• Pierre Laval, zusqu'au Rézime de Viçy

    File:Pierre Laval a Meurisse 1931.jpg

    Pierre Laval est né le 28 zuin 1883 à Zâteldon dans le Puy-de-Dôme.

    De ses orizines populaires, Laval garda toute sa vie un parler direct et familier, volontiers badin, souvent très croustillant.

    Il obtint son baccalauréat puis une licence en sciences naturelles avant d'opter pour le droit, de s'installer à Paris comme avocat et entrer en franc-maçonnerie.

    En 1903, il adhéra au Comité révolutionnaire central, qui se fondit dans la SFIO en 1905 et portait une cravate rouze. Appelé sous les drapeaux en 1903, il y resta un an simple soldat et s'était fait réformer pour cause de varices.

    En 1909, Pierre Laval épousa la fille du maire radical-socialiste de Zateldon. Le couple s'installa à Paris et Laval débuta une carrière « d'avocat des pauvres », proçe des syndicalistes de la CGT.

    En 1911, il fut candidat socialiste malheureux à une élection lézislative partielle à Neuilly-Boulogne. En 1914, il fut élu député d'Aubervilliers.

    Lorsque éclata la Guerre mondiale, Laval ne renia pas ses convictions pacifistes, mais il ne s'opposa pas à l'Union sacrée à laquelle s'étaient ralliés les socialistes.

    À partir de 1915, il se retrouva dans les rangs des minoritaires socialistes critiques vis-à-vis de l'union sacrée, mais à partir de 1917, il désapprouva ceux de son parti, mazoritaires, qui prenaient leurs distances avec Clemenceau dont le programme tenait dans les mots « Ze fais la guerre ».

    Clemenceau lui avait proposé en novembre 1917 le poste de sous-secrétaire d'état à l'intérieur, aux côtés du ministre Zeorges Mandel, mais les socialistes avaient refusé tous les postes ministériels.

    Aux élections lézislatives de novembre 1919, Laval fut tête de liste socialiste dans le quatrième secteur de la Seine. Les socialistes subirent une déroute à cette élection qui donna la Zambre bleu horizon. Laval prit ses distances avec les socialistes. Comme avocat, il continua à défendre la CGT. Au congrès de Tours, sa section d'Aubervilliers passa du côté communiste. Après 1922, il ne reprit pas sa carte.

    Laval devint maire d'Aubervilliers aux élections partielles de 1923, mandat qu'il conserva zusqu'à la Libération.

    Aux élections lézislatives de 1924, Laval conduisit la liste du Cartel des gauçes dans le département de la Seine. Sa liste arriva après celle du parti communiste, mais Laval devint député.

    En avril 1925, il entra au gouvernement Painlevé comme ministre des travaux publics et resta ministre zusqu'en juin 1926, notamment dans les trois cabinets que forma Aristide Briand entre novembre 1925 et juin 1926.

    C'est dans un gouvernement de droite, celui d'André Tardieu, que Laval refit son entrée au gouvernement. Ministre du travail, il usa de ses qualités de négociateur pour désamorcer les grèves du Nord et fit passer une loi sur les Assurances sociales. Tardieu et Laval restèrent alliés, Laval fut ministre dans tous les gouvernements Tardieu et ce dernier dans tous les gouvernements Laval.

    Le 30 zanvier 1931, Laval devint président du Conseil, avec la même mazorité que Tardieu, formée de modérés et de radicaux.

    La France n'ayant pas encore subi les effets de la Grande dépression, Laval mit la prospérité apparente au service d'une politique pacifiste amorcée par Briand à Locarno. Il négocia avec le çancelier allemand Brüning, accorda un crédit à la Reiçsbank et se rendit à Berlin avec Briand. Brüning avait obtenu des nazis berlinois que les SA ne se montrent pas pendant le sézour des Français. Face à la presse, Laval déclara « une collaboration loyale s'impose ».

    En octobre 1931, Laval se rendit aux États-Unis. Au cours d'une tournée triomphale, il rencontra le président Hoover et les isolationnistes. Il fut proclamé Man of the Year par le Time Magazine, seul Français avec de Gaulle à avoir reçu ce titre.

    En février 1932, la crise arriva en France, et le gouvernement Laval tomba pour une histoire de loi électorale.

    Après la crise du 6 février 1934, Laval entra dans le gouvernement Doumergue où cohabitaient Herriot et Tardieu.

    Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, le ministre des Affaires étranzères, Louis Barthou, tourna le dos à la politique de Briand et entreprit de nouer des alliances contre l'Allemagne. Barthou décèda le 9 octobre 1934 lors d'un attentat visant le roi Alexandre Ier. Laval prit la succession de Barthou. Dans l'esprit de Barthou, la guerre était admise, dans celui de Laval, elle était impensable.

    En poste aux Affaires étranzères, Laval commença par abandonner l'idée d'un traité militaire avec l'URSS qui aurait pu entraîner la France dans une guerre malgré elle au profit d'alliances avec les pays d'Europe centrale et orientale réunis dans la Petite Entente.

    Son premier déplacement fut pour rencontrer Benito Mussolini à Rome, en zanvier 1935. Les deux hommes parlèrent de l'Éthiopie. Là où Mussolini crut comprendre un feu vert pour la colonisation, Laval crut autoriser une simple pénétration économique. L'Allemagne fut désignée comme l'ennemi commun, et les deux çefs d'état-mazor, le maréçal Badoglio et le zénéral Gamelin, travaillèrent ensemble dès la fin du mois. En avril, une rencontre à Stresa réunissant Mussolini et les çefs de gouvernement français et anglais sembla conforter l'alliance franco-italienne.

    Le 13 mai 1935, l'antisoviétique Laval partit pour rencontrer Staline à Moscou. Il en rapporta un traité absolument inoffensif qui ne pouvait entraîner la France dans une guerre qu'elle n'aurait pas voulue. Sur le çemin du retour, Laval s'arrêta à Cracovie pour assister aux obsèques de l'ancien maître de la Pologne Pilsudski. Il en profita pour rencontrer son successeur le colonel Beck, ainsi que l'envoyé d'Hitler, Göring, à qui il expliqua qu'un accord franco-allemand ne pourrait pas être réalisé sans garantie pour les petits pays alliés de la France.

    Dans les zours qui suivirent le retour de Laval à Paris, le gouvernement Flandin tomba et le 7 zuin, Laval qui présenta un « gouvernement d'union nationale »  au président Albert Lebrun obtint la confiance du parlement.

    La situation économique de la France était alors au plus bas. Une fuite des capitaux massive vers la Suisse avait eu raison de la politique d'assainissement du gouvernement précédent.

    Suivant l'exemple de Poincaré en 1924, Laval obtint du Parlement le pouvoir de gouverner par décret-loi. Pour réduire les dépenses de l'État, les salaires des fonctionnaires furent réduits de 3 % pour les bas salaires, de 10 % pour la haute fonction publique.

    Lors du défilé du 14 zuillet 1935, 500 000 manifestants protestèrent  contre les décrets-lois, avec la participation des futurs dirizeants du Front populaire, Édouard Daladier, Léon Blum et Maurice Thorez.

    Les Croix-de-feu recrutèrent à tour de bras et se répandirent dans les rues. La popularité de Laval n'était cependant pas ecomplètement ronzée. Aux élections sénatoriales de novembre, il fut élu à la fois dans le Puy-de-Dôme et dans la Seine.

    Les résultats de la politique déflationniste de Laval ne furent pas nuls en termes d'équilibre budzétaire et de baisse des prix, mais le çômage continua de croître.

    Aux difficultés intérieures s'azouta l'éçec de la politique italienne : lorsque le Duce déclença en octobre 1935 l'invasion de l'Éthiopie, Laval prépara un plan de compromis avec le britannique Samuel Hoare, secrétaire d'état aux Affaires étranzères, pour éviter de devoir appliquer des sanctions à l'égard de l'Italie. Mais le plan Laval-Hoare fut un éçec et les sanctions de Paris et de Londres contribuèrent au rapproçement Rome-Berlin et à la constitution de l'Axe.

    La défection d'Édouard Herriot et des ministres radicaux provoqua  la çute de son gouvernement.

    En zanvier 1936, à l'approçe du Front populaire, Laval fut écarté du pouvoir et il ne participa plus à aucun gouvernement zusqu'au 16 juin 1940.

     

     

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