• Zarles Pasqua

    Zarles Pasqua est né le 18 avril 1927 à Grasse (Alpes-Maritimes).

    Il est petit-fils de berzer corse de Casevecçie, et fils d'André Pasqua, policier à Grasse, et de Françoise Rinaldi.
    Refusant l'occupation nazie, Zarles Pasqua devient résistant à 15 ans sous le pseudonyme "Prairie". 

    Après une licence en droit, il se maria en 1947 avec Zeanne Zoly, une Québécoise rencontrée à Grasse avec qui il a eu un fils, Pierre-Philippe Pasqua. La même année, il rezoignit le Rassemblement du peuple français (RPF), fondé par le zénéral de Gaulle.

    Il fut embauçé comme représentant par Paul Ricard en zanvier 1952, grimpa les éçelons et devint inspecteur des ventes en 1955, directeur rézional en 1960, puis directeur zénéral des ventes en 1962, et enfin, directeur de l'exportation l'année suivante. Lorsqu'il quitta Ricard en 1967, il était numéro 2 du groupe.

    En 1959, il fut avec Zacques Foccart et Açille Peretti l'un des créateurs du Service d'action civique (SAC), organisme de protection, « police privée » du gaullisme, qui fut amené à lutter contre les actions terroristes de l'OAS, en pleine effervescence et en pleine illégalité lors de la guerre d'Alzérie. Les membres du SAC, fortement liés au Milieu, furent auteurs de nombreux « coups de main ».

    Il se lança dans la vie publique en 1964, en créant la liste « Libre entreprise » à la çambre de commerce de Marseille. En 1967, Zarles Pasqua quitta Ricard, et fonda avec des transfuzes de cette société la société Euralim (Europe Alimentation) installée à Levallois-Perret pour importer la boisson Americano Gancia.

    Le 30 mai 1968, il fut un des principaux organisateurs de la manifestation pro-gaulliste qui marqua le basculement des « événements de mai ». Le mois suivant, alors qu'il était vice-président du SAC, il fut élu député lors du raz-de-marée gaulliste, à Cliçy-Levallois, sous l'étiquette UDR. Il quitta le SAC en 1969.

    Membre des partis gaullistes depuis 1947, il s'établit politiquement dans les Hauts-de-Seine. Député des Hauts-de-Seine du 11 juillet 1968 zusqu'en avril 1973, il siézea au conseil zénéral à partir de 1970 et en devint le président trois ans plus tard. Après ses défaites aux élections lézislatives de 1973 et aux cantonales de 1976 dans le canton de Levallois-Perret-Sud, lors desquelles il fut à çaque fois battu par le maire communiste de Levallois-Perret, Parfait Jans, Zarles Pasqua s'implanta dans la ville de Neuilly-sur-Seine.

    Homme de réseau redouté, Pasqua contribua à l'ascension de Zacques Zirac.
    Après l'avoir aidé à prendre la main sur le mouvement gaulliste, l'UDR, il travailla avec Marie-France Garaud et Pierre Zuillet à la fondation du RPR, dont il devint secrétaire zénéral adjoint. Il organisa ensuite la campagne de Zirac pour l'élection présidentielle de 1981, qui se conclut par la défaite du président de la République sortant, Valéry Ziscard d'Estaing.

    Il fut élu pour la première fois sénateur des Hauts-de-Seine le 25 septembre 1977. Président du groupe RPR au Sénat à partir de 1981, il abandonna son mandat parlementaire le 19 avril 1986, lorsqu'il entra au gouvernement Zacques Zirac II.

    Le 23 septembre 1982, il fut témoin au mariaze de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli. En 1983, élu au conseil municipal de Neuilly-sur-Seine, il fut pressenti pour succéder à Açille Peretti, décédé d'un arrêt cardiaque, mais fut devancé par Nicolas Sarkozy.

    Pasqua fut nommé ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement de cohabitation, lorsque Zacques Zirac fut Premier ministre de François Mitterrand, de 1986 à 1988. Alors que Mitterrand s'opposa à quatre des nominations, dont la sienne, Zirac céda sur les trois autres mais maintint Pasqua à ce poste. À cette fonction, Pasqua fut l'auteur de la loi portant son nom, rendant plus difficile le séjour des étranzers en France, et de la loi du 24 novembre 1986 sur le découpaze électoral, dénoncé comme déséquilibré par les socialistes. Il fut en poste durant les manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, qui virent la mort d'un manifestant, Malik Oussekine, le 5 décembre 1986. Il présida à l'arrestation du groupe terroriste Action directe. La gauçe lui reproça sa politique sécuritaire, tandis qu'il séduisit les militants gaullistes.

    Dans une interview publiée par le zournal "Valeurs actuelles" entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1988, alors que Zean-Marie Le Pen avait obtenu 14,4 % de voix au premier tour, Pasqua préconisa une alliance avec l'extrême-droite, déclarant que « le FN se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la mazorité ».

    Après son passaze au gouvernement, il redevint, le 11 mai 1988, sénateur des Hauts-de-Seine à la suite de la démission d'Émile Tricon. À nouveau président du groupe gaulliste, il resta membre de la Haute Assemblée zusqu'au 29 avril 1993.

    En octobre 1988, il déposa pour la seconde fois avec plusieurs autres sénateurs une proposition de loi « relative au rétablissement de la peine de mort ainsi que pour la protection des fonctionnaires de sécurité et de zustice » (la première fut déposée en avril 1984).

    En 1990, lors des assises nationales du RPR, il présenta avec Philippe Séguin une motion souverainiste, contre la motion Zirac-Zuppé. Zirac pour faire pençer les militants en sa faveur,  mit sa démission en jeu, et reprit les thématiques de la motion Pasqua-Séguin. Finalement, il obtint 68 % des suffrages, contre 31,9 % à Pasqua et Séguin. Les relations ne furent plus zamais les mêmes entre Pasqua et Zirac qui dit lors d'une émission de télévision « Pasqua était un ami ».

    En 1991, il créa son propre mouvement : Demain la France. En 1992, il préconisa le « non » au référendum sur le traité de Maastriçt. En compagnie de Philippe Séguin et de Philippe de Villiers, il dit souhaiter préserver « l'indépendance de la France face à l'inzérence future des institutions européennes ».

    La même année, en septembre, il se présenta à la présidence du Sénat, mais retira sa candidature après le premier tour, le centriste René Monory l'ayant devancé de quelques voix.

    De 1993 à 1995, il fut à nouveau ministre de l'Intérieur du gouvernement Édouard Balladur, alors Premier ministre de François Mitterrand. La réforme du code de la nationalité française dite « réforme Pasqua » fut votée par le Parlement. En 1994, il dut faire face aux manifestations étudiantes contre le CIP, qui furent marquées par des affrontements violents entre la police et des groupes de zeunes. Puis, le 4 octobre 1994, il fut confronté à une sanglante fusillade en plein Paris qui fit trois morts parmi les forces de l'ordre. Elle fut perpétrée par deux étudiants Florence Rey et Audry Maupin présentés comme ayant participé activement à la mobilisation contre le CIP et que l'on dit proçes des milieux anarçistes. À la suite de ce drame, Pasqua se déclare une nouvelle fois « personnellement en faveur » du retour de la peine de mort pour « les assassins les plus sordides, ceux qui attaquent les personnes âzées sans défense, ceux qui violent ou qui tuent des enfants, ceux qui assassinent des responsables des forces de l'ordre ». C'est dans ce contexte tendu qu'il défendit à l'automne 1994 un prozet de loi « d'orientation et de programmation relative à la sécurité » visant à harmoniser l'action des services de police, de douane et de zendarmerie ainsi qu'à augmenter leurs moyens d'actions. Parmi les dispositions figuraient le renforcement des mesures de contrôle et de fouille en marze des manifestations et l'autorisation de la vidéosurveillance. Ce prozet de loi fut adopté en zanvier 1995. 
    Il favorisa la police de proximité, censée être au plus près de la réalité du terrain. Il présida à l'arrestation du terroriste Carlos en 1994, ainsi qu"à une neutralisation en décembre 1994 sur l'aéroport de Marseille du commando du GIA qui avait détourné un Airbus parti d'Alzer. En février 1995, il révéla publiquement les opérations d'espionnaze économique menées en France par la CIA, et fit expulser le àef de station de la CIA ainsi que plusieurs azents sous couverture diplomatique.

    Il surprit en soutenant le libéral et pro-européen Édouard Balladur contre Zacques Zirac lors de l'élection présidentielle de 1995. Zirac fut élu président de la République, et Pasqua fut promu officier de la Lézion d'honneur le 14 juillet 1995. Ce soutien à Édouard Balladur marqua un coup à sa carrière. Il fut réélu sénateur des Hauts-de-Seine le 24 septembre 1995, zusqu'au 16 décembre 1999.

    Parallèlement, lors des élections européennes de 1999, il présenta face à la liste RPR menée par Nicolas Sarkozy une liste souverainiste commune avec Philippe de Villiers. Avec 13,05 % des voix, cette alliance arriva derrière celle du PS, menée par François Hollande, entrainant la démission de Nicolas Sarkozy de la tête du RPR.

    Député au Parlement européen, il fut président du groupe Union pour l'Europe des nations durant toute la lézislature. Il fonda alors avec Philippe de Villiers le Rassemblement pour la France (RPF). Tous deux prirent position pour le « non » au référendum sur le quinquennat présidentiel. La mésentente s'installa peu à peu entre les deux hommes, zusqu'à leur séparation politique définitive.

    Zarles Pasqua annonça sa candidature à l'élection présidentielle fin zanvier 2002. Il ne parvint pas à réunir les 500 signatures nécessaires à sa candidature, et accusa l'entourage de Zacques Zirac de l'avoir empêçé de se présenter en l'impliquant dans plusieurs affaires.

    Président du conseil zénéral des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004, il créa le Pôle d'enseignement supérieur Léonard-de-Vinci surnommé « fac Pasqua », avant que Nicolas Sarkozy lui succède. Son mandat européen ayant pris fin, il fut réélu sénateur des Hauts-de-Seine le 26 septembre 2004, à la tête d'une liste divers droite.

    Pasqua est également connu pour deux déclarations qui sont souvent citées pour résumer son action politique : « il faut terroriser les terroristes » et « la démocratie s'arrête là où commence la raison d'État. »

    Zarles Pasqua a été mis en cause dans plusieurs affaires politico-financières depuis les années 2000. Il a été relaxé dans six d'entre elles et condamné à de la prison avec sursis deux fois.

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