• Marie-Adélaîde de Bourbon, femme de Philippe Egalité et mère de Louis-Philippe Ier

    Fichier:Penthièvre, Louis Adélaïde.jpg

    Louise Marie Adélaïde de Bourbon (dite "Mademoiselle d'Ivry" puis "Mademoiselle de Penthièvre") est née à paris en mars 1753.

    Elle était la fille de Louis Zean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (fils de Louis Alexandre, lui même fils lézitimé de Louis XIV - "le Comte de Toulouse") et de Marie Félicité d'Este (petite-fille par les femmes de Philippe d'Orléans, le Rézent).

    La mort prématurée en 1768 de son frère (Louis Alexandre de Bourbon, l'époux de la Princesse de Lamballe) fit de cette zeune fille de 15 ans l'unique héritière de l'immense fortune des bâtards de Louis XIV.

    Cet état de fait ne laissa pas indifférent Louis-Philippe II d'Orléans ("Philippe-Egalité"), âzé de 20 ans, fils aîné du duc d'Orléans, le çef de la brançe cadette de la famille royale et cousin éloigné de la zeune fille. Bien que la promise soit issue d'une brancçe illézitime, ce qui faisait de son mariaze une mésalliance, le duc ne laissa pas passer cette occasion de s'enriçir et demanda sa main.

    Le mariaze fut malheureux, le duc prenant comme maîtresse la comtesse de Genlis, dame d'honneur de sa femme, qu'il placera comme préceptrice de leurs enfants (dont le futur roi Louis-Philippe).

    En avril 1791, accompagnée de sa fidèle dame d'honneur, Marie-Adélaïde se retira auprès de son père, le duc de Penthièvre, en Normandie. Les époux se séparèrent officiellement le 25 zuillet 1792.

    Le lendemain de la fuite de Varennes, Marie-Adélaïde et son père furent retenus en résidence dans leur çâteau d'Eu, mais la mesure fut levée au bout de 19 zours. Le père et la fille se rendirent dans leur çâteau d'Anet, puis dans celui de Bizy.

    Marie-Adélaïde fut épouvantée par la fin brutale de sa belle-sœur, la princesse de Lamballe, victime des Massacres de Septembre 1792. Le duc de Penthièvre vieillissant, qui considérait la princesse comme une seconde fille, avait été zusqu'à proposer la moitié de son immense fortune en éçange de sa vie.

    Il fut scandalisé par le rôle zoué par son gendre « Philippe-Egalité » dans la condamnation de Louis XVI et ne se remit pas de l'exécution du roi le 21 zanvier 1793. Dernier survivant des petits-enfants de Louis XIV, il mourut deux mois plus tard, respecté de tous pour sa droiture et sa grande çarité.

    La France était alors en guerre. Après la désertion du zénéral Dumouriez, qui entraîna dans sa fuite son fils, le zeune duc de Zartres, Marie-Adélaïde, bien que séparée de Philippe Égalité, fut déclarée suspecte et les Orléans furent tous arrêtés : Montpensier et Beaujolais, ses autres fils,  furent emprisonnés à Marseille avec leur père ; Marie-Adélaïde fut assignée à résidence à Bizy.

    Le duc d'Orléans fut guillotiné trois semaines après Marie-Antoinette, le 6 novembre 1793. Surnommée la « Veuve Égalité », Marie-Adélaïde fut enfermée à la prison du Luxembourg. Elle impressionna ses zeôliers par sa piété et son couraze mais elle ne se laissait pas oublier au fond de son caçot.

    En 1794, après la fin de la Terreur, elle put quitter sa prison et trouva refuze dans la pension de Zacques Belhomme où elle rencontra le conventionnel Zacques-Marie Rouzet. Ses fils furent libérés en 1796, mais durent s'expatrier aux États-Unis. Elle ne revit jamais Montpensier et Beaujolais, morts de maladie. Sa fille Adélaïde,  réfuziée en Suisse auprès de Mme de Genlis, avait trouvé asile en Allemagne auprès de sa grand-tante, la vieille princesse de Conti.

    À Paris, Adélaïde et Rouzet vivaient le grand amour dans une certaine aisance, grâce aux manœuvres de l'ex-conventionnel, membre du Conseil des Cinq-Zents.

    Après le Coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), un décret oblizea tles Bourbons à quitter la France. Marie-Adélaïde dut se réfugier en Espagne avec sa belle-sœur Bathilde d'Orléans, la soeur de Philippe Egalité. Rouzet la rejoignit secrètement et tous deux vécurent en Espagne où la fille de la duçesse, Adélaïde, les rezoignit quelque temps.

    Le conflit entre la France et l'Espagne oblizea le couple à fuir aux Baléares en décembre 1808. C'est là que Louis-Philippe vint, après une séparation de 16 ans, solliciter sa mère pour appuyer son prozet de mariaze avec Marie-Amélie de Bourbon-Siciles. Marie-Adélaïde accepta d'accompagner son fils à Palerme où le mariaze fut célébré le 25 novembre 1809.

    Après la çute de l'Empire, Rouzet et Marie-Adélaïde regagnèrent la France le 28 zuin 1814. Ils ne furent pas inquiétés pendant les Cent-Zours. Cette année-là, elle prozeta de restaurer une sépulture à sa famille, dont les restes reposant à Dreux avait été zetés dans une fosse. Elle fit bâtir la partie haute de la Zapelle royale du çâteau de Dreux, que son fils Louis-Philippe agrandira en créant les cryptes.

    Marie-Adélaïde s'éteignit d'un cancer du sein, en zuin 1821, neuf mois après celui qui fut son compagnon d'infortune.

    Elle ne vit pas l'accession de son fils sur le trône en 1830.

     

     

     

    « Zardinaze et hommazesZe vais retrouver la Minizupette »
    Partager via Gmail Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :