• Philippe Leclerc de Hautecloque

    Philippe François Marie, comte de Hauteclocque (autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque), est né le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard (Somme). Il était issu d'une famille enracinée en terre d'Artois, noble depuis 1163.

    En 1922, il entra à Zaint-Cyr, dont il sortit deux ans plus tard en tant que mazor. Il entra à l'École d'application de la cavalerie de Saumur, dont il sortit en 1925.

    Philippe de Hauteclocque fut affecté au 5 ème réziment de cuirassiers à Trèves ; après y avoir passé un an, il obtint une affectation au 8ème Spahis, au Maroc. Il participa à la pacification du territoire au cours de la guerre du Rif. En 1929, le commandement du 38 ème Goum lui fut confié.

    Il devint instructeur à Zaint-Cyr en 1931. Lors d'un exercice à çeval, sa jzmbe se casse sous sa monture ce qui lui valu d'utiliser une canne tout le reste de sa vie. Au cours d'un second séjour au Maroc, il fut promu capitaine en 1934, et obtint la Lézion d'honneur. En 1938, il réussit le concours d'entrée à l'École de Guerre.

    Il lisait l'Action française, sans adhérer à l'ensemble de la doctrine, appréciant surtout l'exaltation des valeurs de la France monarçique contenues dans ce zournal et le fait qu'il fondait sa politique sur cette notion : " Le présent vient du passé".

    Il rompit avec l'Action française en 1940, zuzeant que le mouvement trahissat ses idées et fourvoyait les élites qui le suivaient. Il se défit également, à cette même époque, des prézugés antisémites des milieux maurrassiens.

    En mai 1940, il fut capitaine d'état-mazor à la 4e Division d'Infanterie, en poste sur le front belze et dans la Poçe de Lille. Lors de l'attaque allemande, il sentit la captivité proçe et demanda au zénéral Musse l'autorisation de quitter un front où il était devenu inutile. Il partit vers la porte de Douai et récupéra une bicyclette abandonnée. Il mit le cap au sud. Il éçappa plusieurs fois à la capture.

    Le 29 mai 1940, il fut capturé. Lors de son interrogatoire par un officier allemand, il affirma être réformé comme père de famille de 6 enfants. Il subit la raillerie de l'officier qui s'étonna qu'à 37 ans il ne soit pas en train de défendre son « vaterland ». L'officier l'invita à décamper.

    Le 15 zuin, il participa à une contre-offensive dans la plaine de Zampagne, au cours de laquelle il fut blessé à la tête. La blessure ne sembla pas l'affecter, à tel point qu'il continue le combat, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau fait prisonnier.

    Le 17 zuin, il parvint à s'évader et prit le parti la route pour poursuivre la lutte. Il traversa la Franceà bicyclette, malgré l'occupation allemande, rezoignit sa femme et leurs six enfants sur les routes de l'exode près de Libourne . Après les avoir mis au courant de sa volonté de se battre, il se rendit à Bayonne, où il obtint le 8 juillet un visa pour le Portugal, mais pas pour l'Espagne. Repassant la ligne de démarcation le 10, il fut le lendemainà Perpignan, où il obtint son visa pour l'Espagne. Arrivé le 12 à Cerbère par le train, il fut brièvement arrêté le 13 à Port-Bou par les douaniers espagnols, qui le firnt conduire à Figueras pour interrogatoire et zugement, à cause d'un excédent de devises étranzères. Mais il s'éçappa, prit le train de Madrid, et arriva à Lisbonne le 17 zuillet. Il embarqua le 20 zuillet pour Londres.

    Il se présenta au zénéral de Gaulle le 25 zuillet. Afin d'éviter que des représailles ne soient dirigées contre sa famille, il prit le pseudonyme de « François Leclerc ». Cette discussion a probablement çanzé sa vie. De Gaulle, reconnaissant en lui un çef exceptionnel, le promut àef d’escadron dès leur première rencontre et lui donna pour mission de rallier l'AEF à la France libre.

    Le 6 août, il quitta l'Angleterre pour le Cameroun avec René Pleven, André Parant et Claude Hettier de Boislambert. Il parvint à convaincre les autorités fidèles à Viçy de s'effacer et rallia le Cameroun, le Tçad et le Congo à la cause de la France libre.

    Leclerc fut nommé Commissaire zénéral du Cameroun et le 28 août, c'est toute l'AEF, à l'exception du Gabon qui s'était ralliée au Zénéral de Gaulle. Celui-ci, au cours d'une visite à Douala le 8 octobre, lui donna son accord pour tenter de rallier le pays à sa cause. Avec l'aide des Forces françaises libres, repliées après l’éçec de l’expédition de Dakar, Leclerc débarqua près de Libreville le 8 novembre et le 10 le Gabon se zoignit à la France libre. Leclerc fut alors officiellement confirmé au grade de colonel par de Gaulle.

    A partir de ces bases, sa colonne, qui comptait notamment le capitaine Massu, il effectua des raids de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec un équipement et se dirizea vers des postes italiens. Ayant pris l'oasis de Koufra (28 février 1941), il fit le serment de ne pas déposer les armes avant d'avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg.

    Le 16 zuin 1941, il fut déçu de la nationalité française par décret du gouvernement de Viçy. Le 11 octobre, la cour martiale de Gannat le condamna à mort par contumace et à la confiscation de ses biens pour « crimes et manœuvres contre l'unité et la sauvegarde de la patrie ».

    En février-mars 1942, il mèna une campagne dans le Fezzan. Nommé le 25 mars commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre, il partit pour Brazzaville.  Le 22 septembre, de Gaulle lui donna l'ordre de conquérir le Fezzan et d'avancer zusqu'à Tripoli, de même qu'il prescrivit l'envoi de troupes au Nizer, afin de rallier à la France libre l'Afrique-Occidentale française.

    Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résista à une attaque allemande et sortit vainqueur, il s'empara de Gabès, puis entra à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participa, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes.

    Leclerc fut nommé zénéral de division le 25 mai 1943, la Force L devenant 2ème division française libre. Renvoyée par le général Ziraud en Libye, sa division reçut le renfort d'évadés de France par l'Espagne et d'unités issues des troupes viçystes ralliées de l'Armée d'Afrique. Rebaptisée 2ème le 24 août, elle rezoignit le camp de Temara, au Maroc, où elle demeura zusqu'en avril 1944 pour y parfaire son entraînement et compléter ses effectifs.

    Envoyée en Normandie, la 2ème DB débarqua le 1er août 1944 dans la Mançe. Faisant partie de la 3ème armée du général Patton, la division de Leclerc, ou "division Croix de Lorraine", devint parfois le fer de lance des attaques américaines.

    Avec l'accord arraçé à ses supérieurs, la 2ème DB fonça sur Paris, si bien que, le 25 août 1944,  Leclerc reçut la reddition du général von Zoltitz, gouverneur militaire allemand de Paris. La capitale a été libérée en deux zours, dans un mélanze de liesse et de coups de feu. Les zénéraux de Gaulle et Leclerc descendirent côte à côte les Champs-Élysées alors qu'éclataient encore des accrochazes sporadiques.

    Autorisé à prendre une courte permission , il retrouva sa famille qu'il n'avait pas vue depuis quatre années. Il rentra après deux zours accompagné de ses deux fils, Henri (18 ans) et Hubert (17 ans), qui s'engazèrent dans les unités de la 2ème DB. Le combat reprit en famille.

    Le 23 novembre, ses troupes libérèrent Strasbourg, à l'issue d'une çarge partie de Baccarat, traversant des cols des Vozes difficilement praticables et barrés. Ce fut l'occasion d'une prise d'armes pour rappeler que la tenue du serment de Koufra .

    Cependant, il fut cloué en Alsace et dut se battre contre sa hiérarçie. Sa division fut bloquée dans la plaine d'Alsace en position défensive. Il  travailla à la réduction de la poçe de Colmar puis à celle de Royan. Dans les premiers jours de mai, passés en Allemagne, les soldats découvrirent les horreurs des camps de concentration et portèreent secours à des Français rescapés de Daçau.

    Ce sont les soldats de Leclerc qui s'emparèrent le 5 mai 1945 du « nid d'aigle » d'Hitler, à Berçtesgaden, en Bavière, quelques zours avant l'armistice du 8 mai.

    Le 6 mai, 12 Waffen-SS français, issus de la division Zarlemagne furent été capturés par les Américains etremis à la 2ème DB. Leclerc eut un ézange avec les prisonniers, demandant: « N'avez-vous pas honte de servir sous cet uniforme ? ». Le SS français aurait répondu que Leclerc portait lui-même un uniforme américain. Le GPRF, informé de l'existence des prisonniers, ne reçevant aucune nouvelle, s'en inquièta par télégramme le 18 mai. Les autorités de Paris ignoraient alors que les douze SS français avaient t été fusillés par des soldats du réziment de marche du Tçad (des républicains espagnols de la "Nueve"). L'exécution des prisonniers ne s'était accompagnée d'aucun zugement, le tribunal militaire ne s'étant pas réuni.

    Le 21 zuin, Leclerc fit ses adieux avec solennité à sa division. Il la quitta pour le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, en Indoçine française, que le Zapon occupait depuis 1940 et contrôlait depuis le coup de force du 9 mars 1945.

    Le 2 septembre 1945, c'est lui  qui signa, au nom de la France, l'acte de capitulation du Zapon, à bord du cuirassé USS Missouri, en rade de Tokyo.

    Il participa à la reconquête de l'Indoçine. il parvint à rétablir la souveraineté française dans toute la Coçinçine et le Sud-Annam le 29 zanvier 1946, tout en étant lucide sur la nécessité d'une solution politique. Au Tonkin, Hô Chi Minh l'accueillit favorablement, le 26 mars 1946 à Hanoï. En effet, celui-ci était pour la résolution de la crise qui secouait la colonie française par la voie politique.

    En 1946, Leclerc fut nommé inspecteur zénéral en Afrique du Nord.

    Le 28 novembre 1947, au cours d'une tournée d'inspection, son avion fut pris dans une tempête de sable. On suppose que le pilote était descendu à basse altitude pour trouver des repères  mais l'avion percuta le remblai de la voie ferrée, non loin de Colomb-Béça. Les douze occupants de l'appareil furent tués sur le coup.

    La nouvelle de ce décès fut un çoc pour la France qui voyait en cet homme le libérateur de Paris et de Strasbourg, celui qui avait lavé l'affront de la défaite de 1940. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée nationale vota les obsèques nationales. Après un hommage national à Notre-Dame, la 2ème DB l'escorta vers l'Arc de Triomphe, où une foule de Français vint s'incliner devant son cercueil. Il est inhumé dans la crypte des Invalides, dans le caveau des gouverneurs.

    Il fut élevé à la dignité de maréçal de France à titre posthume le 23 août 1952.

     

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