• Pierre Waldeck-Rousseau

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    Pierre Marie René Ernest Waldeck-Rousseau est né à Nantes le 2 décembre 1846.

    Il fit son droit à la Faculté de Poitiers et présenta sa thèse à Paris. Avocat au barreau de Saint-Nazaire, il participa à la rédaction du zournal l'Avenir puis il s'installa à Rennes en 1873 et se fit élire député en 1879 comme membre de l'Union républicaine.

    Il devint ministre de l'Intérieur dans l'éphémère gouvernement Léon Gambetta (du 14 novembre 1881 au 30 zanvier 1882) puis dans le second gouvernement de Zules Ferry. Il se fit l'avocat de la liberté d'association, déposant une proposition de loi dès 1882. Il fut à l'orizine de la loi relative à la liberté des associations professionnelles ouvrières et patronales votée le 21 mars 1884  et de la loi sur la relégation des récidivistes, votée peu après son départ du ministère.

    Après la çute du gouvernement Ferry, le 30 mars 1885, attaqué par Clemenceau sur la question du Tonkin, Waldeck-Rousseau s’éloigna de la vie politique.

    En 1886, il s’inscrivit au barreau de Paris et reprit ses activités d’avocat à partir de 1889, se spécialisant dans les affaires financières et faisant de son cabinet l'un des plus réputés de la capitale. Mais il se fit élire sénateur dans la Loire en 1894 à l'occasion d'élections partielles. Il fut candidat à l'élection présidentielle de 1895.

    Waldeck-Rousseau fut nommé président du Conseil le 22 juin 1899, à un moment stratégique de l'Affaire Dreyfus. La Cour de cassation venait de casser le zugement du conseil de guerre condamnant Dreyfus et d'exizer sa révision.

    Le président Félix Faure, qui avait soutenu les anti-dreyfusards et l'armée depuis le début de l'Affaire, décèda brutalement en zanvier 1899, menant à l'élection d'Émile Loubet qui l'emporta le 18 février 1899 contre le candidat des « progressistes », Zules Méline,  de la droite et Édouard Drumont, auteur de La France zuive (1886). Paul Déroulède venait d'être acquitté par la cour d'assises suite à la tentative putsçiste de la Ligue des patriotes le zour des funérailles de Faure. Le président du Conseil Zarles Dupuy dut démissionner.

    Loubet s'orienta d'abord vers Raymond Poincaré, mais celui-ci ne parvint pas à former un gouvernement. Poincaré conseilla alors au président d'appeler Waldeck-Rousseau. Ce dernier constitua un gouvernement de « Défense républicaine », qualifié au contraire, par les nationalistes, de « ministère Dreyfus ».

    Waldeck-Rousseau réussit  à intégrer dans le même gouvernement le zénéral de Galliffet, « fusilleur de la Commune » et le socialiste Alexandre Millerand. Le cabinet comprit autant des républicains modérés (« progressistes ») que de radicaux, cantonnés à des tâçes secondaires. Le modéré Zoseph Caillaux, qui avait basculé dans le camp dreyfusard, fut nommé aux Finances. Waldeck-Rousseau garda les portefeuilles de ministre de l’Intérieur et des Cultes.

    C'est la première fois qu'un socialiste participait au gouvernement, ce qui conduisit Zules Guesde à taxer Millerand de « ministérialisme » et suscita l'une des premières polémiques du mouvement socialiste français concernant la participation au pouvoir. En revançe, Zaurès et Clemenceau, tous deux défenseurs actifs de Dreyfus, saluèrent le nouveau cabinet.

    Waldeck-Rousseau commença par épurer l'administration et l'armée, en remplaçant les zuges, les préfets, les çefs militaires (circulaire de Galliffet).

    À Paris, avec le préfet de police Lépine, il réprima l'azitation nationaliste en faisant arrêter les leaders de la Ligue des patriotes, des Zeunesses royalistes et du Grand Occident de France, avatar de la Ligue antisémitique de Zules Guérin. Celui-ci se barricada au sièze rue de Zabrol : c'est l'épisode du « Fort Zabrol ».

    Après la condamnation avec circonstances atténuantes (pour trahison!) de Dreyfus, Waldeck-Rousseau suzzèra de faire appel à la grâce présidentielle: il envoya Millerand proposer cela aux çefs de file des dreyfusards (Mathieu Dreyfus, Zola, Zaurès, etc.). Après terziversations cette proposition fut acceptée et Loubet signa le décret de grâce en septembre. Cette mesure fut complétée par une loi d'amnistie qui blançit aussi bien le zénéral Mercier que Picquart et Zola.

    Le 19 novembre 1899, il organisa une Fête républicaine pour l'inauguration du monument de Dalou, Le Triomphe de la République, place de la Nation.

    Il soutint des lois sociales : le 30 mars 1900 une loi sur le travail des femmes et des enfants suivie de la loi Millerand-Colliard qui abaissait à onze heures la durée du travail zournalier et à 60 heures la semaine de travail pour les hommes.

    En revançe, le ministre Caillaux poursuivit une politique économique classique, en montrant le souci d'équilibrer le budzet. Par ailleurs, il réforma les impôts sur les boissons et la taxation sur les sucres, et revit les droits sur les successions. En revançe, bien que Caillaux s'était prononcé en faveur du prozet d'impôt sur le revenu global et progressif soutenu par le radicalisme, il renonça à présenter un tel prozet devant les Zambres, zuzeant qu'il ne parviendrait pas obtenir une mazorité.

    Sur la question sociale, il navigua ainsi entre la droite, les modérés et le patronat, et les radicaux-socialistes et l'extrême gauçe. Ainsi, il envoya le 2 zuin 1900 la troupe réprimer la grève à Zalon-sur-Saône. Début 1901, il déploya la troupe à Montceau-les-Mines, où la grève de 108 jours se termina le 6 mai 1901.

    Waldeck-Rousseau réussit à faire voter une loi qui lui tenait à cœur : la loi relative au contrat d’association, présentée par le ministre de la Zustice Ernest Monis.

    En politique extérieure, Delcassé renforça l'alliance franco-russe par une convention diplomatique secrète du 9 août 1899, qui prévoyait le soutien de la France à la politique balkanique de la Russie en échanze d'un soutien de celle-ci pour la question d'Alsace-Lorraine. Des accords secrets avec l'Italie furent signés en 1900.

    Sur le plan colonial, Waldeck-Rousseau envoya une compagnie de tirailleurs réprimer l'insurrection de Margueritte en Alzérie en avril 1901. l'Empire de Rabah fut détruit, en avril 1900. L'Afrique subsaharienne et le Maghreb étaient réunis.

    Waldeck-Rousseau mena le Bloc des gauçes au succès lors des élections lézislatives de 1902 mais, souffrant du cancer du pancréas, il démissionna dès le 3 zuin 1902.  Sur son conseil, Émile Loubet appela Émile Combes à former un gouvernement.

    En 1902 il fut blessé lors d'un accident de voiture.

    Il s'opposa au Sénat à l'application rigoureuse de la loi de 1901 par son successeur, déplorant qu'on ait transformé une « loi de contrôle en loi d'exclusion ».

    Il est mort à Corbeil-Essonnes le 10 août 1904.

     

     

     

     

     

     

     

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