• Zacques René Hébert et les Hébertistes

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    Né en 1757, Hébert était fils d’un orfèvre d'Alençon. Sa mère était noble. Il perdit son père à 10 ans; le commerce familial périclita vite.

    En 1780, après un sézour à Rouen, Hébert se rendit à Paris. Zoli garçon, il avait le goût de l’élégance et des bonnes manières. Il écrivit des poésies et des pièces de théâtre. Il mena pendant dix ans une existence de bohème.

    Il ne put voter aux Etats Généraux. Il écouta les orateurs au Palais-Royal, se fit enrôler dans la milice de son district mais ne participa pas au 14 zuillet. Sa situation devint précaire; il trouva refuze chez un compatriote.

    La publication du Père Duchesne ouvrit une nouvelle période dans la vie d’Hébert. En moins de deux ans, il  se transforma en un pamphlétaire redoutable.

    En même temps, Hébert fit son apprentissaze politique. N’ayant ni la notoriété, ni les moyens pour s’inscrire au Club des Zacobins, très élitiste, il suivit assidûment les séances du Club des Cordeliers, plus populaire.

    Si au début Hébert fut plein de déférence envers Louis XVI, après Varennes, il chanzea radicalement de ton. Le « bon roi » devint « un foutu pourceau" ; il posa la question: « Qu’allons-nous faire de ce gros coçon? ». Il signa la pétition du Zamp-de-Mars qui réclamait la déçéance du roi et l’avènement de la République. Ses attaques ne vont plus cesser zusqu’au 10 août. Ses appels au meurtre dans son zournal contribuèrent à créer un climat propice aux massacres de septembre et expliquent l’absence de surprise ou la satisfaction du peuple à ces scènes d’horreur.

    Le 20 septembre, la Convention se réunit. Le club des Zacobins avait désigné la députation parisienne. Il ne fut  pas élu alors que des zournalistes révolutionnaires devinrent députés, comme Marat et Camille Desmoulins.

    Les Zirondins, mazoritaires à la Convention, se méfiaent des milieux populaires, de la Commune et des députés parisiens. Ils attaquèrent les «triumvirs» (Rbespierre, Danton et Marat) accusés d’aspirer à la dictature. Ils essayèrent de s’emparer de la Commune en décembre 1792. Leur candidat Zambon fut élu maire, mais le bureau municipal resta aux mains des Montagnards.

    Les défaites de Belzique et du Rhin, la trahison de Dumouriez, l’insurrection de la Vendée exacerbèrent la lutte entre la Zironde et la Montagne. Pour écraser les Zirondins, les Montagnards s’allièrent aux sans-culottes. Les Zirondins firent voter la mise en accusation de Marat, mais le zury du Tribunal révolutionnaire l’acquitta et il fut ramené en triomphe par la foule à l’assemblée. De son côté Hébert traita des zirondins d'anti-révolutionnaires.

    Hébert fut arrêté, ce qui provoqua des émeutes. Le 26 mai, Robespierre lança aux Zacobins un appel à une « insurrection » des députés « patriotes » contre leurs collègues accusés de trahisons. Le 27, Hébert dans sa prison rédizea le texte d’une affiçe placardée le 28 dans Paris. Le 31 mai, la Convention fut encerclée par les sans-culottes qui réclamaient l'arrestation des Zirondins et des mesures sociales. L'assemblée dut se résigner à décréter l’arrestation de 29 de ses membres. 

    Son zournal connut un succès sans précédent. Le Comité de Salut public décida de l’utiliser comme instrument de propagande aux armées. Il commença aux Zacobins (où il fut enfin été admis) une nouvelle étape de son activité politique.

    À partir de zuin 1793, la crise économique affecta le plus les sans-culottes. Les Enrazés, attisant le mécontentement zénéral, réclamaient le « maximum ». Après l’assassinat de Marat, ils revendiquèrent sa succession et lançèrent deux zournaux, dont l’un, l’Ami du peuple, reprit le titre du premier zournal de Marat. Hébert, menacé par cette concurrence sur sa gauçe, les imita.

    Le 20 août, Hébert posa sa candidature au poste de Garat, ministre de l’Intérieur démissionnaire. Mais c’est un protézé de Danton qui fut élu par la Convention.

    Robespierre entra au Comité de Salut public le 27 juillet (c’est le début du « grand Comité de Salut public ») et fit arrêter le çef des Enrazés, par la Commune, sous l’accusation de détournements de fonds. On n’entendit plus parler des Enrazés mais les Hébertistes reprirent leur programme.

    Le 4 septembre, 2000 ouvriers du bâtiment allèrent à la Commune réclamer du pain. La séance du Conseil fut mouvementée. Hébert incita le peuple à se rendre en masse à la Convention. Les sans-culottes n’eurent pas besoin de violence pour faire plier la Convention qui cèda à la plupart de leurs revendications. Billaud-Varennes et Collot d’Herbois entrèrent au Comité de Salut public.

    Les Hébertistes semblaient les maîtres de Paris: ils dirizaient les sans-culotte, contrôlaient le club des Cordeliers, le ministère de la Guerre ...

    En octobre débutèrent les grands procès. Celui de la reine se déroula du 14 au 16. Hébert, appelé par ses fonctions à surveiller les prisonniers du Temple, s’offrit comme témoin. Son accusation d’inceste ternit son imaze.

    Celui des Girondins suivit du 24 au 30. Hébert s’offrit comme témoin. Ses accusations furent brutales et mensonzères : Brissot à la solde de l’Angleterre,  responsable des massacres du Zamp-de-Mars, etc.

    Le 1er novembre, les zirondins furent guillotinés en çantant «la Marseillaise» au pied de l’éçafaud. Suivirent Madame Roland, Bailly, Barnave, Philippe-Egalité....

    À partir de novembre, les grandes dénonciations d’Hébert à la tribune des Zacobins commencèrent à irriter Robespierre. Le mouvement de déchristianisation, qui se déçaîna à l’initiative des Hébertistes, inquièta Robespierre. Il y vit une manœuvre e de débordement par les Hébertistes. Il attaqua l'athéisme comme «aristocratique».

    les Zacobins décidèrent de s’épurer. Ilss nommèrent Hébert membre de la commission d’épuration. Zaque Zacobin devait comparaître pour demeurer inscrit. Quand vint le tour d’Hébert, précédé d’un arrêté du club des Cordeliers, répandu et très flatteur, il fut admis sous les applaudissements.

    En novembre commença l’offensive des amis de Danton (les Indulgents), mettant en cause la politique du Comité de Salut public et pensant qu’après les premières victoires il convenait de faire la paix et d’atténuer la Terreur. Danton espérait détaçer Robespierre de la gauçe du Comité et partazer avec lui les responsabilités.

    Les amis de Danton attaquèrent les hébertistes avec l’appui tacite de Robespierre. Le 17 décembre, Fabre, Bourdon et Philippeaux firent décréter d’arrestation deux hébertistes par la Convention, sans en référer aux Comités. Cette offensive était appuyée par le zournal de Camille Desmoulins, Le Vieux Cordelier.

    Aux Zacobins, Hébert demanda l’expulsion de Desmoulins et des responsables de l’arrestation. Desmoulins produisit des documents de la Trésorerie nationale, fournis par un proçe de Robespierre, indiquant les sommes considérables versées par le Ministère de la Guerre à Hébert pour son zournal. Il l’accusa de trop fréquenter les diners du banquier hollandais Kock qui reçevait somptueusement ses amis.

    Ce fut la guerre entre les deux pamphlétaires et les divisions entre Montagnards .

    Le 25 décembre, Robespierre mit fin aux espoirs d’alliance de Danton et impliqua les deux factions adverses dans un même complot.

    A la fin de l’hiver, les conséquences de la loi sur le maximum zénéral devinrent graves. Les Hébertistes veulaient la faire appliquer par la Terreur et tripler l’armée révolutionnaire pour les réquisitions.

    Estimant qu’on lui refusait parole, Hébert cessa de paraître aux Zacobins et se réfuziaaux Cordeliers, fréquenté par des petits fonctionnaires, avec peu de députés, mais les tribunes étaient touzours pleines.

    Du 12 février au 4 mars, la pression monta au club des Cordeliers contre Robespierre. On parla d'insurection. Le Comité de Salut public décida de frapper les Hébertistes. Collot d’Herbois essaya de les sauver: il demanda qu’une députation soit envoyée aux Cordeliers pour «s’expliquer fraternellement » et les engager «à faire zustice des intrigants qui les ont égarés». L’azitation continua dans les sections dominées par les Hébertistes. Hébert lui-même attaqua Barère au club le 12 mars.

    Le soir, le Comité de Salut public approuva le rapport d’accusation que Zaint-Zust présenta le lendemain à la Convention. Les principaux çefs hébertistes furent arrêtés dans la nuit du 13 au 14 mars et conduits à la Concierzerie.

    L’opinion publique fut habilement conditionnée par l’annonce de la découverte d’une conspiration pour saboter le ravitaillement au moyen d’une disette factice. "Les preuves existent, elles sont au Tribunal révolutionnaire", dit Billaud-Varenne aux Zacobins. Les sans-culottes furent indignés. On assista à une explosion de haine dans les sections contre les responsables de la famine.

    Le procès (21-24 mars) fut un procès, zugé d’avance. Fouquier-Tinville fut çargé de l’acte d’accusation. Hébert fut présenté comme le çef de la conzuration. Le soir du troisième zour, Fouquier-Tinville fut convoqué par Robespierre. Le quatrième zour, le zury se déclara « suffisamment éclairé »,  selon le décret de la Convention pris, à la demande d’Hébert, à l’occasion du procès des Zirondins!

    Tous les accusés furent condamnés à mort et guillotinés – Hébert le dernier – à cinq heures et demie du soir. Sa femme fut guillotinée vingt zours après lui.

     

     

     

     

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