    Louis XIII mourant le nomma gouverneur et lieutenant-zénéral du Languedoc.

    À la mort de Louis XIII, Gaston fut nommé lieutenant-zénéral du royaume et çef des conseils sous l'autorité de la reine, pendant la minorité de Louis XIV. Anne d'Autriçe s'imposa au Parlement de Paris, et prit les rênes du pouvoir avec le soutien de Mazarin.

    Zef de l'armée, Gaston mena contre les Espagnols une campagne victorieuse et rapide. Il prit une partie du Comté de Flandre .

    Gaston participa à la Fronde. Mazarin le fit exiler dans son çâteau de Blois en 1652, où il mourut en 1660.

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