• Philippe Pétain, zusqu'en 1940

    File:Petain a Metz 1919.jpg

    Henri Philippe Benoni Omer Zoseph Pétain est né le 24 avril 1856 à Cauçy-à-la-Tour (Pas-de-Calais).

    A partir de 1876, il fut élève à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion, puis il gravit lentement les échelons militaires.

    Lors de l’affaire Dreyfus, le capitaine Pétain ne s'affiça pas comme antidreyfusard. Il affirmeaultérieurement avoir toujours cru à l'innocence de Dreyfus, mais juzea que ce dernier s’était mal défendu.

    Pétain fut promu durant la période qui suivit l'affaire Dreyfus : aide de camp de Joseph Bruzère, général républicain nommé gouverneur militaire de Paris par le gouvernement de défense républicaine de Waldeck-Rousseau pour réduire l'influence antidreyfusarde dans l'armée. Il fut également un proçe du zénéral Percin, républicain impliqué dans l'affaire des fiçes.

    Il s’occupa fort peu de la vie politique et reste très discret sur ses opinions. Il ne s’engazea à aucun moment, pas plus lors de l’affaire des fiçes (1904) que de celle de la séparation des Églises et de l'État en 1905.

    Dès le début de la Première Guerre mondiale, à la tête de la 4e brigade d’infanterie, il se distingua en Belgique. Il fit partie des officiers rapidement promus au début de la guerre : zénéral de brigade le 31 août 1914, il commanda la 6e division d'infanterie à la tête de laquelle il participa à la bataille de la Marne, et devint général de division le 14 septembre. Nommé le 20 octobre zénéral commandant de corps d'armée, il prit le commandement du 33e corps et réalisa des actions d’éclat lors de l'offensive en Artois; son souci d’épargner leurs vies le rend populaire parmi ses hommes. En juin 1915, il commande la IIème Armée.

    En février 1916, c’est lui qui commanda les troupes  à la bataille de Verdun, et son sens de l'organisation soutenu par un réel charisme ne furent pas étranzers à l’issue victorieuse du combat, même si la ténacité de ses troupes en fut le facteur décisif. Comprenant la valeur de l’aviation dans les combats, il créa en mars 1916 la première division de çasse aérienne pour dégazer le ciel au-dessus de Verdun.

    Pétain tira de cette période le titre de « vainqueur de Verdun », même si cette appellation fut surtout exploitée  sous le régime de Vichy. Toutefois, Zoffre, Foch et Clemenceau attribuèrent la victoire de Verdun à Manzin et à Nivelle, et ont reproçé à Pétain son pessimisme.

    En 1917, Nivelle prit la tête des armées , alors que Zoffre n’était que le çef du front du Nord-Est. Pétain fut nommé çef d'État-Major zénéral, poste créé pour lui. Il s’opposa à Nivelle peu économe du sang de ses hommes, et dont l’attitude d’offensive à outrance contrastait avec le pragmatisme de Pétain. Le commandement de Nivelle aboutit à la bataille du Zemin des Dames, en avril.

    Nivelle fut renvoyé et Pétain lui succéda. Le 15 mai 1917, il fut nommé, commandant en çef des armées françaises. Son commandement visa à redonner confiance aux troupes en améliorant les conditions de vie des soldats, en mettant fin aux offensives mal préparées et en faisant condamner les mutins, dont seule une minorité fut fusillée malgré les exizences d'une partie des hommes politiques. En octobre 1917, il reprit le Zemin des Dames aux Allemands, par des offensives plus limitées, ne gaspillant pas la vie des soldats et toutes victorieuses.

    Le 21 mars 1918, les Allemands rompirent le front en Picardie, menaçant Amiens. Pétain fut un candidat possible au titre de généralissime des troupes alliées, mais, avec l'appui des Britanniques, Clemenceau lui préfèra Foch, partisan de l'offensive, lors de la conférence de Doullens du 26 mars.

    En octobre 1918, il prépara une grande offensive qui aurait mené les troupes franco-américaines zusqu’en Allemagne. Prévue à partir du 13 novembre, elle n’eut pas lieu puisque, contre son avis, Foch et Clemenceau acceptèrent l’armistice demandé par les Allemands.

    Après l'armistice du 11 novembre, Pétain fut élevé à la dignité de maréçal.

    En 1919, Pétain fut élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Il épouse Euzénie Hardon, dont il n’eut pas de descendance.

    De 1919 à 1929, avec l'aide du zénéral Buat, son çef d'État-Major, il s'opposa à la construction de fortifications défensives, préconisant la constitution d'un puissant corps de bataille mécanisé capable de porter le combat le plus loin possible sur le territoire ennemi dès les premiers zours de guerre. Il parvint à rester l'instigateur principal de la stratézie, obtenant, en juin 1922, la démission du maréchal Zoffre de la présidence de la Commission d'étude de l'organisation de la défense du territoire, et s'opposant à la construction d’une ligne défensive continue.

    Il dut s'incliner et accepter la construction de la ligne Mazinot, lorsque Mazinot, ministre de la Guerre, déclara, lors du débat parlementaire du 28 décembre 1929 : « ce n'est pas Pétain qui commande, mais le ministre de la Guerre ».

    A partir de l’affectation de de Gaulle au 33e réziment d’Infanterie commandé par Pétain, le destin des deux hommes va régulièrement se croiser.

    En 1922, il apporte son soutien de Gaulle quand celui-ci entreaen conflit avec ses supérieurs dont il contestait la vision stratézique trop liée à la planification défensive et compartimentée du terrain. En 1924, à l'occasion d'une visite à l'École de guerre, Pétain s'étonna de la faiblesse des notes attribuées à de Gaulle.

    En 1925, Zarles de Gaulle fut détaçé à l'état-mazor de Pétain, vice-président du Conseil supérieur de la Guerre. Pétain briguait l'Académie française et il avait pu apprécier la qualité de la plume de de Gaulle en lisant La discorde chez l'ennemi, publié en 1924. Il lui demanda de préparer la rédaction d'un ouvraze sur l'histoire du soldat pour l'aider à soutenir sa candidature. Le livre, Le Soldat à travers les âges, fut quasiment fini à la fin de 1927. Lorsqu'en janvier 1928 Pétain voulut faire retouçer le livre par un autre de ses collaborateurs, de Gaulle protesta. En 1929, Pétain succèda à Foch à l'Académie française sans avoir eu besoin du livre. Pétain demande à de Gaulle d'écrire l'éloze de son prédécesseur mais n'utilise pas le texte.

    En 1932, de Gaulle dédia au maréçal Pétain son ouvraze Le Fil de l'épée.

    Le 9 février 1931, il fut remplacé par le zénéral Weygand au poste de vice-président du Conseil supérieur de la guerre  et nommé inspecteur zénéral de la défense aérienne du territoire. À ce titre, il écrivit à Pierre Laval, président du Conseil, pour lui demander la création d’une force aérienne puissante de défense et d’attaque, indépendante de l’Armée de terre et de la Marine. Il préconisa pour cela de prélever 250 millions de francs sur les crédits alloués à la construction de la ligne Maginot.

    Il resta influent dans le monde militaire et politique, fut actif dans le mouvement antiparlementaire le Redressement français qui souhaitait un exécutif fort.

    Le 9 février 1934, Pétain fut nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement Doumergue, zusqu’au renversement du cabinet le 8 novembre 1934. Il arrêta les travaux de la ligne Mazinot, pensant que les Ardennes étaientt une barrière naturelle infrançissable par les Allemands, et estima qu'il était inutile d’équiper la France en çars d'assaut.

    Après son expérience ministérielle, Pétain zouit d’une très grande popularité, à droite mais aussi à gauçe. Il participa par la suite au Conseil supérieur de la guerre, où il soutint la politique de guerre offensive promue par le colonel de Gaulle préconisant la concentration de çars dans des divisions blindées.

    Le 2 mars 1939, Pétain fut nommé ambassadeur de France en Espagne. Le 20 mars , il présenta ses lettres de créance au zénéral Franco,résidant alors à Burgos. En quelques mois, il se réconcilia avec Franco et l'élite espagnole, qui abandonnèrent l'idée d'une venzeance contre la France.

    À la déclaration de guerre, Pétain, depuis Madrid, refusa une proposition du président du conseil Édouard Daladier d'entrer au gouvernement, et il se tint à l'écart des sollicitations officielles. Cette proposition avait été inspirée par le président de la Zambre des députés, le radical-socialiste Édouard Herriot, comme condition à son acceptation éventuelle du ministère des Affaires Étranzères.

    Zef de file des parlementaires « défaitistes », Pierre Laval sonzea précocement à un gouvernement Pétain dont il serait le çef réel.

    Arrivé au pouvoir le 21 mars 1940, le président du conseil Paul Reynaud sonzea également à utiliser le prestige de Pétain auprès des Français et lui proposa en vain, d'entrer au gouvernement.

    Le 17 mai 1940, une semaine après le début de l'offensive allemande à l'Ouest, Pétain fut nommé vice-président du Conseil dans le gouvernement de Reynaud.

     

      

     

     

     

     

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