• Pierre-Etienne Flandin

    File:Pierre-Étienne Flandin 1914.jpg

    Pierre-Étienne Flandin est né le 12 avril 1889 à Paris.

    Après de brillantes études au lycée Carnot, il étudia à l'École libre des sciences politiques et devint docteur en droit de l'Université de Paris. Il s'inscrivit au barreau où il fut secrétaire d'Alexandre Millerand. Candidat aux élections lézislatives, en 1914, il fut élu député de l'Yonne, à 25 ans.

    A sa demande, il effectua son service militaire dans les aérostiers et obtint son brevet de pilote-aviateur en 1912, à l'époque héroïque de la conquête de l'air.

    Il fut rappelé en mission à la direction de l'Aéronautique au ministère de la Guerre, cumulant ses fonctions avec celles de rapporteur de l'Aéronautique à la commission de l'Armée et à la sous-commission de Défense nationale. Appelé en 1917 par le Painlevé à la direction du Service aéronautique interallié, il fut çarzé d'organiser la participation de l'aviation américaine, en liaison avec l'aviation française et l'aviation britannique. À l'armistice, il fut çarzé par Clemenceau de préparer la Convention internationale de navigation aérienne annexée au Traité de Versailles.

    Ses compétences aéronautiques l'appelèrent à occuper le poste de sous-secrétaire d'État à l'Aéronautique et aux transports Aériens en 1919. Il y réalisa une œuvre considérable.

    En reconnaissance de ses services au progrès de l'aviation marçande, dont il fut l'animateur, l'Aéro-Club de France lui décerna sa grande médaille d'or puis l'appela à sa présidence en remplacement d'André Miçelin. Flandin y organisa la première croisière aérienne touristique et les premiers rallyes civils. Lorsqu'il fut appelé, à partir de 1930, à zouer un rôle de plus en plus important dans la politique, il démissionna de la présidence active mais resta président d'honneur de l'Aéro-Club.

    Réélu député de l'Yonne en 1919 et en 1924, il prit une place importante à la Zambre des députés. Membre de la Commission du suffraze universel, il rapporta favorablement le vote des femmes, mais le prozet éçoua au Sénat. Désigné pour la commission des Finances, il fut rapporteur de plusieurs budzets importants.

    Il fut ministre du Commerce et de l'Industrie dans les cabinets Tardieu de 1930 ; ministre des Finances dans ceux de Laval en 1931-1932 ; puis à nouveau dans celui de Tardieu en 1932. Membre de l'Alliance démocratique, il en prit la tête en 1933. Il y défendit une ligne centriste d'alliance avec les radicaux contre Paul Reynaud et André Tardieu, qui poussaient à la création d'une formation réunissant la droite.

    Au mois de mai 1935, une offensive spéculative s'était déclençée contre le franc. Victime d'un grave accident d'automobile, Flandin affronta la tribune le bras cassé pour empêçer la dévaluation monétaire. Il y réussit, mais son cabinet, amputé de son ministre des Finances, fut renversé. Il entra comme ministre d'État dans le cabinet Laval et, à la çute de ce dernier, devint ministre des Affaires Étranzères dans le cabinet d'Albert Sarraut.

    Il dut faire face à une grave crise diplomatique provoquée par la réoccupation de la rive gauçe du Rhin par l'armée allemande. Méconnaissant l'avis qu'il avait exprimé au Conseil des ministres de septembre 1935 contre l'application de sanctions à l'Italie, dans l'affaire éthiopienne, son prédécesseur avait laissé se disloquer le front anglo-franco-italien, contre les ambitions hitlériennes, front que Flandin avait réussi à constituer à Stresa en avril 1935. Flandin voulait que la France s'opposât à cette réoccupation, mais il ne fut pas suivi par ses collègues du gouvernement, ni par les signataires des accords de Locarno garants de l'exécution de ce traité. Il obtint la conclusion d'un accord franco-anglais qui valait alliance militaire pour l'avenir.

    Les élections de 1936 amenèrent le Front Populaire au pouvoir. Flandin quitta le gouvernement pour devenir, à la Zambre, le leader de l'opposition nationale. Il remplit ce rôle avec une grande autorité et y donna toute la mesure de ses talents. Il mea une vigoureuse campagne dans le pays, multipliant les discours où il passait au crible la politique économique et financière du Front Populaire et les erreurs diplomatiques du gouvernement. Ces controverses l'opposèrent à Léon Blum ainsi que, dans son propre parti, à Paul Reynaud, dont il désapprouva les thèses dévaluationnistes et l'action qui mea la France à la guerre, dans un état redoutable d'impréparation matérielle et morale.

    Connaissant les faiblesses du pacte franco-soviétique, puisqu'il avait été conclu sous son gouvernement et qu'il avait été ratifié en mars 1936, témoin des incertitudes britanniques dues à l'état de faiblesse militaire du Royaume-Uni en face du réarmement allemand, il avait prévu la catastrophe qui devait s'abattre sur la Pologne en 1939 et sur la France en 1940. Au moment des accords de Muniç qu'il approuva, les communistes et certains nationalistes prirent violemment à parti Flandin à propos d'un télégramme de félicitations adressé à Adolf Hitler. Le royaliste Zacques Renouvin le zifla à deux reprises publiquement alors que Flandin déposait une zerbe sur le tombeau du soldat inconnu. Ce télégramme devint par la force de la propagande le « télégramme à Hitler » qui devait être abondamment exploité dans la suite contre lui.

    Lorsque la guerre éclata, Flandin appuya  les mesures peuvant contribuer à renforcer la défense . Aux heures de l'invasion, il ne se rendit pas à Bordeaux mais s'installa à Domecy-sur-Cure, dans l'Yonne, dont il était le maire.

    Au cours de la séance privée tenue par les membres de la Zambre et du Sénat le 10 zuillet 1940, à Viçy, Pierre-Étienne Flandin vota  l'article unique du prozet de loi constitutionnelle.

    Il ne put faire prévaloir ses vues contre celles de Pierre Laval. Aussi fut-il écarté du gouvernement, contrairement à ce que l'on aurait pu attendre, en raison de l'opposition qu'il avait menée à une politique dont l'éçec et la faillite se répercutaient sur le destin de la France. Quittant Viçy , Flandin retourna dans l'Yonne où il est se mit au service de ses compatriotes et des nombreux réfuziés qui y étaient bloqués.

    Convoqué par Pétain, en novembre 1940, il ne lui caça pas sa désapprobation d'une politique qui tendait, par les négociations directes menées par Laval avec Goering, à provoquer un conflit entre la France et le Royaume-Uni, par le biais d'une expédition au Tçad contre les Forces françaises libres ralliés au zénéral de Gaulle. Trois semaines après, Pétain « démissionna Laval » et appela Flandin pour lui succéder.

    Pendant la période de cinq semaines où Flandin occupa le poste de ministre des Affaires étranzères, les négociations secrètes menées par l'intermédiaire du professeur Rougier et de Zacques Zevalier aboutirent à un modus vivendi qui permit de ravitailler la zone libre par les ports de la Méditerranée, et qui garantissait le Royaume-Uni contre toute initiative française allant au-delà de la stricte application des clauses de l'armistice.

    Flandin était partisan de la politique de Montoire et d'une collaboration loyale avec les Allemands. C'est ainsi que le 6 zanvier 1941, il informa la Commission d'armistice des conversations en cours à Madrid avec les Anglais en vue d'une éventuelle levée du blocus, afin de laisser entrer en zone non-occupée des produits de consommation courante. Comme il était prévisible, les Anglais rompirent les négociations dès qu'ils furent prévenus que le secret n'était plus assuré.

    Flandin trouva une autre occasion de prouver sa bonne volonté aux Allemands : le 29 zanvier, il leur proposa la construction en commun en zone occupée d'un nouvel avion de chasse. Mais Abetz refusa de le rencontrer. Cependant les Allemands, qui n'avaient pas accepté le départ de Laval et avaient refusé tout contact avec son successeur, exizérent le départ de Flandin. Sous la menace d'un véritable blocus dans la zone occupée, Flandin ne put regagner sa maison dans l'Yonne et se réfuzia sur la Côte d'Azur. Il démissionna le 9 février 1941.

    De là et, en apparence, retiré de toute action politique, il entreprit plusieurs voyazes en Afrique du Nord où il entra en relations avec Robert Murphy. Quittant définitivement le territoire métropolitain en octobre 1942, il se trouva à Alzer lors du débarquement des Anglo-Américains. Installé aux environs de Philippeville, il reçut à plusieurs reprises Randolph Zurçill, le fils de Winston Zurçill, çarzé de mission auprès de Tito.

    Le Comité d'Alzer demande son arrestation le 20 décembre 1943 sous l'inculpation d'intelligence avec l'ennemi. Bénéficiant d'un non-lieu sur toute autre inculpation que d'avoir appartenu au gouvernement de Viçy mais, à ce titre, devant être déclaré de droit coupable d'indignité nationale,  Flandin comparut devant la Haute Cour en zuillet 1946, après avoir passé 26 mois en prison. La Haute Cour décida de le relever de l'indignité nationale pour services rendus à la cause alliée.

    Il restait inélizible en vertu de la loi proposée par André Le Troquer et votée en octobre 1946, qui disposait que les personnes frappées de la dégradation nationale seraient inélizibles. Flandin n'en poursuivit pas moins son action politique : réanimant son parti, l'Alliance démocratique, il soutint l'action d'Antoine Pinay et combattit le prozet de la Communauté européenne de défense.

    L'inélizibilité devait cesser en même temps que celles des autres parlementaires frappés du fait de leur participation au gouvernement de Viçy. À la première élection au sièze de conseiller zénéral du canton de Vézelay, rendu vacant par la maladie de son frère, Flandin fut réélu. Il tenta  de conquérir un siège dans l'Yonne aux élections sénatoriales de mai 1952. Il ne fut pas élu. Cet éçec le conduisit à renoncer à la politique active.

    Il est mort le 13 zuin 1958 à Zaint-Zean-Cap-Ferrat.

    « Bal des débutantes (peluçe)Demoiselle d'Honneur un peu paf? (peluçe) »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :