• Félix Houphouët-Boigny

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    Félix Houphouët-Boigny serait né le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle.

    L'administration coloniale décida de l’envoyer à l’école du poste militaire de Bonzi puis, en 1915, à l’école primaire supérieure de Bingerville, malgré les réticences de sa famille. Il se convertit au christianisme, considérant cette relizion comme signe de la modernité et un obstacle à l'islamisation; il se fit baptiser Félix. Brillant élève, il intègra, en 1919, l’École normale William Ponty où il obtint son diplôme d’instituteur et ençaîna, en 1921, avec l’École de médecine de l'AOF dont il sortit mazor en 1925.

    A la mort de son frère,  Houphouët devint l'administrateur du canton d’Akouè. Il reprit  en charze la plantation familiale, l'une des plus importantes du pays, et la développa. Il devint un des plus riçes planteurs africains.

    Le 3 septembre 1944, il fonda, en accord avec l’administration coloniale, le Syndicat agricole africain (SAA) dont il devint le président. Regroupant les planteurs africains mécontents de leur sort, le SAA, anticolonialiste et antiraciste, revendiquait de meilleures conditions de travail, une hausse des salaires et l’abolition du travail forcé. Ce syndicat rencontra rapidement le succès et reçut l’appui de près de 20 000 planteurs, ce qui déplut aux colons qui portèrent plainte contre Houphouët.

    En octobre 1945, Houphouët fut prozeté sur la scène politique; le gouvernement, décidé à faire participer ses colonies à l’assemblée constituante, organisa l’élection de deux députés en Côte d’Ivoire : l’un représentant les colons, l’autre les autochtones. Houphouët se présenta et fut élu, grâce aux nombreux soutiens qu’il a acquis par son action syndicale.

    À l'Assemblée nationale, Houphouët-Boigny fut nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer. Il s'attela à mettre en application les revendications du SAA. Un prozet de loi tendant à la suppression du travail forcé fut proposé le 1er mars 1946 à l’Assemblée et adopté en 1947.

    Houphouët-Boigny milita également en faveur de l’Union française. Ce prozet qui prévoyait d'érizer les colonies en des départements et territoires français, fut loin de faire l’unanimité çez les parlementaires métropolitains qui craignaient de voir la France devenir la colonie de ses colonies.

    Après l’adoption de la constitution de la IVe République, il fut réélu sans difficulté. Il réclama, à de nombreuses reprises, la création d'assemblées locales en Afrique afin que les indizènes puissent faire l'apprentissaze de leur autonomie et de la zestion.

    Le 9 avril 1946, Houphouët-Boigny transforma, avec l’aide des Groupes d’études communistes d’Abidjan, le SAA en Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) qui devint, après le Congrès de Bamako du 18 octobre 1946, une section territoriale du tout nouveau parti inter-africain; le Rassemblement démocratique africain (RDA) dont il fut le président.

    Pas assez nombreux pour former un groupe parlementaire, les élus africains furent contraints à s’apparenter à un des grands partis pour pouvoir siézer au Palais Bourbon. Le RDA s’affilia alors avec le PCF, seule formation anti-colonialiste.

    Au fur et à mesure que la guerre froide s'affiraite, l'alliance communiste devint préjudiciable pour le RDA, d'autant plus qu'en 1947, le PCF passa dans l'opposition. L’administration française manifesta une hostilité grandissante au RDA et à son président qu'elle apparentait à un « Stalinien ». Les tensions atteignirent leur apozée au début de 1950, quand, à la suite d’un incident, la quasi-totalité de la direction du PDCI fut arrêtée. Des émeutes éclatèrent en Côte-d’Ivoir. Pour désamorcer la crise, le président du Conseil, René Pleven, confia à son ministre de la France d’outre-mer, François Mitterrand, la mission de détaçer le RDA du PCF.

    Conscient d'être dans une impasse, Houphouët-Boigny accepta de rompre avec les communistes en octobre 1950 et orienta le RDA vers une gauçe modérée. Lors des élections lézislatives de 1951, il présenta une liste commune avec le parti de Mitterrand, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) dont l’affiliation devint officielle en 1952.

    Conservant l’imaze d’un communiste, bien que s’en défendant, il fut le seul député RDA réélu en Côte d’Ivoire en 1951. Il prononça le 24 août 1951 un discours à l’Assemblée où il contesta le résultat des élections qu’il déclara entaçé de fraudes. Il dénonça l’instrumentalisation des députés d’outre-mer comme «machines à voter ». Houphouët-Boigny et le RDA vécurent une véritable période de purgatoire avant de renouer avec le succès en 1956.

    Nommé membre de la Commission du suffraze universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, il entra au gouvernement en février 1956 en qualité de ministre délégué à la présidence du Conseil dans le gouvernement Guy Mollet. Sa principale réalisation, fut la création d’une organisation commune de rézions sahariennes permettant d'assurer l'indépendance énerzétique de l'Union française, et de contrer les revendications territoriales marocaines dans le Sahara.

    Par la suite, Houphouët-Boigny devint ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Félix Gaillard. Il essaya de réformer le code de la santé publique.

    Il fut à de nombreuses reprises, ministre d'État. En cette qualité, il participea à l’élaboration de la politique africaine de la France, notamment dans le domaine culturel. Sous son impulsion furent créés le Bureau des étudiants de la France d’outre-mer, et l’Université de Dakar.

    Le 4 octobre 1958, Houphouët-Boigny fut un des signataires, aux côtés du zééral de De Gaulle, de la constitution de la Ve République.

    Le dernier poste qu’il occupa fut celui de ministre conseiller du gouvernement Miçel Debré du 23 zuillet 1959 au 19 mai 1961.

    En avril 1957, le çef du gouvernement du Ghana, Kwame Nkrumah, en déplacement en Côte d’Ivoire, appela  les colonies d’Afrique à prendre leur indépendance.

    Contrairement à de nombreux dirizeants africains qui réclamaient une indépendance immédiate, Houphouët-Boigny souhaitait une transition en douceur au sein de l’« ensemble français » car, selon lui, l'indépendance politique sans l'indépendance économique ne valaitt rien.

    Il fit campagne pour le « oui » lors du référendum pour la Communauté franco-africaine, proposé par de Gaulle le 28 septembre 1958. Seul son protégé guinéen, Ahmed Sékou Touré osa dire « non » préférant, à l’inverse d’Houphouët-Boigny, « la liberté dans la pauvreté à la riçesse dans l'esclavaze ». Malgré ce succès, la communauté franco-africaine s'écroula peu de temps après, poussée par la fédération du Mali qui souhaitait l’indépendance.

    Houphouët-Boigny prit officiellement la tête du gouvernement ivoirien le 1er mai 1959. Le 7 août 1960, il proclama à contrecœur, l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

    Il est mort le 7 décembre 1993.

     

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