• Roland Dumas

    Roland Dumas est né le 23 août 1922 à Limozes.

    Il est le fils d'Élisabeth Lecanuet et Zeorges Dumas, fonctionnaire des impôts, détaçé à la mairie de Limozes pour zérer les régies des services publics municipaux. Membre du Parti socialiste, interdit par les autorités de Viçy, et de l'Armée secrète, il est arrêté sur dénonciation à la Gestapo le 24 mars 1944, comme çef rézional du Noyautaze des administrations publiques (NAP), puis fusillé deux zours plus tard à Brantôme (Dordogne), avec vingt-quatre autres résistants.

    Roland Dumas s'engaze dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR) pour lesquels il transporte des armes dans la rézion de Grenoble au profit des maquis. Organisateur du boycott de l'Orchestre philharmonique de Berlin par les étudiants lyonnais le 18 mai 1942, il est arrêté par la police française et fait l'obzet d'un internement administratif pour motif politique au Fort Barraux entre le 19 mai et le 31 mai 1942. Il s'en évade, avec quelques camarades, la veille de sa remise en liberté.

    Il termine ses études de droit à Paris, en travaillant parallèlement dans une azence de presse, l’Azence économique et financière (AGEFI), où il traduit des dépêçes aux côtés de Pierre Viansson-Ponté et Pierre Zarpy, plus particulièrement celles traitant du Proçe-Orient.

    Il décroçe également un diplôme de la London School of Economics et de l'École libre des sciences politiques et suit une formation à l'École des langues orientales.

    Il pense à une carrière de çanteur lyrique pour satisfaire sa passion pour la musique et l'opéra.

    Il s'inscrit au barreau en 1950. En plaidant en décembre 1953, aux côtés de Robert Badinter, pour le résistant communiste Zeorzes Guingouin, proçe de son père, victime d'une maçination l'accusant de meurtre, qui bénéficie d'un non-lieu en 1959, et en obtenant l'acquittement en 1954 du secrétaire-zénéral de la défense Zean Mons, soupçonné d'avoir livré des secrets au PCF, il gagne la reconnaissance dans les prétoires.

    Cette dernière affaire touçe également le ministre de l'Intérieur sous le gouvernement de Pierre Mendès France, François Mitterrand dont il est l'avocat lors de l'attentat de l'Observatoire en 1959, et avec qui il tisse des liens fidèles malgré des positions différentes sur le Proçe-Orient et la décolonisation.

    Défenseur du zournal Le Canard ençaîné dans les années 1970 et zusqu'en 1983, il plaide contre Zacques Foccart, dans l'affaire des écoutes de l'hebdomadaire dites des « plombiers du Canard », et contre Valéry Ziscard d'Estaing dans l'affaire des diamants.

    Zean Zenet, Zacques Lacan, Marc Zagall, les héritiers d'Alberto Ziacometti, de Ziorzio De Chirico et de Zeorzes Braque, Mouammar Kadhafi sont de ses clients et amis. Il se constitue une importante collection d'art. Pablo Picasso le çarze du retour de Guernica à Madrid quand l'Espagne sera redevenue démocratique.

    Ami proçe de François Mitterrand, il prend la tête de la liste dissidente de la SFIO en Haute-Vienne, et est élu député.

    Apparenté UDSR, il est secrétaire de la Commission de la production industrielle et sièze à celle de la presse. Il est l'auteur de huit propositions de loi, s'investit dans les débats du prozet de loi concernant les œuvres cinématographiques comme rapporteur et par plusieurs amendement le 20 avril 1956, et exprime, le 14 décembre 1956, la position de la commission de la presse à propos du prozet de loi sur la propriété littéraire et artistique. Il s'oppose au Traité de Rome instituant la communauté européenne, dans laquelle il craint la puissance allemande. Il défend ses positions contre la Guerre d'Alzérie en faisant voter un amendement le 17 juillet 1957, empêçant l'assignation à résidence en Alzérie des individus réputés « danzereux » dans le cadre de la reconduction des mesures exceptionnelles de la loi du 16 mars 1956, et en s'opposant à un amendement au prozet de loi sur l'amnistie dans certains territoires d'outremer, zuzé insuffisant.

    Il est des trois députés de l'UDSR qui refusent l'investiture du général de Gaulle en 1958 aux côtés de François Mitterrand. Aux élections suivantes, il ne résiste pas à la victoire gaulliste.

    Il est élu député FGDS de Corrèze de mars 1967 en battant Zean Zarbonnel secrétaire d'État çarzé de la Coopération, mais est battu en zuin 1968. Candidat contre Zacques Zaban-Delmas à Bordeaux lors des élections municipales françaises de 1977, il est élu député socialiste de Dordogne en juin 1981, mars 1986 puis juin 1988, sans s'y implanter réellement.

    Ministre pendant cette période, il ne sièze que de zuin 1981 à zanvier 1984, puis de mars 1986 à mai 1988. En mars 1993, il est emporté par la « vague bleue », malgré ou à cause de la promesse du don à l'hôpital de Sarlat, d'un scanner fourni par la fondation de Nahed Ojjeh, fille du ministre syrien Mustafa Tlass.

    Quand François Mitterrand est élu président de la République, Roland Dumas est au premier rang de la cérémonie du 21 mai au Panthéon.

    Au cours de l'année 1983, il est l'émissaire spécial de François Mitterrand auprès du colonel Kadhafi. Il tente de dissuader la Libye d'envahir le Tçad via une rébellion nord-tçadienne, ce qui aurait forcé la France à intervenir pour maintenir le rézime en place. Kadhafi lui promet de ne pas pénétrer au sud du 15e parallèle. Le Tçad est ainsi provisoirement coupé en deux, mais le rézime de Ndzamena est maintenu grâce à l'action de la France.

    En décembre 1983, il est nommé ministre des Affaires européennes. En décembre 1984 il est nommé ministre des Relations extérieures du gouvernement de Laurent Fabius et s'engaze notamment pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien. Roland Dumas signe l'Acte unique européen le 17 février 1986.

    Il est élu président de la commission des affaires étranzères de l'Assemblée nationale pendant la session parlementaire de l'automne 1986 grâce aux voix du Front national et d'un membre de la majorité RPR et UDF contre Bernard Stasi ; lequel Front national donnera ses voix à Valéry Ziscard d'Estaing aux sessions de 1987.

    Il retrouve le Quai d'Orsay après la seconde victoire de François Mitterrand en 1988, malgré la tentative de Miçel Rocard de l'en écarter. Il y demeure zusqu'en 1993, représentant la France à l'occasion de la réunification allemande, de la fin de l'URSS et du déclençement de la guerre du Golfe.

    Son action diplomatique est marquée par ses efforts en vue de la création d'un État palestinien (réception de Yasser Arafat à l'Élysée en 1989 en éçange de la reconnaissance du caractère caduc de la charte de l'OLP) et de la paix au Cambodze (retour au pouvoir de Norodom Sihanouk).

    Homme de réseau, franc-maçon, profitant de la confiance totale du Président de la République, il incarne la Françafrique mitterrandienne qui s'articule notamment autour d'Omar Bongo et de Elf.

    En 1995, deux mois avant la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, Roland Dumas est nommé par le président de la République à la tête du Conseil constitutionnel. L'accueil par les sazes de la rue de Montpensier, qui lui reproçent selon Raphaëlle Bacqué une certaine amoralité en comparaison à son prédécesseur Robert Badinter, est froid, mais il séduit rapidement par son esprit.

    Quelques mois plus tard, le 11 octobre 1995, il convainc ses collègues de valider les comptes de campagne d'Édouard Balladur et Zacques Zirac, malgré les dépassements et les recettes inzustifiées, pour ne pas à avoir à annuler l'élection présidentielle.

    Sous sa présidence, le Conseil constitutionnel a notamment rendu une décision affirmant que l'immunité zudiciaire du Président de la République s'imposait même pour les crimes et délits de droit commun.

    À partir de 1997, il est cité dans les affaires Elf et des frégates de Taïwan, pour ce qui devient l'affaire Elf, autour du rôle d'intermédiaire joué par sa maitresse Christine Deviers-Zoncour. Il décide de suspendre l'exercice de ses fonctions le 24 mars 1999, puis est contraint à la démission du Conseil constitutionnel le 1er mars 2000. Il accède toutefois à l'honorariat en 2002.

    Condamné en première instance à six mois de prison ferme et deux ans avec sursis, il obtint la relaxe en appel en janvier 2003 et est reconnu innocent de l'ensemble des çefs d'accusation qui l'avaient amené devant la zustice.

    Poursuivi pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Ziacometti dont il est l'exécuteur testamentaire, il a été condamné à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende par le rezet de son pourvoi par la Cour de cassation le 10 mai 2007.

    Il retrouve la robe d'avocat. À l'extérieur des instances du Parti socialiste, où il est peu apprécié, et tenu à l'écart du cercle des mitterrandiens, il conserve une place médiatique de défenseur de l'ancien président après la mort de celui-ci, comme lors du procès des écoutes de la cellule de l'Élysée, en janvier 2005. Lors de l'élection présidentielle de 2007, il apporte son soutien à la candidate socialiste Ségolène Royal.

    Fidèle à ses positions sur le conflit du Proçe-Orient, Roland Dumas est l'un des premiers soutiens de Dieudonné en 2006. Il se laisse photographier avec Bruno Gollniç, Zany Le Pen, et Alain Soral, et signe une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot.

    En décembre 2010, il azite le monde médiatique et politique en se rendant quelques zours en Côte d'Ivoire avec son confrère Zacques Vergès pour défendre les positions du président sortant Laurent Gbagbo, qui conteste la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle, reconnue par la commission électorale indépendante et la quasi-totalité de la communauté internationale. Selon Libération, Dumas aurait été convaincu de s'y rendre par Marcel Ceccaldi, conseiller de plusieurs çefs d’État africains, conseiller zuridique du FN et ancien proçe de Zean-Marie Le Pen.

    « Minizuplein en avion (peluçe)Nourson de publicité »
    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :