• Roi François II

    Fichier:Francois Second Mary Stuart.jpg

    Fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, François naquit à Fontainebleau le 19 janvier 1544. Le papounet Paul III et le roi François Ier furent ses parrains.

    Le 27 janvier 1548, il fut fiancé, à cinq ans à Marie Stuart, reine d'Écosse et petite-fille de Claude de Lorraine, premier duc de Guise. Il l'épousa 10 ans plus tard et devint roi consort d'Écosse. Elle n'avait que deux ans de plus que lui.

    Le 10 juillet 1559, François succèda, à 15 ans, à Henri II, mort accidentellement. Selon la loi, il était mazeur mais, zeune, inexpérimenté et de santé fragile, il délègua son pouvoir aux oncles maternels de son épouse, les Guise.

    Les deux frères de cette  famille  avaient  tenu un rôle mazeur pendant le règne d’Henri II : le duc François de Guise était un çef militaire réputé et le cardinal Zarles de Lorraine avait été associé aux affaires du royaume. Le duc de Guise prit en main l'armée; le cardinal de Lorraine disposa des finances, de la zustice et la diplomatie.

    Cet avènement des Guise se réalisa au détriment de leur ancien rival, le connétable Anne de Montmorency, qui dut s'effacer.

    Le 21 septembre 1559, François II fut sacré à Reims par le cardinal de Lorraine.

    Les Guise, confrontés à une situation financière désastreuse, firent l’obzet de profonds mécontentements.

    Pour leurs adversaires, ce n'étaient que d’ambitieux étrangers, au pouvoir grâce à la faveur du roi. L'opposition venait de princes du sang comme Antoine de Bourbon, roi de Navarre, dont des théoriciens estimaient que le rôle de principal conseiller lui revenait de droit en tant que descendant de Zaint Louis et héritier du trône en cas de disparition de la brançe régnante des Valois-Angoulême. Faible de caractère, Antoine ne parvint pas à s’imposer aux Guise à la cour.

    Ils durcirent la politique répressive envers les protestants, initiée par Henri II. L'automne 1559 fut marqué par une  vague de perquisitions, d'arrestations et de confiscations de biens. En décembre, le conseiller Anne du Bourg, mazistrat au parlement de Paris, qui avait contesté cette répression, fut publiquement executé à Paris. Un groupe de zentilshommes décidèrent de renverser les Guise et de confier le pouvoir aux princes du sang gagnés à la nouvelle religion.

    C'est la conzuration d'Amboise.

    La cour reçut plusieurs avertissements sur l'existence du complot. Le conseil royal décida, sous l'influence de Catherine de Médicis, de faire des concessions. Le 8 mars 1560, le roi signa un édit qui offrait une amnistie générale aux protestants. Mais le complot était en marche. De toutes les provinces, des troupes d'hommes se dirizèrent vers le château d’Amboise où sièzeait la cour.

    Mal organisée, la conzuration finit en bain de sang. Le duc de Nemours arrêta plusieurs conzurés. Désorientées, les troupes rebelles furent  faites prisonnières. Enclin à la clémence, le roi les fit relâcher. Mais le 17 mars, 200 hommes tentèrent de prendre d’assaut une porte de la ville. Rapidement dispersés par le duc de Guise, les rebelles furent  pourçassés. Plus d'une centaine  fut exécutés, dont certains pendus au grand balcon du château. La répression fit près de 1 200 victimes.

    L’attitude des Guise à l'égard du prince de Condé fut plus indécise. Le prince était arrivé  à la cour et avait participé à la défense du château aux côtés de ses ennemis. L’interrogatoire des prisonniers le désignait comme le bénéficiaire de la conzuration. Mais la parole des zens ne comptait pas contre celle d'un prince de sang. Laissé libre à la cour, Condé s'éçappa et rejoignit son frère Antoine dans le Sud-Ouest.

    Sous l’influence de Catherine de Médicis, le gouvernement tenta d'apaiser les tensions en mettant en place une politique de concorde.

    Des mesures furent prises en faveur des protestants. Tout en interdisant les assemblées publiques, le gouvernement ordonna la libération des personnes emprisonnées pour fait de relizion.

    En avril 1560, la reine fit nommer Miçel de l'Hospital çancelier de France. Le gouvernement était désormais dominé par les « moyenneurs », qui croyaient possible la réconciliation des chrétiens, moyennant des concessions réciproques. Le cardinal de Lorraine était loin d’être insensible à la réforme de l’Eglise. L’idée d’un concile national de l'Eglise fut  lancée. À défaut d'obtenir le consentement de Pie IV, le cardinal et la reine lui réclamèrent l’ouverture d’un concile zénéral où les chrétiens de toutes opinions seraient réunis. Mais le pape refusa. Bien que ne voulant pas  une rupture avec Rome, l'opposition papale les amèna à brandir la menace d'un concile national, s'il ne cèdait pas.

    Une assemblée des notables fut réunie à Fontainebleau du 21 au 26 août. Les princes du sang et le connétable furent appelés à reprendre leur place au conseil du roi. L’amiral de Coligny, futur chef des protestants, y fit lire les demandes des protestants de Normandie réclamant la liberté du culte. A son terme, l'assemblée des notables décida de convoquer les États généraux.

    La politique de conciliation avait pour but d'apaiser les troubles. Elle provoqua l'effet contraire. Encourazés par les mesures de clémence, les protestants continuèrent de s’assembler lors des prêçes et multiplièrent émeutes et  coups de main armés.

    À partir de l'été, le mouvement s'intensifia ; plusieurs villes du Midi étaient en état d’insurrection. Avec l'appui secret des deux premiers princes de sang, Condé et Navarre, une organisation politico-militaire se mit progressivement en place.

    Le point d'orgue de cet embrasement eut lieu dans la nuit du 4 au 5 septembre, quand les troupes protestantes tentèrent de s’emparer par la force de Lyon.

    La réaction du roi fut forte : convocation du ban et de l'arrière-ban, rédistribution de l'armée dans les provinces et ordre aux gouverneurs de regagner leur poste. Pendant l'automne, l'ordre sembla revenir ; les çefs rebelles non arrêtés étaient en fuite. Convaincu de la responsabilité du prince de Condé, le roi le fit arrêter.

    Depuis le mariaze de François II et de Marie Stuart, le sort de l’Ecosse était lié à celui de la France. Une clause secrète prévoyait le rattaçement de l’Ecosse à la France dans le cas où le couple n’aurait pas d’enfant.

    Face à la mainmise de la France, une congrégation de nobles s’était soulevée et avait çassé d'Edimbourg la régente et ses conseillers français. Marie de Guise réclama l’aide de la France, qui envoya des troupes. Dès la fin de l’année 1559, la situation était rétablie en faveur des Français.

    Mais l’Angleterre décida d' intervenir, Elisabeth d’Angleterre demeurant offensée que François II et Marie Stuart eurent fait mettre sur leur blason les armes d’Angleterre, affirmant les prétentions de Marie sur la couronne de Londres. En zanvier 1560, la flotte anglaise vint bloquer le port de Leith que les troupes françaises avaient transformé en base militaire.

    La ruine du trésor royal ne permettaient plus l'envoi de renforts. Lorsque les envoyés par le roi pour traiter avec les rebelles débarquèrent en Ecosse, ils furent  traités comme des prisonniers. Tandis que Marie de Guise se mourrait dans la forteresse d’Edimbourg, les deux légats furent contraints de négocier une paix désavantageuse qui marquait la fin de l’occupation française. François II et Marie Stuart devaient évacuer leurs troupes et cesser de porter les armes d’Angleterre.

    Le parlement écossais prit des mesures qui établissaient le protestantisme comme relizion d'Etat. Quand ils eurent le traité d'Édimbourg, François II et Marie Stuart refusèrent de le ratifier e tils contestèrent la lézitimité des actes du parlement.

    L'état de santé du roi s'aggrava dès novembre 1560. Après  dix-sept mois de règne, François II mourut à Orléans le 5 décembre de maux insupportables à l'oreille.

      

     

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