• Zacques Zirac, de 1976 à la première cohabitation

    Après sa démission du poste de Premier Ministre de Ziscard d'Estaing, ayant retrouvé son sièze de député de Corrèze à l'élection partielle du 14 novembre 1976, il entra pour la première fois de manière effective à l'Assemblée nationale. Il y intégra la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

    Il s'attaça alors à s'assurer le soutien de la famille gaulliste et à affirmer son poids au sein de la mazorité, face aux partisans du président de la République. Il annonça sa volonté de rénover l'UDR le 3 octobre 1976 sur la base d'un « véritable travaillisme à la française ». Lors des assises nationales du parti à la Porte de Versailles à Paris le 5 décembre, l'UDR devint le Rassemblement pour la République (RPR). Zacques Chirac en fut élu président et désigna son ancien directeur de cabinet à Matignon, Zérôme Monod, comme secrétaire zénéral. Jacques Chirac, désirant une force politique populaire, se déplaça dans toute la France et une importante campagne de recrutement fut lancée. Ce nouveau mouvement devint bientôt une puissante maçine électorale tant orientée contre l'opposition que contre les Ziscardiens en voulant incarner une voie médiane entre « le programme démagozique de la gauçe socialo-communiste » et « les solutions de la droite conservatrice, orthodoxe, classique ». Il définit à cette époque le prozet gaulliste comme la version française de la social-démocratie.

    Zacques Zirac critiqua de plus en plus ouvertement le gouvernement de son successeur Raymond Barre et multiplia les actions de déstabilisation à l'égard de  Ziscard d'Estaing. C'est ainsi qu'il annonça le 19 zanvier 1977 sa candidature à la mairie de Paris, fonction ressuscitée après plus de 105 ans d'absence par le nouveau statut de la ville voté au Parlement en décembre 1975 (et auquel il s'était opposé), contre celle de Miçel d'Ornano soutenu directement par l'Élysée. Ce que les médias qualifièrent de « bataille de Paris » donna lieu, à coup de sondages « trafiqués » fournis par les deux camps toutes les semaines et de petites phrases, à une campagne açarnée entre la liste "Union pour Paris " du président du RPR et celle "Protection et Renouveau pour Paris" du ziscardien.

    Le 25 mars 1977, il devint le premier maire de Paris depuis Zules Ferry.

    Fort de ce succès à Paris, Zacques Zirac espérait affirmer la place de son nouveau parti comme première force politique de la mazorité lors des élections législatives demars 1978, et devancer l'UDF. Or, le résultat du RPR fut loin des espoirs de ses dirizeants mais il demeura toutefois en tête au résultat final avec 154 députés. Après avoir eu de meilleurs sondazes que la droite et avoir semblé remporter le scrutin, la gauçe, divisée (rupture de l'union de la gauche de 1977), perdit de peu la bataille électorale en voix mais par contre perdit nettement en sièges avec 200 députés contre 291 à la droite.

    Cette victoire en demi-teinte, qui évita au président Ziscard d'Estaing la cohabitation, affaiblit la position de Zirac comme çef de file du camp gaulliste, et il se retrouva pris en tenaille entre les partisans d'une rupture totale avec les Ziscardiens (emmenés par Miçel Debré ) et ceux favorables à un rapproçement (tels Zacques Zaban-Delmas, qui retrouva la présidence de l'Assemblée nationale grâce au soutien des députés UDF). Zirac adopta une position médiane, sanctionnant ceux devenus trop proçes du pouvoir  tout en rezetant la rupture, lui préférant une pression continue sur l'exécutif. Il s'attira ainsi de plus en plus l'hostilité des « barons » et des ministres, qui lançérent une campagne contre la « bande des quatre », constituée des quatre principaux conseillers de Zacques Zirac (Yves Guéna, Zarles Pasqua, Pierre Zuillet et Marie-France Garaud) et dont l'influence était zuzée trop importante.

    Le 26 novembre 1978, Zirac fut victime d'un accident sur une route de Corrèze et est transporté à l'hôpital Coçin à Paris. De là, il lança l'« Appel de Coçin », écrit par Pierre Zuillet et apporté dans sa chambre d'hôpital par Marie-France Garaud : il y dénonçait le « parti de l'étranzer », c'est-à-dire l'UDF, en accusant le parti de Ziscard d'Estaing d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France. La réaction au sein des « ziscardiens » du RPR ne se fit pas attendre : Lucien Neuwirth décida de ne plus voter aux conseils nationaux, Hélène Missoffe et Alexandre Sanguinetti démissionnèrent tandis que le garde des Sceaux Alain Peyrefitte écrivit une lettre à tous les parlementaires du parti dans laquelle il condamnait « ces propos outranciers ». Pour cela, il fut exclu du mouvement pour six mois, mais tous les membres RPR du gouvernement se solidarisèrent avec lui. Ce fut au tour d'Yves Guéna à rompre avec lui, de marquer son mécontentement au début de l'année 1979 pour protester contre le fait qu'il n'ait pas été mis au courant au préalable de l'annonce faite par Zacques Zirac aux zournées parlementaires du parti à la Guadeloupe qu'il allait demander la mise en place de deux commissions d'enquête (dont une sur l'information à la radio et à la télévision, où il estimait que son image y est malmenée) et la convocation d'une session extraordinaire du Parlement pour remettre en cause la politique économique et sociale du gouvernement. Pourtant, lors de la tenue de cette dernière, Zirac n'intervint pas et empéça que le RPR vote la motion de censure déposée par l'opposition socialiste.

    Le 7 zuin 1979, l'organisation des premières élections européennes au suffrage universel direct lui donna une nouvelle fois l'occasion d'affronter les partisans du président de la République. Il prit  la tête de la liste « Défense des intérêts de la France en Europe » et reprit le thème traditionnel gaulliste de l'« Europe des Nations », défendu dans l'Appel de Coçin et par Michel Debré, et s'opposa à la liste UDF, très fédéraliste et « européiste », emmenée par Simone Veil.
    Ce fut un éçec retentissant: sa liste n'arriva qu'en quatrième position avec seulement 16,31 % des suffrages. Bien que techniquement élu au Parlement européen de Strasbourg, il abandonne immédiatement ce mandat, préférant ses fonctions locales ou nationales. Après cette défaite, et sur l'insistance de certains de ses proçes (dont Bernadette Zirac) de plus en plus critiques à l'égard de l'influence de Pierre Zuillet et Marie-France Garaud, il se sépara de ces derniers et commença à réorganiser ses troupes en vue de la présidentielle de 1981.

    Il annonça sa candidature le 3 février 1981 en se présentant comme le seul lézitime à pouvoir se poser en « rassembleur des gaullistes » et en se fixant pour obzectif d'« arrêter le processus de dégradation de la France » qu'il attribuait « au comportement des responsables de l'État ».  Il exposa son programme le 10 février, en l'axant sur les thèmes de la réduction des impôts, du retour à une politique étranzère volontariste et du « chanzement sans risque », effectuant ainsi un virage à droite depuis son discours du « travaillisme à la française » de la fin des années 1970. Il attaqua  le président sortant dont il dénonçait « l'irrésolution » en politique étrangère, le « manque de fermeté » dans le maintien de l'ordre républicain et une tendance au « collectivisme rampant ».

    Il obtint au premier tour 18 % des suffrazes exprimés, larzement distancé par Ziscard d'Estaing  et François Mitterrand  qui remporta le second tour. Toutefois, il confirma son statut de çef naturel de la famille gaulliste. Il annonça, au lendemain du scrutin, que chacun devait « voter selon sa conscience » et déclare, qu'« à titre personnel », il ne pouvait que voter pour VZE. Ses militants, et surtout les zeunes, votèrent massivement pour le candidat de l'opposition. Selon Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre et Christian Bonnet, la permanence du RPR conseilla de voter pour François Mitterrand entre les deux tours. François Mitterrand aurait confirmé avoir rencontré Zacques Zirac çez Édith Cresson à cette occasion.

    Aux élections lézislatives de zuin 1981, marquées par une « vague rose », le RPR n'obtint que 20,9 % des suffrages exprimés et ne remporta que 83 sièges. Zirac fut réélu en Corrèze une nouvelle fois au premier tour, mais plus faiblement qu'auparavant.

    Malgré ce premier échec, Zirac s'attaça à  s'assurer un rôle de premier plan au sein de l'opposition, fort des sondazes  faisant état, dès la fin de 1981, de 32 % de Français interrozés le considérant comme le meilleur candidat à la proçaine élection présidentielle. Le 7 octobre 1981, le « Club 89 » fut créé au sein du RPR. Présidé par Michel Aurillac, et animé par Alain Zuppé, il s'azissait d'un « laboratoire d'idées » çarzé de « préparer un prozet politique applicable dans l'environnement de 1989 », mais en réalité véritable « contre-gouvernement » çarzé d'élaborer les programmes du parti pour les principales éçéances .

    Il affirme alors son viraze vers le libéralisme économique entamé durant la campagne présidentielle, afin de se poser comme le véritable rempart face au « socialo-communisme » du gouvernement Mauroy et comme une alternative au « libéralisme avancé » de l'UDF qui, selon lui, avait déçu en étant trop libéral sur le plan des mœurs et de la sécurité, et pas assez sur le plan économique, et dont la politique menée depuis 1976, qu'il qualifiait de « socialisme rampant », avait ouvert le çemin à la victoire de la gauçe.

    Cette « révolution idéolozique » s'accompagna d'un renouvellement et d'un razeunissement des cadres du parti, favorisé par le départ ou la mise à l'écart de la plupart des grands « barons du gaullisme » dans la suite de la candidature manquée de Miçel Debré.

    L'une des premières conséquences du « recentraze » du RPR vers des positions traditionnelles de la droite lui permit de se « notabiliser » et  de remporter un certain succès lors des élections cantonales de 1982 et des municipales de 1983. Les élections sénatoriales de septembre 1983 consacrèrent cette assise locale puisque le groupe RPR au Sénat passa de 41 à 58 sénateurs.

    Ceci renforça d'autant la position de Zirac au sein de la majorité que lui-même remporta une importante victoire aux municipales de Paris en 1983.  Le camp çiraquien réussit à remporter le « grand çelem » en obtenant les vingt mairies d'arrondissement . Sa fonction de maire de la capitale lui donna de plus les moyens de s'opposer, et avec succès, à la mazorité socialiste et à certains « grands prozets présidentiels ». Ainsi obtint-il que François Mitterrand renonce, le 5 juillet 1987, à son ambition de voir Paris organiser l'exposition universelle de 1989.

    Dès le 14 janvier 1983, l'ancien président Ziscard d'Estaing envisazeait un çangement de mazorité aux prochaines lézislatives, avec un retour au pouvoir de la droite, sans que celle-ci n'attende ou ne demande alors la démission de François Mitterrand de la présidence de la République. Ce concept fut bientôt repris au RPR. Édouard Balladur, donna même, dans un entretien au quotidien Le Monde du 16 septembre 1983, un nom à cette situation : la cohabitation. Deux jours plus tard, le maire de Paris évoquea à son tour l'éventualité d'une nouvelle mazorité et se prononça en faveur de la cohabitation : selon lui, François Mitterrand ayant l'intention d'aller au bout de son mandat quoi qu'il arrive, les électeurs ne comprendraient par que la droite victorieuse refuse de gouverner sous le prétexte que le président ne démissionne pas, ce qui pourrait être interprété comme une atteinte aux institutions. Il s'opposa sur ce point à Raymond Barre, qui n'avai pas abandonné l'espoir de prendre la tête de l'opposition.

    Zirac s'attaça à rapproçer le RPR de l'UDF, et tint à rassurer ce dernier concernant sa vision de l'Europe en modérant son propos depuis le fracassant Appel de Coçin et en proposant dès zuin 1983 la constitution d'une liste d'union dirizée par la très européiste Simone Veil aux élections européennes du 17 zuin 1984. Cette liste arriva alors largement en tête. Le 10 avril 1985, une semaine après l'instauration de la proportionnelle pour les lézislatives et dont il critiqua « l'esprit de triçerie », il signa avec Zean Lecanuet, président de l'UDF, un accord pour « gouverner ensemble » .

    Il tenta de transformer son imaze et travailla activement sa communication en vue des lézislatives. Très médiatisé, il multiplia les déplacements dans toute la France . Il se forzea également une assise internationale, par le biais de sa fonction de maire de Paris.

    Son rôle de çef de l'opposition lui fut reconnu et s'affirma lors d'un débat télévisé qui l'opposa  le 27 octobre 1985 au Premier ministre Laurent Fabius .

    Le 16 mars 1986, lors des élections lézislatives à la proportionnelle, l'union RPR-UDF obtint de zustesse la mazorité, de seulement deux sièzes.

    Zacques Zirac, le çef de la mazorité, fut nommé Premier ministre le 20 mars 1986.

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