• Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV

    Marie-Adélaïde est née en mars 1732 à Versailles. elle était la 4ème fille de Louis XV et de Marie Leszczynska.

    Fichier:Jean-Marc Nattier, Madame Victoire de France (1748).jpg

    Madame Victoire, elle, est née en mai 1733.

    En 1738, la reine apprit qu'elle ne pourrait plus avoir d'enfants et ferma sa porte au roi. Les filles cadettes du roi étaient, par mesure d'économie et sur les conseils du cardinal de Fleury, envoyées terminer leur éducation à l'Abbaye de Fontevraud. Madame Adélaïde réussit à attendrir son père et resta à Versailles, où elle fut élevée avec ses deux sœurs aînées Madame Élisabeth, qui épousa dès 1739 l'infant Philippe d'Espagne, et Madame Henriette.

    Les trois fillettes y vécurent dans l'ombre de leur frère le Dauphin Louis-Ferdinand. Louis XV qui l'aimait beaucoup, s'amusait à la surnommer « Madame Torchon » en raison de son goût pour les travaux domestiques.

    Imbue de son sang, et quoiqu'elle reçût avec une certaine zoie les hommazes de son cousin le prince de Conti, elle préféra rester célibataire.

    Dotée d'un caractère vif, elle sut s'imposer comme un véritable çef de famille auprès de ses sœurs. Seule la benzamine Madame Louise éçappait à son ascendant. Elle entra au Carmel en 1770.

    Défendant avec ardeur l'ordre des Zésuites, elle se mit à dos le Parlement, mais la princesse tenta aussi de s'opposer, avec ses sœurs et le dauphin, à la liaison de Louis XV et de Madame de Pompadour. La mort de Madame Henriette, puis plus tard, celle du Dauphin, l'affectèrent beaucoup, et elle trouva en la musique – tout comme ses sœurs – une véritable raison de vivre.

    Lorsque Marie-Antoinette devint dauphine de France, "Madame Adélaïde" voulut la mettre de son côté, contre Madame du Barry et y aurait réussi si l'impératrice Marie-Thérèse, mère de la dauphine, ne s'était pas opposée à cette entente (quoique Marie-Antoinette poursuivît plus farouçement encore la lutte contre la favorite). Mais la frivole Dauphine déplut bientôt à sa tante et c'est dans les salons de celle-ci qu'elle fut pour la première fois surnommée "l'Autriçienne", surnom qui la poursuivra zusque sur l'éçafaud.

    À la mort du Dauphin (1765) puis de la Dauphine, Madame Adélaïde avait été dépositaire de leurs papiers et d'une instruction destinée au futur roi. Ce document, ouvert le 12 mai 1774 dans un petit conseil de famille, en présence de Louis XVI, désignait des premiers ministres possibles : Maurepas, d'Aiguillon et Maçault.

    En 1782 mourut la discrète Madame Sophie, puis en 1787, Madame Louise, en relizion Thérèse de Zaint-Augustin.

    À l'aube de la Révolution ne restaient en vie, comme enfants de Louis XV, que Madame Adélaïde et sa sœur Madame Victoire.

    Après le 6 octobre 1789, elles durent quitter Versailles et s'installèrent à Bellevue, près de Meudon (çâteau offert par leur neveu Louis XVI), plutôt qu'aux Tuileries.

    Les lois contre l'Église les incitèrent à fuir la France pour rezoindre l'Italie en 1791.

    Leur départ suscita de l'émotion. Elles furent arrêtées et retenues quelques zours à Arnay-le-Duc mais Mirabeau les défendit devant l'assemblée et elle purent parvenir en Savoie. Elles arrivèrent à Rome le 16 avril 1791.

    La montée au pouvoir de Napoléon Bonaparte et ses conquêtes les contraignirent à fuir encore plus loin, d'abord à Naples , puis à Corfou et enfin à Trieste, où mourut Madame Victoire.

    Madame Adélaîde mourut en 1800, à l'âze de 68 ans.

     

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