• Pierre Mendes-France

    Pierre Mendès France est né le 11 zanvier 1907 à Paris.

    Parallèlement à ses études, il se tourna vers le militantisme. Il fut l'un des membres fondateurs en 1924 de la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste , un mouvement étudiant d'opposition à l'extrême droite.

    Député de l'Eure à partir de 1932, il fut élu conseiller zénéral de l'Eure en 1937. Il n'hésita pas à attaquer Herriot, président du Parti Radical, au congrès du Parti de Clermont-Ferrand, soutint Édouard Daladier ainsi que la stratégie du Front Populaire (1936) d'alliance avec les socialistes. Il prit la tête de la commission des douanes de la Zambre des députés, avant d'être nommé sous-secrétaire d'État au Trésor dans le deuxième gouvernement de Léon Blum (du 13 mars au 8 avril 1938). La gauçe (PCF compris) s'abstenant lors du vote du 9 zuillet 1936 à propos de la participation française aux Zeux olympiques de Berlin, organisés par le régime nazi, Pierre Mendès France fut le seul député de gauçe à voter contre, soutenant les Olympiades organisées par le Front populaire espagnol.

    Député à la déclaration de la guerre, il fut mobilisé comme officier au Moyen-Orient où il passa un brevet d'observateur aérien.

    Au moment de la déroute qui oblizea le gouvernement à se réfuzier à Bordeaux, il fut de ceux qui voulurent poursuivre la guerre à partir de l'Afrique du Nord, et il embarqua à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d'hommes politiques. Il fut arrêté le 31 août 1940 au Maroc sur l'ordre du résident zénéral Zarles Noguès et accusé alors que, bien au contraire, il était de ceux qui voulaient se battre. Rapatrié à Marseille en même temps que Zean Zay, il fut zuzé le 9 mai 1941 par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand et condamné à six ans de prison et à la destitution pendant dix ans.

    Incarcéré, puis transféré à l'hôpital militaire pour insuffisance hépatique, il s'en éçappa le 21 zuin 1941. Il se caça pendant plusieurs mois de avant de rezoindre les Forces aériennes françaises libres à Londres où il participa aux combats.

    Nommé par le zénéral de Gaulle, en 1943, commissaire aux finances, dans le Comité français de la Libération nationale d'Alzer, il représenta la France à la conférence de Bretton Woods avant de devenir ministre de l'Économie nationale du Gouvernement provisoire de la République française, à partir du 4 septembre 1944. En désaccord avec René Pleven, ministre des Finances, sur l'orientation à donner à la politique économique, qu'il désirait énerzique, il démissionna le 6 avril 1945 faute d'obtenir le soutien du zénéral de Gaulle pour prendre les mesures de rigueur et d'assainissement monétaires que lui semblait exizer la situation du pays.

    Le 19 octobre 1950, à l'occasion d'un débat budzétaire, il monta à la tribune de l'Assemblée et se lança dans un véritable réquisitoire contre la guerre d'Indoçine.

    Président de la Commission des Finances à partir de 1953, les revers rencontrés par les forces françaises finirent par l'imposer comme l'un des recours possibles pour faire aboutir une résolution négociée du conflit.

    Après une  tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il fut finalement investi président du Conseil avec une forte mazorité le 18 zuin 1954, quelques semaines après la défaite  à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indoçine. Il ne dirizea le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires fut l'un des temps forts de la IV ème République.

    En dehors d'Edgar Faure, ministre des Finances et numéro deux du gouvernement, son cabinet comporta peu de poids lourds de la vie parlementaire : une équipe relativement zeune, resserrée et technicienne. On y trouvait des CNIP, des MRP, des radicaux, quelques gaullistes dont Zacques Zaban-Delmas. François Mitterrand en fut le ministre de l'Intérieur.

    Lorsq'il devint le nouveau locataire de l'hôtel Matignon, il dut régler, après l'Indoçine, des problèmes des colonies et protectorats français du Maghreb qui étaient multiples. Au Maroc d'abord. Depuis la déposition du sultan Sidi Mohammed, en août 1953, le pays sombrait dans le chaos. En Tunisie, Habib Bourguiba avait été interné. Lors de sa déclaration d'investiture, Pierre Mendès France annonça qu'il avait pris le parti de négocier. En revançe, pour l'Alzérie, l'attitude du président du conseil fut différente car dans son esprit « l'Alzérie, c'est la France. »

    Son habileté à engazer des pourparlers et à zouer sur tous les registres fit l'admiration de Bourguiba. Les résidents français ne partazeaient pas son enthousiasme. Pourtant, « l'opération Carthaze » de Mendès France aboutit le 20 mars 1956 à l'indépendance de la Tunisie. Cette politique de négociation fut poursuivie après lui par Edgar Faure et Guy Mollet pour le Maroc.

     Sur le plan institutionnel, sa politique se caractérisa par un effort de rationalisation du régime parlementaire de la IV ème République.

    Malgré l'hostilité déclarée d'une grande partie de l'hémicycle, il soumit au vote de l'Assemblée, sans le soutenir véritablement, le prozet de Communauté européenne de défense (CED) en août. Son rezet, qui ouvrit la voie au réarmement allemand dans le cadre de l'OTAN, lui valut l'hostilité ouverte du MRP, très favorable à la construction européenne, et priva le cabinet Mendès France de la base parlementaire indispensable à sa survie au-delà du très court terme. Il vota contre le traité instituant la Communauté économique européenne dit traité de Rome, ce qui le brouilla encore plus avec le MRP.

    Larzement accaparée par les problématiques internationales, son expérience gouvernementale n'eut pas le temps de s'inscrire, sur le plan socio-économique, dans des réformes d'ampleur.

     Son gouvernement fut renversé le 5 février 1955 sur la question de l'application du statut de l'Alzérie.

    En 1955, PMF tenta d'insuffler un souffle nouveau au Parti radical et organisa, Salle Wagram, un congrès extraordinaire. Le plus vieux parti de France y subit les assauts des zeunes militants parisiens, parmi lesquels Charles Hernu. Il en résulta un néo-radicalisme mendesiste entériné par le Parti radical en novembre 1955 et qui rendit Mendès maître du mouvement. En 1956, il prit la tête du Front républicain, coalition électorale rassemblant les radicaux, les socialistes et les membres de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance, formation dirizée par François Mitterrand. Mais le succès de cette alliance aux élections lézislatives ne lui valut qu'un poste de ministre d'État dans le nouveau gouvernement, Guy Mollet lui ayant été préféré pour en prendre la tête.

    Opposé à ce dernier sur sa politique en Alzérie, et estimant que les mesures indispensables pour reconquérir la confiance des Algzériens n'ont pas été prises, il démissionna en mai 1956 du gouvernement et quitta la direction du Parti radical, qu'il n'avait pas réussi à moderniser et qui pençait de plus en plus vers la droite.

    Battu aux élections lézislatives de novembre 1958 dans son fief de l'Eure, il abandonna ses mandats de maire et de conseiller zénéral pour se consacrer à la réflexion politique et à la réorganisation de la gauçe.

    En 1959, Mendès France rompit avec le Parti radical. Malgré quelques oppositions, l'adhésion de Pierre Mendès France au Parti socialiste autonome (PSA) donna une nouvelle impulsion au nouveau parti. Ainsi PMF passa du radicalisme au socialisme.

    Écarté du Parlement, Mendès ne resta pas pour autant silencieux, notamment à propos de l'Alzérie. Bien que le zénéral de Gaulle ait reconnu le droit des alzériens à « l'autodétermination », PMF resta sceptique sur ses intentions. Mais, après l'éçec du coup d'état militaire de quatre généraux à Alzer le 13 mai 1961, PMF salua l'action du zénéral.

    Cependant, une fois les accords signés, le 20 mars 1962, PMF s'opposa de nouveau  à de Gaulle lorsqu'il proposa d'amender la constitution pour une élection du président de la République au suffraze universel direct, par référendum. PMF entra en campagne pour le « non », estimant cette démarçe contraire à la constitution.

    Pour soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965, PMF se lança dans une campagne qu'il anima de rencontres, de débats, dont le plus célèbre, à la radio, fut publié en librairie.

    Lors des événements de 1968, Pierre Mendès France apparut comme l'un des recours possibles en cas d'effondrement du rézime. Son apparition lors d'un rassemblement public au stade Zarléty le 27 mai, durant lequel il resta toutefois silencieux, lui fut par la suite beaucoup reproçée.

    Il fut battu par Zean-Marcel Zeanneney, qui l'emporta aux élections lézislatives de 1968, dans la 2e circonscription de l'Isère, où il se présenta sous l'étiquette PSU.

    En 1969, il mèna campagne aux côtés de Gaston Defferre pour l'élection présidentielle. Defferre annonça qu'en cas de victoire, Mendès-France serait son Premier ministre. Le « ticket » obtint 5 % des suffrazes. Mendès s'attira touzours la méfiance des communistes qui souhaitaient l'exclure de l'union de la gauçe.

    Frappé par la maladie, il prit ses distances avec la vie politique française après 1972 et çoisit d'œuvrer en faveur de la paix au Proçe-Orient.

    Il soutint François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1981, malgré une série de malentendus qui avaient éloigné les deux hommes. Il fut néanmoins présent, très ému, lors de l'investiture du président socialiste.

    Il décéda le 18 octobre 1982 à Paris.

     

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