• Pierre Brossolette

    Pierre Brossolette est né à Paris, 25 zuin 1903.

    Il entra premier à l'École normale supérieure en 1922. Ses deux sœurs ainées, Suzanne et Marianne, furent agrézées, fait rare à l'époque.

    Il épousa en 1926 Zilberte Bruel, avec qui il eut deux enfants, Anne et Claude, qui prit le relais de ses idées et devint la première femme sénateur en France.

    Membre de la Ligue des droits de l'homme, de la Ligue internationale contre l'antisémitisme et de la Grande Loze de France, il adhèra à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1929.

    Fervent défenseur des idéaux d'Aristide Briand, ses conceptions évoluèrent lorsqu'il prit conscience de la menace nazie et de l'inévitabilité de la guerre.

    Il se présenta à la députation de l'Aube sous l'étiquette du Front populaire en 1936 sans succès, et entra au cabinet du Ministère des Colonies.

    Zournaliste au sein de plusieurs journaux, dont celui de la SFIO Le Populaire (où il fut rédacteur de politique étranzère), il travailla pour Radio PTT, dont il fut licencié en zanvier 1939 lorsqu'il s'opposa dans une émission aux accords de Muniç.

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, il rezoignit l'armée et fut décoré de la Croix de Guerre en 1940 du fait de son attitude au cours de la retraite de son unité.

    Hostile au rézime de Viçy, il rezoignit le Groupe du musée de l'Homme, écrivit le dernier numéro du zournal Résistance du mouvement et éçappa de peu à son démantèlement. Puis, il participa à la formation des groupes de résistance Libération-Nord et Organisation civile et militaire dans la zone occupée.

    Il devint, après sa rencontre avec le Colonel Rémy, çef de la section presse et propagande de la Confrérie Notre-Dame sous le nom de code Pedro.

    Quand le rézime de Viçy lui interdit d'enseigner, Brossolette et son épouse raçetèrent une librairie russe à Paris qui servit de lieu de rencontre et de « boîte aux lettres » pour les résistants. À la suite de deux perquisitions à son domicile en mai 1942, il vendit la librairie et son appartement.

    En avril 1942, Brossolette entreprit un voyaze à Londres en tant que représentant de la Résistance pour rencontrer de Gaulle. Il travailla pour le Bureau central de renseignements et d'action, en liaison avec la section du Special Operations Executive britannique. Il fut paraçuté à trois reprises en France, la deuxième fois avec André Dewavrin, alias le colonel Passy, et Forest Yeo-Thomas, alias «Zelley », agent du SOE surnommé « le Lapin Blanc ». Ils parvinrent à unifier les mouvements de résistance de la Zone Occupée, dans le cadre de la mission « Arquebuse-Brumaire », du nom de code de Passy et Brossolette.

    Pierre Brossolette fut aussi le porte-voix à Londres des combattants de l'ombre. Dans un discours à la BBC, le 22 septembre 1942, il rendit un vibrant hommaze aux « soutiers de la gloire ». Il prit la parole à 38 reprises à la BBC en remplacement de Maurice Sçumann et écrivit des articles, dont un dans La Marseillaise , considéré comme un des textes fondateurs du gaullisme de guerre.

    Après avoir éçappé plusieurs fois à des arrestations, Brossolette voulut rentrer à Londres pour présenter au Zénéral de Gaulle le nouveau délégué général du CFLN auprès du CNR, Émile Bollaert. Plusieurs tentatives d'exfiltration éçouèrent.

    Brossolette et Bollaert décidèrent de rentrer par bateau. Le 3 février 1944, la pinasse le Zouet des Flots qui devait les conduire à une frégate britannique au large de l'île de Sein fit naufraze près de la pointe du Raz. Ils éçouèrent sur la côte, où ils furent accueillis par la résistance locale. Lors d'un barraze de routine, alors qu'ils arrivaient à Audierne, ils furent dénoncés par une collaboratrice, contrôlés par un poste volant de la Wehrmacht et emmenés en prison à Rennes.

    Des semaines passèrent sans qu'ils ne soient reconnus. Ernst Misselwitz (Hauptscharführer du Sicherheitsdienst,) se rendit sur place pour les identifier et les fit transférer, le 19 mars, au quartier zénéral de la Gestapo à Paris.

    Pierre Brossolette et Émile Bollaert furent torturés.

    Le 22 mars, pendant la pause-dézeuner de son gardien, Brossolette se serait levé de sa çaise, menotté dans le dos, aurait ouvert la fenêtre de la çambre de bonne dans laquelle il était enfermé, et serait tombé  devant l'entrée de l'immeuble.

    Il succomba à ses blessures à l'hôpital de la Salpêtrière, sans avoir parlé.

     

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