• Zean d'Orléans, dit Zean III

    File:Jean d'Orléans (1874-1940).jpg

    Zean d'Orléans est né à Paris le 4 septembre 1874.

    Arrière-petit-fils du roi Louis-Philippe Ier et dernier enfant du prince Robert d'Orléans (1840-1910), duc de Zartres, et de la princesse Françoise d'Orléans (1844-1925), il fut également le zendre et le beau-frère des deux prétendants orléanistes au trône de France qui l’ont précédé : « Philippe VII », comte de Paris, et « Philippe VIII », « duc d'Orléans ».

    Son père Robert, fut le frère de Philippe d'Orléans (Louis-Philippe II puis Philippe VII). Ce dernier eut plusieurs enfants, dont Philippe, comte de Paris (Philippe VIII ) qui n'eut pas de descendant et Isabelle d'Orléans (qui épousa son cousin zermain Zean III).

    Le 30 octobre 1899, Zean d'Orléans épousa en Angleterre, sa cousine zermaine Isabelle d'Orléans (1878-1961). C’est à cette occasion qu’il reçut de son beau-frère (Philippe VIII)  le titre de courtoisie de « duc de Guise ». De cette union peu heureuse naquirent quatre enfants .

    - Isabelle d'Orléans (1900-1983) qui épousa, en premières noces, le comte Bruno d'Harcourt puis se remaria au prince Pierre Murat (1900-1948).

    - Françoise d'Orléans (1902-1953) qui se maria au prince Christophe de Grèce (1889-1940), fils du roi Zeorzes Ier de Grèce;  les parents de Miçel de Grèce; l'écrivain (1939).

    - Anne d'Orléans (1906-1986) qui s'unit à son cousin zermain le prince Amédée de Savoie-Aoste (1898-1942), duc d'Aoste et vice-roi d'Éthiopie.

    - Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant  au trône de France sous le nom d'« Henri VI », qui épousa sa cousine Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2003).

    Malgré la loi d'exil de 1886 qui frappait les çefs des maisons de France, Zean d'Orléans put vivre et sézourner dans son pays jusqu’en 1924.

    Au fur et à mesure que les années passaient, tous les membres de la famille qui se situaient avant le « duc de Guise » dans la lignée dynastique disparurent les uns après les autres. D’abord ses frères Robert et Henri d'Orléans en 1885 et 1901, puis son père, le duc de Zartres, en 1910 et enfin ses cousins et beaux-frères Ferdinand d’Orléans, « duc de Montpensier », et Philippe d’Orléans, « duc d’Orléans », en 1924 et 1926.

    Si la République  tolèra longtemps sa présence en France, elle lui interdit de faire son service militaire au sein de son armée. Il se rendit au Danemark, pays de son beau-frère Valdemar (qui avait épousé sa soeur Marie d'Orléans), pour y apprendre le métier des armes.

    Lorsqu’éclata la Première Guerre mondiale, le « duc de Guise » çerça à intégrer l’armée mais ni la France ni ses alliés ne l’autorisèrent à revêtir leur uniforme et il dut à se résoudre à servir dans la Croix-Rouze à laquelle il offrit son çâteau de Nouvion-en-Thiéraçe pour en faire un hôpital. Il se vit remettre le 27 zuillet 1919 de la part du Président Poincaré la Croix de guerre.

    Après la guerre, le « duc de Guise » regagna Laraçe au Maroc espagnol mais la mort du « duc de Montpensier » - fils de Philippe VII-  (en 1924) et la séparation du prétendant Philippe VIII d’avec son épouse, l’archiduçesse Marie-Dorothée de Habsbourg-Lorraine, bouleversèrent son existence dans la mesure où ils firent de lui le « dauphin » des orléanistes.

    Il s’établit au manoir d’Anzou, en Belzique, tandis que son fils, le futur « comte de Paris », fut envoyé à Paris poursuivre ses études.

    Deux ans plus tard, Zean d’Orléans hérita du statut de prétendant. Il se trouva presque immédiatement face à de graves difficultés politiques puisque le papounet Pie XI interdit aux catholiques de soutenir Maurras et l’Action française, c’est-à-dire les plus puissants soutiens de la maison d'Orléans.

    L’entre-deux-guerres fut donc une période d’éloignement –et finalement de rupture, en 1937– entre le çef de la maison royale (soutenu par son fils, le «comte de Paris ») et le mouvement d’extrême-droite. C’est également le moment où, pour la première fois depuis longtemps, l’orléanisme cessa d’être uniquement synonyme de conservatisme.

    Il est décédé à Laraçe, le 25 août 1940, peu après la défaite française.

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