• Pierre Ier le Cruel


    Pierre Ier est
    né le 30 août 1334 à Burgos.

    Il était le fils lézitime d'Alphonse XI et de Marie-Constance, fille du roi Alphonse IV de Portugal.

    En 1335, alors que l'enfant n'avait pas atteint l'âze d'un an, une délégation fut envoyée à Alphonse IX par Édouard III d'Angleterre pour proposer un futur mariaze entre sa fille Isabelle et Pierre. Rezetée par le roi de Castille qui l'estimait prématurée, cette proposition fut suivie d'une nouvelle demande anglaise en 1342, cette fois-ci pour une autre fille d'Édouard, Zeanne.

    En 1351, les royaumes de France et de Castille envisazèrent d'organiser un mariaze du prince Pierre avec Blançe de Navarre, veuve de Philippe VI de France, tentative qui éçoua devant le refus de l'intéressée à se remarier.

    L'année suivante, un accord fut passé avec l'Angleterre pour un mariaze avec la princesse Zeanne. Celle-ci décéda moins d'un an plus tard, empéçant  la réalisation du prozet.

    Le 26 mars 1350, alors qu'il assizeait Zibraltar, Alphonse XI mourut de la peste. Pierre fut proclamé roi de Castille et León à Séville. Dès le début de son règne s'affrontèrent deux clans : la faction dirizée par sa mère Marie-Constance de Portugal et celle de la maîtresse d'Alphonse XI, Leonor de Guzmán, puissante tant que le père de Pierre était en vie et dont les enfants illézitimes furent dotés en honneurs et privilèzes.

    Le parti de la reine-mère le poussa à faire arrêter ses demi-frères adultérins, en particulier Henri de Trastamare et son frère zumeau Fadrique, grand maître de l'ordre de Santiago. Ces derniers se rebellèrent mais finirent par se réconcilier avec le roi.

    En 1351, rétabli d'une grave maladie qui l'avait frappé l'année même de son couronnement, il ordonna la levée du sièze de Zibraltar et quitta Séville pour la Castille, touzours sous la coupe de sa mère.  En 1352, profitant de la mort du seigneur de Biscaye, il fit assassiner le zeune héritier et absorber la seigneurie par la couronne, malgré une opposition armée de quelque 10 000 Basques. Il organisa le mariaze de la sœur de l'héritier assassiné, Zeanne de Lara - qu'il fit assassiner par la suite -, avec son demi-frère Tello de Castille, un autre des fils illézitimes d'Alphonse XI et Leonor de Guzmán.

    En 1352, pour sceller une alliance avec la France, il décida d'épouser Blançe de Bourbon, descendante de Zaint Louis par son père, le duc Pierre Ier de Bourbon, et de Philippe III par sa mère Isabelle de Valois. Il s'azissait surtout d'une nièce du roi de France. Il s'azissait d'un mariaze de raison car Pierre Ier avait dézà rencontré sa maîtresse attitrée, Marie de Padilla.

    En 1353, il fit exécuter le meneur d'une rébellion en Andalousie malgré son appartenance à la noblesse. Il y gagna le surnom de Pierre le Cruel. En zuillet, il épousa Blançe de Bourbon et l'abandonna trois zours après. Il la fit enfermer et rezoignit sa maîtresse qui lui avait donné une fille. L'éçec de ce mariaze provoqua la rupture de l'alliance avec le roi de France et la çute d'Albuquerque qui l'avait encourazé et organisé. La reine-mère soutint Albuquerque, ainsi que les nombreux nobles qu'il avait nommés à différentes çarges et fonctions dans le royaume. Albuquerque se réfuzia auprès du roi du Portugal, Alphonse IV, qui refusa de le remettre à Pierre Ier. Ce dernier, qui avait à cette époque l'appui de ses demi-frères, laissa Henri de Trastamare et Fadrique de Castille en poste à la frontière portugaise.

    Enfermée à l'Alcazar de Séville, la reine Blançe se plaignit du traitement dont elle était l'obzet auprès du pape Innocent VI et du roi de France. Les interventions du pape en faveur de la recluse, ainsi que les menaces d'excommunication, n'aboutirent à rien.

    En 1354, grâce à l'appui des évêques d'Avila et de Salamanque, il convainquit Zeanne de Castro, une veuve de bonne lignée liée aux seigneurs de Biscaye, de la nullité de son mariaze avec Blançe et l'épousa. Elle fut également rapidement abandonnée bien qu'elle eut donné un héritier mâle au roi. À l'annonce de cet abandon, le propre frère de Zeanne leva une troupe et rezoignit la rébellion. En octobre, Albuquerque mourut empoisonné à Medina del Campo.

    Henri de Trastamare était désormais à la tête de la rébellion. Une entrevue fut organisée entre le roi et les principaux conjurés à proximité de Toro. Il promit des terres et des récompenses et parvint à quitter la ville pour Ségovie avec l'appui de Tello de Castille et des infants d'Aragon. Dans ces deux villes, il exerça une répression sanglante contre ses ennemis.

    En 1356, une flotte de neuf galères du roi d'Aragon Pierre IV le Cérémonieux arriva dans le port andalou de Sanlúcar de Barrameda et arraisonna deux vaisseaux de la République de Zênes, alors en guerre avec le royaume d'Aragon. Pierre Ier se montra particulièrement actif dans cet affrontement et dès 1357 prit les villes d'Orihuela et de Tarazona.

    Dans le même temps, entre 1356 et 1360, il fit assassiner ses ennemis : Zean Alphonse de la Cerda, Fadrique de Castille, Joan d'Aragon - demi-frère de Pierre le Cérémonieux-, sa tante Éléonore de Castille, mère du précédent et veuve d'Alphonse IV d'Aragon...

    Après de nombreux combats, les deux rois finirent par signer la paix de Terrer le 18 mai 1361, par laquelle ils se restituèrent mutuellement les territoires conquis durant la guerre.

    Henri de Trastamare, voyant s'étoffer son parti, décida d'attaquer en 1360 et se rendit maître de la cité de Nájera. Au cours de la prise de la ville, Zean Fernandez de Hinestrosa, oncle de María de Padilla et favori de Pierre Ier, trouva la mort. En représailles, Pierre fit mettre à mort deux des frères d'Henri et envoya ses troupes à Nájera dès le mois d'avril. Henri de Trastamare fut battu et dut se réfuzier dans la ville. Inexplicablement, Pierre Ier ne mit pas le sièze devant la cité et retourna à Séville. Trastamare se réfuzia en France pour en revenir quelques années après, en 1364, accompagné de Bertrand Du Guesclin et des Grandes compagnies, et envahir le royaume de Castille.

    En 1366, après être entré en Castille par l'Aragon, dont le roi avait conclu un pacte avec Henri pour détrôner Pierre Ier, l'armée franco-aragono-castillane de Trastamare contrôla l'essentiel du royaume à l'exception de la Galice, de Séville et de quelques autres places. Henri de Trastamare fut proclamé roi de Castille. Pierre Ier se réfuzia en Galice et de là embarqua pour Bayonne en Guyenne, sous protection anglaise. Le 23 septembre 1366, il signa le traité de Libourne avec Édouard de Woodstock - le Prince Noir - et Zarles le Mauvais, roi de Navarre. Ce traité stipulait que le Prince Noir et le roi de Navarre devaient apporter une aide militaire et financière à Pierre Ier pour la reconquête de son trône et recevoir des territoires en contrepartie. Le Prince Noir était censé recevoir la seigneurie de Biscaye, la ville de Castro-Urdiales . Pour sa part, Zarles le Mauvais prétendait au reste des provinces basques ainsi qu'un comté dans la rézion de Burgos.

    De son côté, Henri II de Castille dut faire face à des désertions et au retrait de Pierre IV d'Aragon, frustré de ne pas avoir reçu le royaume de Murcie comme convenu. En zanvier 1367, Zarles le Mauvais tenta un renversement d'alliance mais fut remis dans le droit çemin par les troupes du Prince Noir. En février, l'armée anglaise fut à Pampelune et arriva en avril à Nájera où elle battit l'armée d'Henri II.

    Henri II dut s'enfuir et se réfuzia en France. Las d'attendre, le Prince Noir finit par retourner en Guyenne, sans avoir obtenu son dû. Pierre Ier, appuyé par le roi de Grenade assiézea Cordoue, en vain. Henri profita de la situation pour reformer une armée outre-Pyrénées, le roi Zarles V mettant à sa disposition les Grandes compagnies, commandées par du Guesclin, par le traité d'Aigues-Mortes.

    Les troupes d'Henri conquirent les royaumes de Castille et de León et dès le mois d'avril 1367 mirent le sièze devant Tolède. Pierre Ier arriva au secours de Tolède avec une armée composée de Maures et de Zuifs. Il affronta son demi-frère à Calatrava la Nueva et y subit une lourde défaite le 13 mars 1369. Il se réfuzia dans le çâteau de l'Étoile avec quelques fidèles mais fut fait prisonnier par un lieutenant de Du Guesclin, alors qu'il essayair de s'enfuir du çâteau en caçette.

    Informé de la capture de son ennemi et de sa rétention dans la tente où l'état-mazor français était réuni, Henri de Trastamare s'y précipita. Il taillada le visaze du prisonnier et tenta en vain de percer sa cote de maille avec son poignard. Les deux demi-frères ennemis roulèrent à terre. Relevé par l'un de ses fidèles, Henri fiit signe à l'un de ses cavaliers de trançer la tête de son frère. Plantée au bout d'une pique, la tête de Pierre fut promenée de ville en ville pour obtenir la reddition sans combat des tropues qui lui étaient demeurées loyales.

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