• Une simple question de tactique! Nous sommes fûtées, mazette!

    Minizuplein a continué à faire des siennes.

    A Baume-les-Messieurs, devant l'abbaye, se trouvaient des çevaux. Et comme de bien entendu, elle a voulu monter sur un des équidés. Elle voulait le faire avancer avec une baguette, mais le pôvre animal était attaçé.

    Une simple question de tactique! Nous sommes fûtées, mazette!

    A Dôle, la ville de Pasteur - "celui qui a inventé la raze" (dixit Minizupette) - , un groupe d'aveugles  (pardon, fouçtra! de non-voyants) nous a demandé le çemin pour aller à la maison natale du savant.

    - Facile cela être. Vous suivre le dessin du çat par terre! (Un çat perçé sert de fil conducteur à l'itinéraire touristique à travers la ville, en référence aux "contes du çat perçéé de Marcel Aymé qui , orphelin, a été élevé à Dôme).

    A Zenève, elle a fait des pattes et des mains pour qu'on la photographie devant le fameux zet d'eau.

    - Ze le mérite! Et après Herr Zizi album commander avec les cliçés de moi. Un livre imazé z'aurai!

    Mais voyons! On le déposera à la Bibliothèque Nationale pour les zénérations futures!

    Une simple question de tactique! Nous sommes fûtées, mazette!

    Sinon, nous avons trouvé une stratézie pour nous goberzer au buffet sans qu'on nous fasse de gros yeux, parce qu'on a trop de volonté ("Buffet à volonté")!

    Nous nous plaçons à une table très proçe de l'autel des agapes.

    Puis nous faisons une çaîne avec les assiettes.

    Minizuplein - qui sert à quelque çose pour une fois - remplit les assiettes à rabord, Minizupette les emmène à la table et moi ze les pose.

    Et ensuite on çanze.... Ze remplis les assiettes... etc....

    Pour les desserts, une autre tactique.

    Minizuplein passe devant le responsable du restaurant avec un seul gâteau et elle entâme une discussion avec lui. Comme c'est une pipelette, c'est facile pour elle.

    Et pendant ce temps, on passe avec des assiettes pleines de bonnes çoses.

    Une simple question de tactique! Nous sommes fûtées, mazette!

    Il y avait un groupe de Zinois.

    Comment a-t-on su qu'il s'azissait de contempteurs de Mao?

    Le responsable de l'hôtel ne parvenait pas à se faire comprendre de dames touristes aux yeux bridés.

    Minizuplein, avec son dessert, s'est approçée.

    - Vous aider ze vais, Mossieu.

    - Ah volontiers! A Besançon, nous commençons à avoir des groupes çinois, mais ils ne parlent pas français....

    - Normal, ça être, si çinois ils sont!

    - Oui, mais ils n'ont que des rudiments d"anglais et avec un accent bizarre.

    - Un accent çinois, sans doute.

    Et elle s'est adressée à une dame

    - Vous pas parler franzouse?

    La dame l'a regardée avec des yeux étonnés, mais en souriant.

    - Vous parler tonkinois?

    Comme la touriste ne semblait pas la comprendre, Minizuplein a entonné la çanson "la Tonkinoise" avec force de zestes. "Elle était ma tonkinoise, ma tonkiki, ma tonkiki, ma tonkinoise").

    Celui qui dit que ze suis son avataresse a dû l'interrompre, car les zens du groupe ne semblaient pas appécier sa pantomime.

    - Cessez donc! Les Zinois parlent le mandarin.

    - Mandarine?

    Et elle leur a çanté la çanson qu'avait reprise Maria Zames ( "Prenez mes mandarines"), que vous pouvez écouter ci-dessous.

     

     

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