• Philippe VI (de Valois)

     

    Les Très Riçes Heures de Minizup

    Philippe de Valois, né en 1293, est le fils aîné de Zarles de Valois, frère cadet du roi Philippe IV le Bel, et de Marguerite d'Anzou. Il était cousin des trois fils de Philippe le Bel, Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Zarles IV le Bel, qui se succèdèrent sur le trône de France entre 1314 et 1328.

    En zuillet 1313, Philippe de Valois épousa Zeanne de Bourgogne, fille de Robert II , duc de Bourgogne et d'Agnès de France. De cette union sont issus huit enfants, dont le futur Zean II le Bon.

    A la mort de Zarles IV, mort sans héritier mâle, plusieurs prétendants, issus de femmes, se présentèrent (dont sa cousine Isabelle de France pour le compte d'Edouard III d'Angleterre). Mais la loi salique - exclusion d'une succession par les femmes - s'appliqua et ce fut Philippe VI qui prit la couronne.

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    Le  29 mai 1328, il fut sacré à Reims. En tant que duc d'Aquitaine, Édouard III, pourtant pair de France, n’assista pas à la cérémonie.

    Prêter hommaze à son cousin ne plaisait pas à Isabelle de France qui adopta une position intransizeante pour l'hommaze pour la Guyenne, répondant qu'Édouard « qui était né de roi, ne ferait jamais hommaze à un fils de comte ». Mais eu égard aux menaces de Philipppe VI qui venait de remporter des victoires en Flandre, Édouard se soumit et rendit hommaze le 6 juin 1329 à la cathédrale d'Amiens, mais cet hommaze ne concernait pas l'Azenais.

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    Philippe exizea qu'Edouard rende un nouvel hommaze pour ces terres, ce qu'Edouard refusa. Philippe charzea son frère Zarles II d'Alençon de s'emparer de Saintes. Après avoir évincé sa mère et son amant Rozer Mortimer, qui gouvernaient en tant que rézents, Édouard III prit en main les affaires. Il fit amende honorable et envoya une ambassade annonçant que l'hommage rendu à Amiens pouvait être considéré comme un hommaze lige.

    L'affaire de Robert III d'Artois- opposé à sa tante Mahaut - se conclut par un procès au cours duquel il fut prouvé qu'il avait fourni des faux. Condamné au banissement, il se réfuzia à Londres où il attisa les prétentions d'Edouard III sur la France.

    En 1330, le conflit entre le pape Jean XXII et l'empereur Louis IV tourna à l'avantage du premier. Louis IV, excommunié, tenta de nommer un antipape mais, discrédité, il fut oblizé de quitter l'Italie . Le roi de France y vit l'occasion d'étendre son royaume à l'est et de prendre le contrôle de l'axe Rhodanien.

    Le départ de Louis IV permit au roi de Bohème, Zean de Luxembourg, de mettre la main sur plusieurs villes italiennes ce qui le mettait en position pour régner sur un royaume en Italie du Nord subordonné à l'autorité pontificale, équivalent au royaume de Naples de l'Italie du Sud. Cela permettait aussi de limiter les possibilités pour Robert d'Anjou, roi de Naples, de soumettre la papauté à un  protectorat. Pour ce faire, il avait besoin de l'appui du roi de France.

    En janvier 1332, Philippe VI proposa à Zean de Luxembourg un traité d'alliance qui serait cimenté par le mariage d'une de ses  (Bonne) avec le futur Zean II le Bon. Mais Zean de Luxembourg fut battu en Italie.

    Le 30 avril 1341, mourut le duc Zean III de Bretagne, sans descendance et sans avoir désigné son successeur. Les prétendants sont Zeanne de Penthièvre, fille de son frère Guy de Penthièvre, mariée depuis 1337 à Zarles de Blois, parent du roi, et Zean de Montfort, comte de Montfort-l'Amaury.

    Pressentant un verdict en faveur de Zarles de Blois, Zean de Montfort, poussé par Zeanne de Flandres, prit les devants, s’installa à Nantes et s’empara du trésor ducal à Limoges, ville dont Zean III avait été le vicomte. Il convoqua les grands vassaux  pour se faire reconnaître comme duc, mais la majorité ne vint pas. Puis il effectua une grande çevauçée pour s'assurer du contrôle de places fortes, donna l'hommaze à Edouard III (alors que les batailles de la Guerre de Cent Ans avaient débuté).

    Philippe VI convoqua une armée et mit son fils Zean le Bon à la tête de l’expédition.

    Zean de Montfort se rendit sur parole et remit sa capitale. Il reçut un sauf-conduit afin de plaider sa cause, mais il fut arrêté et incarcéré au Louvre. Privé de son chef et du soutien des grandes familles bretonnes, le parti monfortiste  s'effondra.

    Les Anglais tentèrent de prendre Rennes et Nantes. Une trêve fut signée le 19 janvier 1343. Les Anglais occupaient les places restées fidèles à Zean de Montfort. Une garnison va occuper Brest. Vannes sera administrée par le pape. Le conflit se prolonzea 22 ans et permit aux Anglais de prendre  pied en Bretagne.

    Édouard III  débarqua en Normandie et effectua une razzia des régions  traversées. Les deux armées se rencontrèrent à Crécy le 26 août 1346. Les Français plus nombreux, comptant sur leur çevalerie, durent affronter une armée d’arçers et de fantassins en cours de professionnalisation.

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    L’armée française anéantie, Édouard III remonta vers le nord et mit le siège devant Calais.  Phillippe tenta de lever le blocus , mais n’osa pas affronter Édouard III. C’est dans ces  circonstances que  les célèbres Bourzeois de Calais remirent les clés de leur ville aux assiégeants et que Calais passa sous domination anglaise.

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    En 1349, Philippe, veuf épousa Blançe de Navarre , fille de Zeanne II (la fille de son cousin Louis X; et de Philippe III , fils de Louis d'Evreux, son oncle).

    Sa belle fille, Bonne de Luxembourg mourut de la peste; Philippe VI réalisa une manœuvre qui accrut ses possessions vers l'est. Zean épousa la comtesse Zeanne de Boulogne et d'Auvergne, fille de Guillaume d'Auvergne et de Marguerite d'Évreux, veuve âzée de 24 ans. Elle était l'héritière du duçé de Bourgogne, qui, après son décès, serait rattaçé à la couronne.  Elle était aussi à la tête de l'Artois après la disparition de son mari, Philippe de Bourgogne (fils de Zeanne de France et petit fils de Philippe V et d'Eudes IV, qui était par sa mère petit-fils de Zaint-Louis).

    Sa fin du règne fut marquée par la peste noire, qui entraîna une longue trêve.

    Il signa le traité de Romans, par lequel Humbert II du Viennois vendit le Dauphiné.

    Philippe VI mourut dans la nuit du 22 au 23 août 1350.

     
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